Je dédicace ce chapitre à une amie qui m'est très chère et qui se reconnaîtra surement. Elle m'a fait la magnifique surprise de me lire en cachette depuis le chapitre trois puis de me dire que j'étais la meilleure auteur qu'elle avait lu sur ce site (avis pas du tout subjectif bien sur ;) ) et ce malgré ses années d'expérience dans ce domaine! Merci mon atypique, attachante et précieuse Choupinette! Sans toi il me manquerait vraiment ce petit quelque chose qui me rend heureuse tous les jours quand je te parle ou qu'on va à l'école. Avec toi c'est toujours que du bonheur :) Je t'aime fort ! Je te dédie ce chapitre X qui j'espère te plaira beaucoup :D Bonne chance également pour ta fanfic "Méli-mélo" qui est tip-top et qui cartonne déjà!
J'espère qu'il vous plaira aussi vous autres, lecteurs assidus et toujours présents de "Descente aux Enfers"! Merci infiniment de votre patience et de votre fidélité! Pour les petits nouveaux bienvenu aussi et...
Bonne lecture à tous!
Chapitre IX : « Rivalités démoniaques »
Il était là face à eux, les vrillant de ses petits yeux dorés. L'araignée. Ciel avait fait sa connaissance sur Terre en présence de son cher et détestable pactisant le Comte Alois Trancy. Tout cela pour son plus grand déplaisir. Le comte accompagné de son démon de majordome, tous les deux aussi dégénérés l'un que l'autre, n'avaient eu de cesse de mettre des bâtons dans les roues de Ciel et Sébastian Souillant le nom de la famille Phantomhive, souhaitant assouvir le jeune comte et le torturer jusqu'à ce que mort s'en suive pour tout ce qu'il était et avait fait…Ciel les haïssait. Des deux, il s'était toujours demandé qui tirait les ficelles de leur entreprise funeste. Claude Faustus l'avait toujours regardé, lui, avec envie, attisant la jalousie puis la haine du blondinet aux desseins pervers. Celui-ci désirant ardemment être l'unique objet de convoitise de son serviteur démonique. A aller comprendre…
- Seigneur Faustus.
- Michaelis, soupira l'autre déjà irrité par la présence de son rival.
Aucun faux semblant. Le démon aux yeux dorés ne tentait même plus de dissimuler son dédain à l'égare de l'autre puissant. Ennemis jurés pour l'éternité ; Ce n'était plus un secret pour personne. Les deux s'affrontaient inlassablement du regard et si leur maîtrise de soit n'avait pas été impeccable, il aurait eu fort à parier que les trois quart de la Terre (et peut-être du paradis ?) auraient été détruit lors d'un terrible affrontement à l'heure qu'il est.
Soudain, le regard de Claude dériva du carmin au bleu roi. Juste derrière Michaelis se trouvait l'enveloppe de l'âme suprême, le met le plus convoité des enfers : Ciel Phantomhive. Les tragédies de son passé l'avaient rendu aussi fort que vulnérable, mature et digne, autoritaire mais enfantin. Le démon passa sa langue sur ses lèvres avec gourmandise. Il ne s'agissait plus de la dévorer avidement comme une âme banale. Non, celle-ci était particulière. Il fallait en maltraiter le propriétaire, l'humilier. Oh oui, le goût de l'humiliation devait être délicieux pour cette âme si noble. Claude le préparerait à l'apothéose de sa mort en le traitant comme un chien et le viderait de son sang. Ensuite il lui appartiendrait à jamais au grand dam de Sébastian Michaelis qui ne se serait pas assez battu pour le protéger.
« Quelle délicieuse idée… »Fantasma Faustus.
- Ce sera Maître Michaelis pour vous. Vous êtes dans ma demeure après tout, sourit le démon à son vis-à-vis. De plus, vous êtes en retard Faustus.
Ce fut comme s'il ne l'avait pas entendu. L'odeur l'envoûtait. A son arrivée en Enfer après avoir rempli à la perfection son devoir de majordome, Claude avait sentit l'aura envoutante de cette âme tentatrice et en avait été surpris. Le comte Phantomhive en Enfers ? Impossible. Il avait cru que son imagination lui jouait des tours, lui qui passait le plus clair de son temps à désirer l'ennemi du jeune Alois Trancy. Aucun humain ne pouvait accéder au monde souterrain à moins d'être devenu l'esclave d'un démon ! Puis il l'avait vu.
