Chapitre 9 :
Je ne réagis pas, trop ébahie pour ça, puis fini par lui rendre son baiser. Il effectue une dernière pression sur mes lèvres puis se sépare de moi. J'aurais voulu que ce moment dur plus, beaucoup plus. Mais je suppose que des explications s'imposent. Il m'emmène sur mon lit pour que je m'y asseye et je me laisse faire, dans un état d'incompréhension total.
« Je crois vraiment que j'aurais du faire ça avant. Souffle-t-il.
-Qu'est-ce que ça signifie ? Dis-je peu confiante, il s'est déjà tant moqué de moi.
-Je… je pense qu'il est temps que j'affronte mes craintes et que j'avance…
- Que veux-tu dire… ?
- Je t'en prie Bella, laisse-moi parler, c'est important pour moi. J'acquiesce.
-Je ne suis pas vraiment le fils d'Esmé et Carlisle Cullen, j'ai été adopté à l'âge de 8 ans. J'étais un enfant heureux, avec des parents heureux, du moins c'est ce dont j'étais persuadé. Quand j'avais 6 ans, mon père s'est suicidé. Je n'ai jamais su pourquoi, et je ne le sais toujours pas aujourd'hui, quoi qu'il en soit, à cette époque j'étais persuadé, quand je voyais ma mère malheureuse, que tout était ma faute. Je passais mon temps à me reprocher son départ, tout en me promettant de tout faire pour me racheter aux yeux de ma mère. J'ai travaillé dur à l'école, je faisais le ménage, je me suis même brulé en essayant de préparer un plat à ma mère. Mais la seule récompense que j'obtenais à chaque fois, c'est une mère bourrée qui me frappait pour me punir. J'ai tellement recherché son affection, elle ne venait jamais. Elle ne disait pas me haïr, mais ne disait pas m'aimer, à la place elle me frappait. Elle ne disait pas que je suis coupable de la mort de mon père, mais elle n'a jamais réconforté son fils en lui disant, « tu n'y es pour rien, je t'aime. » Elle a fait une insuffisance ventilatoire, je pensais qu'elle dessoulait… pendant ce temps elle étouffait dans son vomi. La famille Cullen m'a adoptée, j'ai mis des années à m'ouvrir à eux, à leur faire confiance et à accepter l'amour que des parents peuvent offrir à un enfant. Plus tarde je ne me suis jamais attaché à personne, je ne restais jamais avec une femme plus de quelques semaines. Puis je t'ai rencontré dans ce parc, tu m'as d'abord intriguée, quand tu as débarqué au bar, si vulnérable. J'ai été comme hypnotisé, j'ai pas compris pourquoi j'étais si heureux de te revoir. Le déclic s'est fait quand je t'accompagnais au piano. C'était aussi évident que terrifiant. Je refusais de souffrir en m'attachant à quelqu'un, tu as confirmé mes craintes en me repoussant, en étant distante avec moi. Puis ça a changé, seulement a chaque fois que je me rapprochais de toi, je sentais cette peur m'étreindre à nouveau. Tanya n'a été qu'un prétexte pour m'empêcher de revenir sans arrêt vers toi, elle était une sorte de couverture. Je m'en voulais de me servir d'elle, autant que je m'en voulais de voir la douleur dans ton regard. Aujourd'hui, s'il y a une chose que j'ai apprise, c'est que tu en vaux la peine, de toute façon c'est trop tard, alors si je dois souffrir, autant profiter d-un peu de bonheur à tes côtés avant… je pense. Je me rends comprend que son discours n'as pas été préparé, bien au contraire, il est si peu sur de lui et incertain dans ce qu'il dit.
-Edward, je… je ne sais même pas quoi dire. Je… tu as tellement souffert, tu essayais simplement de te préserver, et moi je ramenais toujours tout à moi, j'ai été si égoïste…
-Bella, je t'aime.
-Je ne pensais qu'à moi et… Pardon ?
