Disclaimer : L'histoire appartient à Sarrah-Angel et les personnages à J.R.R Tolkien.
Mot de la traductrice : Bon ... Je souhaitais tout d'abord vous souhaiter à toutes et à tous une bonne année! Je n'aime pas trop les vœux, alors je ne vous souhaiterai qu'une chose : de continuer à rêver et de vivre vos rêves.
Je remercie du fond du cœur Menolya, Lady Narein, AydenQuileute, Emma-des-îles-974 et LegolasKili pour leur review !
Je m'excuse si je n'ai pas répondu à certaines d'entre vous, je suis impardonnable. Je le fais d'habitude, mais j'avoue avoir été débordée.
LegolasKili : Le titre de la chanson du chapitre précédent est "Frozen" de Voyage ! Voici le lien de la vidéo : watch?v=o7Gck8fDFzw. Je vais aussi tâcher de faire attention aux nombreux "alors" que tu as remarqué dans le texte.
Oo°oO
POV Deirdre
« Ne vous éloignez pas, jeunes hobbits. On raconte qu'une grande ensorceleuse vit dans ces bois, une sorcière elfe, aux terribles pouvoirs. Tous ceux qui l'ont regardé sont tombés sous son charme et on ne les a jamais revus. » Les averti Gimli alors que Frodon le regarda septique quand à la légende qu'on racontait sur ses bois et les seigneurs qui l'habitait.
« J'ai entendu dire qu'aucune magie noire ne sévit dans ces bois bien gardés. Simplement, elle est si belle que personne ne veut plus repartir, parce que pour eux, rien n'aurait la même beauté ailleurs. » Dis-je, ce qui me valut un regard des hobbits et de Gimli, qui se moquèrent de moi.
Frodon s'arrêta tout à coup, son esprit empli des mots de Dame Galadriel. Une tactique bon marché, très distrayante, mais très utile si vous deviez communiquer avec des personnes qui sont loin.
« Monsieur Frodon ? » Demanda Sam, remarquant que Frodon s'était arrêté de marcher.
« Eh bien, voici un nain qu'elle n'envoutera pas si aisément. J'ai l'œil du faucon et les oreilles du renard. » Dit Gimli, tournant la tête pour se retrouver directement avec une flèche sur le visage.
« Alors, Monsieur œil de faucon et oreilles de renard, vous l'avez vu arriver celle-là ? » Le taquinais-je. Il était assez exceptionnel que je puisse plaisanter alors qu'une douzaine de flèches étaient pointées dans notre direction et semblaient extrêmement aiguisées.
« Le nain respire si fort que nous aurions pu le tuer dans le noir. » Dit Haldir alors qu'il s'approchait de notre groupe.
Gimli grogna un peu pour la forme, ennuyé de s'être fait avoir si facilement. Les arcs nous visant s'abaissèrent et nous fûmes escortés à travers bois, jusqu'à atteindre une plate-forme.
« Mae govannen, Legolas Thranduilion. » Salua Haldir en elfique en regardant Legolas (Mes respects, Legolas fils de Thranduil).
« Govannas Vin gwennen, Haldir o Lorien. » Répondit Legolas (Notre communauté vous doit la vie, Haldir de Lórien).
Maintenant, je pouvais comprendre ce qu'ils disaient quand ils parlaient en elfique, mais je ne savais même pas pourquoi. Cependant, ce n'était pas important. Je comprenais ce qui se disait tout simplement parce que j'avais retenu presque au mot près chacun des trois livres et des trois films. De plus, j'avais aussi essayé d'apprendre la langue des elfes, ce qui n'était pas aisé quand vous apprenez sur le Web et que chacun donne une version différente. Si seulement Tolkien avait fait un dictionnaire pour les langues qu'il avait créées ... Tristement, il n'y avait apparemment pas pensé. Et maintenant, je me collais à traduire chacune de leur parole.
Haldir regarda Aragorn et le reconnu.
« O, Aragorn in Dunedain istannen ammen. » Dit Haldir avant de saluer Aragorn (Oh, Aragorn Dúnedain, vous nous êtes familier).
