Et voilà le dernier chapitre avant l'épilogue bisounours, et autant le chapitre 8 était minuscule, autant j'ai explosé le compteur avec celui-là x) Par contre, rappellez-moi de ne plus m'amuser à donner des noms débiles à mes coupables, j'arrivais même pas à l'écrire correctement moi même xD Et je suis fière de mon moment où ils complètent les phrases l'un de l'autre, là aussi j'avais ce dialogue dans la tête dès le début... enfin bref, l'épilogue arrivera demain!

Enjoy! (Et si vous avez aimé ce chapitre, une petite review serait appréciée :) )


Chapitre 9 :

Rick grogna quand il sentit Kate se décoller de lui pour décrocher. Néanmoins, il se tut bien vite quand elle planta ses yeux dans les siens, le téléphone toujours collé à son oreille. Elle était la seule capable de le faire taire.

-Beckett…

-Yo ! L'alibi de Cowan colle, un junkie que je connais bien l'a reconnu.

-Retour à la case départ, donc… soupira-t-elle.

-Pas forcément, les résultats d'analyse ADN de Lanie sont arrivés, elle est en train de les passer dans la base de données, il faudrait que toi et ton chevalier servant veniez au commissariat…

-Ok…hum… j'arrive, répondit la détective, essayant de retenir un gémissement provoqué par l'assaut de Castle qui était en train de l'embrasser dans le cou.

-Ooh… j'ai interrompu une mission sous couverture, c'est ça ? rigola le latino, fier de son jeu de mot.

-A plus, Esposito, coupa Beckett en lui raccrochant au nez.

Elle s'abandonna quelques instants aux caresses expertes de son amant avant de se détacher de lui, disant sévèrement

-J'avais dit : pas de ça pendant le boulot !

-Non, tu avais dit, et je cite : « pas de ça sur les scènes de crime » or, même s'il ressemble à un champ de ruines, mon appartement n'en est pas une, et je refuse qu'il devienne le lieu d'un autre travail que celui que l'on a fait tous les deux hier soir quand…

Il fut interrompu par la main que Beckett plaqua sur sa bouche en essayant de retenir son rire. Il se mit alors à rouler des yeux dans tous les sens, et elle se leva en riant franchement, puis s'habilla rapidement en lui disant

-Si tu veux venir au commissariat résoudre l'enquête, tu ferais mieux de te dépêcher…

L'écrivain ne se fit pas prier, trop heureux de pouvoir encore jouer au vrai policier avec les suspects. Une fois prêt, il s'engouffra dans la voiture à la suite de Kate en chantant

-Starsky et Hutch, Starsky et Hutch
Des nouveaux chevaliers au grand cœur
Mais qui n'ont jamais peur de rien
Starsky et Hutch, Starsky et Hutch
Deux flics un peu rêveurs et rieurs
Mais qui gagnent toujours à la fin !

-Castle… soupira Beckett.

En arrivant au commissariat, Castle chantait toujours, et Beckett se saisit de son oreille avec une rapidité et une habilité qui démontrait l'habitude

-Apples ! Apples !

-Si tu chantes encore, je te promets que tu vas sérieusement le regretter, compris ?

-Oui… oui, j'arrête, promis ! geignit l'écrivain en se frottant l'oreille comme si elle avait été arrachée.

Les gars, qui avaient assisté à la scène, éclatèrent de rire tandis que le couple se dirigeait vers eux. Beckett interrompit alors leur hilarité en demandant

-Du nouveau sur l'enquête ?

-Euh, oui, Lanie a trouvé l'identité du tueur, il s'agit d'un certain Sisko Krishmininoff… non, Krishminish… Krismi…, dit Esposito, bataillant avec les pattes de mouche des notes de Ryan qui avait bien entendu soigneusement écorché le nom du suspect.

-Krishminishkoff ! s'exclama Beckett

-Oui, voilà. Il est fiché pour possession et vente de stupéfiants, ainsi que pour plusieurs plaintes pour coup et blessures.

-Pourquoi est-ce que ce nom me dit quelque chose ? hasarda Castle.

-Parce qu'on l'a déjà rencontré ! Tu te souviens, c'était l'espèce d'armoire à glace dans le bureau de Delbert, qu'il nous a présenté comme étant son homme de confiance !