-J'ai dit que je t'aime, je t'aime à tel point que s'en est douloureux, et, je me demande comment tu as fais pour ne pas t'en rendre compte, tu as si peu confiance en toi ! Tu ne te rends pas compte de ce que tu vaus, si je puis dire… Tu es la femme la plus belle que je connaisse, tu n'as pas besoin de maquillage ou tout autre chose superficielle, non, ta beauté à toi est réelle, captivante, naturelle. Aucun homme sur terre ne devrait pouvoir détourner son regard de toi, aucun ne devrait pouvoir te faire du mal, te salir… abuser de toi…
-Quoi... ? Dis-je d'une voix étranglée, le regard embué.
-Je… mon père m'a dit que tu semblais avoir subit des abus sexuels, tu… refusait que quiconque te touches à l'hôpital, il m'en a parlé parce qu'il désespérais de te voire réagir, mais je n'en ai pas eu le courage…
-Pourquoi ne m'as-tu rien dit, j'avais le droit de savoir, je… j'ai tellement honte…
-Je comprends que tu m'en veuilles...
-NON ! Tu… tu ne peux pas comprendre, tu ne sais pas ce que je ressens, sais-tu ce que ça fait ? de se sentir utilisée chaque jour un peu plus, de savoir qu'on t'a volé ta vie mais qu'en plus même ton corps ne t'appartiens pas, j'ai si honte Edward, tellement honte, j'ai l'impression d'être faible je ne vaux aucun de vous tous, comment peux-tu dire m'aimer tout en sachant ça ? Les larmes coulent avec abondance sur mon visage et je n'ose plus le regarder.
-Bella, tu te trompes, je t'en prie, regarde moi… je t'aime, et je te le répéterais autant que tu auras besoin de l'entendre si ça peut te rassurer, mais je t'en prie, arrête de te sentir fautive, et surtout cesse de te sentir inférieur à nous, car aucun de nous n'as autant de force que tu en as, tu t'es relevé si vite, je… c'est tout simplement impressionnant, tu es unique. Je le regarde, les larmes inondant mon visage, alors que ses yeux sont embués, et j'y vois tant de sincérité, tant d'amour, comment pourrait-il mentir ?
-J'ai tellement peur, je vis avec la peur au ventre, celle qu'un jour tout bascule de nouveau, que je vous perde tous, parce que je vous aime tellement, parce que je t'aime à un point que mon coeure se brise une nouvelle fois, à chaque fois que tu t'éloignes de moi, à chaque fois que tu en regardes une autre. Tu as tant de beauté en toi, tant de choses merveilleuses à offrir, comment peux-tu me dire que je suis plus forte que vous tous, tu as traversé tellement d'épreuve, et aujourd'hui tu fais face à la vie avec tant de rage… Je t'aime Edward Cullen.
-Je te jure, sur ma vie, que je te protégerais, que je ne laisserais plus jamais ce type t'approcher ni même lever la main sur toi, je serais capable de le tuer pour ça. Je t'aime Bella, et pour ce que ça vaut, je veaux passer le reste de ma vie à tes côtés. »
Il prend mon visage entre ces mains et sèche mes larmes de ses pouces, puis il dépose un baiser sur mes lèvres, aussi léger que le battement d'ailles d'un papillon. Je passe mes mains autour de sa nuque, et effectue une pression sur mes lèvres, puis il m'embrasse, il le fait comme si j'étai la chose ma plus précieuse du monde.
Cette nuit là, il me montre ce qu'est vraiment le sens du mot aimer, me vénérant, me montrant à quel point je suis belle, me répétant sans cesse à quel point il m'aime et à quel point je suis précieuse, me faisant découvrir chaque parcelle de mon corps, de mon cœur, de mon âme. Nous nous sommes aimés avec une telle force, une telle intensité, je n'aurais jamais cru pouvoir être aimée de la sorte, je n'aurais pas cru pouvoir donner autant d'amour. Je me suis endormie dans les bras de l'homme le plus merveilleux qui soit, le plus magnifique. Cette nuit a été la première… ma première fois.
Quand j'ouvre les yeux ce matin, je le trouve à m'observer, je me sen belle, je me sens femme.