« Haldir. » Répondit Aragorn, inclinant la tête en réponse aux paroles de l'elfe.
« Voici donc l'amabilité des elfes. Parlez des mots que nous pouvons aussi comprendre. » Grogna Gimli en regardant Haldir. Il détestait vraiment les elfes.
« Nous ne parlons plus avec les nains depuis les jours sombres. » S'expliqua Haldir. La langue des nains était probable inconnue pour lui et les Nains n'étaient pas une race qui traitait souvent avec les elfes.
« Et vous savez ce qu'il vous dit, le nain ? Ishkhaqwi ai durungul. » L'insulta Gimli.
Je ne crois pas trop me tromper en disant que la traduction littérale des mots de Gimli est : « Je crache sur votre tombe », ce qui n'est pas forcément la meilleure chose à dire avec des flèches pointées dans notre direction.
Bon travail, Gimli.
Afin de le punir, je lui donnais une petite pichenette sur le nez et je fronçais les sourcils dans sa direction.
« Restez poli. Ne vous attendez pas au respect si vous n'êtes pas capable d'en faire de même ! » Fut ma réprimande aiguisée.
« Ce n'était pas très courtois. » Le réprimanda aussi Aragorn, jetant un sombre regard à Gimli.
« Et qu'avons-nous ici ? Une communauté qui voyage avec deux femmes ? » Demanda Haldir alors qu'il nous regardait. Je me tins droite face à son examen minutieux, essayant de lui montrer que je n'étais pas faible.
J'inclinais simplement la tête vers Haldir, comprenant que ce monde était patriarcal et que c'était étrange pour eux de voir des femmes voyager en compagnie d'un groupe d'hommes. Les yeux d'Haldir se déplacèrent jusqu'à Frodon.
« Vous apportez un grand mal avec vous. » Dit-il, avant de reporter son attention sur Aragorn. « Vous ne pouvez aller plus loin. »
Aragorn s'éloigna avec Haldir et discuta avec passion en faveur de notre entrée dans la Lórien. Je me rapprochais de Frodon, qui avait l'air déprimé, non seulement à cause de la mort de Gandalf mais aussi à cause du supplice de son voyage. Quand Frodon s'assit, je m'assis à côté de lui et je mis mes bras autour de ses épaules. Cherchant du réconfort, Frodon se pencha sur mon épaule et se reposa.
« La mort de Gandalf n'était pas en vain ... il ne faut pas abandonner tout espoir. Vous portez un lourd fardeau, Frodon ... ne portez pas en plus le poids des morts. » Dit Boromir à Frodon, ses mots sincères et raisonnables.
Après ces paroles, il partit. Je lui souris en retour, les larmes aux yeux, heureuse de voir cet homme au bon cœur que je découvrais. Mais alors, je repensais à ce que l'anneau allait lui faire et mes pensées s'assombrirent. L'anneau faisait vraiment faire des choses épouvantables. Les yeux de Boromir rencontrèrent les miens et il me répondit lui-aussi par un doux sourire.
Frodon leva les yeux soudainement, alors qu'Haldir et Aragorn revenaient vers nous. L'expression sur le visage d'Haldir était celle d'une contrariété suprême, il n'est évidemment pas très heureux de nous emmener jusqu'à Caras Galadhon.
« Venez, elle vous attend. » Dit-il d'une voix laconique.
Haldir et son groupe d'elfes nous menèrent dans les profondeurs de la forêt, dans la direction de la grande ville elfique. Alors que nous marchions, mes yeux dansèrent parmi les arbres et les plantes qui grandissaient en Lórien. Je pouvais maintenant comprendre pourquoi ils appelaient ceci le 'Bois D'or', tout était tellement beau ici. Alors que nous arrivions à la cité Caras Galadhon, des silhouettes se firent voir au loin. Certains habitants dans la ville dansaient et la vue était enchanteresse.
« Caras Galadhon ... le cœur d'Elvendom sur terre. Royaume du Seigneur Celeborn et de Dame Galadriel, Dame de Lumière. » Nous annonça Haldir, sa voix pleine de respect et d'amour pour sa cité.
