Disclaimer:
Je ne possède ni l'univers de Tokyo Ghoul ni les personnages qui le composent, tout ceci est la propriété de l'auteur du manga, Sui Ishida.
Par ailleurs, je renonce à tirer quelconque bénéfice (financier) en postant cette fiction, c'est à but NON lucratif que je la poste, seulement pour en faire profiter les lecteurs.
Kaneki était rentré chez lui dépité, il en avait plus qu'assez de se battre… Le monde des goules lui paraissait être un monde de brutes dans lequel seule la loi du plus fort régnait… Kaneki entreprit de continuer la lecture de son cadeau d'anniversaire : Le roi Bileygr dont la lecture était absolument passionnante mais aussi très étrange…
A première vue, l'ouvrage parlait du combat d'un homme « Sans Nom » contre une organisation corrompue gouvernant secrètement le monde. Toutefois, il semblait à Kaneki que « Sans Nom » était une goule, il n'avait pas assez d'informations pour en être sûr, ceci n'étant que le début mais il avait cette intime pensée qu'il ne pouvait chasser de son esprit…
Cela amenait une multitude de questions plus terre à terre dont celle-ci :
« L'auteure savait-elle qu'il était une goule, ou n'était-ce qu'un hasard ? » Kaneki rêvait de la revoir pour lui parler de tout cela…
Pour ce faire, il n'y avait qu'un moyen, il lui rédigea un message par téléphone pour savoir quand ils pourraient se rencontrer pour parler du livre. Il fallut un temps ridiculement long à Kaneki pour écrire ce message pourtant simple, il n'avait eu de cesse de le modifier pour finalement revenir au message initial :
Bonsoir,
j'ai dévoré le cadeau que vous m'aviez offert et je brûle d'envie d'en discuter avec vous !
Pourrions-nous nous voir ? Quelles seraient vos disponibilités ?
Ken Kaneki.
Kaneki se coucha après avoir envoyé ce message, épuisé par la journée qu'il avait eu et, le matin à son réveil, Sen Takatsuki avait répondu :
Bonjour Kaneki !
C'est avec plaisir que j'écouterai ton opinion sur ces prémices de mon ouvrage.
Pour être honnête, je suis assez disponible en ce moment, mais s'il y a bien un jour que je préfère ce serait : dans la soirée du 31 décembre !
Encore étourdi, il fallut à Kaneki quelques minutes pour se rendre compte qu'elle lui proposait de réveillonner avec lui pour le soir du Nouvel An ! Il n'y avait clairement pas meilleure date, alors il s'empressa de répondre :
Cela me convient parfaitement !
Où nous retrouvons-nous et à quelle heure ?
Kaneki n'était pas ce genre de garçons à faire attendre une fille pour passer pour quelqu'un d'occupé, au contraire, il préférait répondre le plus rapidement possible pour signifier que ce rendez-vous était pour lui loin d'être anodin…
Un peu plus tard dans la journée, l'écrivaine proposa :
Il me semble que tu travailles à l'Antique.
Puis-je venir te chercher vers 21h30 ce soir-là ? (Ton service devrait être terminé.)
Kaneki s'empressa d'aller en parler au patron qu'il trouva au grenier :
« Monsieur Yoshimura, pourrais-je terminer le service un peu avant 21h30 le jour du réveillon quitte à commencer à travailler un peu plus tôt, j'ai un rendez-vous. »
Le vieil homme lui sourit avant de déclarer :
« Il n'y a aucun problème Ken, et il n'est pas nécessaire que tu viennes travailler plus tôt, généralement nous avons peu de clients ce jour-là donc ta présence n'est pas obligatoire. »
Kaneki était content, il remercia le patron :
« Merci beaucoup Monsieur ! » puis remarqua quelque chose, le manager semblait en train de contempler un cadre dans lequel on voyait la photo d'une femme étrangement ressemblante à Sen Takatsuki. Kaneki ne put s'empêcher de demander :
« Qui est-ce ? », le visage de Monsieur Yoshimura se renfrogna, Kaneki craignait d'avoir été trop indiscret, mais le patron répondit finalement :
« L'amour de ma vie, une humaine… Elle n'est plus de ce monde… »
Kaneki déglutit puis s'excusa :
« Veuillez pardonner mon impolitesse. Je n'aurais jamais dû poser cette question… » puis prit congé.
