Bonsoir ! Je suis sincèrement désolée pour ces jours de retard, mon ordi est enfin réparé depuis hier, mais ce merveilleux informaticien à omis de me rendre mon chargeur donc j'ai pu m'en servir qu'une après-midi. Bref, je vous laisse avec ce chapitre, en espérant que le suspense vous aura captivé.
Le titre et les extraits sont de la chanson "Change" du groupe Poets of the Fall.
Bonne lecture !
Merci à Arrion.
Chapitre 9 : Change
You say you feel a chill in the season
Like something is falling apart
You say you can't hold it together much longer
And I should look after your heart
Quand le soleil se leva enfin, chacun émergea comme il le put de son sommeil et ils se rejoignirent pour prendre le petit-déjeuner. Alors qu'ils avaient tous plus ou moins la tête dans leur jus de citrouille, un jet de lumière argenté déchira l'air. Les discussions se stoppèrent alors que l'ambiance était plutôt joyeuse. Ils relevèrent tous les yeux, leur regard convergents vers une seule et même personne.
Drago se leva d'un bond, le silence brisé par le raclement de sa chaise sur le carrelage de la salle à manger. Le patronus était entré voluptueusement dans la pièce et le blond l'avait immédiatement reconnu. Le majestueux paon et ses reflets argentés annonça le message de Narcissa Malfoy et le silence se fit plus pesant encore.
« Drago, viens à Ste Mangouste aussi vite que tu le peux. »
Le concerné attrapa furtivement sa baguette et jeta un regard de décharge à Blaise avant de transplaner. Autour de la table, personne de pipait mot, ne sachant pas trop comment réagir. Tout le monde continua de manger, mais la tension déchirait l'atmosphère et pesait dans tous les esprits.
Quand le Serpentard arriva à Ste Mangouste, il courait dans les couloirs en direction de la chambre de son père. Il vit, alors qu'il débouchait dans le couloir, un dizaine de médicomages qui s'affairaient dans la pièce, allant et venant. Il tenta de s'approcher, voulant rentrer, mais il fut retenu par une main ferme, mais légèrement tremblante.
Derrière lui, sa mère avait les yeux brillants et l'air terriblement épuisée. Drago s'approcha d'elle et la prit dans ses bras. Ne sachant toujours pas ce qu'il se passait, le blond s'écarta au bout de quelques minutes.
« -Il y a environ six heures, ton père à bougé alors que j'étais près de lui, commença Narcissa, j'ai donc appelé les médicomages qui sont venus dans la chambre. Ils ne savaient pas encore si c'était bon ou mauvais signe et ils ont commencé à l'examiner plus attentivement.
-Et alors ? Il s'est passé quoi ensuite ? pressa le jeune homme.
-Et bien, quand je t'ai envoyé le patronus quand une interne m'a dit qu'il avait montré un signe de réveil. »
Le blond eut un sourire nerveux, puis un petit rire. Il prit de nouveau sa mère dans ses bras, caressant doucement ses cheveux. « Il va se réveiller. » ne cessait-il de répéter, comme pour se l'assurer alors que se n'était un petit signe.
Il passa des heures interminables, assit dans son fauteuil, Drago n'en pouvait plus. Il avait prévenu Blaise de la situation, mais lui avait demandé d'attendre que les choses évoluent pour venir. La mère du blond ne pouvait pas rester tranquille : elle faisait les cents pas et demandait à chaque médicomage ou infirmière qui sortait de la chambre de son mari comment il allait.
Aux alentours de midi, de nombreux médicomages quittèrent les lieux et un homme élancé s'approcha. Il avait l'air exténué, faisant parti des premiers à avoir été sur le cas de Lucius, cela faisait plus de dix heures qu'il s'occupait de l'aîné Malfoy.
« -Madame, commença-t-il avec un signe de tête, quand votre mari à réagi une première fois, nous ne savions pas ce qu'il allait advenir de son état. La série d'examen que nous avons accomplie donne des résultats différents, mais tous assurent un réveil prochain. Cependant, M. Malfoy devra subir de nouveaux tests, assez régulièrement, il devra aussi suivre un traitement d'un longueur indéterminée. Je vais vous laisser, votre mari devrait se réveiller sous peu, une infirmière passera plus tard dans la journée. Au revoir.