« Et quel spectacle fascinant. »
L'enfant, car c'est ce qu'il était, se trouvait placé derrière le démon aux yeux carmin, légèrement décalé vers la gauche pour se découvrir à ses yeux. Leurs regards se croisèrent, attirés l'un à l'autre tels deux aimants. Claude aimait ce qu'il pouvait lire dans les yeux bleu foncé du serviteur. La haine et le dégoût en étaient maîtres, une pointe de soumission y perçait également. Bientôt cette ombre s'agrandirait et l'on pourrait y distinguer le désir. Le démon deviendrait son maître, le dieu qui le sortirait de cet enfer pour l'emmener dans les siens, plus cruels et sombres encore. Mais cela Ciel l'ignorait encore, tout innocent qu'il était.
- Faustus.
La voix du propriétaire des lieux résonna dans la grande salle, grave et absolue. Ses yeux reflétaient tout le mécontentement possible face au comportement irrévérencieux de son vis-à-vis. Son expression ne laissait aucun doute quant à ses intentions et Sébastian ne pouvait plus contenir le flamboiement de ses prunelles félines. Il connaissait les desseins de son adversaire mais jamais au grand jamais il ne le laisserait causer du tort à son précieux pactisant.
- Oui. Mon jeune pactisant a mis du temps à s'endormir. Il était donc de mon devoir de rester à sa disposition, répondit finalement le démon en ravalant sa langue mutine, énervé d'avoir été dérangé dans ses pensées.
Jamais le démon ne prononçait le nom d'Alois Trancy. Ni d'aucun autre de ses anciens pactisant. Il gardait cet honneur pour son futur prisonnier dont il serait le plus fier, un véritable trophée à son tableau de chasse. Claude releva les yeux vers son rival qui s'en félicita. Il avait réussi à capter son attention. Enfin une ouverture sur un nouveau sujet de conversation qui lui ferait peut-être oublier Ciel l'espace d'un instant.
Sébastian ricana.
- Il est vrai que vous êtes toujours à la botte de ce gamin.
- Un splendide jouet, affirma Claude pour sa défense. Et si manipulable.
Ciel eut un hoquet de surprise. Après ces deux années de persécution intense il avait enfin sa réponse. C'était lui depuis le début ! Lui qui tirait toutes les ficelles à l'instar de ce p…(non quand même pas)…d'Alois Trancy ! Il crut subitement, et pour la première fois, discerner sur les lèvres du diable ce qui semblait être…un sourire. Oui c'était bien… ! Trop tard. Il avait déjà disparu. Cela aussi, son sourire, lui était personnellement destiné. Le serviteur déglutit devant à la monstruosité de cet être. De ce démon.
- Je ne veux rien connaître de vos projets…professionnels Seigneur Faustus, conclut Sébastian en se dirigeant vers la table de réunion.
Pourquoi fallait-il toujours que le doré se vante de ses perversités et de ses actes ? Décidément le démon était le reflet parfait de son pactisant (ou peut-être l'inverse ?). Sébastian l'aurait suivi dans cette voie si seulement Ciel n'avait pas été là. Devant lui il ne pouvait pas se le permettre. Il savait tout de son passé et de ses méfaits. En définitive, il n'était pas l'heure des grandes révélations.
- Auriez-vous peur de salir les oreilles fragiles des enfants présents ?
Cette phrase stoppa net le démon qui se retourna, un mince sourire aux lèvres. L'autre avait recommencé à dévorer du regard son protégé qui n'avait pas bougé d'un pouce. Il n'en restait pas moins indifférent. Les joues de l'enfant si pâles à l'ordinaire étaient devenues cramoisies et ses yeux, s'ils eussent été des mitraillettes, auraient déjà atteint Claude Faustus en pleins cœur. Ce regard assassin rassura Sébastian, jaloux qu'il puisse s'intéresser à un autre. Ciel ouvrit la bouche en serrant les poings, faisant blanchir ses jointures.
- JE NE SUIS PAS… !s'insurgea-t-il avant d'être coupé par une main venue se plaquer devant sa bouche. Hm !
La main marquée du pacte inversé. Sébastian s'était retrouvé derrière lui à une vitesse surhumaine, le plaquant dos à son torse alors qu'il se débattait comme une furie. C'était bien évidemment un combat perdu d'avance mais où serait l'honneur s'il ne tentait rien et se laissait faire ? Le démon se pencha doucement sur lui, approchant sa bouche de son oreille.
