Un chapitre un peu court mais pas eu le temps ni l'inspiration d'écrire plus pour être dans les temps. De plus, je l'arrête juste où je voulais. :P
Bonne année 2017 à tous et toutes! :)
Ce chapitre est dédiée à Carrie Fisher qui nous a quitté trop tôt. :( Adieu princesse.
CHAPITRE 10
Hux comprenait maintenant pourquoi il avait eu un mauvais pressentiment après le départ de Dameron. peu à peu il avait vu le changement en Kylo Ren. Il se mettait des lus en plus souvent dans des colères noires. Détruisant le mobilier de ses appartements comme ce fameux matin mais aussi passant ses nerfs sur les esclaves. Il en condamna même à mort, le suspectant de comploter contre lui. A dire vrai, il avait raison. le pauvre bougre était bien membre du petit groupe de résistant que lui et Finn avait rassemblé. mais il n'était qu'un gamin, inconscient et stupide, qui ne savait pas grand chose. Il s'était vanté un peu trop fort qu'il ferait tomber l'empereur, à lui tout seul. Pour impressionner une servante, apparemment. Kylo Ren l'avait fait torturer pour qu'il dénonce ses camarades mais finalement le gamin ne savait pas grand chose et pétrifié par la peur, il n'avait même pas pu donner le nom de celui qui lui avait parlé de leur « petite organisation ». Avec honte, Hux en fut soulagé. Il fut condamné à l'écartement et tous les esclaves furent réunis pour assister à l'exécution. Ils sauraient maintenant ce qu'ils risquaient à s'opposer à l'Empire. Hux avait tremblé, ayant le réflexe de vouloir mettre ses mains sur ses oreilles, en entendant le gamin pleurer et appeler sa mère, terrifié. Il avait vu Treeji se penchait vers l'empereur qui l'avait repoussé d'un geste agacé. Dameron. Dameron aurait su l'apaiser, lui faire comprendre que la sanction était disproportionnée. Lui-même n'avait eu droit « que » à six jours de cachot et il s'était montré bien plus virulent que le gamin. Kylo réagissait à la douleur de la perte et du manque mais aussi il n'avait plus l'honnête et calme maître Ren pour l'apaiser.
Hux continuait à partager sa couche mais leurs rapports étaient toujours brutaux et brefs. Il essayait d'y apporter un peu de tendresse, espérant être à son tour celui qui serait sa conscience. Il menait toujours le petit groupe de résistants mais s'il pouvait ramener Kylo Ren à la raison? Il se trouva bien prétentieux devant le corps disloqué du gamin, ses cris de douleur et de peur résonnant longtemps à ses oreilles. Comment avait-il pu croire qu'il pouvait avoir une quelconque influence sur l'empereur? Il s'était laissé aveuglé par l'attrait charnel qu'il exerçait sur lui. Et ses propres sentiments. Il avait l'impression de trahir la rébellion et ses propres convictions. S'il avait pu influencé Kylo Ren dans une politique moins répressive et plus démocratique, alors sa relation avec lui lui aurait paru moins « sale » et « traître". Mais Dameron parti, le connétable Snoke avait toute puissance et sa parole avait bien plus de poids que celle d'un esclave, prisonnier rebelle qui plus est. Il se maudit d'avoir été si présomptueux. Il devrait vivre avec cette dualité, cette culpabilité.
Leïa elle aussi s'inquiétait pour son fils. La nouvelle de l'alliance avec les Zabraks en échange de Naboo était venue jusqu'à elle et elle se désolait de voir la planète natale de sa mère, la Reine Amidala, transformée en terrain d'entraînement et de chasse de ce peuple guerrier et sans pitié. Elle avait très peu connue sa mère, morte alors qu'elle n'était encore qu'une très jeune enfant. Elle se souvenait d'une femme très belle, douce mais triste. Rongée par le chagrin de voir son mari et roi devenir un souverain despotique et cruel. Elle avait alors pris la terrible décision d'éloigner ses deux enfants, des jumeaux, une fille et un garçon, de son influence maléfique et de les cacher. Leïa avait été confiée à un ami proche et son épouse qui ne pouvait avoir d'enfant et son frère, Luke, avait été adopté par le frère par alliance de son mari. Il vivait avec sa jeune femme, Beru, sur une planète éloignée et Darth Vader, anciennement Anakin Skywalker, les avait certainement oublié. Il les avait très peu connu et déjà mué par la rage te la soif de pouvoir, il ne leur avait accordé que peu d'attention. ils n'étaient que des fermiers simples et pauvres. Au pire, ils avaient pris toute les précautions pour que Luke soit inscrit et vu par tous comme leur enfant de sang.
Un frère qu'elle avait à peine connu mais pour qui pourtant elle nourrissait une tendresse et un amour fraternel profonds. Un amour fort qu'elle n'avait plus connu même avec son époux avant de mettre au monde ce petit être, ce petit bout d'homme qui avait fait chaviré son coeur. Elle l'avait appelé Ben, en hommage à Obiwan Kenobi dit « le vieux Ben », mentor de son frère, vieil ami de son père adoptif et frère de coeur de son vrai père, Anakin, avant qu'il ne sombre. Elle l'avait connu peu de temps mais elle avait tout de suite eu un profond respect pour le vieux sage qui avait fait don de sa vie pour sauver la sienne.
Aujourd'hui, son fils avait connu les mêmes tourments que son père autrefois mais elle l'aimait toujours. Elle se souvenait de ce petit garçon au physique atypique, vénérant son père. Mais il avait failli. Ils avaient failli tous les deux, abandonnant Ben à l'influence néfaste de Snoke. Elle s'en voulait tellement aujourd'hui.
La jeune Rey, courageuse et forte après ce qu'elle avait subi, s'approcha d'elle.
« -Vous allez bien, votre Altesse?
-Oui, ne t'inquiète pas pour moi.
-Cela m'est impossible, princesse, sourit la jeune esclave.
-Parle-moi plutôt de toi. As-tu découvert qui est ce mystérieux admirateur qui t'a envoyé ces fleurs et ce magnifique collier de jade?
Rey rougit.
-Non, votre Altesse.
-Il doit pourtant avoir ce tendres sentiments pour toi pour t'avoir fait parvenir une si précieuse parure. Ce ne peut être un esclave, réfléchit Leïa.
-Peu importe, votre altesse.
-Peu importe?
-Je suis impure désormais, princesse.
Leïa regarda avec une profonde tristesse la jeune femme. Elle s'approcha et prit ses deux mains dans les siennes.
-Tu es une jeune femme forte et courageuse. je suis sûre que celui ou celle qui te porte de si délicates attentions se moque bien de ce qui t'es arrivée. Je dirai même qu'iel t'admire pour ta force et ton courage.
-Je ne peux me permettre de rêver ainsi. Je ne suis qu'une esclave. Une rebelle qui plus est."
Leïa soupira en regardant Rey s'éloigner la tête basse. Il fallait qu'elle découvre qui était son admirateur ou son admiratrice secret(e). La princesse sentait au fond d'elle qu'il n'y avait que de belles et positive choses qui pouvaient découler de cette histoire. Un peu d'amour et de joie, maintenant que Poe Dameron était partie. Leïa avait toujours apprécié le maître Ren. Elle n'ignorait pas les tendres sentiments qui le liaient à Ben. Il s'était confié à elle. Grâce à lui, Ben était toujours là, tapis dans l'ombre du terrible Kylo Ren qui était né de la rancoeur et de la colère. Elle savait qu'elle avait sa part de responsabilité, comme son mari et le père de Ben, mort trop tôt. Mais surtout, surtout à cause de Snoke. Comment avait-elle pu laisser ce serpent s'enrouler autour de son fils, jeune et influençable, et pervertir son esprit? Le connétable se servait de lui pour arriver à ses propres fins mais aujourd'hui, il l'avait trop éloignée d'elle pour qu'elle puisse le faire revenir à la lumière. Elle se maudit d'avoir été aussi aveugle et absente. En reprenant le royaume à la mort de son père, le sinistre Empereur Vador, il y avait eu tant à faire pour restaurer la démocratie et la monarchie constitutionnelle dans la galaxie. Elle pensait que son exemple seul suffirait à faire de Ben un nouveau Roi sage, avisé et bon, au service de son royaume et de ses sujets. mais Snoke guettait dans l'ombre, pervertissant son esprit et le rendant encore plus despotique et assoiffé de pouvoir que son grand-père.
