Hem… je vous juuuuuuure que j'ai fait mon possible pour poster avant 23h59 ! mais bon, j'ai fini le chapitre qu'à 1h30, donc… Oui, je sais, c'est pas une excuse, j'aurai dû le faire plus tôt :-S Mais bon, il est là ce chapitre et c'est l'essentiel… pas vrai ? (regard larmoyant) Bon, j'vais m'cacher dans mon trou de souris attitré !

Note chap. précédent : Oups ! La bourde :-S J'me suis trompée dans le précédent chapitre en disant que c'était la première fois que les garçons assistaient à la métamorphose de Remus puisque ça arrive dans la deuxième année ! Bon, personne avait relevé l'erreur, mais je tenais quand même à le remarquer, lol. Désolée !

Merci beaucoup pour ta review Sven, pense à mettre ton adresse mail si tu veux une réponse ! (je te dis juste que oui, il y en a des erreurs, et ô combien ! mais bon, comme je veux pas creuser ma propre tombe, je passe la plupart sous silence, lol)

°O°

Chapitre 9 : Le match du siècle

Un silence religieux régnait dans la bibliothèque, même les mouches semblaient savoir qu'au moindre battement d'aile, elles risquaient de se recevoir un mauvais sort de la part de Mme Pince. Il faut dire que si en temps normal la bibliothécaire était sévère pour ce qui était du respect de la tranquillité dans son domaine, elle était devenue plus que dangereuse depuis qu'elle était enceinte. Nombre d'élèves avaient déjà eu à subir son terrible courroux pour une page tournée trop bruyamment ou une plume qui crissait, aussi chacun faisait-il doublement attention depuis quelques temps à ce que le volume sonore de la salle ne dépasse pas celui d'une boule de coton tombant sur un tapis.

Cette quiétude arrangeait Peter qui pouvait ainsi se concentrer plus facilement sur les grimoires empilés devant lui et qu'il avait déjà bien assez de mal à comprendre. Cela aurait été plus simple de demander de l'aide aux autres, James n'aurait sûrement pas dit non et son niveau en potion était assez exceptionnel pour qu'il puisse le guider dans ses recherches, mais le jeune Pettigrow restait encore réticent à exposer le problème de sa mère à ses amis. Il avait presque été prêt à leur en parler à la fin de l'année précédente, comme leurs liens s'étaient encore resserré, mais en apprenant que la propre mère de Remus s'était retrouvée en état de choc après le décès de son mari, il avait préféré ne pas en rajouter avec ses soucis. Par ailleurs, ce n'était pas comme si le cas de sa mère était urgent, d'aussi loin qu'il se souvienne, elle avait toujours été comme ça.

Il posa un coude sur la table et laissa tomber sa tête dans sa main en cessant de lire, tentant de se rappeler un jour où sa mère avait présenté ne serait-ce qu'une seconde de lucidité, mais cela n'était jamais arrivé. Il savait néanmoins qu'elle n'avait pas toujours été ainsi. D'après quelques conversations surprises, sa folie correspondait à une période approchant sa naissance, même si elle n'avait pas toujours été très saine d'esprit.

Peter s'était souvent demandé quelle aurait été leur vie si sa mère avait été normale, et quelque chose lui disait que, d'une façon ou d'une autre, cela aurait tout rendu bien plus compliqué. Cela faisait peu de temps qu'il pensait ainsi, avant il aurait simplement souhaité que ça ait été le cas, mais en considération des cousins de sa mère, il n'était pas impossible que richesse mise à part, son enfance ait été la même que Sirius. Après tout, Peter n'avait pas vraiment à se plaindre, sa mère lui disait peut-être des choses dures de sa voix douce mais elle ne manquait jamais de le serrer contre elle et de lui assurer que ce n'était pas vraiment de sa faute s'il était si mauvais en magie.

Le garçon s'était ainsi convaincu que si sa mère retrouvait maintenant sa lucidité, elle conserverait cette affection pour lui et que les mots blessants se transformeraient en encouragements. Mais surtout, une fois ses esprits retrouvés, Augusta Pettigrow pourrait s'affranchir du reste de sa famille et de leurs néfastes intentions. Peter avait toujours peur de rentrer chez lui et de découvrir sa mère dans un pire état qu'il ne l'avait laissée Il craignait que ses cousins ne se lasse d'elle et la fasse passer de vie à trépas pour une raison ou une autre. Plus vite ils s'éloigneraient d'eux, plus vite Peter serait rassuré pour sa mère.

Une main vint délicatement se poser sur sa bouche et on déposa un baiser sur son front. Petre leva la tête pour sourire à Valentine qui lui demanda de quelques gestes s'il voulait bien sortir. Il déposa les bouquins empruntés sur un chariot le plus silencieusement possible et suivit la jeune fille jusque dans le hall.

- Ouf ! Je sais bien que la bibliothèque est le lieu du silence par excellence, mais c'est vraiment oppressant arrivé à ce point là, on n'ose même plus faire du bruit dans les couloirs avoisinants ! J'espère ne pas être aussi mauvaise le jour où j'attendrai un enfant, grimaça Valentine.

- Mme Pince avait un bon potentiel, je ne pense pas que tu aies à t'en inquiéter, sourit Peter.