-Ah, oui…

-Et ce n'est pas tout, intervint Ryan. En voyant pour qui ce Krishmini… cet homme, travaillait, j'ai épluché les comptes du cabinet d'architecte, et il semblerait que monsieur Delbert verse depuis quelques mois des sommes relativement importantes à des sociétés de nettoyage…

-En soi, ce n'est pas illégal, fit remarquer Beckett.

-Non, sauf que, après vérification avec la Brigade financière, ces sociétés de nettoyage ne sont que des sociétés écran, basées devinez où ? Aux îles caïmans.

-Du blanchiment d'argent ! s'exclamèrent ensemble Castle et Beckett.

-Krishminishkoff vend de la drogue pour Delbert… commença Kate

-… qui utilise ces sociétés écrans pour blanchir l'argent qu'il reçoit…

-… Cowan s'en aperçoit, et décide de confronter son patron…

-… il menace d'en parler à la police…

- … Delbert se sent menacé…

-… et envoie ce Krishminishnoff… Krishmini…

-Krishminishkoff…

-Peu importe, il l'envoie le tuer à sa place, pour ne pas être mouillé, et parce que ce mec est un tueur, plus que lui, en tout cas.

-Il sait qu'il va prier dans cette église jusque très tard à cette date-là…

-Donc il a juste à la communiquer à son homme de main, and Blam ! Said the lady, le voilà noyé dans le bénitier.

-Et Delbert peut continuer tranquillement à blanchir son argent.

-Avouez, vous connaissiez déjà le coupable et vous avez répété avant de venir au poste, commenta Ryan, mi-figue, mi-raisin.

Mais le duo ne lui prêta aucune attention, trop concentrés sur leur enquête qu'ils voyaient enfin se résoudre. Beckett attrapa la feuille de renseignement sur laquelle était notée l'adresse de leur suspect, prit son arme, ses menottes et le mandat d'arrêt, et lança

-Castle et moi, on va voir au domicile de Krishminishkoff, vous, vous vous occupez du cabinet d'architecte, OK ?

-Ca roule !

Le tandem partit, toutes sirènes hurlantes, vers l'adresse indiquée, dans le Bronx. Ils stoppèrent devant un HLM délabré, et Beckett, tout en mettant son gilet pare-balle, dit

-Je sais que tu ne m'écoutes jamais, mais pour une fois, reste dans la voiture. Cet homme est dangereux, et je ne veux pas qu'il t'arrive quoi que ce soit…

-Comme tu l'as dit, je ne t'obéis jamais. Tu penses vraiment que je vais te laisser aller seule à la rencontre de ce malade ?

Elle l'observa longuement dans les yeux, sachant très bien qu'il sortirait de la voiture dès qu'elle aurait le dos tourné. Elle laissa échapper un long soupir avant de dire

-OK, mais tu mets ton gilet pare-balle et tu restes en arrière. Ce n'est pas négociable.

-Mais je ne comptais pas négocier…

Répondit rapidement l'écrivain en enfilant son gilet estampillé « WRITER ». Les deux acolytes montèrent donc les escaliers qui les séparaient du 4e étage. La détective se positionna devant la porte et commença à frapper énergiquement du poing, tenant son arme dans son autre main.

-Sisko Krishminishkoff, NYPD, ouvrez, nous avons un mandat !

Un bruit se fit entendre à l'intérieur, qui laissait présager que Krishminishkoff ne voulait pas ouvrir. Kate défonça alors la porte d'un coup d'épaule et s'engagea dans l'appartement miteux, son pistolet tendu devant elle, suivie de près par Castle. Elle parcourut quelques mètres puis s'immobilisa. Le grand slave se tenait devant eux, un Beretta 92 prêt à servir dans la main. Ils se mirent en joue mutuellement, sachant très bien qu'ils étaient chacun en face d'une personne dangereuse, chacune à sa façon. Ils savaient tous deux pertinemment qu'ils n'auraient droit qu'à une balle.

Castle se déplaça alors légèrement, pour avoir un meilleur angle de vue sur la scène qui se déroulait en ce moment même. Mal lui en prit : avec une rapidité peu commune pour un homme de cette stature, il changea sa cible et tira en direction de l'écrivain, qui tomba au sol, les yeux écarquillés par la stupeur. Kate cessa alors de réfléchir, et tira à son tour une balle dans la jambe de l'agresseur, qui
s'écroula à terre, lâchant son arme pour porter les mains à sa blessure.

