Epilogue

Cardiff de nos jours

Toute l'équipe était réunie pour le retour d'Ianto. Voilà près d'une demi-heure qu'ils attendaient avec impatience, l'ouverture de la faille spatio-temporelle qui devait ramener leur collègue et ami. Seul Jack semblait serein, les autres attendaient avec une certaine anxiété l'arrivée d'Ianto.

A l'heure dite, une lumière éblouissante jaillit projetant une onde aux travers de la pièce. Les minutes s'égrainèrent lentement quand une silhouette se dessina dans la faille. Indistincte au départ, quelques secondes plus tard, il ne fit plus aucun doute quant à l'identité de la personne.

La faille se referma ensuite aussi vite qu'elle était apparue laissant le silence s'abattre dans l'entrepot. Bien vite, brisé par le cri de joie de Tosh et les pas précipités de cette dernière se jetant dans les bras d'Ianto au sens littéral du terme.

Tosh fondant en larmes : Ianto, tu es vivant, tu n'as rien. Si tu savais comme on a eu peur.

Ianto lui caressant doucement les cheveux en la serrant dans ses bras : Tout va bien, je suis là. Et aucune blessure. Je suis assez grand pour me débrouiller.

Owen lui serrant la main : Heureux de te revoir tea boy.

Seul, Jack restait silencieux mais Ianto trouvait que c'était mieux ainsi, ils avaient tous deux beaucoup de choses à se dire sans personne pour être dérangé.

Le reste de la journée sembla se dérouler à cent à l'heure. Les retrouvailles entre Ianto et Myfawny furent heureuses bien que l'animal ait boudé ostensiblement Ianto pour lui montrer son mécontentement de son absence. Une tablette de son chocolat lui fit regagner ses faveurs.

Vers 18 heures, Tosh, Owen et Gwen quittèrent le hub laissant Jack et Ianto. Ce dernier prépara deux cafés et monta au bureau de Jack. Il frappa et entra sans attendre la réponse. Jack était assis tranquillement les pieds sur son bureau.

Jack : Je t'attendais. Que dirais tu d'une petite revanche à l'épée ?

Ianto : Pourquoi pas.

Ils se rendirent dans la salle d'entraînement et débutèrent le combat qui prit rapidement un tour sensuel tel un ballet dont chacun connaissait le rythme. Les armes tombèrent et chacun déshabilla l'autre cherchant à redécouvrir l'autre comme si c'était la première fois.

Bien plus tard, ce soir là, leur faim apaisée, ils passèrent à la discussion tant attendue.

Ianto : Jack, je …

Jack : Ianto, je … Non, toi d'abord.

Ianto : Ce voyage dans le passé, dans ton passé m'a fait un sacré choc. Je n'ai jamais imaginé ce que tu avais pu ressentir quand tu as découvert ton immortalité.

Jack : Je sais, mon comportement n'avait rien de rationnel. J'avais tellement de colère et de rage en moi. J'essayais, je crois de me détruire.

Ianto : Je sais tout cela.

Jack : Je ne me suis pas comporté de façon gentille avec toi. Je ne dirais pas que j'en suis désolé.

Ianto : Je ne te demande rien. Je sais que j'ai été brutal mais je ne savais pas comment te faire réagir.

Jack : Je sais la lettre que tu m'as laissé est assez explicite. Tu sais que tu es parfois d'un manque de confiance en toi qui frise le ridicule.

Ianto : Merci tu es toujours aussi charmant. Jack, qu'est ce que tu fais ?

En effet, Jack se rhabillait et s'apprêtait à quitter la chambre quand Ianto le retint par le bras.

Ianto : Je t'interdis de me fuir Jack. Que se passe-t-il dans ta tête, je veux savoir ?

Le regard de Jack croisa celui d'Ianto et ce que ce dernier y vit le laissa un instant sans voix. Il y lut un tel désarroi, une telle douleur qu'il en resta un instant muet.

Ianto : