Encore désolée pour cet immense retard, je vais finir par me faire taper (et je le mériterais haha) ! N'hésitez surtout pas à reviewer, ou même à venir papoter en privé! Je vous embrasse et je vous remercie tous de me suivre. A bientot !

No'


Lexa avait froid, et son souffle traçait dans les airs des motifs cotonneux, apparaissant et disparaissant à chacune de ses longues inspirations. Elle marchait droit devant elle avec énergie, emmitouflée vainement dans sa longue veste de Commandante, à travers un bois de hauts résineux légèrement couverts de neige. Du coin de l'œil, elle voyait ça et là tomber de très légers flocons duveteux, témoignant par leur tenue au sol de la basse température. Elle ne pouvait s'empêcher de grelotter ; chaque parcelle de son corps était engourdie, et elle peinait à rester concentrée sur là ou elle posait ses pieds. La terre était glissante sous la semelle de ses bottes, à cause de la fine pellicule de gel qui était en train de se former sournoisement. Et comme pour arranger les choses, il faisait vraiment sombre, et ce malgré la lueur blanchâtre que projetait la Lune à travers les larges ramures des arbres qui s'entrelaçaient juste au dessus de sa tête.

Le temps passait lentement, semblant même s'étirer, et Lexa avait l'impression d'être en train de faire du sur place ; sans les traces qu'elle laissait sempiternellement derrière elle, elle aurait juré de pas avoir progressé d'un seul mètre. Irascible et fatiguée, elle finit par s'appuyer contre le tronc grossier d'un grand sapin, se mettant ainsi à l'abri de la neige qui tombait de plus en plus, recouvrant d'un suaire blanc les environs. Laissant aller sa tête contre l'écorce rude, elle ferma les yeux et essaya de se souvenir de ce qu'elle faisait là, au milieu de nulle part, seule et frigorifiée. A vrai dire, elle n'en avait absolument aucune idée, et évidemment, ça n'améliorait en rien son humeur. Jouant machinalement avec le manche de son épée, qui pendait sagement dans son fourreau attaché à sa ceinture de cuir, elle rouvrit les paupières et avisa longuement le décor qui s'étendait devant elle. Elle ne releva rien de notable, hormis des arbres à perte de vue qui se perdaient dans la pénombre, de la neige tourbillonnante, et un silence plat presque dérangeant.

Lexa secoua la tête pour remettre ses idées en place, frustrée d'être aussi perdue, elle qui en temps normal aimait avoir le contrôle sur tout. Grommelant des insultes hautes en couleur en Trigedaslang, elle sortit de sa cachette et reprit de mauvaise grâce son chemin vers ce qui lui semblait être le Nord, à en juger par l'étoile polaire qui brillait dans le ciel.

Ayant gardé un œil attentif rivé sur la forêt alentour, elle aperçut tout à coup une forme sombre dans le lointain. Elle la prit d'abord pour un buisson, mais se rendit vite compte que cela remuait et se déplaçait. Par précaution, elle dégaina son arme d'un geste mécanique, prête à se défendre, tandis qu'un long frisson d'adrénaline parcourait son échine de part en part. Aux aguets, elle tendit l'oreille tout en se tapissant derrière le tronc d'un vieil épicéa ; elle apparenta le bruit qui provenait d'en direction de la chose à des pas indiscrets, précipités et désordonnés. Elle expira plusieurs fois afin de calmer son rythme cardiaque, comme lui avait apprit Anya quand elle était encore enfant, et jeta un œil au-delà de l'arbre derrière lequel elle s'était dissimulée, scrutant la forêt, cherchant à débusquer celui ou celle dont elle sentait désormais irrémédiablement la présence.