- Tu n'as pas tort, reconnut Valentine en rigolant. J'espère que je ne t'ai pas dérangé pendant un travail important, ajouta-t-elle aussitôt d'un air soucieux. Comme j'ai une heure de libre, je me suis dit que je pourrai te retrouver mais…

- Ne t'en fais pas pour ça, je ne faisais que quelques recherches personnelles, assura Peter. Mais comment as-tu su que je me trouvais à la bibliothèque ?

- C'est un peu idiot mais avec le nombre de fois où on s'est manqué là-bas il y a un certain temps, je me suis dit que c'était là que j'aurai le plus de chances de te trouver.

- Ton raisonnement n'est pas très logique, s'amusa Peter.

- Peut-être, mais tu y étais ! répliqua sa petite amie avec un sourire fier. On va vers les serres ? J'aimerai demander quelque chose à Chourave pour un devoir.

- Pas de soucis.

Ils sortirent du grand hall et marquèrent un temps d'arrêt lorsque le soleil les éblouit.

- Il fait vraiment beau en ce moment, si ça continue, on va avoir un temps idéal pour le match Gryffondor-Serdaigle.

- Une rencontre au sommet, sourit Peter. Avec ses meilleurs joueurs partis, Serpentard n'a vraiment pas fait le poids, et si Poufsouffle a une assez bonne équipe, elle n'égale pas les nôtres.

- Sans compter que c'est le dernier match pour Gryffondor alors que ma maison doit encore affronter Poufsouffle, ça promet un beau spectacle.

- James n'y manquerait pour rien au monde !

Mme Chourave n'avait pas cours à cette heure-là, mais l'infirmière se trouvait avec elle, certainement pour prendre quelques plantes. Aucun des deux élèves n'était du genre à écouter aux portes et les deux femmes ne les avaient pas vu, mais alors qu'ils allaient s'éloigner en attendant que Pomfresh parte, ils entendirent leur professeur de botanique prononcer le nom de James. Ils se regardèrent et tendirent l'oreille.

- Cette histoire a fait grand bruit, dit Mme Pomfresh. Croupton n'a pas vraiment apprécié qu'une journaliste avec une si grande renommée s'en mêle.

Il s'agissait donc de la mère de James, songea Peter. Les deux femmes devaient certainement discuter de la seconde tentative du directeur du département de la justice magique, Bartemius Croupton, de donner le droit aux Aurors d'utiliser les sortilèges impardonnables.

- Il y a des fois où je comprends que certaines personnes veuillent en arriver à ces extrémités, soupira Mme Chourave. Je n'approuve absolument pas les idées de M. Croupton, mais je pense que d'ici peu, son projet passera sous la pression de la population sorcière. La peur est trop présente dans les esprits en ce moment.

- C'est ainsi que les choses évolueront, sans aucun doute, et c'est bien pour cela qu'il est heureux que Jenny Potter soit là. Croupton est un homme aux idées extrémistes mais il n'irait jamais jusqu'à autoriser le sortilège de mort, certains sont beaucoup plus radicaux. Les articles de Mme Potter empêcheront les choses d'en arriver à ce point là, les gens ont confiance en elle.

- Il y a des fois où je me dis que c'est une personne comme elle qui aurait dû se trouver à la tête de notre ministère, soupira le professeur.

- Jenny Potter ? s'exclama son interlocutrice. Ce ne serait vraiment pas une bonne idée, Pomona. Cette femme est exactement à la place où elle devrait être et c'est sûrement ainsi qu'elle peut le plus exploiter son potentiel et influer sur les gens. Elle est bien trop fière pour faire un bon ministre. Par ailleurs, si elle est aussi impliquée, c'est pour ses proches, il n'y a qu'à lire ses articles pour comprendre qu'elle méprise la majorité des sorciers. Elle serait aussi radicale que Croupton à ce poste, dans d'autres domaines.

- Vous avez sûrement raison mais à cette époque… Combien d'enfants avons-nous dû soutenir après la mort d'un de leur proche ? Combien seront là à la rentrée prochaine ? Ce sont des questions que nous ne devrions pas avoir à nous poser. Il n'est pas normal que ce problème reste encore aujourd'hui, et même s'amplifie.

- C'est qu'au fond d'eux, même s'ils ont peur des actions de… ce sorcier, ils approuvent ses idéaux, répondit l'infirmière avec un certain dégoût dans sa voix. Pour eux, le jeu n'en vaut pas la chandelle, ils ne considèrent pas que la menace que représente ce mage soit aussi importante, sinon ils combattraient et tout cela aurait été vite régler.

- Ne les jugez pas trop vite Poppy, plaida Mme Chourave. La peur paralyse bien des gens et Grindelwald reste loin dans les esprits des gens. Ils ne se rendent sûrement pas compte de…

- Vous êtes trop bonne, soupira-t-elle. J'ai rencontré beaucoup de gens dans mes voyages, et croyez-moi, la peur ne justifie en rien des actes pareils. Avoir peur quand on est seul face à l'ennemi, oui, les Aurors peuvent avoir peur, mais toute cette population qui devrait s'unir et dont chaque membre reste terré dans son coin… Non, cela je ne peux l'accepter, ce type de lâcheté ressemble plus à de l'indifférence. Je vais devoir vous laisser, déclara-t-elle avant que le professeur ait pu répliquer, j'ai laissé mon infirmerie à la garde d'une élève de septième année qui désire devenir médicomage, mais je crains que son enthousiasme à la tâche ne soit un peu trop fort. Nous nous reverrons au dîner.