- Aucun affront, lui susurra-t-il au creux de l'oreille.
Ciel se figea instantanément sous le rappel de cet ordre ainsi que la menace à peine voilée qu'il comportait. Sa main droite restait accrochée au poignet du plus âgé, son regard sombre à l'éclat meurtrier visant silencieusement son ennemi. Il fulminait intérieurement et seulement contre ce Faustus. Que Sébastian le force à obéir en privé était une chose…MAIS DEVANT CE MONSTRE EN ETAIT UNE AUTRE ! Ne pensait-il donc plus à lui ? Pourquoi ne reconnaissait-il plus le démon qui l'avait tant servi pour laver son honneur ! Service qui n'était pas désintéressé certes. Son âme était le prix à payer mais il était encore bien en vie et son âme plus que jamais ancrée dans son corps ! S'il ne devait rester qu'une seule et unique chose de leur pacte originel, lors de l'inversion, Ciel aurait voulu que ce soit cela : la protection du démon pour son honneur.
« Regarde-moi que je vois s'éteindre en toi la flamme de fierté qui brulait dans tes yeux. »Se remémora-t-il soudain.
NON ! Il eu une sueur froide. Ce…Ciel secoua imperceptiblement la tête et se concentra de nouveau sur son ennemi. C'était Claude qu'il haïssait et qui se riait de sa nouvelle condition. Sébastian lui…il en était certes la cause mais…mais il payait sa dette et peut-être…que Ciel avait mérité tout cela ? Il se rendait chaque jour un peu plus compte de ce qu'il avait fait subir au démon et s'en voulait…
« Là n'est pas la question ! »se cria-t-il intérieurement en se rendant compte des bêtises qu'il pouvait penser.
Sébastian n'était en rien moins coupable que Claude ! Il était même pire par certains aspects…
Ciel pinça les lèvres et serra les poings pour se retenir de faire une bêtise. Sébastian l'en avait défendu. Il baissa les yeux sur la peau d'albâtre de son démon. Aurait-il vraiment des remords à le mordre ? La voix morne du majordome de la famille Trancy le fit subitement relever les yeux.
- Un gamin obéissant qui plus est. Vous avez fait du beau travail Michaelis. Son âme n'en sera que plus…
- Mienne.
- Je vous demande pardon ? l'interrogea-il en replaçant d'un geste strict, complètement calculé, ses lunettes sur son nez droit.
Le Maître sourit.
- Ne perdez pas votre temps à imaginer quel goût pourrait avoir l'âme de ce jeune serviteur, seigneur Faustus. Elle dépasse tout entendement gustatif vous le savez aussi bien que moi et vous vous feriez du mal lorsque je m'en accaparerais.
Ciel tressaillit, son cœur se resserrant violemment dans sa poitrine. Il n'était pourtant plus à une déclaration près de mise à mort, son diable de majordome se plaisant à lui rappeler aussi souvent qu'il le pouvait son sacrifice. Mais cette fois sa voix était empreinte d'un tel sadisme et le contexte dans lequel ils se trouvaient était si écœurant… Ils se battaient pour son âme comme pour un vulgaire morceau de viande ! Il ne voulait pas être souillé de la sorte et encore moins par lui. Ses lèvres frôlées par leurs baisers passionnés semblaient le brûler à présent. Pourquoi cela faisait-il si mal ?
- Si je vous laisse le toucher.
Sa voix était glaciale.
Oh mais il semblerait que vous arriviez trop tard, Faustus. Du moins…Pour ce qui s'agit de le toucher, rit le démon en caressant de sa main libre les cheveux gris de son cadet qui ne put que se laisser faire.
Choc. La pièce sembla vibrer tout autour du démon invité en la demeure à l'entente de cette révélation. Comment cette pourriture de Michaelis avait-il pu déflorer SA catin, SON précieux Ciel Phantomhive ! Le démon n'en pouvait plus. Il en avait tué pour moins que ça ! Michaelis le cherchait. Il aurait sa peau en lui enfonçant l'arme suprême anti-démons en pleins cœur et jubilerait (intérieurement bien sur) de ses cris d'agonie ! Ensuite, le comte aux airs de jeune vierge effarouchée lui appartiendrait et accomplirait ses milles volontés sans broncher, dans sa propriété comme au lit ! Il lui paierait cette infidélité ! (On n'est plus à une bêtise près venant de lui ^^)
- Comment… ?