Elle eut soudain l'impression de distinguer une silhouette droit devant elle ; elle eut à peine le temps de plisser les yeux qu'un long hurlement déchira la nuit, provenant de quelque part dans son dos. Lexa hésita une fraction de seconde entre lâcher la silhouette des yeux ou regarder en direction du cri, mais elle craqua et se retourna, interpellée par la détresse accablante qui en émanait. Elle ne vit pourtant rien ni personne, et quand elle regarda de nouveau en direction de la silhouette, celle-ci avait disparu. Elle jura et se redressa, tournant sur elle-même, légèrement paniquée, cherchant à la volée l'auteur du cri ou la personne qu'elle avait aperçu, puisqu'elle était sûre qu'il s'agissait de deux individus différents. Elle serra les dents tandis qu'un autre cri retentissait derrière elle, la faisant se retourner derechef.

-LEXA !

Son sang ne fit qu'un tour lorsqu'elle discerna son prénom. La voix qui l'appelait lui rappelait quelqu'un qui lui était cher, sans qu'elle puisse mettre de nom ou de visage dessus. Elle fit quelques pas, attirée et le cœur serré, quand elle entendit une branchette craquer non loin d'elle, signalant de manière très peu subtile une présence. Son esprit se mit en alerte, et elle fit face lentement, brandissant la lame de son épée en avant. Elle découvrit alors la fameuse silhouette, plantée droite comme un piquet dans la neige, à seulement quelques pas. Elle était vêtue d'une vieille combinaison usée, de bottes lacées jusqu'aux genoux, et le haut de son corps était drapé méthodiquement dans un grand châle noir ; de cette façon, Lexa ne pouvait pas voir son visage ni même une simple parcelle de peau. Ne sachant pas à qui elle avait affaire, elle resta donc en garde, menaçante.

-Tu compte vraiment utiliser ça contre moi ?

La voix, féminine et claire, mélange surprenant de douceur et de rancœur, éveilla en Lexa un sentiment étrange de déjà vu, semblable à ce que le cri avait évoqué en elle quelques secondes auparavant. Elle tiqua, fouillant sa mémoire, et eut soudain peur de comprendre. Gardant son arme levée, elle murmura dans le froid, entrouvrant à peine les lèvres.

-Qui es-tu ?

La jeune fille, puisque c'en était une, fut secouée d'un léger rire mutin, qui résonna étrangement dans l'atmosphère silentieuse qui régnait.

-Tu ne me reconnais pas, Aleksandria ?

Lexa baissa ostensiblement son épée, la gorge nouée et les poings serrés. Personne ne l'appelait jamais pas le nom de naissance que sa mère lui avait donné, puisqu'elle l'avait largement abandonné lors du début de son avènement en tant que Heda. Personne, absolument personne n'osait encore la désigner ainsi, sauf peut-être une. Lexa blêmit, se redressant à peine, trop choquée pour parler, le regard rivé sur la silhouette. L'autre fit alors tomber son capuchon, et Lexa en oublia de respirer, lorsque ce qu'elle vit vint conforter ce qu'elle n'osait pas même imaginer. Et pourtant, c'était Costia. Costia, tout en délicatesse, avec ses longs cheveux noirs corbeau et son visage enfantin, constellé de tâches de rousseur. Elle était là, réellement là, à porté de main. Lexa sentit son cœur s'emballer, incapable d'y croire. Elle voulut s'approcher, mais Costia leva une main gantée pour la stopper, lui intimant de rester là où elle se trouvait.

-Ne t'approche pas de moi, Lexa. Restes où tu es.

-Pourquoi ?

-Je ne veux pas.

Lexa resta interdite, voire même blessée.

-Qu'est-ce qui te prends ?

-Tu as la mémoire courte, Heda Leksa ?

L'air grave, Costia écarta alors le large foulard noir qui entourait ses épaules, et délaça de ses longs doigts son corsage, qui montait jusque sous son menton. Elle tira sur le lacet qui se défit, exposant ainsi son cou à l'air libre. Lexa put alors apercevoir une longue cicatrice rosé grossière et marquée, lui encerclant la gorge et barrant ainsi sa peau olivâtre.

-Il me prend que je suis morte. Et ce… par ta faute.