-Merci, au revoir, répondit simplement Narcissa qui se dirigeait déjà vers la chambre. »
Drago lança un patronus à Blaise avant de passer la porte. La pièce était seulement éclairée par la lumière qui passait par les rideaux, ce qui la rendait un peu sombre. Les murs étaient peints d'un bleu pâle qui s'accordait parfaitement au blanc immaculé des meubles et du sol. Une dernière infirmière sortie de la pièce alors que le blond s'avançait vers lit où sa mère veillait déjà.
L'homme qui était allongé avait au moins dix ans de plus que le Lucius Malfoy que connaissait Drago. Ses traits étaient encore plus tirés que d'habitude, ses cheveux semblaient grisonnants et son visage ridé par endroits lui donnaient un air éteint. Drago s'approcha un peu plus de sa mère et posa une main sur son épaule. Narcissa l'attrapa du bout des doigts et commença à la caresser doucement. Le blond sentait sa mère toute tremblante, lui même était fébrile et combattait cette sensation d'incertitude qui prenait le dessus à chaque regard vers son père.
Lucius semblait plongé dans un profond sommeil. C'était un peu le cas, en réalité il dormait vraiment, mais ce n'était pas qualifiable de sommeil. Ce qui marqua vraiment Drago, et ce qui lui fit le plus de mal, c'était que son père paraissait paisible. Il avait passé trois mois dans le coma, mais c'était ainsi qu'il semblait être en paix avec le reste du monde.
Le silence qui régnait dans la pièce fut brisé par l'arrivée de Blaise. Il resta près de Narcissa comme elle était restait près de lui quand sa propre mère n'y était pas. L'atmosphère de la chambre était chargée de respect, de calme et d'amour, cet amour familial mais presque secret qui les unissait tous les quatre.
En fin d'après-midi, la main de Lucius que tenait sa femme frémit. Croyant d'abord à son imagination, la mère de Drago releva légèrement la tête, continuant seulement d'espérer, mais elle sentit de nouveau un mouvement plus intense dans le creux de sa paume.
« -Il a bougé ! S'exclama-t-elle. Oh, Lucius... Lucius tu m'entends ? commença-t-elle à répéter. »
Blaise et Drago s'étaient immédiatement tendus et scrutaient le corps jusqu'à présent immobile de l'aîné Malfoy. Au bout de quelques minutes, un faible grognement s'échappa de sa gorge et il commença à papillonner des yeux. Quand il sembla s'être complètement réveillé, Narcissa l'enlaça avec tout l'amour qu'elle mourrait de lui donner depuis qu'il était dans le coma. Derrière elle, Drago et Blaise s'étreignirent, lâchant simultanément un soupire de soulagement total.
L'aîné Malfoy semblait aller relativement bien, il avait l'air un peu exténué, mais soulagé également de retrouver sa femme. Cependant, après quelques instants, Lucius commença à froncer les sourcils et à observer la pièce dans laquelle il se trouvait. Puis, semblant se rappeler ce qu'il s'était passé pour qu'il arrive ici, il regarda son fils droit dans les yeux, l'atmosphère de la chambre se chargeant immédiatement d'un malaise lourd.
Drago ne broncha pas et finit par demander à sa mère et à Blaise de le laisser seul avec son père. Après quelques protestations de Narcissa, ils finirent par être enfin seul à seul. Le jeune blond prit un ton sans appel, restant droit et déclara :
« -Père, je veux que vous me laissiez parler sans interruptions et que vous écoutiez bien ce que j'ai à vous dire.
-Bien, je ne pense pas avoir le choix de toutes façons, répondit Lucius de mauvaise grâce.
-En effet. Quand je suis venu à Askaban, je voulais avoir une discussion correcte avec vous et essayer de régler les différents qui nous éloignent. Je ne pensais pas que de cette volonté découlerai le drame qui est advenu. Et c'est bien pour cela que je suis désolé. Oui père, je le dis, ajouta Drago en voyant la grimace de son aîné devant ses excuses, et je le dis franchement parce que c'est ce que je pense.
Je suis désolé de m'être comporté de façon détestable envers vous, mais comprenez bien une chose. Vous m'avez inculqué des valeurs que je m'efforce de respecter et je n'ai pas encore failli, contrairement à vous. Il est certain que je pense toutes les choses que je vous ai dites et je ne m'en cache pas. Je m'évertue à changer l'image qui me suit, et que ça vous plaise ou non, je me suis rapproché de personnes que vous n'aimez pas.
La seule chose que je souhaite, c'est de faire en sorte que notre famille ne soit plus en équilibre constant sur le fil du rasoir. Je ne veux pas que ma mère continue de vivre tiraillée entre nous deux. J'ai décidé que j'allais faire ce que je pouvais pour essayer de régler cela, mais j'estime qu'il est de votre devoir de faire la même chose de votre côté. Je suis désolé de ce que j'ai fait, mais je ne suis pas le seul responsable, conclut-il.
Le jeune homme se tenait toujours aussi droit, regardant son père allongé devant lui. Ce dernier semblait en proie à une grande réflexion quant à la réponse qu'il allait formuler.
-Je t'ai entendu, finit-il par déclarer. Je t'ai entendu, mais j'ai quand même mon mot à dire. Je désapprouve pleinement ton rapprochement avec les Gryffondor, mais je ne crois pas avoir le droit de décider qui sont tes amis. Je suis fier de ce que je t'ai enseigné et je suis fier que tu le respecte, mais je suis vieux et fatigué maintenant et tu es assez grand pour choisir la manière dont tu construis ta vie. Je n'aurais pas du te reprocher d'être retourné à Poudlard et de ne pas t'être occupé de ta mère, je souhaite seulement son bonheur. Alors j'accepte de faire des efforts, mais comprend bien que je ne pourrai pas en faire beaucoup.
Même s'il ne le montrait pas, Drago était pantois face à la déclaration de son père. Il avait pensé qu'il s'offusquerait ou qu'il refuserait d'admettre sa faute, mais non. Il acceptait. Le jeune homme ne pu que se dire que la vieillesse avait ramollie son père. Il semblait avoir laissé tomber l'homme strict et sévère qu'il était autrefois.
-Vous acceptez, répéta-t-il. J'en suis heureux, déclara-t-il sincèrement. »
Et avant que Lucius n'ai pu faire le moindre commentaire, son fils alla chercher Narcissa et Blaise qui attendaient dans le couloir. Ainsi, quand le nuit arriva, ils étaient à nouveaux tous réunis et les tensions étaient largement réduites.
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Quand Blaise avait rejoint Drago à l'hôpital, tout le monde au Manoir Zabini s'était plus ou moins dispersé. Hermione était partie avec Harry et Ron au Terrier et elle ne cessait de se demander comment allait Lucius. Avant de partir, le métis avait reçu un patronus disant que l'aîné Malfoy montrait des signes de réveil, mais elle n'en savait pas plus. Tout le monde dans le salon se questionnait sur ce qui était entrain de se passer, Ron avait mit sa famille au courant et son père pensait qu'à son réveil, Malfoy ferait l'objet d'un nouveau procès concernant la longueur de à sa peine.
La journée se finit ainsi, mais Hermione avait encore en tête le regard affolé de Drago qui partait le matin même pour l'hôpital. Elle se souvenait trop bien l'état dans lequel elle était quand il était venu l'aider, alors elle se promit de faire tout son possible pour être à ses côtés s'il avait besoin d'elle. La nuit et ses tourments emportèrent la jeune femme qui continuait à faire des cauchemars sur la mort de ses parents.
A son réveil, Hermione avait une idée en tête, mais elle ne cessait de douter. Elle était tiraillée par l'envie de se rendre à Ste Mangouste pour savoir comment allait Lucius, mais d'un autre côté, elle avait peur à cause du passif de leur relation assez, comment dire, catastrophique. Durant toute la matinée, elle tergiversa, faisant les cents pas, torturant son esprit.
Finalement, sur un coup de tête, parce que c'était vraiment cela, un coup de tête, elle attrapa son sac à main et transplana sur le Chemin de Traverse, prétextant aller acheter des livres . Dans le fond, elle ne leur mentait pas complètement, elle passa réellement chez Fleury et Bots. C'est d'ailleurs à la sortie de la boutique, qu'elle se remis à hésiter. Elle resserra sa cape de sorcier autour de son cou alors qu'un vent d'hiver se levait, s'engageant en direction de l'hôpital.
Elle ne savait pas très bien comment, mais elle se retrouva dans le hall d'entrée, à demander à l'accueil le numéro de chambre de Mr. Malfoy. 436, étage des comateux. Hermione commença à déambuler dans les couloirs blancs, marchant de plus en plus doucement après chaque escalier. Quatrième étage. La brune serra fort son manteau tandis que son cœur battait plus fort.
Elle aperçut au loin Blaise qui se levait d'une chaise dans le couloir et qui entrait dans la chambre. La jeune femme avait espéré que Drago serait dehors, elle se voyait mal toquer à la porte et rentrer tout aussi normalement. Elle approchait de plus en plus, mais elle avait la sensation de marcher à reculons. Elle était affreusement mal à l'aise et avait une peur bleue de voir sortir Narcissa de la chambre et d'avoir à se justifier.