En sortant, elle marqua une légère surprise à voir Peter et Valentine mais se contenta de les saluer rapidement en poursuivant sa route.

- Vous avez besoin d'aide, les enfants ? demanda Mme Chourave en leur souriant.

Le couple ne discuta pas de ce qu'ils avaient entendu dans les serres lors de leur promenade dans le parc après que le professeur ait répondu aux questions de Valentine. Le sujet de Voldemort devenait de plus en plus difficile à aborder, on préférait en général ne pas en parler, en espérant certainement qu'ainsi, on pourrait l'oublier et qu'il disparaîtrait sans même qu'on s'en aperçoive, ce qui, évidemment, ne pouvait arriver. De plus, Peter n'avait pas envie de gâcher le temps qu'ils passaient ensemble en parlant de cela, sachant qu'il ne manquerait pas de faire un rapport sur cette conversation à ses amis.

Il rejoignit ceux-ci en métamorphose, alors que Valentine avait un cours de potion. Sirius et James avaient été se balader eux seuls savaient où et Remus avait littéralement été kidnappé par Tara au début de leur heure libre. Il semblait d'ailleurs soulagé de se retrouver avec eux et de pouvoir ainsi échapper à la jeune fille, elle était certes très sympathique mais elle pouvait aussi être très fatigante, surtout pour quelqu'un comme Remus.

- Et elle t'a emmené où ? demanda James, tout sourire.

A voir l'expression également hilare de Sirius, ces deux-là avaient préparé un mauvais coup lorsqu'ils étaient seuls.

- Dans la salle où on les avait surpris, vous vous rappelez ? J'ai assisté à leur entraînement pour la défense. Je dois avouer que je suis assez impressionné de ce qu'elles arrivent à faire. Elles sont même en train d'apprendre le self-défense… et j'ai servi de cobaye, grimaça-t-il.

- Self-défense ? répéta Sirius. Qu'est-ce que c'est ?

- C'est une façon moldue de se défendre sans la moindre arme, au corps à corps. Lily en a appris les bases avec une de ses amies moldues et elle l'enseigne aux autres.

- Au corps à corps ? Je veux y assister aussi ! s'exclama James.

- Sûrement pas Potter, si on a accepté Remus, c'est parce qu'au moins on peut lui faire confiance à lui, répondit Lily qui se trouvait derrière eux.

- Mais c'est ça le problème ! Tu me fais pas confiance, alors il faut bien que je te montre que tu le peux, expliqua James, sûr de lui.

- Le lac s'asséchera quand ce jour arrivera, répliqua la jeune fille en roulant des yeux.

James voulut insister mais Remus lui pinça fortement le genou pour l'arrêter et il abandonna. Peter ne comprenait pas pourquoi Evans rejetait James à ce point. Il était doué, plutôt mignon selon certaines filles, drôle, autant de qualités que Peter aurait bien aimé avoir. Si encore James n'avait été qu'un sportif sans cervelle, il aurait compris, mais ce n'était même pas le cas, il était aussi intelligent que la jeune fille, alors il n'y avait vraiment aucune raison pour qu'elle le repousse. Remus semblait savoir de quoi il retournait et Sirius s'en fichait complètement – en fait cette situation avait plutôt l'air de l'arranger. Remus lui avait d'ailleurs dit un jour, alors qu'il lui avait demandé, de ne pas s'inquiéter et que James pourrait bien arriver à ses fins si sa passion perdurait quelques années – ce dont il semblait douter – il avait également ajouté que cela valait mieux pour que Sirius s'habitue, mais là encore, Peter n'avait pas vraiment compris où le garçon voulait en venir.

- Vous le faîtes exprès, monsieur Pettigrow ! s'exclama la voix furieuse de McGonagall.

Peter se recroquevilla sur son banc en fixant la bestiole mi horloge, mi oiseau qui se trouvait devant lui.

- Ce n'est quand même pas si difficile de transformer un coucou en horloge ! Je ne vous demande pas qu'elle fonctionne mais au moins qu'elle n'ait plus de plumes, est-ce trop vous demander ?

- Je suis désolé, murmura-t-il.

- Vous ne travaillez pas assez monsieur Pettigrow, je vais devoir à nouveau vous donner des travaux supplémentaires.

- Mais je m'entraîne professeur, se défendit Peter.

- Ca suffit ! Vous ne me ferez pas croire que…

- Madame, Peter fait de son mieux pour s'améliorer, intervint soudain Remus. Je suis certain qu'il n'aura plus le moindre souci d'ici peu.

McGonagall lui lança un regard suspicieux puis soupira.

- Très bien, je vous accorde jusqu'au dernier cours monsieur Pettigrow, vous pouvez dire merci à monsieur Lupin. Mais si vous n'arrivez toujours à rien, je vous établirez un programme de révision que monsieur Rusard surveillera, est-ce clair ?

- Oui, madame, merci.