« J'ai vécu la plus belle nuit de ma vie. Dis-je dans un souffle.
-Je t'aime. Souffle-t-il contre mes cheveux.
-Je t'aime. »
J'aurais voulu pouvoir profiter de cet instant encore un moment mais Em' semble en avoir décidé autrement. Vers 9 heures, il tambourine contre la porte de ma chambre, faisant un boucan pas possible.
« Sortez de là vous deux, on sait que vous vous aimez et tout, on en a tous bien profiter, maintenant, il est temps de faire une pause ! criât-il.
-Oh mon dieu. Dis-je en rougissant fortement.
-Emmett dégage d'ici tout de suite ! S'énerve Edward. Celui-ci bougonne avant de s'en aller. »
Je vais prendre une douche, puis m'habille, Edward en fait de même et va s'habiller dans s chambre. Je descends, et rougis quand j'arrive au salon et que tout le monde me regarde.
« La nuit à été agréable Bella ? demande Alice, suspicieuse.
-Je… heu…
-Laissez-là tranquille. Grogne Edward en me prenant par la taille, quand il arrive à son tour. »
Il nous emmène dans la cuisine pour qu'on prenne un petit déjeuner, sous les pouffements des autres. Il prépare des œufs brouillés, ça sent tellement bon que mon ventre gargouille d'anticipation. Il éclate de rire et me sert mon assiette, je l'attends, ayant encore un peu de dignité et nous mangeons tranquillement en discutant de tout et de rien. C'est tellement naturel, tellement facile d'être avec lui, je ne me sens pas mal à l'aise ou quoi que se soit d'autre, c'est comme si un lien c'était créer entre nous cette nuit, comme si, plus que jamais nous sommes unis l'un à l'autre. Après ce petit déjeuner, nous nous joignons aux autres. La journée passe merveilleusement bien, tout semble s'être illuminé autour de moi et je ne cesse de sourire comme une débile. Ça peut paraître niais mais c'est tellement vrai. Et justement, j'ai peur que ce ne soit qu'un rêve, et que je doive me réveiller à un moment ou a un autre, que tout s'efface. J'aimerais aller bien à cent pourcents, mais c'est impossible, parce que j'ai ce mauvais pressentiment, qui me pousse a croire que mon bonheur ne va que peut durer. Je me hais de penser ainsi, de ne pas être capable d'être heureuse entièrement, de toujours ramener un zone d'ombre. Et je tente de la faire disparaître de toutes mes forces, en vain. Et Edward commence à s'en rendre compte, au fur et à mesure que les jours passent, je vois son inquiétude grandir, et mon sentiment de n'être pas assez bien pour lui s'amplifie. S'il le savait il serait tellement en colère, s'il y a une chose que j'ai apprise concernant Edward, c'est qu'il a horreur que je me dénigre. Le soir je le rejoins dans son lit et nous dormons ensemble, après avoir fais l'amour. Je ressens des choses inouïes avec lui. Ce soir, Edward et moi sommes allés au restaurant j'ai passé la soirée la plus romantique de ma vie. Le lendemain, je me lève avec une impression désagréable, ce mauvais pressentiment qui revient en force, j'ai m'impression de louper quelque chose, d'oublier un détail. J'embrasse le front de l'homme que j'aime, qui est profondément endormis et me rends dans ma chambre. J'allume mon ordinateur, il affiche 6h47. Je consulte les dossiers que j'ai piratés sur l'ordinateur de James, rien ne semble anormal, ils sont là et bien complet, alors pourquoi j'ai l'impression de passer sur quelque chose d'énorme ?
« Bella ? dit Edward en poussant la porte de ma chambre.
-Je ne voulais pas te réveiller, pardonne moi.
-C'est rien, que fais-tu avec ça à cet heure-ci ?
-J'en sais rien, je… j'ai l'impression d'avoir oublié quelque chose, je ne suis pas tranquille …
-Bella, mon amour, arrête de te torturer constamment avec ça, Tu en as fini avec cette ordure, dès qu'on rentre, on se rend à la police avec le dossier qu'on a grâce à toi, il ne peut pas s'en sortire, pas avec tout ça.