L'architecture des elfes était plutôt simpliste mais élégante et raffinée. Il y avait peu de décoration sur les structures blanches qui s'entrelaçaient soigneusement avec la beauté naturelle de l'arbre ce qui permettait d'avoir une vue vraiment splendide. Mon souffle se bloqua dans ma gorge quand je vis réellement la beauté et la magnificence de la cité devant moi. La lumière délicate filtrait au travers des structures, comme si chaque poutre que les elfes avaient construite, reflétait sa propre lumière. Nous montâmes l'escalier qui s'enroulait autour d'un grand arbre. Les rebords qui apparaissaient sur chaque arbre près de la ville semblaient contenir des feuilles qui brillaient de mille feux.
Quand nous atteignîmes une plate-forme dans le palais des arbres, baignée dans la lumière d'argent, Haldir se mit sur le côté et nous tournâmes la tête vers l'endroit où il regardait. Et nous respectons tous ce qu'il regarde. Là, nous vîmes descendre les deux êtres les plus beaux et merveilleux que j'avais jamais vues. Alors que nous avions l'impression qu'ils étaient des anges descendus du ciel, le Seigneur et la Dame des Bois se tenaient la main alors qu'ils descendaient les marches pour nous rencontrer.
Alors qu'ils approchaient une lumière semblait émaner d'eux, ce qui nous éblouissait un peu, alors qu'ils se rapprochaient de nous et qu'ils s'éloignaient des étoiles célestes. J'inclinais respectueusement la tête quand ils arrivèrent à notre niveau. Quand mes yeux s'habituèrent à la lumière, je pus voir Dame Galadriel regarder Frodon. Leurs yeux se rencontrèrent et il y eut une sorte de chaleur et de réconfort dans ses yeux, chaleur qui aurait pu dégeler l'enfer.
« L'Ennemi sait que vous êtes ici. L'espoir que votre quête soit secrète n'est plus. Dix sont ici, alors qu'ils étaient onze en quittant Fondcombe. Dites-moi où est Gandalf ? » Nous demanda le Seigneur Celeborn, sa voix douce et charmante. « Car j'aimerai vivement m'entretenir avec lui ... »
La réponse à cette question pouvait se lire sur nos visages et dans nos cœurs. Galadriel regarda dans les yeux d'Aragorn et y lit la réponse avant que ses yeux ne se voilent de tristesse.
« Gandalf le Gris n'a pas passé les frontières de cette terre. Il a basculé dans l'ombre. » Exposa Galadriel, sa voix triste à l'instar de ses yeux.
« Il a été emmené vers les profondeurs par l'Ombre et la Flamme : Un Balrog de Morgoth. » Expliqua Legolas, sa voix emprunte de douleur à ces mots. Puis finalement, il respira et dit à haute voix. « Car nous nous sommes aventurés dans les mines de la Moria. »
Gimli acquiesça tristement, se sentant responsable de la mort de Gandalf. Il avait voulu aller dans la Moria et ceci tellement fort car il voulait montrer aux autres membres ce pourquoi il était si fier. Il voulait aussi permettre à la communauté de se reposer et ainsi apporter sa contribution d'une autre manière que par les combats. Il avait voulu offrir une protection au groupe et au lieu de cela, il n'avait été qu'un messager de l'horreur.
« Aucun des actes de Gandalf ne furent inutiles durant sa vie. Nous ne savons pas quel est son but ultime. » Continua à dire Legolas, se tournant ensuite vers Gimli.
« Ne laissez pas les profondeurs de Khazad-Dum remplir votre cœur, Gimli fils de Glóin. Le monde est aujourd'hui empli de danger et de péril. Et sur toutes les terres du Milieu, l'amour s'entremêle maintenant avec le chagrin. »
Gimli leva les yeux vers la Dame quand elle dit ces mots. Ce fut une maigre consolation pour lui. Galadriel se tourna alors vers Boromir et je pus voir la lumière des étoiles briller dans ses yeux. Boromir fut saisi durant une seconde, mais se détourna rapidement.