Il avait toujours les yeux baissés, n'osant pas affronter le regard de son professeur. Il ne lui en voulait pas, il se doutait qu'un élève comme lui devait être une plaie pour cette femme qui aimait l'excellence, mais il n'y pouvait rien, il n'arrivait vraiment pas à faire des transformations correctes. La seule qu'il savait faire, c'était l'animagus, aucun doute que McGonagall aurait été impressionnée s'il lui avait montré, mais il ne le pouvait évidemment pas.

- Ce que tu peux être nul, mon pauvre Peter, ricana Sirius alors qu'ils sortaient. La métamorphose, y'a rien de plus simple !

Tout en parlant, il pointa sa baguette sur une feuille qu'il tenait en main pour la transformer en orchidée qu'il offrit galamment à une première année qui passait par là et qui l'accepta en rougissant.

- Arrête ça Sirius, on a tous le droit d'avoir nos faiblesses, le réprimanda Remus. Je suis bien nul en potion, moi.

- En préparation de potion, le rectifia Sirius. Et il n'y a que là, Peter est nul partout. Mais c'est pas ta faute Peter, ajouta-t-il en lui faisant une accolade, tout le monde peut pas être doué !

- Tu es vraiment détestable aujourd'hui, encore plus que d'habitude.

- Mais c'est ce qui fait tout mon charme, assura Sirius avec un sourire en coin.

Autrefois, Sirius n'aurait sûrement pas aussi bien pris la remarque de Remus que cela, et celui-ci ne semblait pas apprécier d'avoir perdu ce pouvoir de restriction sur son ami.

- Maudite soit cette fichue conversation qu'on a eue, grogna-t-il.

- Héhé ! Mais c'est toi qui l'a demandé en premier ! Alors James, on met ça en marche quand ? ajouta-t-il en voyant son ami revenir vers eux comme il était allé (essayer de) conquérir Evans.

- T'en fais pas pour ce que dit Sirius, dit Remus en profitant que les deux autres discutaient. Il y a des fois où il mériterait cent fois un sort d'aphonie.

- Ce n'est pas grave, et puis… il n'a pas tort.

- Tu es trop bon avec lui, tu devrais te montrer plus ferme.

La remarque de Remus lui rappela la discussion dans les serres qu'il reporta aux trois autres.

- Ma mère est la meilleure, déclara James quand il eut fini. Je comprends ce que Pomfresh a voulu dire, déjà qu'elle est pas tendre à la maison quand quelque chose la met en rogne, j'ose pas imaginer ce que c'est à la Gazette. Elle n'a pas sa langue dans sa poche !

- Ce que Mme Pomfresh a dit sur les sorciers, elle n'a pas tort, remarqua Remus.

- Pff ! Ce sont tous des lâches ! lâcha Sirius avec mépris. J'ai bien hâte de sortir de l'école pour me battre !

- Alors tu veux vraiment être Auror ? demanda Peter.

- Ouais ! Moi et James on va former le meilleur duo jamais créé !

- Je ne voudrais pas briser tes rêves mais ce ne sont pas les Aurors eux-mêmes qui décident de l'équipe dans laquelle ils vont être, lui fit remarquer Remus. Et puis la réalité du terrain doit être bien différente de ce que tu imagines.

- Il faut toujours que tu…

- C'est encore eux je vous dis ! Tenez, ils sont là !

Un groupe d'élève entourait le professeur Flitwick. Ils avaient pour particularité d'avoir la peau rouge et or et sur leur visage clignotait des phrases telles que : « VIVE GRYFFONDOR ! » « LA COUPE AUX ROUGE ET OR ! » et autres du même style, ce qui était d'autant plus incongru que les dits élèves n'étaient pas à Gryffondor.

- Ah désolé, vous ne pouvez pas prouver que nous y sommes pour quoi que ce soit, dit Sirius avant que le professeur ait pu parler.

- Et qui d'autre avec des slogans pareils ! rugit un garçon de Serdaigle.

- Tu sais combien d'élèves sont à Gryffondor ? Ce serait vraiment injuste de nous accuser sans la moindre preuve.

- C'est malheureusement exact, nota Flitwick. J'espère tout de même que ce phénomène ne durera pas.

- Oh ! Il m'a l'air bien accroché, sourit James. Il restera sûrement jusque demain.

- C'est vraiment dommage que vous ne puissiez les retirer avant le match entre Gryffondor et Serdaigle, acquiesça Remus. Si on allait manger maintenant ?

Les élèves atteints se dispersèrent en grommelant et Remus se tourna vers ses amis d'un air assez blasé mais amusé.

- Alors c'est ça que vous faisiez ? Vous auriez au moins pu épargner les Serdaigle vu que c'est contre eux qu'on joue.

- C'est bien pour ça que c'est drôle !

- Vous allez vous… nous mettre toute leur maison à dos.

- Bah ! On demandera à Valentine de nous servir d'ambassadrice, sourit Peter.

- L'affaire est close, je meurs de faim et je veux voir combien de Serpentard ont été touchés, alors direction la Grande Salle ! s'exclama James.

Le sortilège n'avait pas touché tous leurs camarades mais "juste" une cinquantaine d'élèves de chaque maison. Cela laissait les Poufsouffle plus ou moins indifférents, mais ce n'était pas le cas des Serdaigle et des Serpentard qui fusillèrent les Maraudeurs du regard tout au long du repas.