-Non, il y a autre chose, tu ne comprends pas…
- Tu as raison Bella, je ne comprends pas, pourquoi ne peux-tu pas tout simplement passer à autre chose, oublier ça au moins pour le moment… »
Je le regarde, effarée par ce qu'il me demande, je sens quelque chose se briser en moi à cet instant, en réalisant qu'il ne comprend pas, et qu'il ne comprendra jamais. Parce que sa vie à lui continue, parce qu'il à une carrière, une famille. Il a tout. Moi je n'ai toujours pas retrouvé la mémoire ! Je n'ai pas retrouvé ma famille, ça ne m'amuse pas plus que lui de ressasser sans cesse ce que j'ai vécu, mais c'est le seul moyen pour moi de retrouver une vie stable, comment peut-il croire que je vais juste passer à autre chose, alors que j'ai l'impression qu'il me manque la moitié de mon cerveau, ainsi que la moitié de cœur ? Car s'il ya une chose dont je suis sure, c'est qu'il y a des gens quelque part qui m'attendent qui m'aiment ? Des gens que j'aime ? Parce que le visage de ma mère m'apparait sans cesse, je la vois souriante et aimant. Mon père m'apparait plus flou certe, mais je l'aime tout autant, cette petite maison et cette ville pluvieuse, et cette autre ville tellement ensoleillée, pourtant j'ai l'impression d'être plus attachée à la première, à cette bourgade pluvieuse. C'est ainsi que l'appelait ma mère. Ou est-elle enfin, ou est ma mère ?...
« Bella, Bella est-ce que tu vas bien ? demande Edward, anxieux. Je tente de le rassurer, alors que mes yeux brulent tant l'envie de pleurer est forte.
-Je vais bien, j'ai juste… J'ai mal à la tête c'est tout. »
Je ne lui dirais rien de tout ce que j'ai sur le cœur, parce que sa vie n'a tout simplement pas besoin d'être encombrée plus qu'elle ne l'est déjà avec mes problèmes ? Je viens de comprendre qu'il peut les supporter jusqu'à un certain point, mais que je ne dois pas lui demander de comprendre mon acharnement, ni de me soutenir ? Je referme l'ordinateur après l'avoir éteint. J'évite le regard d'Edward, voulant garder pour moi ma peine. Il retourne se coucher et je le suis, je me couche dos à lui, et ces bras me ramènent contre son torse, me gardant dans un étau solide, da,s lequel je devrais me sentir en sécurité. Je ferme les yeux, tentant d'éviter toute discussion, quand il me murmure qu'il m'a me je suis incapable de lui répondre, une énorme boule obstrue ma gorge et je lutte contre l'envie de pleurer. Il est clair que j'aime Edward, je l'aime à un point inimaginable, c'est incontestable. Seulement il a fait l'erreur de penser que je pourrais me contenter de lui, de cette vie. La vérité c'est que j'ai l'impression de trahir ma famille en étant ici, dans les bras d'un homme, en ne souhaitant les quitter pour rien au monde alors qu'eux m'attendent. Et je me sens déchirée par ce que ce même homme ne peut pas comprendre ça.
Ce matin, dans ces bras, contre ce corps, plus que jamais… je me sens terriblement seule. Je le suis et le resterais tant que je n'aurais pas retrouvé ma famille, car il n'y a qu'eux qui m'aiment vraiment.
J'espère que ce chapitre vous a plu, je ne le poste que maintenant car comme vous avez pu le deviner, je suis en vacance (et je suis certaine de ne pas être la seule )), je ne sais pas encore quand je posterais le prochain chapitre ?
Je tiens également à m'excuser pour toutes les fautes d'inattention que j'ai faite dans le chapitre précédent, il a été tapé a la va-vite, j'espère me rattraper avec celui-ci. Je vous remercie pour vos review et m'excuse de ne pas pouvoir répondre a tout le monde, en tout cas, sachez qu'elles me font vraiment plaisir.