« Qu'en est-il du devenir de la communauté, maintenant ? Sans Gandalf, il n'y a plus d'espoir. » Dit Celeborn en regardant Aragorn. Il était un symbole d'espoir pour tous et il était vrai que moi-même, je le respectais énormément.
« Votre quête ne tient malheureusement qu'à un fil. Ecartez-vous-en un tant soit peu et ce sera l'échec, entraînant la ruine de tous. » Nous exposa Galadriel, regardant un Boromir abattu. « Mais l'espoir perdure, tant que la compagnie existe. »
Je savais qu'elle parlait à Sam. Il n'y avait pas plus loyal que Sam envers Frodon. Elle sourit alors qu'elle le regardait. Sam la fixa et soutint son regard.
« Ne laissez pas vos cœurs se troubler. A présent, allez prendre un peu de repos, car vous êtes accablés par le labeur et le chagrin. Cette nuit, vous dormirez en paix. » Dit Dame Galadriel d'une voix rassurante.
Elle s'inclina avant que nous nous éloignions du Seigneur et de la Dame du bois D'or. Quand nous atteignîmes la base de l'escalier que nous nous venions récemment de monter pour les rencontrer, nous fûmes accueillis par une belle elleth. Elle sourit quand elle nous vit, et alors que nous atteignîmes la dernière marche, se rapprocha de nous.
« Je me dois de vous enlever ces deux Dames. La Dame pense que vous pourrez apprécier le loisir de vous laver séparément de vos compagnons masculins. » Sa voix était douce et ressemblait à un filet d'eau pur. Cela devait être une caractéristique des elfes, vous savez parler d'une voix charmante et douce.
« Oh, merci. » Lui dis-je avec un sourire éclatant, soulagée à la pensée de prendre un bain. « Je suis Deirdre. »
« Je suis Saffron. » Répondit Saffy en pouffant doucement. Je pense que nous venions juste à l'instant de perdre l'espoir qu'un jour les gens nous appellent par nos surnoms. « Comment vous appelez-vous ? »
« Mithchel. Maintenant si vous voulez bien me suivre. » Demanda-t-elle, sa voix pleine de compassion et de patience.
« On se revoit plus tard. » Dis-je à la communauté en souriant, alors que nous suivions Mithchel loin de nos amis.
Nous passâmes dans un couloir qui nous menait vers deux portes. Elle sourit et se plaça devant les portes. Elles étaient admirablement bien faites et c'était comme si l'arbre avait sculpté lui-même les portes en son sein.
« Vous pouvez vous baigner ici. De nouvelles robes vous seront apportées très bientôt. Quand vous aurez terminés, dites à une employée de maison que vous voulez retrouver vos amis et elle viendra me chercher pour que je vous escorte jusqu'à eux. » Dit-elle doucement.
« Merci, Mithchel. » Dis-je alors que je disparaissais dans une des pièces. Je pouvais entendre Saffy faire la même chose dans sa propre salle de bains.
Quand je regardais la pièce dans laquelle je me trouvais, je dû respirer à fond. La pièce était belle, il y avait un grand bassin dans le sol et il avait l'air assez grand pour contenir plusieurs personnes en une seule fois. Une étagère était entreposée sur le côté, où il avait des lotions et des huiles par dizaines. Je marchais jusqu'à l'étagère et commençais à fouiller, trouvant finalement le parfum parfait pour moi. C'était de la vanille, j'avais toujours eu un faible pour la vanille sur ma peau, probablement à cause de ces nombreuses années passées à me laver avec un gel douche vanille et à me parfumer avec des essences à base de vanille. Si maintenant je trouvais aussi du parfum à la vanille et de l'huile pour les cheveux à la vanille, alors tout mon corps sentirait réellement la vanille. J'enlevais rapidement ma robe, mes armes et mes sous-vêtements et je me laissais tomber dans l'eau chaude et bienfaitrice.