- C'est bien gentil de nous avoir apporté tant de supporters, mais essaie de ne pas mourir avant le match, Potter, lança Morgan Jordan. Après, tu fais ce que tu veux, mais on a besoin de toi pour attraper le vif.

- Trop aimable à toi, capitaine, rigola James. Mais t'en fais pas pour ça !

- De toute façon on n'allait pas supporter les Serdaigle, vous auriez pu nous épargner, se lamenta Tricia McKinnon, en troisième année à Gryffondor.

- Moi je trouve que ça te va très bien, assura Hélène Detroie, son amie.

- Ca c'est parce que tu n'es pas touchée. Si tu trouves ça si bien, je suppose que tu accepterais qu'ils te le fassent aussi !

- Mais vu que ce n'est pas eux qui l'ont fait, ils ne peuvent pas s'en occuper, sourit grandement Hélène. Surtout que si je me retrouvais avec ces ornements, on saurait que ce sont eux qui ont fait le coup.

- Sournoise traîtresse, grommela McKinnon sans pouvoir réprimer un sourire.

- Plutôt maligne, approuva Sirius en adressant un clin d'œil à Hélène.

- En tous cas vous avez fait au moins une heureuse dans la maison Serdaigle, nota Tara.

- Chez les Serdaigle ? s'étonna Peter. Qui donc ?

Tara désigna Agathe Kwartz, qui avait subi le sort des deux garçons et qui contenait difficilement un sourire.

- C'est la copine de Justin, non ?

- Tout juste Auguste, fit le dit garçon.

Ceux alentours le regardèrent avec surprise, décontenancés. Justin Hilton, fier Gryffondor, portait des décorations similaires à celles des autres attrapés, à la différence près que les encouragements étaient pour Serdaigle.

- C'est toujours galère les matchs entre nos deux maisons, on n'aime pas être contre la maison de l'autre, alors avec ça, on va pouvoir tranquillement acclamer chacun notre équipe tandis que grâce à vous, ces tatouages encourageront l'autre. Oh pardon ! C'est vrai que ce n'est pas de votre fait ! Bon je vous laisse, je vais rejoindre Agathe !

- Ces deux-là sont vraiment gagas l'un de l'autre, rigola Millea, plus à la tête que faisaient les garçons qu'à la réaction de Justin.

- Je les comprendrai décidément jamais ceux-là, soupira Sirius.

- Le jour où tu comprendras les couples, remarqua Remus en se laissant tomber sur son lit.

Ils étaient miraculeusement parvenus à sortir de la Grande Salle indemnes – profitant en fait de l'étonnement général aux parures de Justin pour s'échapper.

- Demain va être un match exceptionnel !

- Pourquoi ça ? s'étonna Peter. Je croyais que le seul qui t'importait vraiment, c'était celui contre Serpentard et vous les avait déjà complètement écrasé.

- La différence, c'est Lily, soupira Remus.

- Exactement ! C'est le premier match depuis que je lui ai déclaré ma flamme ! Il va falloir que je sois encore meilleur que d'habitude !

- Tu essayais pas déjà de l'impressionner avant ? demanda Sirius, sceptique.

- Justement, j'imagine déjà ce que ça va être maintenant vu comme il était avant, gémit Remus.

Sirius éclata de rire alors que James continuait à discourir sur combien il allait être merveilleux de prouesses le lendemain sans se soucier des soupirs d'agonie de Remus.

- Dîtes, j'ai eu une idée récemment, annonça soudain Peter.

Sirius allait dire quelque chose mais Remus se jeta sur lui pour le bâillonner.

- On t'écoute, Peter, dit-il en luttant pour ne pas lâcher prise sur un Sirius gesticulant avec indignation.

- En fait l'idée est venu en me promenant avec Valentine dans le château. Avec toutes les fois où on s'est aventuré un peu partout, je trouvais normal d'emprunter certains couloirs mais elle, ça l'a surpris. En fait les autres élèves ne connaissent même pas la moitié du château.

- Et c'est bien pour ça qu'on s'en sort si bien avec toutes nos farces, dit Sirius qui s'était libéré de la prise de Remus et essayait maintenant de lui faire une prise au cou. Et alors ?

- Je sais pas, ce serait dommage de garder ça pour nous, surtout qu'on ne sera pas toujours à Poudlard.

- Tu penses à une carte ? demanda James qui avait arrêté de se vanter sur ses futurs exploits pour écouter attentivement. C'est pas bête comme idée.

- Moi je suis contre, je vois pas pourquoi on en ferait profiter les autres s'ils sont trop flemmards pour découvrir tout ça par eux-mêmes.

- Sirius le partageur, souffla Remus. Je croyais que tu aimais bien laisser ta marque.

- Les Maraudeurs seraient éternels à Poudlard ! s'exclama James, très enthousiasmé par l'idée. Peter a raison, nous ne resterons pas éternellement dans cette école, et un jour quelqu'un prendra notre succession ! Nous nous devons de leur montrer la voix, nous sommes des maîtres en la matière !

- Et tu n'aimerais pas que quelqu'un te pique tes mérites, pas vrai Sirius ? Ce serait un bon moyen de prouver à tout Poudlard qui on a été et ce qu'on a fait pour les décennies et pourquoi pas les siècles à venir.

