Notes de l'Auteur

Désolé pour le retard ! Je promets que j'ai travaillé sur l'histoire pendant ce temps. J'ai désormais défini la majorité du récit, et je suis vraiment impatient d'aller jusqu'au bout parce que je pense que vous allez simplement aimer ce que j'ai en réserve (bien sûr, vous pourriez aussi détester, mais on verra [1] lorsqu'on y sera).

Merci à chacun ayant pris le temps d'écrire une review, même lorsque vous n'êtes pas d'accord avec tout ce que j'ai écrit.

Les mises à jour devraient être un peu plus régulières maintenant, donc restez connectés.

Encore une fois, rien ne m'appartient. Tout est à elle.


Chapitre 10 :Amende honorable et cadeau inattendu

Harry se réveilla tôt ce matin-là. Sa main tâtonna jusqu'à la table de la salle à manger où se trouvaient ses lunettes. Il les mit n'importe comment sur son nez, et scanna la pièce autour de lui. Hermione était profondément endormie dans le canapé, la couverture dont il l'avait couverte était maintenant étroitement serrée autour d'elle. Il se leva du fauteuil en face du canapé [2], et sortit silencieusement de la salle à manger pour aller vers la cuisine afin de préparer le petit déjeuner. Il fut surpris de découvrir qu'une abondante nourriture était encore rangée dans le cellier, et fut tout autant surpris de voir que toutes les denrées périssables avaient été conservées grâce à ce qu'il pensait être des charmes de préservation et de rafraîchissement.

Harry se considérait lui-même comme un cuisinier convenable, en dépit du fait de devoir faire de la façon Moldue. Il n'avait jamais appris comment intégrer la magie dans la cuisine, et honnêtement, c'était une solution de facilité. Et ne pas avoir son oncle ou sa tante en train de rôder derrière lui rendait cette tâche encore plus agréable que par le passé. Le calme de la cuisine permettait à ses pensées de vagabonder.

Hermione avait toujours été là pour lui, et elle s'était toujours investie pour l'aider, même lorsqu'il avait eu tort. Tous les souvenirs d'Hermione lui sauvant la mise se succédèrent rapidement dans son esprit. Il sourit en se remémorant leur première rencontre, durant le trajet en train.

Loué soit Merlin pour Trevor, pensa-t-il en lançant plusieurs tranches de jambon dans la poêle à frire. C'est dans ce compartiment qu'Hermione a réalisé la première de ses nombreuses actions pour lui faciliter la vie. Elle a réparé ses lunettes qui avaient été cassées des années avant cette rencontre. Alors que les souvenirs se rejouaient dans sa tête, il ne put s'empêcher d'éprouver au niveau de son ventre une culpabilité grandissante. Il avait été horrible avec elle lors de leur 3e année.

Stupide balai, jura-t-il silencieusement. Quand bien même elle savait que cela l'aurait mis en colère, Hermione ne s'était préoccupée que de sa sécurité. Il aurait voulu blâmer Ron pour son attitude du moment, mais il écarta rapidement cette pensée. S'il avait appris quelque chose en revisitant cette mémoire d'Halloween, c'était qu'il avait trop souvent utilisé Ron comme excuse pour son propre comportement. Il secoua la tête. Il avait plus vite pardonné Ron lors du Tournoi des Trois Sorciers qu'il ne l'avait fait pour Hermione à propos de l'Éclair de Feu. Elle avait été la seule à le soutenir, alors que tout le monde le tenait pour un crétin en quête d'attention.

Et l'année précédente, avec ce fichu livre de potions. De tous les sujets possibles de dispute, cela était tombé sur un simple bouquin. Harry sourit presque à l'ironie. Il reconnut qu'Hermione n'avait pas été vraiment jalouse du livre. Non, encore une fois, c'était pour sa sécurité. Il n'était pas un crétin, il était un vrai connard.

