Quand la brune se réveilla, son amant était encore blotti contre elle. Il jouait tranquillement avec l'une de ses mèches rebelles, un sourire niais aux lèvres et ses yeux bleus reflétant le bonheur.
-Sting, appela-t-elle.
-Oui? répondit- il, souriant.
-Tu es... bizarre, souffla-t-elle.
-Ah bon? s'étonna-t-il.
-D'habitude, tu ne viens me voir que pour... hésita-t-elle en rougissant.
Il ne répondit pas, se contentant d'embrasser son front. Puis il mêla ses doigts à ceux de la brune avec une douceur qu'elle ne lui connaissait pas.
-Rogue m'a dit quelque chose, hier soir, lâcha-t-il enfin après quelques minutes de silence, une chose qui m'a fait prendre conscience de beaucoup d'autres choses.
Elle ne savait que répondre à cela. En fait, elle n'arrivait plus vraiment à réfléchir, son cerveau semblait encore dormir. Le regard de son amant était si... amoureux. Cela la chamboulait complètement. Mais ce regard, cette façon de lui parler, de la toucher, tout ça la décida à faire quelque chose de fou, quelque chose d'insensé que jamais elle n'aurait osé autrement, en temps normal.
-Sting, je... commença-t-elle. Je dois te dire quelque chose.
Son cœur accéléra, tandis que le sang affluait sur ses joues. Pourquoi ne pas lui dire? Ils étaient en véritable osmose à cet instant précis, tant et si bien qu'elle voulait tout lui avouer.
-Je t'écoute, susurra-t-il en caressant ses cheveux bruns.
-Je... Je suis...
Les mots se bloquaient dans sa gorge, au fur et à mesure qu'elle pensait à la réaction du jeune homme, et elle avait du mal à déglutir. La peur la saisit au ventre, et elle ne put que jeter l'éponge.
-On va être en retard, lâcha-t-elle la voix tremblante.
Elle se leva du lit, sous le regard interrogateur du dragon de lumière. Elle s'enfuit dans la salle de bain, ferma la porte à clefs avant de se laisser glisser à terre, les bras serrés contre son ventre pour protéger son bébé, puis laissa ses larmes couler à torrents.
Sting regarda longuement la porte, l'air concentré. Il se redressa sur ses coudes, se demandant bien ce qui avait pu mettre la jolie jeune femme dans cet état. Il se glissa à l'extérieur du lit pour aller coller son front contre la porte. Son ouïe surhumaine lui permit d'entendre les pleurs de sa chère et tendre. Son doigt parcourut le bois sculpté.
-Minerva? appela-t-il faiblement.
-Va-t-en, Sting, bredouilla la jeune femme derrière la porte. Personne ne doit savoir que tu es là.
-Je sais, mais... insista-t-il.
-Va-t-en! Tu vas être en retard!
La voix de la jeune femme se perdit, étranglée par les sanglots. Les doigts du jeune homme se serrèrent, et ses ongles éraflèrent le vernis.
-Bon, céda-t-il. J'y vais, alors. Je t'attends en bas. J't'aime, ajouta-t-il si faiblement qu'elle ne put l'entendre.
Il attrapa sa veste et sortit, le cœur en morceaux. C'était la première fois qu'il ressentait ça. Même la perte de Weisslogia ne lui avait pas autant fait mal.
Son acolyte brun l'attendais en bas des escaliers, dans leur canapé fétiche. Les deux félins aussi étaient présents, ainsi que le reste de la troupe des Grands Jeux Magiques.
-Eh ben, lâcha Orga, t'as traîné au pieu, c'matin. T'as fait la fête hier soir?
-Lâche-moi, s'teuplaît, soupira le blond. 'Pas l'moment.
-Oh, fit Rufus. Un problème?
Oui, un problème! Je couche avec la fille du Maître, j'en suis amoureux, elle a l'air de me faire la tête parce que je voulais être gentil et passer du temps avec elle et elle ne veux apparemment plus me voir, même pas en peinture! Donc, oui, y a un problème!
Ça, c'est ce qu'il aurait voulu hurler à la face du monde, même à la face du Maître, en postillonant si possible! Mais il se contenta de grogner, comme à son habitude. Ce masque de Sabertooth, ce masque qui les empêchait de ressentir la moindre émotion. Le même que s'était amusé à reproduire Rufus. Enfin, d'après lui. Peut-être était-ce pour autre chose, il n'en savait. Et il s'en fichait comme de sa première diarrhée.
Un bruit de talons se fit entendre dans l'escalier, et tous se tournèrent vers la source. Minerva descendait lentement, dans sa tenue de toujours, la robe fendue. La grâce et la puissance qu'elle dégageait le laissa sans voix. Elle était magnifique, elle atteignait en cet instant la perfection.
Du moins, c'est ce que tout homme aurait put penser. Mais Sting, lui, n'y voyait que de la mascarade, une pièce de théâtre de mauvais goût. Il ne voyait pas la fille du maître de Sabertooth, il voyait une actrice qui jouait un rôle qui se définissait comme son contraire, son exact opposé.
La seule Minerva qui arrivait à l'impressionner, à l'atteindre était la douce et fragile jeune femme en laquelle elle se transformait chaque soir, la jeune femme à la larme facile qu'il avait peur de briser à chaque fois qu'il s'approchait.
Sa Minerva n'était pas celle de Jienma.
Aaaah! Oui, je sais, j'avais dis "dans vingt minutes" TToTT mais entre-temps, j'ai dû aller me balader TwT
Dooonc, désolée pour le retard D:
Eeenfin, bref, voici la suite de mon moment guimauve. Oui, j'aime le romantisme :D
Pour te répondre, Fairy-Sabertooth, cher fidèle lecteur B) (noooon je ne me la pète pas C: ) non, je ne ferai pas de lemon :/ Pourquoi? Et bien, parce que je n'aime pas ça, et que je suis pas douée TToTT
Enfin, bon, j'vous embête pas plus, j'espère que ce chapitre vous a plu, et je vous dit bisous baveux :D
À plus pour de nouvelles aventures! :D