Cette fois-ci, Kaneki tenait absolument à être présentable, il fila donc à une boutique d'habillage tout en gardant en tête les conseils vestimentaires du Gourmet, le seul élément intéressant que leur rencontre lui ait apporté… Lorsqu'il arriva, Kaneki n'avait malgré tout aucune idée de ce qu'il pourrait choisir, après une sinueuse réflexion, il opta finalement pour une longue gabardine noire, ainsi qu'un col montant tout aussi foncé, ignorant les conseils de Tsukiyama… Il serait chic mais lui-même ce soir-là, après tout changer sa façon d'être aurait gâché le moment…
Le 31 décembre dans la soirée
Kaneki venait tout juste de terminer le service, il monta avec précipitation à l'étage pour enfiler sa tenue, il était stressé, voilà qu'arrivait son premier rencard avec une fille et quelle fille ! Une beauté sans nom aux yeux de Kaneki… Après s'être changé puis coiffé, il redescendit où il attendit nerveusement que l'auteure ne vienne le chercher… Il était 21h25 et le temps semblait figé, les minutes s'écoulaient à un rythme terriblement lent puis sans que Kaneki ne le remarque l'écrivaine pénétra dans le café et à sa vue elle s'écria :
« Ouf, je ne suis pas en retard aujourd'hui ! »
Kaneki crût que on cœur allait défaillir, il avait en face de lui une véritable déesse, là encore, elle ne s'était que légèrement maquillée, un petit coup de mascara pour rehausser ses magnifiques yeux émeraudes, les lèvres à peine plus rouges que d'habitude tant et si bien que Kaneki ne parvenait pas à déterminer si elle avait mis ou non du rouge à lèvres… Et, elle portait sous son manteau une magnifique robe noire assortie à des collants fumée, beaucoup plus rapprochée du corps cette fois-ci qui mettait en valeur de jolies formes bien proportionnées. Kaneki était totalement ébahi mais il n'était pas le seul, Touka aussi était impressionnée par la beauté de la jeune femme, elle se demandait :
« Comment Kaneki si introverti a-t-il bien pu attirer une jeune femme aussi séduisante ? … »
Sen Takatsuki interpella Kaneki :
« Pas de cache-œil ce soir ? » et lui tendit sa main, l'invitant à la saisir.
Kaneki répondit :
« Bien sûr que non ! » et glissa sa main dans la sienne, puis tous deux sortirent du café comme deux ombres…
Kaneki ne s'en était pas aperçu mais quelques flocons tombaient sur Tokyo en ce jour mémorable, la ville de nuit était somptueuse et de par leur accoutrement similaire, Kaneki et Takatsuki paraissaient en tout point à un couple de mariés fantômes se tenant fermement la main, afin de s'assurer de ne pas lâcher l'autre…
Ils marchaient paisiblement, profitant de l'instant présent, serrés l'un contre l'autre pour se protéger de la morsure du froid, Kaneki demanda :
« Où allons-nous ? » La jeune femme lui déclara :
« Partout où tu aimerais aller ! »
Kaneki proposa alors :
« J'aimerais aller dans un café avec toi, tu es d'accord ? » Sen Takatsuki s'exclama :
« Cela me convient parfaitement ! »
Kaneki prit donc sa main et se dirigea vers le café où Tsukiyama l'avait amené prétextant qu'on pouvait y rencontrer l'écrivaine là-bas, elle se laissa emporter, aujourd'hui Takatsuki souhaitait que Kaneki l'emmène là où il souhaitait, elle voulait qu'il apprécie chaque instant de ce rencard !
Heureusement, cette petite boutique était encore ouverte à cette heure-là, Kaneki guida l'auteure au fond de la pièce, où par galanterie, il tira la chaise pour qu'elle puisse s'asseoir puis s'installa face à elle. Kaneki était intimidé par la beauté de la jeune femme, mais constatant que c'était pour lui qu'elle s'était vêtue ainsi, il lui murmura :
« Tu es très jolie aujourd'hui… », Takatsuki fut un peu prise au dépourvu et ses joues prirent une tinte carmin avant qu'elle ne se reprenne :
« Merci… Tu es très élégant aussi ! Nous avons accordé notre parure sans même nous concerter, drôle de coïncidence ! » ce qui fit sourire Kaneki, lui aussi l'avait remarqué.