Remus avait dit cela l'air de rien, mais Sirius n'était pas dupe de la tentation, sauf qu'en l'occurrence – et comme d'ordinaire d'ailleurs – son ami avait touché en plein dans le mille.

- Vu comme ça, pourquoi pas, admit-il.

- On pourrait utiliser le traceur cardinal et le carnet que j'ai offert à Sirius en deuxième année, disait déjà James, complètement pris dans l'idée.

- Oui, ben on y réfléchira plus tard. Demain tu as un match et il commence à se faire tard, le coupa Remus qui le sentait prêt à partir dans un discours bien trop long.

- Qu'est-ce que tu racontes, il n'est que…

- Tu as raison ! Au lit !

Et avant que les autres aient pu dire quoi que ce soit, James se coucha et tira les rideaux de son baldaquin.

- Tu trouves toujours les mots qu'il faut Remus, dit Sirius, malgré tout impressionné.

- J'avoue que je ne pensais pas que le mot "match" aurait autant d'impact. Bon ben moi je vais faire mon devoir de…

- Ah non ! Puisque c'est toi qui nous prives de James, tu joues avec nous aux cartes explosives, un point c'est tout ! le coupa Sirius en l'agrippant par le col pour le traîner jusqu'au lit de Peter où ils jouèrent aux cartes jusqu'à onze heures avant d'aller se coucher.

o

Une effervescence toute particulière avait envahi le stade de Quidditch en ce samedi ensoleillé du mois de février. Peut-être qu'en réaction aux ornements indélébiles louant les Gryffondor, les Serdaigle avaient décidé de se montrer plus véhéments dans leurs encouragements et qu'en réaction les Gryffondor avaient fait de même, ou peut-être était-ce parce que les joueurs qui se faisaient face sur le terrain en attendant le coup d'envoi paraissait encore plus impatients que d'ordinaire, toujours est-il qu'avant même qu'il n'ait commencé, ce match s'annonçait être l'un des plus spectaculaires de la longue histoire de Poudlard.

Il fallait reconnaître que les deux équipes se faisant face comptaient d'excellents joueurs et que les deux capitaines mis en place cette année en étaient à leur septième année d'étude, leur volonté de vaincre était donc aussi farouche l'une que l'autre.

- Que de tensions sur ce terrain, mesdames, mesdemoiselles, messieurs ! s'écria Philippe Mograf du haut de sa tribune de commentateur. Je vous recommande à tous de bien ouvrir vos yeux, le spectacle risque d'en valoir le coup ! ET C'EST PARTI ! Graster pique la balle in extremis des mains de Jordan et fonce vers les buts de Gryffondor !

La formation des poursuiveurs de Serdaigle était assez exceptionnelle. Faith Graster, Inch Former et Timothée Bluntly tournaient suivant un cercle vertical tout en avançant et s'envoyaient le souafle sans jamais le manquer. La formation aurait pu être simple à démonter si les joueurs ne changeaient de sens de rotation de manière aléatoire – du moins d'un point de vue extérieur.

Ils arrivèrent rapidement aux buts, nullement gênés par les cognards qui ne se retrouvaient jamais dans leur trajectoire. Graster était la mieux placée pour tirer, et tout le monde était assuré qu'elle le ferait, mais au lieu de cela, elle envoya le souafle à Bluntly qui se trouvait au dessus d'elle qui tira dans le cercle le plus à droite.

- Spanner est parti sur la gauche, le souafle va… Non ! Merveilleux retournement de Kurt Spanner, le gardien de Gryffondor ! Non mais vous avez vu ça !

Les Gryffondor acclamaient leur gardien, bien que comme la majorité des gens dans le stade, commentateur compris, ils n'aient pas vraiment suivi ce qu'il s'était passé. Spanner était bel et bien parti sur la gauche, mais il s'était servi de Deufo Duke, un des poursuivants de son équipe, qui fonçait à ce moment là sur le but gauche dans l'intention de récupérer le souafle et qui n'avait pas eu le temps de s'arrêter, pour prendre de l'élan et s'éjecter littéralement dans l'autre sens pour rattraper la balle. Les deux vitesses combinées l'avaient fait atteindre une vitesse suffisante pour accomplir cet exploit.

Le seul inconvénient était que cette action avait fait partir Duke en vrille, celui-ci contrôlait parfaitement son balais alors Jordan ne s'inquiétait pas trop, mais il ne pu se lancer dans l'attaque avec son équipe quand le gardien relança le souafle en jeu comme sa tête lui tournait.

Morgan Jordan et Irma Martin partirent donc seuls en tant que poursuiveurs à l'attaque des buts de Serdaigle. Les deux batteurs leur offraient une voie entièrement libre devant eux, mais c'était sans compter sur Graster qui était plus agile qu'une anguille pour éviter les cognards. Elle se rapprochait dangereusement des poursuiveurs Gryffondor qui devaient eux-mêmes faire attention aux retours des batteurs de Serdaigle lorsqu'un joueur passa brusquement devant elle, à peine à quelques millimètres et partit en vrille autour d'elle. Surprise, elle fit un brusque écart et se trouvait trop éloigné lorsque Martin tira. Elle avait donné un excellent effet à sa balle mais Elsa Keeper, le gardien de Serdaigle, ne se laissa pas avoir et parvint à la rattraper, la renvoyant immédiatement à Inch Former.