Elle le rejoignit rapidement, sortant ses menottes de sa poche, et le menotta en vitesse, disant

-Sisko Krishminishkoff, vous êtes en état d'arrestation pour le meurtre de Todd Cowan…

Elle entendit alors une voix qui disait

-Et aussi pour avoir un nom imprononçable…

Elle leva les yeux, et vit Castle qui se relevait, époussetant son gilet, troué à l'endroit où la balle l'avait touché. Elle se releva alors à son tour, et s'approcha de lui, le saisit par le nez et dit, furieuse

-Tu aurais dû m'écouter et ne pas venir !

-Aïe ! Apples, apples ! Ça va, je ne suis pas mort, je ne suis même pas blessé !

-Mais tu aurais pu ! Si tu te prenais cette balle dans la tête, tu étais mort ! Tu as eu de la chance, c'est tout ! Pourquoi est-ce que tu ne t'en rends pas compte ! On n'est pas dans un de tes bouquins ici, tu ne décides pas qui meurt et qui va s'en sortir !

-Mais…

C'était la première fois qu'il la voyait aussi furieuse. Mais, à bien y réfléchir, elle avait raison. Si l'homme allongé au sol avait eu plus de temps pour viser, il ne se serait certainement pas relevé. Il déglutit péniblement à cette pensée. Voyant qu'il avait visiblement compris la leçon, et entendant la légère plainte de l'homme derrière eux, Kate se détourna de lui, et releva le grand slave sans ménagement, appelant des secours pour l'emmener au poste.

Un peu plus tard, une fois les premiers soins administrés à Krishminishkoff, et l'obtention des aveux complets de Delbert et de son homme de main, les deux acolytes informèrent Jeffrey Cowan de l'issue heureuse de l'enquête.

Pour fêter la fin de leur investigation, toute l'équipe se retrouva au Old Haunt, aux frais de l'écrivain, bien entendu. Attablé devant sa bière, Ryan demanda

-Et que va devenir le fils Cowan, du coup ?

-Eh bien, vu qu'il est fils unique, il hérite de la fortune de son père… commença Kate.

-Et du coup, il va pouvoir se payer les études dont il rêvait, acheva Castle.

-Ouais, une fin digne d'un conte de fée, quoi, railla Esposito.

-Par moment, je me demande comment Lanie peut supporter ton manque de romantisme, remarqua la détective.

-Oh, je te rassure, il m'arrive parfois de me le demander aussi, répondit Lanie en riant, avant de se prendre un coup de coude de l'hispanique.

La soirée se termina ainsi, dans la détente et les rires, chacun s'autorisant à oublier un peu la réalité du monde pour goûter à l'instant présent, et savourer les petits plaisirs de la vie, comme celui d'être entouré de ses amis, d'avoir quelqu'un que l'on aime à ses côtés, ou même tout simplement être libre de rire.

La joyeuse bande se sépara devant le bar, et chacun rentra chez lui, Ryan accompagné de Jenny, Lanie et Esposito main dans la main, tandis que Castle et Beckett prenaient le chemin du loft, enlacés comme un couple d'adolescent transis d'amour.

Un peu plus tard cette nuit là, ce fut la place froide à côté d'elle dans le lit qui la réveilla. Intriguée, elle releva la tête, pour voir une faible lueur filtrer sous la porte de la chambre. Elle se leva, s'habillant juste d'une chemise de son homme, et descendit silencieusement les escaliers. Elle le trouva sur le canapé, son ordinateur sur les genoux, en train d'écrire, ses doigts volant sur le clavier comme rarement. Elle s'arrêta et sourit en le contemplant. Elle savait qu'elle ne devait pas le déranger quand il écrivait, aussi se laissa-t-elle glisser silencieusement à côté de lui sur le canapé, posant la tête sur son épaule. Il arrêta un instant la danse de ses doigts sur le clavier, l'observant tendrement avec ce sourire qu'il ne réservait qu'à elle. Puis, alors qu'elle s'installait confortablement contre lui pour finir sa nuit, il l'embrassa sur le sommet du crâne et reprit son histoire.

Ce livre allait être un nouveau best-seller, il le savait.