Le Maître caressa les lèvres du plus jeune en fixant toujours son adversaire de ses yeux moqueurs. Il était si fier de l'effet qu'il produisait sur lui. Son regard n'était plus fait de son impassibilité habituelle. La rage le dominait.
« C'est si facile. »Se félicita-t-il pour lui-même.
- Allons nous sommes entre gens civilisés et je sais que vous n'êtes pas un débutant. Ai-je réellement besoin de vous expliquer la reproduction de deux males ?
Ciel rougit. Il s'étonna lui-même que le souvenir de cette après-midi devance celui de…sa dernière journée au manoir Phantomhive à l'évocation de leurs rapports intimes. Quand bien même ! Sébastian n'était pas obligé de crier sur tous les toits ce qu'ils avaient fait. Encore heureux qu'il n'entre pas dans les détails ou le mordre aurait été de plus en plus tentant.
Un grognement lui répondit.
- Non.
Les deux démons s'observaient, se défiaient. A tout moment la situation pouvait dégénérer et la présence de Ciel entre eux n'arrangeait rien à la situation. Mais que resterait-il de lui si cela arrivait ? Ils se l'arracheraient tels de chiens affamés pour l'emporter sur l'autre et son âme serait aspirée à tout jamais. Le silence qui régnait dans la salle était insupportable. Seul les battements de cœur de l'humain attendant l'issue (ou la sentence) se faisaient encore entendre, sa respiration se répercutait contre la peau glacée du démon.
Finalement Sébastian hocha fermement la tête.
- Parfait. Alors asseyons-nous. Nous avons déjà assez perdu de temps.
Un nouveau silence puis…
- Vous avez raison nos réunions sont assez longues comme cela.
Les deux partis se dirigèrent vers la longue table ovale en bois massif surmontée d'une fine plaque de verre. Ils se rendirent à leur extrémité opposée, lieu d'espace vital de chacun permettant de ne pas être à porté de main l'un de l'autre. Foutaise et mise en scène encore une fois. Si les deux démons décidaient de se battre, cette table serait la scène des préliminaires de leur danse macabre.
Sébastian jeta un coup d'œil à son serviteur qui le suivait comme son ombre. Même s'il n'en montrait rien, le démon savait que l'enfant maudissait la situation, surement outré d'être rabaissé à un tel manque de considération envers sa personne. Son visage restait pourtant froid et impassible ce qui ne fut pas sans rappeler au démon les nombreuses réunions auxquelles Ciel assistait à l'époque où il était encore maître de son univers.
« Epoque révolue.»Pensa fermement le démon avec un discret sourire de satisfaction.
Ses yeux roulèrent ultérieurement jusqu'à son adversaire qui ne perdait pas une miette du spectacle de beauté qu'offrait à lui seul le jeune Ciel Phantomhive. Chaque animation de ses prunelles dorées était faite pour mieux détailler l'allure de l'enfant. Le désir flamboyait dans ses yeux si froids habituellement. Michaelis s'amusait de la situation et la détestait à la fois. Il le détestait. De quel droit osait-il poser ses yeux impurs sur sa propriété ! Quant à Ciel. Il regardait tour à tour les deux hommes, les mains tenues dans le dos et le port de tête bien droit. Il passerait le stade de l'arrogance et apprendrait où se trouvait sa place à présent. Le démon n'en démordrait pas.
La réunion pouvait enfin commencer.
« Clic »
Tous les regards se tournèrent vers le fond de la salle où deux reflets de verre apparurent à la lueur des flammes vacillantes du lustre. Une forme se détacha de l'obscurité, rangeant soigneusement dans son veston sombre sa montre à gousset.
- La ponctualité mes seigneurs. Je crains fort que ce mot ne vous échappe encore, cause de vos chamailleries puériles et incessantes.
Les deux grands démons se levèrent de leurs trônes en signe de respect envers leur troisième invité. Celui-ci avançait vers eux, la lumière découvrant son corps de l'ombre à chaque nouveau pas.
- Seigneur T Spears, chef en titre des shinigamis, le présenta Sébastian. Nous nous passerons de vos commentaires.