Hermione avait beaucoup souffert à cause de leur amitié. Les calomnies, les cajoleries, les insultes (bien aidés, il est vrai, par Rita Skeeter), les analyses minutieuses de toutes ses actions par l'école, et maintenant, elle lui avait donné quelque chose de si précieux qu'Harry se sentait devenir malade. Il se sentait coupable, après la courte rencontre qu'il avait eue avec les parents d'Hermione. Ils avaient été si gentils avec lui, et il pouvait toujours sentir la chaleur apportée par l'accolade de Mme Granger. Hermione lui avait tant donné. C'est vrai, elle l'avait aussi fait pour les protéger eux, mais il savait au fond de lui qu'Hermione l'avait surtout fait pour le protéger lui. Aujourd'hui, il commencerait à faire amende honorable, et il se promit que, s'ils arrivaient d'une manière ou d'une autre à remplir leur impossible tâche, alors il l'aiderait à rechercher ses parents, et il était alors résolu de mieux faire leur connaissance.


Hermione l'interrompit au milieu de ses pensées en entrant dans la cuisine, alors qu'il finissait de mettre la table. Harry savait qu'aucun des deux n'avait beaucoup dormi, mais Hermione semblait être à peu près reposée, malgré leur courte nuit. Ses cheveux en bataille étaient indomptés et emmêlés. [3]

« Ça a l'air bon, Harry, » annonça-t-elle en prenant place.

« J'étais réveillé tôt, et cela me semblait être une bonne chose à faire, » lui dit Harry. « Mais je n'ai pas pu trouver de jus de citrouille, du coup que dirais-tu de jus d'orange à la place ? »

« Oui, merci. » Harry prépara des verres de jus de fruit pour eux deux, et il s'assit en face d'Hermione.

« Je ne savais pas que tu étais un aussi bon cuisinier, Harry. »

« J'ai beaucoup cuisiné chez les Dursleys. Et c'est la première fois que je peux dire que j'y ai pris du plaisir. »

« Je jure qu'ils vont le payer un jour. Si je survis à tout ça, ils vont terriblement le regretter. »

« Hermione, je n'y retournerai jamais. C'est du passé maintenant. Laissons-le aller. On a assez à faire pour ne pas s'inquiéter de gens que je ne reverrai jamais. De plus, j'ai quelques sujets dont je voudrais te parler. »

« Je suis tout ouïe. »

« Je jure que j'irai avec toi pour retrouver tes parents lorsque tout sera fini, et je… »

« Arrête, Harry. Ce n'est pas nécessaire… »

« Hermione, s'il te plaît, laisse-moi finir. » Hermione hocha de la tête.

« Je veux t'aider à retrouver tes parents lorsque tout sera fini parce que je sais combien cela a dû te coûter. Cela me brise le cœur de savoir que tu as fait ça en partie à cause de moi et pour ma sécurité. J'espère qu'un jour je pourrais mieux les connaître, et que je pourrais leur dire toute la gratitude que j'ai pour l'amitié que me porte leur fille et que je ne mérite pas. » Harry regarda Hermione essuyer quelques larmes qui étaient apparues dans ses yeux.

« Je suis si désolé, Hermione, pour t'avoir traitée comme je l'ai fait toutes ces années. Pour ne pas m'être opposé à Ron lorsqu'il t'avait insulté, pour avoir été aussi en colère à propos d'un stupide balai, durant la 3e année, pour toutes les calomnies et les mensonges que tu as dû subir à cause de notre amitié, et pour avoir jeté aux orties tes conseils de prudence, tout particulièrement l'année dernière au sujet de ce livre stupide. Tu as toujours eu mon intérêt à cœur, et j'ai été très avare pour te dire combien je t'appréciais. J'aurais vraiment été un homme mort sans toi, et je remercie Merlin pour le crapaud de Neville. »

« Oh, Harry, » dit-elle, en contournant la table et en se jetant sur Harry.