Il n'y avait aucune façon de décrire le sentiment incroyable qui m'assaillait alors que je prenais réellement mon premier bain depuis mon départ de Fondcombe. Comparé aux bains glaciaux auxquels je devais me résigner, c'était le paradis. Je pouvais très bien mourir tout de suite si ceci était mon paradis personnel. Bien que, parfois, je ne pouvais m'empêcher de penser que je finirais en Enfer pour être une si mauvaise personne à l'occasion. Parfois, je plaisantais même en disant que j'avais d'or et déjà loué un appartement en colocation pour quand je m'y retrouverai.
Une fois que mes doigts et mes orteils commencèrent à flétrir et que l'eau perdit un peu de sa chaleur, je me levais du bain. Je tendis alors la main et je pris la serviette qui était posée sur une chaise voisine. Un peu d'eau goutta de sur ma peau et tomba sur le sol, ce qui me fit me sentir un peu coupable. Après m'être séchée et enveloppée mes cheveux dans une serviette, je trouvais des vêtements propres. Il y avait même de nouveaux sous-vêtements, bien que je fusse tout de même un peu inquiète de devoir faire mon corset seule. Cela me prit quelques longues minutes pour finir de lasser le corset dans le dos, ce qui m'avait d'ailleurs obligé à m'appuyer contre le mur pour faire force de levier et ainsi le serrer au maximum. Je n'étais pas très bonne pour faire des nœuds. Sérieusement, petite j'avais même l'habitude de lacer mes chaussures et de les laisser lacer pendant des semaines parce que c'était compliqué. Je réussis tout de même à lacer mon corsage, ce qui était beaucoup plus facile, car les fils n'étaient pas dans le dos mais sur le côté, ce qui me permettait de serrer le corsage à ma guise.
La robe était bleue, avec des manches d'argent de façon vaporeuse jusqu'aux coudes. Elle me rappelait les étoiles. La robe était d'ici, il n'y avait aucun doute, car comme la cité, elle brillait de mille feux. Je remis alors doucement mes bottines en cuir et je marchais jusqu'au Vanity entreposé sur un côté de la pièce. Il y avait une brosse dessus et après m'être frictionné les cheveux une dernière fois, je les brossais et les laissa tomber dans mon dos. Alors, voyant l'eau qui était sur le sol, je décidais de l'éponger avec la serviette mouillée. Je ramassais mes vêtements sales et je les mis sur une chaise. Regardant la pièce, je considérais que celle-ci était assez bien rangée considérant que je venais d'y prendre un bain et je sortis alors. Je m'arrêtais et je m'assis, attendant que Saffy ait fini de se laver. Mais peut-être avait-elle déjà finie et était-elle retournée vers nos amis ? Je décidais de frapper à sa porte de salle de bain.
« Saffy ? » L'appelais-je, essayant de tendre l'oreille pour entendre un quelconque son qui me prouverait qu'elle était encore derrière la porte.
« Ouais ? » Répondit Saffy après un moment.
« Tu es prête ? Ou dois-je retourner au campement sans toi ? » Lui demandais-je, me demandant intérieurement pour combien de temps encore elle en avait.
Il y eut un moment de silence dans la pièce suivie par des pas s'approchant de la porte. Alors la porte s'ouvrit pour révéler Saffy dans une robe argentée avec des manches bleues, nous étions habillées exactement de la même façon, mais ses cheveux tombaient en cascade dans son dos alors que les miens étaient lisses.
« J'ai fini. » Répondit-elle joyeusement et à ce moment-là, une employée de maison marcha jusqu'à nous.
« Excusez-moi ? Mais je me demandais si vous saviez où est Mithchel. Elle doit nous conduire jusqu'au reste de nos amis. » Demandais-je poliment.
« Bien sûr. Je vais la chercher. » Dit l'elfe avec bonté alors qu'elle revenait sur ses pas.
Environ une minute plus tard, Mithchel revint en souriant vivement. Comparée à Legolas, qui masquait ses émotions, les elleths souriaient toujours.
« Eh bien, maintenant que vous êtes prêtes, je vais vous reconduire vers vos amis. » Dit-elle, avant de commencer à marcher alors que Saffy et moi la suivions.