Lexa reçut les mots comme des gifles. Costia commença à décrire un cercle autour d'elle, restant néanmoins à distance.

- Comment peux-tu dire ça ? déglutit lentement la Commandante.

-C'est la vérité, cracha Costia, le regard mauvais. Tu n'ose pas te l'avouer, et pourtant tu le sais, tu le sais pertinemment. C'est à cause de toi que ces sauvages du peuple des Glaces m'ont tuée. Tu crois qu'ils m'auraient décapitée et renvoyée à la capitale en morceaux s'ils n'avaient pas su qui j'étais ?

-Tu savais qu'être avec moi était risqué, répondit Lexa, douchée. Tu disais que…

-La Compagne, voilà qui j'étais, reprit Costia sans lui laisser le temps de parler. La jolie et stupide Compagne qu'il te plaisait d'exhiber.

-Mais qu'est-ce que tu raconte ? Ce qui est arrivé était un accident !

-Un accident qui ne serait jamais arrivé si tu avais fait l'effort de me protéger comme tu le devais !

-J'ai tout fait pour te protéger ! argua Lexa, des larmes lui montant aux yeux.

-C'est faux ! gronda l'autre. Tu ne m'as as protégée, puisque je suis morte, alors que j'avais encore toute la vie devant moi ! C'était pourtant ta tâche, de me défendre de tout. Tu me l'avais promis quand nous étions enfants. Tu l'avais juré. Ne me dis pas que tu as tout fait pour me protéger, Lexa. Tu es devenue Heda et la Nation est passée avant tout. Tu es devenue Heda et je suis devenue personne. Je suis morte dans ton ombre alors tu avais promis que nous serions lumière, toi et tu m'avais gardée auprès de toi au lieu de m'envoyer dans le Peuple des Dunes, ils ne m'aurait jamais prise.

-Arrête, je t'en prie.

-Tu m'as rejetée, tu ne me regardais plus, tu ne te souciais plus de moi, tu ne m'aimais plus. Et tu ne m'as même pas vengée !

-Arrête.

-Tu es un monstre, Lexa. Tu fais le mal et tu sème la douleur autour de toi. Tu as beau essayer de t'en dissuader, tu l'es, et tu le resteras. Un monstre sans coeur pour qui l'amour est une faiblesse.

-ARRETE ! hurla la Commandante, se prenant la tête entre les mains, cherchant une protection contre ces mots qui la heurtait de plein fouet, la faisant autant voire plus souffrir que si c'était des coups.

Costia finit par se taire, et baissa sur son ancienne amante un regard dur et plein de tristesse. Lexa quant à elle, n'arrivait pas à se remettre du choc. Elle sentait presque son cœur se disloquer dans sa poitrine. Elle leva alors les yeux, et lâcha d'une voix rauque.

-Pourquoi viens-tu me hanter ?

-Pour que tu te rappelle, Leksa. Pour que tu te rappelle combien tu as fauté, et combien cela va te coûter.

-Tu ne crois pas que ta perte m'a déjà assez tuée de l'intérieur ? répondit-elle abruptement. Le prix dont tu parles, je l'ai déjà payé, en passant chaque jour de ma vie sans toi à mes côtés.

-Et tu continu de te mentir ! cria l'autre d'un ton rauque. Cela ne cessera jamais de te coûter, parce que tu ne cesseras jamais de vivre avec tes responsabilités, tu n'arrêtera jamais de fauter ! Tu tiens ton peuple comme une enfant capricieuse, tu fais des choix que tu regrettes à tout bouts de champs, tu fais n'importe quoi ! Tu n'es strictement pas à la hauteur des tâches qui t'incombent !

Lexa se redressa, sur la défensive. Elle acceptait peut-être les reproches faits à Lexa, la jeune femme, mais elle ne pouvait pas se laisser insulter en temps que Heda. Elle s'apprêtait à répondre lorsqu'un troisième hurlement retentit dans son dos. Elle reconnu cette fois ci la voix, et ses yeux s'agrandirent de terreur. C'était Clarke. C'était Clarke qui criait à la mort dans le lointain. Cherchant une quelconque réponse, elle vrilla son regard sur Costia.

-Tu n'as pas été à la hauteur pour moi. Ne crois pas que tu ne le seras pour elle.

Lexa gronda et démarra au quart de tour, la peur au ventre, courant aussi vite que ses jambes fatiguées le pouvaient. Elle essayait de se repérer au son, slalomant entre les arbres, progressant presque à l'aveuglette faute de lumière directe. Elle ne cessait de trébucher, se retenant de justesse à des branches ou des racines protubérantes qui se dressaient sur son passage, et repartait de plus belle, l'esprit en vrac. Au d'un sprint qui lui parut interminable, elle eut l'impression de toucher au but, parvenant à distinguer les trémolos dans la voix de Clarke qui n'avait pas cessé de résonner à ses tympans. Elle déboucha alors dans une clairière baignée de rayon de Lune, éclairée de ce fait comme en plein jour.

Costia était déjà là, assise par terre, et elle n'était pas seule. Elle tenait la jeune Skaikru dans ses bras, allongée à même le sol, inerte. Lexa cru devenir folle. Elle se précipita vers elles, glissant à moitié sur une plaque verglacée, son cœur battant la chamade, et des larmes incontrôlables roulant sans discontinuer sur ses joues. Costia la regarda faire, les yeux humides mais froids, les épaules secouées de légers spasmes, serrant machinalement contre elle la jeune leader qu'elle n'était pourtant pas sensée connaitre le moins du monde.

-Qu'est-ce qu'il s'est passé ? gémit Lexa, ahurie, en s'agenouillant en catastrophe.

Les mains tremblantes, elle chercha un pouls au poignet de Clarke, puis dans son cou, à l'endroit de la jugulaire ; elle se mit à paniquer en n'en trouvant aucun. Par réflexe, elle chercha à attirer le corps de la blonde vers elle, et Costia la laissa faire, se dégageant pour qu'elle la récupère. Lexa installa Clarke sur ses genoux et se pencha sur elle, essayant de capter le moindre signe de vie ; un sanglot vibrant lui enserra la gorge quand elle se rendit compte que sa peau était gelée, que son cœur ne battait plus, qu'elle ne respirait plus, qu'en réalité elle ne vivait plus.

-Mais qu'est-ce qu'il s'est passé ? répéta-t-elle, désemparée, caressant la joue pâle de Clarke, tandis que des larmes dégringolaient de son menton pour aller se perdre dans sa chevelure blonde.

-Eh bien, fit Costia, qui s'était relevée. Toi.

Lexa eut l'impression qu'elle venait de nouveau de la gifler.

-Non, fit-elle en serrant un peu plus Clarke contre elle, et appuyant son front contre le sien. Non. C'est impossible.

-C'est ce qui va se passer, assena Costia. Elle finira par mourir à cause de toi, comme moi, comme Gustus, comme tous les autres. Tout ça parce que tu ne sais pas aimer, Leksa. Tu ne sais que détruire.

-C'est faux, sanglota la Commandante en enfouissant son visage dans le cou de Clarke, pleurant amèrement, la froideur de la peau de la jeune leader la faisant frissonner d'horreur.

-C'est vrai. Et elle ne va pas échapper à la règle.

Costia fit une pause, et attendit que Lexa la regarde à nouveau pour continuer d'une voix monocorde et incisive.

-Tu finiras par la tuer, d'une manière ou d'une autre.

-NON ! cria Lexa, sentant son cœur exploser à l'intérieur de sa poitrine.

-NON !

Lexa s'éveilla en sursaut, le hurlement coincé en trvaers la gorge. Elle s'assit brusquement, la tête lui tournant affreusement, et la vue brouillée par des larmes intarissables qui ruisselaient en cascade sur ses joues. Elle tâtonna autour d'elle pour se retrouver, paniquée, cherchant Clarke qu'elle ne sentait plus dans ses bras. Elle fut déroutée de ne pas sentir de neige en posant ses mains à côté d'elle, puisqu'elle touchait présentement ce qui semblait être d'épaisses couvertures en fourrure. Égarée, elle frotta ses yeux comme une démente, et finit par reconnaître l'endroit où elle se trouvait réellement.