« Je sais que cela a l'air bizarre, mais je remercie aussi ce fichu troll. »

« Tout comme moi, Harry, tout comme moi. » Ils se serrèrent l'un l'autre pendant plusieurs minutes, avant de se séparer.

« Merci Harry, d'avoir dit tout ça. C'est comme si un poids s'était retiré. »

« Je suis désolé, j'aurais dû réaliser tout cela plus tôt. J'ai beaucoup plus vite pardonné à Ron de m'avoir abandonné durant la 4e année, que je ne l'ai fait pour toi et ce balai. »

« Je me suis toujours sentie particulièrement froissée par cela, mais je n'ai jamais voulu en parler. Cela vaut tout l'or du monde pour moi maintenant. »

« Pourras-tu me pardonner, Hermione ? J'étais censé être ton meilleur ami, et je n'ai pas beaucoup agi comme tel. »

« Bien sûr que je te pardonne, Harry. Comme tu l'as dit, c'est du passé. » Ils mangèrent leur petit déjeuner en silence, rien qu'avec des sourires partagés entre eux. Lorsqu'ils eurent fini, Hermione rangea la Pensine dans son sac à main extensible, et en sortit un lourd paquet enveloppé dans du papier rouge. Elle le posa devant Harry.

« Qu'est-ce que c'est ? » demanda-t-il.

« C'est ton cadeau d'anniversaire, bien sûr, » répondit Hermione.

« Ça doit certainement être un livre, » remarqua Harry, en souriant narquoisement

« Ouvre-le donc, andouille, » lui lança Hermione. Harry lui tira la langue, et ouvrit le paquet, pour dévoiler l'album photo qu'Hagrid lui avait donné. Un peu confus, Harry jeta un regard interrogateur vers Hermione.

« Allez, ouvre-le, » lui dit-elle, tout en essayant de cacher son excitation. Harry ouvrit l'album, et nota immédiatement que quelque chose était différent. À l'intérieur de la couverture, Harry trouva une inscription en lettres calligraphiées d'un doré éclatant. Il reconnut tout de suite l'écriture d'Hermione. Il lut :

Des livres, de l'intelligence. Il y a des choses beaucoup plus importantes, comme l'amitié, le courage, et l'amour. [4]

Harry sourit alors que ce souvenir lui revenait à l'esprit. Il tourna progressivement les pages, notant qu'Hermione avait ajouté à chaque photographie un titre, Harry trouva que chacun décrivait parfaitement la photo associée. Pourtant, c'est à la fin de l'album qu'Harry eut le souffle coupé [5]. La première chose qu'il vit fut une image animée de lui et d'Hermione, en train de s'étreindre dans la Grande Salle, devant tous les élèves.

« Celle-ci a été prise… »

« Durant notre 2e année, » la coupa rapidement Harry. « Tu venais de sortir de l'infirmerie, après avoir été pétrifiée. »

« Tu t'en souviens ? »

« Je ne l'oublierai jamais, » lui répondit Harry, en lisant l'inscription : joyeuse réunion. « Qui a pris la photo ? »

« Colin Creevey, » lui dit Hermione. « Je n'en ai trouvé aucune de notre première année, parce que Colin est le seul que je connaisse à prendre des photographies, et il n'est pas arrivé à Poudlard avant notre 2e année. Continue, il y en a plus. »

Ensuite, Harry vit une autre photo de lui, aidant Ron qui était en train de vomir des limaces. Elle avait un titre approprié : Les meilleures des intentions.

« Je me souviens de celle-ci aussi, » dit Harry en souriant. « Malefoy t'avait surnommée une Sang-de-Bourbe, et Ron avait essayé de lui lancer un sort avec sa baguette cassée. »

« Oui, cela a été un de ses meilleurs moments, [6] » lui adressa Hermione avec un sourire. « Quel dommage que sa baguette n'ait pas fonctionné correctement. »

« J'aurais fait la même chose si seulement j'avais su ce que cela signifiait, » remarqua Harry.