Jordan et Martin devant les buts, Duke encore trop en arrière, aucun obstacle n'aurait dû se dresser entre le souafle et Former, sauf que le même joueur qui avait déstabilisé Faith Graster apparut soudain dans la trajectoire et, avec l'arrière de son balai, donna un coup à la balle pour la renvoyer à Martin qui ne perdit pas sa chance pour marquer.

- DIX POINTS POUR GRYFFONDOR ! Alors là j'en reviens pas ! Bien joué James Potter !

- Mais c'est pas du jeu ! s'exclama Brecks, un des batteurs de Serdaigle, revenant de sa surprise. Les poursuiveurs sont les seuls à pouvoir toucher le souafle !

- C'est vrai, mais rien n'interdit que la balle touche les autres balais et monsieur Potter n'a pas touché la balle, le point est donc valable, expliqua Mme Flyvel, qui cachait mal sa stupéfaction.

- Ne suis-je pas génial ? sourit James au batteur.

- Fantastique ! s'exclama son capitaine en venant lui donner une grande claque dans le dos. Allez ! On continue comme ça !

- Tu peux pas rester à ta place, hein ? remarqua Sharp Hunter, le capitaine et attrapeur de Serdaigle qui semblait plus amusé qu'énervé.

- Il n'est écrit nulle part qu'un attrapeur ne doit faire qu'attraper, remarqua James.

- Tout à fait d'accord, mais on ne va pas se laisser faire.

- Mais j'espère bien !

Et le match reprit. Avec des coups d'éclat venant des deux équipes qui coupaient le souffle aux spectateurs. Ce match était en train de devenir une démonstration d'ingéniosité et d'esthétisme acrobatique absolument incroyable. James, particulièrement, se distinguait dans ses actions. Il semblait être partout à la fois, contrecarrant les batteurs, déstabilisant les poursuivants et, pour les deux fois où le vif fut aperçut, empêchant avec brio Sharp de l'attraper, faisant ainsi durer le match et le plaisir. Plaisir partager d'ailleurs, autant par les spectateurs qui n'en revenaient pas de ce qui se déroulaient sous leurs yeux – même les Serpentard semblaient en avoir oublié de quelles maisons étaient les joueurs sur le terrain – que les joueurs qui s'en donnaient à cœur joie, offrant le meilleur d'eux-mêmes comme si ce match était le dernier qu'ils joueraient jamais.

Les combinaisons des poursuivants ou des batteurs se faisaient plus précises que jamais et les contre-attaques étaient aussi habiles que surprenantes en considération du peu de temps que les joueurs avaient pour les élaborer.

- C'est un festival de techniques qui nous est offert là ! Serdaigle repart avec sa fameuse attaque en horloge ! Gryffondor a changé sa tactique, Deufo Duke s'est placé au centre de leur formation ! Les batteurs de Gryffondor le protége des attaques de leurs homologues Serdaigle ! Mais que fait James Potter ? INCROYABLE ! Ce type est né sur un balai !

James tournait en vrille autour du cercle que formaient les Serdaigle, prestation d'autant plus impressionnante que la formation avançait et qu'il se retrouvait toujours à la même distance de chaque joueur autour duquel il tournait.

- C'est certes impressionnant, mais qu'est-ce qu'il cherche à faire ? s'interrogea Océane à voix haute dans les gradins.

- Il ne fait peut-être ça que pour Lily, remarqua Remus.

La jeune fille grimaça sans protester, elle ne pouvait que reconnaître le talent de James.

- Moi ça m'étonnerait que… commença Sirius. Ah ! Vous voyez !

En moins d'une seconde, James était entré dans le cercle des Serdaigle et en avait expulsé le souafle sans même heurter un seul joueur et, comble de tout cela, avait envoyé le souafle en plein dans les mains de Jordan.

Perturbés depuis le départ par la présence de James et de Duke au milieu d'eux, les joueurs de Serdaigle n'avaient pas fait attention à lui. Non seulement les poursuivants ne réalisèrent pas immédiatement que la balle leur avait échappé mais les batteurs et même le gardien, qui avaient gardé un œil sur Duefo Duke furent pris par surprise et le capitaine de Gryffondor marqua directement un autre but.

- CINQUANTE A QUARANTE POUR GRYFFONDOR ! Quelle rencontre ! Tous les joueurs sur ce terrain sont doués ! Il n'est pas aisé de passer les gardiens autant que les attaques des poursuivants sont difficiles à arrêter ! Nous assistons à un match historique !

En réaction à cette contre attaque, les Serdaigle modifièrent leur formation, de même que les Gryffondor avaient faits plus tôt pour une de leurs propres attaques.

Deux autres buts furent marqués par les Serdaigle et un par Deufo Duke pour Gryffondor, lorsque le vif d'or se montra pour la troisième fois. Le match avait assez duré, c'était maintenant ou jamais pour les deux attrapeurs.

Ils se lancèrent en même temps à sa poursuite tandis qu'une nouvelle action des Gryffondor était enclenchée chez les poursuivants. James et Hunter arrivaient chacun d'un côté et de l'autre du vif. Le Serdaigle se trouvait plus près mais James était plus rapide. A ce rythme là, ils allaient tout bonnement se rentrer dedans.