Leïa soupira une nouvelle fois en prenant son visage entre ses mains. Quand cela prendrait-il fin?
Hux reposait sur la poitrine de Kylo Ren. Encore une fois, leurs ébats avaient été passionnés. Le souffle encore court, il osa:
« -Il vous manque?
Le silence pour toute réponse. Armitage apprécia néanmoins qu'il ne fit pas semblant de ne pas savoir de qui il parlait.
-Si vous reveniez sur votre parole…
-Revenir sur ma parole? s'offusqua Kylo en se redressant.
Hux s'assit à son tour dans le lit.
-Je vois bien que céder Naboo aux Zabraks ne vous réjouit pas. Et si cela convainquait Dameron de revenir…
-Pourquoi tiens-tu tellement à ce qu'il revienne? s'agaça l'empereur.
Oui, pourquoi? Hux n'avait pas vraiment de réponse à cette question.
-Vous avez besoin de lui.
Voilà, c'était court, simple mais la plus stricte vérité sans avoir à rentrer dans ses propres sentiments très confus.
Kylo Ren grogna.
-Vous voyez! Vous ne pouvez le nier! De plus, c'est le meilleur maître Ren et chevalier que vous ne pourrez jamais avoir.
-Si je fais cela, je perds mon alliance avec Dothomir, continua à résister Kylo.
-Avez-vous vraiment besoin d'eux?
Kylo Ren le regarda un moment en silence, interdit. C'était vrai. Avait-il vraiment besoin d'eux? Snoke l'avait convaincu que oui. Mais là, dans les bras de Hux, le coeur rongé par l'absence de Poe, il n'en était plus si sûr et les arguments de son conseiller lui paraissaient bien confus et faibles désormais.
Il se leva sans un mot et s'habilla.
-Rjoins les autres esclaves à la salle commune, je t'appellerai quand j'aurai besoin de toi.
-Votre altesse…
-Fais ce que je te dis! »
Hux obéit donc. Il avait déjà au cours des derniers jours subit la colère de son maître et ses côtes s'en souvenaient encore.
Le bruit se répandit dans tous les couloirs du palais jusqu'à l'étage des esclaves. l'empereur avait renvoyé les messagers de Dothomir, rompant leurs accords. Les trois sabrais étaient partis furieux, menaçants l'empire de représailles. Le connétable Snoke leur avait couru après, penaud. Hux aurait donné bien trois jours de pain pour voir la scène de ses propres yeux. L'empereur avait été ferme: après réflexion et malgré l'aide précieuse qu'aurait pu lui apporter le fière peuple de la planète rouge, Naboo était trop précieux à ses yeux et à son coeur pour le leur offrir. D'ailleurs, il ne pouvait leur offrir aucune planète. Il était l'empereur tout puissant et cédait une part de ses « terres » ne serait qu'un aveu de faiblesse.
Quand il fut appelé dans les appartement impériaux, il monta quatre à quatre les marches qui le menèrent jusqu'à eux, impatient d'avoir plus de détails sur les événements. Il s'arrêta net en distinguant une silhouette reconnaissable au milieu du salon.
« -Ah! Te voilà enfin, bucellaire, dit-elle d'une voix froide en se retournant.
-Maître Ren Dameron. »
A suivre…