« Je sais. Tourne donc la page. » Ils continuèrent à parcourir les photos, et Harry fut stupéfait par le nombre de photos que Colin avait prises d'eux.

« Je ne savais même pas qu'il en avait pris autant, » remarqua Harry, alors qu'il voyait son jeune moi chasser Malefoy et ses sbires avec un Patronus incomplet. « Cela a été une bonne journée, si on considère le tout. »

« Celle-ci est ma favorite, » lui indiqua Hermione, en tournant une nouvelle page. Il s'agissait d'Hermione, vêtue sa robe bleu-pervenche, alors qu'elle descendait les escaliers, avec Harry en arrière plan, la bouche grande ouverte sous le choc. Encore une fois, Hermione avait parfaitement choisi le titre : C'est une fille ! Harry ne pouvait plus s'arrêter de pouffer.

« Tu sais, je n'ai pas vraiment été surprise que Ron n'ait jamais trouvé le courage de m'inviter, mais je ne t'ai jamais demandé pourquoi toi tu ne m'avais pas non plus invitée. Je sais que tu avais un béguin pour Cho à ce moment-là, mais nous aurions pu aller au bal en tant qu'amis. Je ne suis peut-être pas la fille la plus jolie, mais j'aurais été une bonne cavalière, tu sais. »

« Je ne t'avais pas demandé parce que je savais que Ron en pinçait pour toi, » lui avoua Harry. « Et avec tous ces horribles articles que Skeeter écrivait tout le temps, je ne voulais vraiment pas attirer plus l'attention sur toi. Et tu es belle, Hermione. Je pense que mon expression sur cette photo prouve que tu es aussi jolie que n'importe quelle fille de Poudlard. »

« Tu es si gentil, » lui dit Hermione, en l'embrassant sur la joue. « Mais tu n'as pas besoin de me flatter. Je sais que je suis un peu quelconque. »

« Hermione, pourquoi penses-tu cela, » demanda Harry, en cessant de sourire. « Tu es une des filles les plus belles que je connaisse. Il y a beaucoup de jolies filles à Poudlard, c'est vrai. Mais il n'y en a qu'une seule qui est restée à mes côtés lorsque tout le château pensait que j'étais entré volontairement dans cette stupide compétition. Tu es belle d'une façon qu'aucune autre fille ne pourra jamais être, au moins pour moi. » Hermione enveloppa immédiatement Harry dans une étreinte d'ours. Sa tête était enfouie entre le cou et l'épaule d'Harry, et il sentit bientôt l'humidité de ses larmes sur sa peau.

« Personne ne m'avait jamais dit que j'étais belle, Harry, pas comme cela, » reprit-elle doucement. « Bien sûr, mes parents l'ont déjà fait, mais c'est différent ici. Merci. »

« Je suis désolé de ne pas t'avoir invitée au bal, alors que j'aurais dû, » continua Harry, se référant à une autre des autres choses qu'il avait mal faites à l'encontre d'Hermione. Ne pas l'avoir invitée avait forcé Hermione à devoir se défendre contre Ron et sa jalousie, devant de nombreux élèves.

« Pas de problème, » le rassura Hermione, se tamponnant les yeux alors qu'elle avait rompu l'étreinte. « Je comprends maintenant pourquoi tu ne m'avais pas demandé. Tu as toujours été attentionné. Et pour information, je n'en avais rien à faire de ce qu'écrivait Rita. »

« Je sais, » répondit Harry. « Je ne pouvais juste pas t'en rajouter plus. » Hermione sourit, et tourna la page pour montrer la photo suivante. Harry venait juste de sortir du Lac Noir. Lui et Ron étaient enveloppés dans des serviettes, et Hermione leur avait donné l'accolade à tous les deux. Il était indiqué : Ce que nous chérissons le plus.