Sa tente. Elle était dans sa tente, en sécurité, à Cago. Pas de forêt enneigée, pas de froid, pas de clairière. Lexa déglutit, son esprit fonctionnant à toute vitesse, afin de la persuader que tout allait bien, que le danger était écarté. Elle n'avait fait que cauchemarder. Le cœur battant la chamade, elle se retourna et découvrit Clarke, étendue sur le dos à côté d'elle, comme dans son souvenir. Ses cheveux d'or auréolaient sa tête, et elle était blottie sous les couvertures, qui lui montaient presque jusqu'au menton, dissimulant presque entièrement le bandage qui enserrait sa poitrine. Se retenant de respirer, Lexa se pencha sur elle, écartant de son visage quelques mèches blondes. Elle l'observa attentivement, souriant dans le vide en l'entendant ronfler doucement, en constatant la coloration soutenue de ses pommettes, en sentant la chaleur qui émanait de sa peau lorsque ses doigts effleurèrent ses joues. La vague de soulagement qui l'étreignit fut telle que quelques larmes lui échappèrent de nouveau. Clarke était vivante. Blessée et malade, mais vivante, et c'était cela le plus important. Chassant de son esprit la Clarke froide et allongée dans la neige, elle approcha son visage du sien, et embrassa son front délicatement.

Ce contact, simple et doux, finit par anesthésier sa peur et réussit à de nouveau l'ancrer dans la réalité. Cela évoqua une certaine chaleur en elle, lui rappelant le baiser qu'elle avait réussit à lui voler, il y avait de cela plusieurs mois déjà. Elle se rassit sur le lit, et essuya les dernières larmes qui récidivaient sur sa peau, tout en regardant Clarke qui s'agitait dans son sommeil. Elle sembla chercher quelque chose du bout des doigts, ne s'arrêtant que lorsqu'ils rencontrèrent ceux de Lexa. Cette dernière lui prit la main, avec tendresse. C'est alors que les paroles de Costia lui revinrent alors en mémoire.

« Tu n'as pas été à la hauteur pour moi. Tu ne le seras pas non plus pour elle. »

Elle serra les dents, et étreignit un peu plus fort la paume de Clarke. Costia avait tort. Même si elle avait échoué à la protéger elle, elle pouvait encore veiller sur la jeune Skykru, et faire pour une fois les bons choix, pour ne pas commettre les mêmes erreurs que la première fois. Elle réfléchit quelques instants, puis se leva promptement, laissant Clarke une poignée de minutes, afin d'héler Mel qui somnolait non loin de l'entrée de la tente. La guerrière sursauta en avisant sa Heda bondir hors de la tente, l'air déterminé, alors que la Lune brillait encore haut dans le ciel.

-Dès les premières lueurs du jour, trouve Indra et organisez notre départ, lâcha simplement Lexa. Je veux que nous partions dès que c'est possible. Que tout le monde soit prêt le plus rapidement possible.

-Euh… bien, Heda, je…

-Et si tu croise Nyko, dis lui de réquisitionner l'un des chevaux de transport des infirmeries, et de le ramener ici dès que se sera possible. S'il-te-plait.

Mel hocha la tête, un peu déconcertée, et regarda la Commandante s'engouffrer de nouveau sous sa tente, sans avoir eut le temps d'en placer une. Lexa, quand à elle, retourna auprès de Clarke. Elle s'assit au bord du lit, et murmura plus pour elle-même que pour la blonde, qui ne s'était pas réveillée.

-Si tu n'arrive pas à guérir ici, à Polis, on arrivera à te soigner. Tu iras mieux, et je te promets que je ne laisserais plus rien t'arriver. Plus jamais.

A suivre...