Kaneki commanda deux cafés puis s'enquit auprès de la jeune femme, avec une certaine hésitation :
« J'ai lu le début de ton livre, c'est super mais il me semble… qu'il y a un sens caché… » les yeux étincelants de la jeune femme l'incitèrent à poursuivre :
« Je n'en suis pas sûr du tout… mais… Sans-nom serait… une goule ? » il avait prononcé le dernier mot à voix basse mais Sen Takatsuki s'exclama :
« Tu as juste sur toute la ligne Kaneki ! Pour l'instant, moi même je ne sais parfaitement ce que contiendra ce récit mais une chose est certaine, le héros sera une goule ! » profitant du fait qu'ils étaient dans un recoin de la pièce et donc isolés.
Ils continuèrent à discuter de tout et de rien, puis l'auteur demanda subitement :
« Puis-je t'appeler par ton prénom Kaneki ? », celui-ci s'empressa d'acquiescer puis s'enquit :
« Je peux t'appeler Sen alors ? » mais l'auteur refusa catégoriquement :
« Non, c'est hors de question ! » avant d'ajouter avec un sourire malicieux :
« Tu peux m'appeler Eto par contre ! » Kaneki venait de comprendre, elle lui avait révélé son vrai prénom ! Il était sur un nuage, être l'objet de telles confidences représentait réellement quelque chose de fort pour lui.
Après avoir terminé leur café et que Kaneki ait réglé l'addition, il avait insisté là-dessus, ils ressortirent main dans la main pour se promener tous les deux dans la ville enneigée, le temps passait vite il était déjà près de 23 heures… Sur leur chemin, ils croisèrent plusieurs personnes dont une poignée qui reconnut l'auteur et s'interrogea :
« Mais que fait-elle avec un loser comme lui ? »
Kaneki ignorait totalement ces propos à son encontre, mais Eto fulminait, de quels droits se permettaient-ils de décider avec qui elle passerait sa veille du nouvel An et surtout ils n'avaient aucun droit de dire que Kaneki était un raté…
Néanmoins, constatant le grand recul de Kaneki qui n'était pas blessé par ces murmures, elle préféra se serrer contre lui, et poser paisiblement sa tête contre son épaule, c'était actuellement le seul endroit où elle avait envie d'être en ce moment, avec lui !
Kaneki était silencieux, il observait la jeune femme, il avait parfaitement compris ce qu'elle avait fait pour le rassurer, se presser contre lui était sa manière de lui dire que ce réveillon, elle voulait le passer avec lui uniquement ! Il était heureux et s'était laissé emporter dans la contemplation d'Eto, ses cheveux soyeux flottant au vent, son sourire espiègle, son regard à couper le souffle… Il était amoureux d'elle et rêvait de le lui dire…
Alors qu'ils marchaient dans un ruelle, à l'écart des regards indiscrets, Kaneki s'arrêta et murmura, le souffle court :
« Eto… Je dois t'avouer quelque chose… Je… Je suis… » Il n'y parvenait pas, comment lui avouer qu'il était un être monstrueux, Kaneki en avait le cœur brisé que d'imaginer la jeune femme s'enfuir en courant… Eto posa son doigt sur sa bouche et lui chuchota :
« Ken… Prends ton temps… Si tu ne me révèles pas ce lourd secret aujourd'hui ce n'est pas grave… J'attendrais aussi longtemps qu'il le faudra… Maintenant, ferme les yeux un instant… »
Elle était absolument parfaite pensait Kaneki, il obtempéra et laissa ses paupières lourdes se refermer, se demandant ce qu'elle préparait puis subitement, il sentit contre ses lèvres un contact doux et chaud qui se retira rapidement, elle lui avait offert son premier baiser !
Kaneki était ébahi, c'était son premier baiser pour lui aussi, tant et si bien qu'il ne réagit pas, Eto fit une petite moue, déçue qu'il soit si atone, avait-elle été trop brusque ?