Alors que nous marchions, un chant se fit entendre et la voix d'une elfe commença à chanter.
A Olórin i yaresse…(Il était une fois Olórin)
Mentaner i Numeherui (Envoyé par les Seigneurs de l'Ouest)
Tírien i Rómenóri… (Pour garder les Terres de l'Est …)
Sa voix fut rejointe par celle d'autres elfes, qui eux-aussi pleuraient la perte d'un ami.
Melme nóren sina (Notre amour pour cette Terre)
núra ala (Est plus profond que les profondeurs)
Eäro… (De la mer …)
…Maiaron i Oiosaila, (… Le plus sage de tous les maiars)
Manan elye etevanne (Vous êtes parti)
Nórie i malanelye? (Et avez quitté tout ce que vous aimez ?)
…Ilfirin nairelma (… Pourtant, il faut se relever)
ullume nucuvalme. (Plutôt que de subir)
Nauva i nauva... (Et ce qui devait être, sera)
Je traduis cette chanson dans mon esprit et je me rappelais alors les nombreuses fois où j'avais regardé cette scène en sous-titré. A force, j'avais retenu les mots en anglais, car je n'étais pas capable de comprendre l'elfique encore.
Les larmes commencèrent à emplir mes yeux encore une fois alors que j'entendais la peine et la désolation des elfes qui apprenaient que Gandalf était mort et qui pleurait sa perte. Nous marchâmes jusqu'au campement pour retrouver nos amis et nous entendîmes Sam parler du chant.
« Je parie qu'ils ne parlent pas de ses feux d'artifice. Ils devraient pourtant essayer de trouver un vers pour ceci. » Dit Sam alors qu'il commençait à penser à ce que donnerait le vers s'il fallait honorer la mémoire de Gandalf comme ceci.
« Les fusées sont les meilleures que j'ai jamais vues. Elles déchiraient le ciel et emplissaient les étoiles de bleu et de vert. Puis venait alors le tonnerre ... et la pluie argentée ... semblable à une pluie de fleurs. » Dit Sam en pensant aux feux d'artifice. « Oh, cela ne leur fait vraiment pas honneur. »
« Voici pour vous, mes dames. » Nous dit Mithchel alors que nous étions enfin au campement.
« Merci beaucoup, Mithchel. » Nous dîmes toutes les deux en même temps.
Aragorn se leva et marcha jusqu'à Boromir qui était assis sur le rebord d'une fontaine en pierre.
…Ú-reniathach (Plus jamais vous ne foulerez)
i amar galen (Les domaines verdoyants de cette Terre)
I reniad lín ne môr, nuithannen. (Votre journée s'est terminée dans l'obscurité.)
Je m'assis près des hobbits, ne voulant pas entendre la conversation entre Boromir et Aragorn, mais sachant que je ne pouvais pas y échapper.
« Reposez-vous. Ces frontières sont bien gardées. » Dit Aragorn.
« Je ne pourrai trouver de quiétude. J'ai entendu sa voix à l'intérieur de ma tête. Elle parlait de mon père et de la chute du Gondor. Elle m'a dit 'Même maintenant, il y a encore de l'espoir'. Mais je n'en vois aucun. Cela fait longtemps que nous n'avons plus d'espoir. » La voix de Boromir semblait pleine de désespoir. « Mon père est un homme noble, mais son autorité décroit. Et notre … notre peuple n'a plus foi en lui. Il compte sur moi pour améliorer les choses et je … j'aimerai y arriver. J'aimerai voir la gloire du Gondor restaurée. L'avez-vous déjà vu, Aragorn ? La Tour Blanche d'Ecthelion, scintillant comme une flèche de nacre et d'argent. Ces bannières flottant dans la brise du matin. Avez-vous été rappelé chez vous, par le son retentissant des trompettes d'argent ? »
« J'ai vu la Ville Blanche, il y a longtemps. » Dit Aragorn, évitant soigneusement d'appeler le Gondor, sa maison.
« Un jour, nos chemins nous y mèneront. Et le garde de la tour pourra clamer très haut 'les Seigneurs du Gondor sont de retour'. » Dit Boromir.
