Un dernier chapitre avant que je parte à l'internat.

Bonne lecture.


Cela faisait déjà un mois que les médicomages avaient annoncé le « retour » de Harry et celui-ci ne s'était toujours pas réveillé. Par moment il ouvrait les yeux et Severus voyait bien qu'il était à nouveau conscient mais cela ne durait que quelques minutes. L'homme qui s'était imposé comme garde malade s'impatientait. Il montrait la même détermination et la même patience en présence de son patient mais lorsqu'il sortait de la chambre, il était de plus en plus irritable et coléreux. Les professionnels qui venaient surveiller l'état de leur patient commençaient à émettre de réels doutes concernant le rétablissement total de Harry. Severus était de plus en plus agressif envers les visiteurs et les spécialistes qui, visiblement avaient de moins en moins d'espoir.

Poudlard avait du engager un nouveau professeur de Potion en attendant que Rogue puisse se libérer et ses sombres cachots commençaient à lui manquer.

Un jour que Harry n'avait fait aucun effort, il avait pris ses affaires et était partit en claquant les portes. Mrs Weasley avait appris à Harry le départ de celui qui le surveillait depuis plus de deux mois et celui-ci avait repris ses crises, refusant de se nourrir, hurlant nuit et jour, fixant le mur de ses grands yeux vides de sens mais d'où s'écoulaient d'énormes larmes. Les calmants et la présence de ses amis n'y changeaient rien. Les médicomages, appelés en urgence par madame Pomfresh vinrent et ne purent que constater l'évidence : Harry souffrait et se laissait à nouveau mourir.
L'éminent professeur demanda s'il y avait eu un changement dans l'entourage du jeune homme et Mrs Weasley avoua d'une toute petite voix le départ de son garde malade attitré. L'homme gratta sa barbe rousse et réfléchit quelques instants :

« Je crois que Harry nous fait comprendre qu'il exige le retour de son compagnon. Y'a-t-il quelque chose entre eux ?
-Hum oui professeur, Harry et Rogue ont été amants l'espace d'une nuit et nous tous ici présents pensons que Harry était tombé amoureux de lui. »

C'est Hermione qui avait avoué ce que les autres refusaient de dire.

« Que ne l'avez vous pas dit plus tôt ! C'est cela qu'il faut à Harry. Qu'un elfe aille chercher cet homme. Je crois qu'il est temps pour lui d'avoir une vraie discussion avec notre jeune patient. Qu'en pensez vous chers confrères ? »

Les divers spécialistes opinèrent la tête mais certains ne semblaient visiblement pas convaincus. Ils n'osèrent toutefois pas donner leur avis, sentant bien qu'ils ne seraient pas écoutés.