« Tu sais, si nous ne nous étions pas réconciliés tous les deux, Ron et moi, alors cela aurait été toi qui te serais retrouvée au fond du lac, » remarqua Harry. Hermione le questionna du regard.

« Ne te méprends pas, vous êtes tous les deux mes meilleurs amis, » expliqua Harry. « Vous m'auriez tous les deux manqué, mais pour différentes raisons. Ron a été mon premier copain. Je peux discuter Quidditch avec lui, et faire des choses stupides comme avoir des ennuis pour la simple raison d'avoir dit que nous pouvions le faire. »

« Continue, » l'encouragea Hermione. Harry pouvait voir qu'elle était curieuse désormais.

« La première chose que tu as faite, quand nous nous sommes rencontrés, a été de réparer mes lunettes. Sais-tu au juste combien de fois elles ont été cassées lorsque Dudley et sa bande voulaient me tabasser ? Des dizaines de fois [7]. Cela a été la chose la plus gentille que l'on ne m'avait jamais faite avant, à part Hagrid me donnant mon premier gâteau d'anniversaire, et mon premier vrai cadeau. C'est un des nombreux exemples qui te rendent différente de Ron. Ron aurait tabassé la personne qui m'avait cassé les lunettes. Mais toi, tu les as réparées. »

« Si tu crois un seul instant que je n'aurais pas jeté de maléfices sur quelqu'un qui aurait essayé de te faire du mal, alors tu as vraiment tout faux, » l'interrompit Hermione.

« Laisse-moi finir, » reprit Harry. « Je sais que tu l'aurais aussi fait. Mais Ron se serait arrêté au maléfice. Toi, tu vas toujours plus loin. Tu l'as toujours fait. Tu ne t'arrêtes pas à la cause de mes problèmes, mais tu essaies de les résoudre, et de t'assurer que j'aille bien à la fin. Laissez-moi te dire une chose : Ron voulait que je vienne au QG l'autre été parce qu'il voulait que je glande, et il savait que j'étais en colère d'avoir été laissé dans le noir. Toi, de ton côté, tu me voulais là-bas parce que tu ne voulais pas que je reste seul. C'est ce que j'essaie de te faire comprendre. J'ai besoin de vous deux. Mais bien que je me sente un peu coupable de cette idée, je crois qu'ils ont fait une erreur en envoyant Ron et pas toi au fond du lac, pour être mon otage. » Une fois encore, Hermione a enserré Harry.

« Quand es-tu devenu aussi charmeur, Harry, » demanda Hermione.

« Je ne sais pas, » murmura Harry. « Peut-être que, après avoir réalisé que ma meilleure amie m'avait plus donné que je ne lui en avais apporté, quelque chose a fait clic dans ma tête. C'est la meilleure réponse que je puisse faire. »

« Ça va aller désormais, » rassura Hermione en souriant largement. « Il y a encore quelques photos, tu sais, » rajouta-t-elle en indiquant l'album. Harry acquiesça, et ils continuèrent à reparcourir toutes leurs années à Poudlard. Pratiquement toutes les photos étaient une combinaison d'eux trois. Parfois juste lui et Ron, quelques-unes avec Ron et Hermione, alors que beaucoup de photos concernaient juste lui et Hermione. Alors qu'il arrivait pratiquement à la fin, il trouva une photo à laquelle il ne s'attendait pas du tout. C'était une photo publiée dans la Gazette la nuit où Sirius était mort. Dumbledore avait son bras autour d'Harry, et il essayait de faire bouclier entre lui et les membres du Ministère. L'inscription : Le choix entre ce qui est juste, et ce qui est facile.