L'humain cru discerner une pointe d'ironie dans les paroles de son maître. Qu'est-ce-que cette réunion signifiait ? Tout le monde savait que ces trois là ne pouvaient pas se sentir. Cela semblait être dans leur nature, inscrit dans leurs gènes. Et ils ne se privaient pas pour se lancer des piques, voir copieusement s'insulter dès qu'ils avaient l'occasion de se croiser. Le shinigami poussa un long soupire pour souligner son mécontentement.
- Trois minutes et douze secondes de retard sur l'heure prévue. Je ne vous apprends pas Messeigneurs que le temps c'est de l'argent. Je ne sais que trop bien que les démons sont des créatures libertines, imbues d'elles-mêmes et n'obéissant à aucune règle - ci ce n'est les leurs - mais ce n'est pas le cas de tous en ce bas. Ceci étant rappelé, je vous prierais de ne pas nuire au travail d'autrui avec vos billevesées.
Sébastian resta un instant interdit avant de rehausser un sourcil en le fixant de tout le dédain dont il était capable.
- Puis-je me permettre de vous demander en quoi votre discours fait-il avancer notre réunion ?l'interrogea-t-il enfin.
William ouvrit rapidement la bouche pour répondre à son adversaire. Et c'était repartit…Ciel soupira. Lui qui se plaignait de ses trop longues journées seul dans sa chambre les regrettait presque à présent. Pourquoi le démon avait-il tant tenu (obligé même) à l'accompagner à ce grotesque entretient ? Le sort des enfers était-il vraiment entre les mains de ces trois guignols ? C'était vraiment pathétique.
L'enfant se rendit compte du nouveau silence qui l'entourait. Et pour cause ! Trois paires d'yeux mécontents le fixaient durement comme s'il…avait fait quelque chose. Ciel blêmit.
« Leur ouïe surhumaine… »
- Votre serviteur s'ennuierait-il ?questionna le shinigami avec un sourire laissant deviner qu'il était heureux d'avoir trouvé une faille chez le serviteur pour s'en prendre au maître. Après tout, le serviteur devait être le reflet de l'éducation apportée par son propriétaire.
Le démon secoua la tête en morigénant son cadet du regard.
- Il n'est plus habitué à tant d'exercice. Excusez-le, répondit platement le démon aux prunelles carmin tout en faisant signe à son second d'approcher.
Ciel obtempéra docilement. Il aurait voulu s'expliquer mais entouré comme il l'était, il savait qu'il ferait bien mieux de se taire. Sébastian allait-il le punir maintenant…devant eux ? Ou réglerait-il ça entre eux ce soir ? Dans ce cas il aurait une chance d'être épargné car quoi qu'en dise le démon, l'humain savait qu'il avait un faible pour lui.
Tout en avançant, le jeune jeta un coup d'œil au second démon présent dans la salle. Son regard semblait brûler ardemment à sa vision.
« Et si je me servais de ces deux-là pour m'en sortir ? Claude ne refusera pas un pacte avec moi »Pensa sournoisement le comte en arrivant près de son démon.
Les deux pouvaient lui appartenir après tout. Si Ciel passait un pacte avec le démon doré pour redevenir le Maître, Sébastian mourrait de jalousie. Il voulait son âme et serait obligé de ramener la situation à la normale pour ne pas laisser gagner son rival de toujours.
Sébastian enlaça la taille du gris qui voulut aussitôt s'en détacher. Il se retrouva encore une fois assit de force sur les genoux du Maître avant même d'avoir pu esquisser un geste.
« Je ne suis pas une vulgaire poupée que l'on cajole ! »Pensa le jeune de toutes ses forces dans l'espoir que l'autre lise dans ses pensées.
- Ce n'est rien Maître Michaelis. Le garder sous silence est déjà un exploit en soit au vue de son arrogance naturelle.
- Il suffit simplement de l'éduquer correctement, répondit rêveusement le diable en passant sa main sur le cou gracile du jeune, remontant ses doigts son menton alors qu'il détournait son visage.
Le démon continuait ses caresses, imperturbable devant les yeux assassins de son vis-à-vis. Ciel rougissait, tentant encore et encore de se dégager de l'emprise intrusive mais la main démoniaque continuait à caresser son cou, sa nuque, son menton et ses joues tandis que l'autre bloquait fermement sa taille.
- Sébas…, souffla-t-il désespérément.
Les doigts baladeurs se posèrent sur ses lèvres rougies qu'ils caressèrent sensuellement alors que l'enfant cessait de bouger, choqué.