Finalement, elle s'assit sur un banc quelques mètres avant et commença à se triturer les ongles, mordant le coin de sa lèvre. Il lui sembla passer une éternité jusqu'à ce qu'elle voit Drago et Blaise sortir de la chambre. Elle eut soudain une terrible envie de partir en courant où de disparaître totalement. De plus, l'heure du repas était là et son ventre réclamait.
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Narcissa avait envoyé Drago et Blaise chercher de quoi manger et quand ils étaient sortit, le blond avait aperçut du coin de l'œil une tignasse brune caractéristique. « -Vas-y, je te rejoins. » lança-t-il au métis. Il se retourna et s'avança vers la jeune femme qui semblait en proie à un malaise évident.
« -Hey, Granger, qu'est-ce-que tu fais là ? demanda la blond.
-Euh, je... tenta Hermione en se levant.
Elle prit une grande inspiration et demanda d'une traite :
-Comment va ton père ?
-Et bien, commença Drago qui ne s'attendait pas du tout à cette réponse, il s'est réveillé et commence à se rétablir.
-Et toi, ça va ? renchérie la jeune femme.
-Ça va. On a discuté tous les deux et on s'est à peu près réconciliés.
-Je suis contente pour toi, répondit sincèrement la brune.
-Tu m'accompagne ? On était partis pour chercher à manger.
-Euh, ouais, d'accord. »
Ainsi, la brune le suivit et ils discutèrent un peu des relations qu'entretenaient Drago et son père, et la place de Blaise dans leur famille. En parlant du métis, il les accueillit avec un regard interrogateur, mais ne posa pas plus de questions que les formalités habituelles. Ils passèrent par le réfectoire et quand ils arrivèrent à quelques mètres de la chambre, Hermione s'arrêta.
« -Je vais rentrer manger, on doit m'attendre, lança-t-elle.
-D'accord, mais tu peux revenir quand tu veux tu sais, lui répondit Drago.
-Oh, tu sais, je ne veux pas déranger plus que ça, je m'étais juste inquiétée parce qu'on ne savait pas comment allait ton père, se justifia-t-elle gênée.
-Comme tu veux.
Dans un geste maladroit et peu assuré, Hermione l'entoura de ses bras.
-Je suis contente que vous alliez bien, murmura-t-elle. »
Et avant que le jeune homme n'ai pu faire quoi que se soit, elle s'était déjà reculé d'un pas. Il lui donna un petit sourire quand elle se retourna en le saluant de la main. Mais derrière elle, se tenait la mère de Drago qui les regardait et Hermione baissa la tête, sentant le malaise monter en elle alors qu'elle quittait les lieux. Narcissa lança un regard à son fils, mais ne fit aucun commentaire, avant de rentrer dans la chambre. Le blond jeta un regard à la brune qui tournait au fond du couloir et rejoint le reste de sa famille.
La neige tombait depuis un moment quand Hermione sortit de l'hôpital et elle s'enroula dans son manteau en s'engageant dans le Chemin de Traverse. Son cœur se serra quand elle repensa à ce que lui avait dit Drago. Il avait réussi à se réconcilier avec son père et même si elle était contente pour lui, cela ne faisait qu'ouvrir plus profondément une blessure qui ne s'était pas encore cicatrisée. Les larmes commencèrent à perler sur ses joues et elle se dépêcha de transplaner vers le Terrier. D'un revers de manche elle sécha ses joues humides et entra après avoir prit une grande inspiration. Évidemment, tout le monde remarqua qu'elle avait pleuré, mais la cause était évidente donc ils continuèrent à la soutenir comme ils le pouvaient.
La rentrée arriva et ils se retrouvèrent tous sur le quai de la gare, près à retourner à Poudlard. Chacun retrouva son lit et ses habitudes entre la Grande Salle, la Bibliothèque et la Salle Commune entre amis. L'hiver allait bon train, le parc du château était constamment recouvert par la neige. C'est d'ailleurs dans cet ambiance hivernale que le petit groupe se retrouva une nouvelle fois à partager un moment heureux avant les examen de fin de trimestre de quelques uns.
But I feel a change coming on
Rolling out of the blue like a storm
And it's bending your will like a willow tree twisting
Trying to regain its form
J'espère sincèrement que ça vous aura plu, que l'histoire continue à vous captiver.
Dites-moi ce que vous en avez pensé, donnez-moi votre avis.
Je vous embrasse !