« Je sais que la photo n'est pas la plus belle, » commenta Hermione, « mais je l'ai trouvée plus encourageante que toutes les autres. Toi et Dumbledore, debout face à la tempête, et aucun de vous deux n'a fléchi. Alors qu'il aurait été facile et plus prudent de baisser la tête, vous avez été de l'avant. Tu lui ressembles bien plus que tu ne t'en doutes, Harry. »

« Merci, Hermione, » la remercia Harry. Il fut celui qui initia l'accolade ce coup-là. « Je doute que je puisse arriver à sa hauteur, mais je vais essayer. »

« Tu as déjà réussi, Harry. Tu n'y crois juste pas toi-même. »


Notes du Traducteur :

Hello à tous,

Comme vous devez l'avoir deviné, à la vue des notes de texte, j'ai encore une fois bien apprécié ce chapitre. Pas mal de raisons, mais en particulier le partage des souvenirs entre Harry et Hermione. Comme pour les séances dans la Pensine, celle de l'album photo est assez sympa à lire, et Harry est assez à cœur ouvert ici, à la différence des mémoires. C'est juste dommage que l'ensemble soit aussi court. L'auteur continue de construire l'Harmony, en reprenant cette fois-ci différents éléments du canon, mais dont il change le contexte, ou pour lesquels il rentre plus dans les pensées d'Harry ou d'Hermione. Je dirais pour illustrer cela l'exemple du bal. Ce n'est pas pour rien que beaucoup de fictions ont pris ce point de départ pour faire avancer une relation Harry/Hermione : en s'appuyant sur le fait qu'Harry s'aperçoive qu'Hermione est une fille (et oui, c'est bien vrai !) et pas seulement une pote.

D'ailleurs à ce sujet, la différence entre « pote » et amie que fait Merlyn ici a été reprise telle quelle dans son autre histoire (chapitre de l'Hippogriffe). Et est pas mal, car elle permet justement de garder pas mal d'éléments du canon sur les relations du trio.

Enfin bon, j'espère que vous avez pris autant de plaisir que moi à lire ce chapitre.

Comme de coutume, le chapitre suivant sera pour dans deux semaines, ce sera intitulé « La visite du Ministre ». Pas grand-chose à deviner ici. Ah si, les autres cadeaux d'Harry seront pour la plupart différents du canon.

Merci à tous.


[1] L'auteur a utilisé plutôt texto cette expression : on traversera ce pont lorsqu'on y sera. Je n'ai pas vraiment trouvé d'expression similaire en français.

[2] Et non, ils n'ont pas dormi ensemble. Comme déjà dit plusieurs fois, l'auteur y va doucement pour reconstruire leur relation, et c'est vraiment ce qui est appréciable chez lui.

[3] Je vais encore encenser Merlyn. Mais après tant de fiction qui commence en tout premier par changer le physique de nos héros, en particulier au niveau des cheveux d'Hermione (entre autres, elle trouve systématiquement un charme ou une potion pour rendre ses cheveux lisses). Après, c'est vrai qu'il s'agit souvent d'une appropriation des personnages par les auteurs (soit une projection d'eux-mêmes, soit un formatage vers leur idéal). Mais je trouve cela néanmoins très dommage, car on s'éloigne du canon. Autre exemple très fréquent, Harry se met à faire du sport dans le premier chapitre, et se muscle (et vous pouvez vous attendre alors à une auteur féminine), alors que dans le canon, Harry est plutôt chétif. Bref...

[4] Pas exactement la citation originale (d'ailleurs même pas celle du chapitre 3 de Merlyn). Petit détail qui joue, et que l'on trouve d'ailleurs régulièrement dans les Harmonies. J'ai déjà lu cette modification ailleurs.

[5] Pour rappel, le livre original ne contenait que des photos de ses parents et de leur amis/Ordre. Les photos d'Harry à l'école n'existent pas dans le canon.

[6] Ce n'est pas très sympa pour Ron, quand même.

[7] Curieusement, on dit des dizaines en français, et plutôt des douzaines, en anglais. Ils ne sont vraiment pas portés vers le système décimal décidément.