- Enchaînons, déclara banalement le shinigami en détachant son regard de la scène langoureuse qui se jouait entre le Maître et le serviteur.
Faustus ne pouvait en faire de même face à ce spectacle écœurant. Ce bâtard de Michaelis touchait sans aucune retenue ni gêne l'objet de tous ses fantasmes. Ses yeux se plissèrent et ses dents grincèrent sous la colère qui montait brusquement en lui. S'il craquait maintenant il déclencherait un cataclysme sans précédent dans le monde des enfers. Non, il fallait prendre son mal en patience. Ses ongles crissèrent sur le bois de son trône. Ciel Phantomhive, un comte majestueux parmi les plus grands noms de ce siècle, réduit à être la pute de ce… ! Il était terriblement excitant. Ses joues étaient pourpres et tous les sens du démon s'excitaient à son odeur. Il voulait le faire sien !
« Lâche-le bâtard. Pourquoi a-t-il fallu que tu le trouves avant moi ? »
- Je suis entièrement d'accord avec vous Spears, sourit le Maître en introduisant deux doigts dans la bouche de son cher pactisant.
Celui-ci fusillait le plus âgé du regard. Il ne pouvait se résoudre à abandonner ses tentatives de fuite restées vaines pour le moment. Raah ! Pourquoi n'avait-il pas pu retenir ce soupire traître qui l'avait mené tout droit à cette torture ? Il savait que le brun n'attendait que cela pour profiter de sa situation de supériorité. Les dents de l'humain mécontent du petit jeu du plus âgé se refermèrent sur les deux doigts taquins, pénétrant fermement la peau d'albâtre glacée.
Un goût de sang se propagea dans sa bouche. Acre. Soudain la toile de son pantalon fut soulevée et son membre au repos, prit en main. Ciel relâcha la tension de sa mâchoire sous la surprise en émettant un vif gémissement.
- Nous sommes là dans l'objectif d'arrêter le démon détenant les listes de morts de ces dix prochaines années et écourtant la vie de ces humains.
- Laissez-le manger à sa guise, soupira le doré concentré sur bien autre chose. Ce ne sont que quelques humains après tout.
- Il dérègle tout le travail des braves travailleurs que nous sommes ! Nous en avons assez de sacrifier nos congés non-payés pour VOUS !
Le jeune comte n'était plus vraiment présent. Tout ce qui l'entourait n'avait plus aucune importance. La réunion, les trois grands qui parlementaient, leurs problèmes,…Ce n'était qu'un bruit de fond par-dessus les gémissements que ne pouvaient plus contenir ses lèvres entre-ouvertes.
Le Maître se contenait de baisser les yeux sur son jeune amant déjà au bord de l'extase. Il sentait son membre pulser entre ses doigts experts, accélérant toujours plus la masturbation pour le faire gémir de satisfaction. Le jeune ondulait contre lui, approfondissant les gestes de son ainé tout en gonflant son entre-jambe. Il tacha de rester lucide. L'heure de le prendre serait bientôt venue.
- Venons-nous sans cesse nous plaindre des dérangements occasionnés par l'un des vôtres ? Monsieur Grell Sutcliff si je ne me trompe pas.
- C'est un cas unique ! s'insurgea l'homme tiré à quatre épingles.
Claude fronça les sourcils, maintenant tout à son travail.
- Insinueriez-vous que tous les démons se mêlent de vos affaires ?
« Plus…plus ! PLUS ! »Pensa le gris à bout de souffle.
- Ah…M-Maître…, soupira le jeune en se cambrant, sa main couvrant celle en mouvement de l'homme. Oui…Mm !
Sans un mot ni un regard Sébastian resserra l'emprise de son poing sur le membre durcit, augmentant la pression qu'il y exerçait. Il passa sa langue avec envie sur ses lèvres lorsqu'il finit par glisser un regard à son serviteur. Ce-dernier se mordait la lèvre inférieure, les yeux mi-clos et les cheveux de sa nuque humidifiés par l'effort qu'il fournissait à en réclamer toujours plus.
- Vous savez que vos propos sont punissables Seigneur Spears.
- Intolérables.
- Mmmh…Oui ! Maître !cria le dominé au bord de la jouissance avant que le brun ne ralentisse ses mouvements, le faisant gémir de frustration. Il était condamné à jouer selon ses règles.