- Il va y avoir une catastrophe si l'un des deux n'abandonne pas ! s'exclama Mograf, exprimant la pensée de la quasi-totalité du stade.

Même les autres joueurs avaient cessé de jouer pour regarder la scène qui se déroulait au-dessus d'eux. Plus que trois mètres et les deux attrapeurs allaient se retrouver à l'infirmerie !

Aucun des deux ne voulait abandonné mais alors que tous attendaient avec appréhension le choc, James accéléra encore sa lancée, dépassa le vif qu'il aurait dû atteindre en même temps que Sharp Hunter et redressa son balai juste devant son adversaire, le forçant à descendre et perdant ainsi le vif.

- SUPERBE FEINTE ! Bien qu'assez étrange malgré tout…

Tout le monde pensait de même, ne comprenant pas pourquoi un si bon attrapeur que James n'avait pas agripper le vif au passage. Comme pour répondre à cette interrogation générale, le garçon se tourna vers son capitaine et pointa un doigt sur lui avant de lever son pouce. Morgan sembla comprendre immédiatement puisqu'il lui renvoya le signe en rigolant et fit repartir l'attaque, ne permettant pas aux spectateurs et autres joueurs de réfléchir plus sur le sujet.

- C'est bien du James, ça, sourit Remus.

- Pourquoi avoir fait ça ? s'étonna Lily, il aurait eu tout le mérite à…

- Mais justement Lily !

- Comment ça ?

- Ah non ! Si elle n'a pas compris, tu lui dis rien, protesta Sirius.

- Je n'en avais pas l'intention, rigola son ami. C'est à toi de le découvrir Lily.

La jeune fille n'insista pas comme elle savait qu'il ne dirait rien. Remus comprenait parfaitement pourquoi Sirius ne voulait pas qu'il lui explique, il n'était après tout pas dans son intérêt que leur camarade découvre les bons côtés de James. Car si le garçon adorait être le centre d'intérêt, il n'était pour autant pas du genre à voler la vedette aux gens qu'il estimait. L'attrapeur, par ce geste, avait clairement signifiait son intention : le dernier but de ce match serait mis par Morgan Jordan, son capitaine qui jouait ici son dernier match.

Cela ne tarda d'ailleurs pas. Lors d'une attaque de Gryffondor, Jordan parvint à piéger Elsa Keeper. Il envoya une balle qu'elle n'eut aucun mal à rattraper et renvoya à Graster, sauf que les Gryffondor avaient déjà pris en compte la disposition de tous les joueurs. Surprenant tout le monde, Irma Martin intercepta la balle et la renvoya à Jordan qui avait attendu en toute confiance près des buts sans même chercher à se rendre en défense. Celui-ci ne prit même pas la peine de rattraper la balle, la renvoyant à la volée pile dans le but central.

- SOIXANTE-DIX A SOIXANTE ! Que d'émotions ! Impossible de savoir qui va l'emporter !

Pour une fois, Mograf se trompait, car à peine le point accordé par Flyvel, James plongea au ras de l'herbe pour disparaître sous les estrades. Il réapparut juste après, tenant le vif d'or dans les mains, prouvant ainsi que contre toute vraisemblance et toute logique – il avait après tout été en plein cœur du jeu – il ne l'avait jamais perdu des yeux.

- POTTE ATTRAPE LE VIF ! DEUX CENTS DIX A SOIXANTE, GRYFFONDOR GAGNE !! QUEL MATCH ! MAIS QUEL MATCH !

Les hourras et les bravos fusaient de toutes parts, même les Serdaigle applaudirent, mais les spectateurs saluaient surtout la prestation des douze joueurs tout au long de ce match, d'ailleurs les joueurs eux-mêmes applaudissaient et les accolades fusaient des deux côtés sans distinction de maison. Ils avaient joué au Quidditch mieux que jamais lors de ce match et ne demandaient pas plus, mais celui qui fut le plus acclamé fut sans aucun doute James Potter. Personne n'aurait pu contester le talent qu'il avait démontré lors de ce match – même si les Serpentard auraient préféré mourir que de l'admettre.

Philip Mograf n'avait pas tort, ce jour resterait à jamais dans l'histoire de Poudlard comme celui du plus magnifique match que l'école ait jamais connu.

(à suivre…)

Chapitre 10 : ce sera le chapitre avec la scène du saule cogneur ! et le dernier d'ailleurs. Et oui, cette année traîne trop, alors je vais faire passer 4 mois en même temps ! lol Allez, on croise les doigts et on y croit fort qu'il sortira avant fin juin :-)

NdA : j'ai trouvé le nom du ministre de la magie à l'époque, elle (en l'occurrence) se nommait Millicent Bagnold (source : Harry Potter Enceclopedia), mais je ne crois pas que ça ait jamais été dit dans les 5 premiers volumes (si qq'un peut me démentir, qu'il le fasse :-) ). Le ministre dans mon histoire restera donc « Alan Herbert », sorcier de mon cru (pas du meilleur, certes, mais vous ferez avec, d'abord ! lol).

PS (pour Hélène) : T'as vu ? T'as vu ? Il "t'a" fait un clin d'œil le Sirius ! Alors ? On m'en veut pas trop pour « Ne t'oublie pas », hein ? ;-) lol