Kaneki dénota alors le visage un peu triste de la jeune femme, il était juste tellement heureux qu'il ne parvenait pas à le manifester, il fallait qu'il réagisse ! A première vue, cela lui parût un peu bête mais il le fit tout de même, il passa ses mains dans le dos d'Eto et la ramena gentiment contre lui pour lui rendre son baiser tout en la fixant avec une intensité rare. Celle-ci s'empressa d'y mettre du sien, ses yeux papillonnant de bonheur. Ils se tenaient l'un contre l'autre tout en échangeant un baiser qu'aucun d'eux ne souhaitait voir se terminer, l'instant étant bien trop grisant pour cela…
Finalement, Eto se détacha pour reprendre sa respiration, Kaneki pouvait sentir son souffle chaud contre son visage, c'était agréable. La jeune femme saisit la main du garçon et l'attira en courant vers un banc totalement masqué par la pénombre de la nuit. Elle le pressa à s'asseoir puis s'installa à califourchon sur ses genoux pour l'embrasser à nouveau, aucun d'entre eux ne pipait mot trop occupé à se fixer du regard pendant leurs baisers.
Avec Eto dans ses bras, plus rien ne comptait pour Kaneki, ses pulsions meurtrières, sa solitude, ses peurs, toutes ces craintes s'effaçaient une à une avec les baisers qu'elle lui offrait. Kaneki ne se lassait pas de la contempler, elle était magnifique de la pointe de ses pieds jusqu'à ses mèches rebelles qui encadraient son visage radieux. Kaneki avait en cet instant tout le loisir de la détailler, ses grands yeux aux pupilles de jade surmontés de fins sourcils tout aussi verts que sa chevelure ébouriffée qui la rendait si mignonne ! Et puis, bien sûr un petit nez mutin éclairé par les tendres sourires qu'elle lui destinait… Kaneki ne pouvait qu'être fou de joie et il lui lançait aussi des sourires comblés avant de l'embrasser à nouveau, tendrement, il n'y avait aucune précipitation, les deux jeunes étaient doux avec leur partenaire, après tout, s'ils le désiraient, ils avaient toute la nuit devant eux !
Eto ne se lassait pas non plus d'observer le beau jeune homme qui mettait toute sa passion pour l'embrasser, il avait toujours ce regard mi-triste mi-heureux en sa présence et ses cheveux en bataille lui donnaient un petit air sauvage, tellement mignon ! Et puis, elle avait remarqué que le kakugan de Ken s'était activé, mais elle se garda bien de le lui dire, il allait paniquer et perdre toute confiance en lui…
Kaneki voulait voir quelque chose, il se détacha de l'étreinte de la jeune femme, puis en souriant, il passa la main dans sa longue chevelure pour dévoiler son visage tout entier, Eto rougit, c'était la première fois que quelqu'un faisait cela, et elle ne savait plus où se mettre, Kaneki lui susurra :
« Tu es tellement belle Eto… » avant de l'embrasser gentiment dans le cou, la jeune femme crût défaillir, il était tellement parfait et attentionné avec elle qu'elle en perdait tous ses moyens. Elle murmura :
« Eh bien… J'ai l'impression d'être la seule non initiée ce soir ! » Ken rit avant de lui glisser à l'oreille :
« Il faut bien que je sois à la hauteur avec une petite amie aussi géniale ! » Eto était touchée par ces compliments, elle savait que ce n'étaient pas les paroles d'un Don Juan mais bel et bien les murmures de son cœur. Elle soupira timidement :
« C'est peut être un peu alambiqué mais, Ken Kaneki veux-tu être mon premier petit copain ? »
Kaneki était confus, bien sûr qu'il le voulait, il n'osait juste pas le dire, de peur que ce moment magique ne soit qu'un rêve, il déglutit avant de confesser :
« Si tu veux bien d'un garçon encore novice et maladroit alors, c'est avec plaisir que j'accepte ! »
Jusque là, Kaneki n'avait pas réalisé qu'Eto n'avait peut être jamais eu de petit ami, il la trouvait tellement sublime qu'il n'en avait jusque alors pas douté… Il plongea à la conquête d'un autre baiser qu'il n'eut aucun mal à obtenir, les lèvres de la jeune femme n'étaient qu'à lui, et il pouvait y apposer les siennes quand il le désirait, elle le laissait faire, terriblement émoustillée par la situation.
Suite à un nombre incalculables d'embrassades et de câlins, Eto avait posé sa tête contre celle de Kaneki, et lui susurrait de gentils mots :
« Ken, je t'aime… J'aimerais que ce moment dure une éternité… » Kaneki ne pouvait qu'acquiescer, il lui souffla :
« Ta présence chaleureuse suffit à elle seule à me faire oublier le froid qui nous entoure… Eto je t'aime… »
Toyko était plongée dans la nuit avec quelques flocons qui continuaient inlassablement à tomber, et puis, il y avait ces deux jeunes gens, vêtus tous deux de noir en train de s'embrasser passionnément à huis-clos, la ville était devenue le voile ésotérique qui protégeait les amants des regards indiscrets tout comme des inquiétudes qui martelaient leur vie quotidienne…
Il commençait à se faire particulièrement tard, la ville était devenue déserte et les deux amants décidèrent à regret qu'il était l'heure de se séparer, Kaneki lui proposa :
« Je te raccompagne ? » désireux de faire durer leur rencard le plus longtemps possible, Eto roucoula :
« Avec plaisir ! » Elle prit par la main et ils marchèrent tout deux en direction de son appartement…
Soudain, un souvenir traversa l'esprit de Kaneki, une jolie jeune femme… une soirée agréable… la raccompagner chez elle… Il lâcha la main d'Eto, il était désorienté… Est-ce que cela allait encore se répéter ? - il se laissa choir sur ses genoux, il ne voulait pas que cela se reproduise… Non ! Eto se retourna pour observer un Kaneki tremblant, presque pris de convulsions, des larmes coulaient à flots de ses yeux et son kakugan brillait de mille feux…
Kaneki traversait une véritable crise de panique, ses jambes flageolaient, il ressentait une terreur insensée, ses boyaux lâchèrent et il se mit à vomir, le visage plaqué dans la neige en tremblant comme une feuille… Quelle attitude misérable devant la fille qu'il aimait… Eto n'avait pas pensé à l'incident des poutres, mais elle savait pertinemment ce qu'il s'était déroulé ce jour-là, elle s'en voulait de ne pas avoir prévu cette réaction de Ken, il était évident qu'un traumatisme s'était installé en lui ce jour-là… Elle fit ce qu'elle aurait voulu faire ce jour-là si elle avait pu, elle se laissa tomber à côté de lui, dans la neige glaciale puis passa ses bras autour de lui et tenta de l'apaiser :
« Ken, tu as dû traverser des épreuves difficiles, mais je suis là, s'il te plaît, cesse de te torturer l'esprit… » et le serra ainsi jusqu'à ce que ses sanglots aient cessé…
Kaneki se reprit :
« Je suis désolé, je ne voulais pas te montrer ça… » Eto sourit tristement puis ajouta :
« Ce n'est rien, je vais te raccompagner par contre… Tu dois être un peu fatigué… » et elle l'aida à se relever puis Eto le ramena jusqu'à chez lui.
Arrivé devant son appartement, Eto lui murmura à l'oreille :
« Je dois y aller, mais je serai le 19 janvier à la librairie de notre rencontre, tu viendras me voir ? »
« Bien sûr » confirma Kaneki.
Le couple échangea un baiser langoureux, Kaneki avait vomi mais Eto n'en avait cure, certes elle avait déjà connu odeur plus fraîche mais ce n'était pas une raison pour qu'elle refuse l'amour de son petit-copain… Finalement, Eto partit sans un bruit, elle aurait aimé rester aux côtés de Kaneki mais elle avait beaucoup de choses à faire le lendemain…
Kaneki se sentait nul, il aurait tant aimé la ramener chez elle, mais voilà que les fantômes du passé ne cessaient de le hanter… Toutefois, il venait de passer la meilleure soirée de sa vie, alors il alla se coucher plein d'espoir pour les jours à venir, il comprenait maintenant pourquoi Kimi et Nishiki étaient prêts à tant de sacrifice pour leur seconde moitié… Il restait néanmoins un point d'ombre au tableau, Kaneki allait devoir lui dire qu'il était une goule, tout d'abord parce qu'il ne voulait pas construire une relation durable sur un mensonge mais aussi car si on découvrait sa relation avec lui, elle pourrait être emprisonnée par le CCG, et Kaneki s'en serait voulu toute sa vie si cela avait été le cas…