« Embrasse-moi je t'en supplie… »Gémit-il intérieurement.
- Les généralités sont dangereuses en Enfer.
- Ah…Ah…Ah…
- Monsieur Speeeeears ?
- ENCORE !
- Laissez-le trouver une réponse Seigneur Faustus.
- OOOUI !
- L'en pensez-vous capable ?rit le doré.
- C'est…Ah…BON !
- Il est là pour cela non ? En tout cas je l'espère pour sa race et leur travail.
La tête du shinigami tournait entre les cris et gémissements de ce vulgaire gigolo et les accusations incessantes de ses vis-à-vis démoniaques. L'alliance des démons pour le faire craquer touchait à sa fin. Voilà comment l'on expédiait les affaires de second ordre par ici. William ne parvenait plus à réfléchir correctement. Son entre-jambe rendu étroite par les bruits érotiques des deux hôtes le faisait souffrir atrocement. Il ne pouvait se permettre de se toucher devant eux.
Ses deux poings vinrent frapper sur la table.
- ASSEZ !
- AAAH !cria Ciel en se déversant dans la main experte du Seme.
Les yeux verts amande scintillèrent en fixant ses confrères de réunion. Pour qui se prenaient ses êtres de l'ombre à se jouer de lui de la sorte ! Il n'avait pas de temps à perdre dans cet endroit malsain. Maintenant qu'il les avait prévenu (et respecté le protocole) il pourrait s'en occuper avec ou sans leur aide.
- Je n'en supporterais pas d'avantage et je ne saurais travailler dans de telles conditions.
Il se leva, dissimulant comme il le pouvait la bosse qui s'était formée dans son pantalon.
- Rappelez-moi lorsque vous aurez retrouvé un semblant de professionnalisme. En vous souhaitant.
William écarta son trône puis se dirigea vers l'ombre d'où il était sorti peu de temps auparavant, disparaissant un peu plus dans un brouillard gris à chaque nouveau pas fait.
Lorsque Ciel rouvrit enfin les yeux, sa respiration se calmait petit à petit et la main du démon avait lâché son membre, s'essuyant sur le pantalon replacé correctement. L'autre sur sa taille se faisait caressante, comme pour le féliciter de ce qu'il venait de faire. Il avait jouit devant tous ses gens…L'enfant releva les yeux pour croiser ceux de son maître. Il ne rougit pas, il était juste...bien. Le visage du plus âgé se rapprocha du sien et leurs lèvres se scellèrent tendrement sous le regard désabusé du démon resté.
- En vous souhaitant également, fit la voix glaciale de Claude Faustus avant que la porte de la grande salle ne s'ouvre puis se referme.
L'humain, tout en se retournant pour faire face à Sébastian, s'étonna de ne pas avoir entendu les pas du majordome démoniaque traverser la salle. Pas qu'il s'en préoccupait mais…Il se rendit soudain compte que ses idées de vengeance et de liberté par un autre pacte avaient totalement disparu. Il voulait juste être près de lui.
Son regard accrocha le sourire triomphant de son compagnon avant d'être allongé sur la plaque en verre de la longue table. Le démon le rejoint aussitôt, défaisant sa ceinture d'une main tout en lui offrant un baiser passionné.
« A nous deux. »Pensa-t-il en frôlant le bas ventre du jeune homme de son membre dur.
Il était temps pour le démon de s'amuser un peu.
A suivre...
Alors est-ce-que ça valait le coup d'attendre pour ces dix pages?:D J'espère que ouuuui! En tout cas ça m'a fait plaisir d'écrire pour votre plaisir! N'hésitez pas à laisser quelques reviews, elles sont toujours les bienvenues et lues avec plaisir!:D
Pour petit rappel j'ai créé un compte facebook "XFlox de fanfiction . net" qui réunit déjà 14 fans!*o* *s'applaudit* mais nous ne sommes pas contre quelques nouveaux venus!
En attendant je vous fais tous de gros bisous et je vous donne rendez-vous au prochain chapitre...Ah si!Ne partez pas tout de suite! Quelques uns d'entre vous vont à "Manga Paris" le week-end prochain? Moi oui avec une amie! Voilà et est-ce-que vous auriez des idées de suites pour cette fanfic (bien que les idées ne me manquent pas je vous suis toute ouïe amis lecteurs)? Et si j'écris une autre fanfic, des idées de couples? Voilà! Maintenant vous pouvez partir!:D