Mes yeux se remplirent de larmes alors que ces mots sortaient de sa bouche. Je me retournais vers Saffy et j'enfouis mon visage dans son épaule. Des larmes silencieuses roulèrent sur mon visage alors qu'elle mettait ses bras autour de moi, comprenant pourquoi je pleurais. Du coup de l'œil, je vis le même air triste sur son visage.
Oo°oO
Le campement était calme cette nuit-là, alors que la communauté prenait du repos en silence. Il n'y avait personne pour monter la garde et mon esprit tournait à vive allure. Je gardais les yeux fermés, essayant de forcer mon esprit à s'endormir pour que je me repose. Mais je n'y arrivais pas. Je devins frustrée et je m'assis. Je vis alors Frodon se lever pour aller parler avec Dame Galadriel. Donc je me levais aussi du campement et je décidais de me promener un peu près de la rivière.
La promenade fut courte jusqu'à la rivière qui produisait un son relaxant. Dans un recoin de mon esprit, je savais que je devais retourner au campement, ou continuer à marcher et aller parler avec Dame Galadriel. Je devais trouver des réponses avant de m'endormir. Bien que ma robe soit charmante, je l'enlevais et avançais dans la rivière en sous-vêtements. L'eau était froide mais relaxante en même temps.
« Vous ne devriez pas errer dans les eaux alors que personne ne sait où vous vous trouvez. Vous pourriez être emportée par le courant sans que personne ne sache où vous êtes passée. » Dit la voix de Galadriel dans ma tête.
Je souris quand j'entendis cela. Je supposais qu'elle venait tout juste de finir de parler avec Frodon. En décidant que peut-être elle n'avait pas tord, je revins vers le rivage et je tremblais un peu à cause du froid. Ma peau était humide, aussi bien que le tissu sur mon corps. Mais je me rhabillais avec ma robe, me protégeant ainsi de l'air frais de la nuit.
« Venez à mon Miroir. » Dit la voix de Galadriel dans ma tête encore une fois.
Une sensation étrange me mena jusqu'à la direction de son miroir. Cela me prit seulement quelques minutes avant d'arriver jusqu'au miroir, évitant de croiser Frodon et de passer par le campement.
« Voulez-vous regarder dans le miroir ? » Me demanda Galadriel, alors qu'elle allait chercher de l'eau dans son bassin avec un vase.
J'acquiesçais, me rappelant ce que Frodon avait vu dans le miroir. Je me sentais assez courageuse pour y faire face moi aussi. Me voyant accepter, Galadriel versa l'eau argentée dans le piédestal. Alors elle me fit signe de m'approcher et de regarder l'eau. Je m'avançais alors et regardais fixement l'eau dans le petit bassin.
Il n'y eut rien pendant un instant alors que je ne voyais que mon reflet dedans. Puis, les images commencèrent à défiler devant mes yeux. Je vis la mort de Boromir, le retour de Gandalf et la fin de la guerre. Les visions que je connaissais déjà apparaissaient devant mes yeux, mais alors l'eau se troubla. Je vis Legolas et Gimli voyager vers Mirkwood avec une elleth. Je ne voyais pas son visage, mais alors que Legolas et Gimli avançaient, je pus voir qu'elle était vêtue d'une belle robe blanche, un voile sur son visage. Legolas et elle s'embrassaient avant de se tourner vers le peuple de Mirkwood qui s'était réuni pour la célébration. Saffy n'était pas très loin, serrant la main d'une jolie elleth blonde. Legolas, sa femme elfique, Saffy et sa compagne elfique étaient sur le quai, attendant de partir vers l'Ouest. Saffy avait vieilli légèrement, elle avait environ 24 ans maintenant. Legolas porta la jeune mariée dans ses bras alors que sa robe se mouillait à cause de l'eau. Mais cette eau était vraiment belle.
Legolas se rapprocha de sa femme et l'embrassa. Alors, après le baiser, le visage de l'elleth fut enfin révélé. Et cette elleth me ressemblait.
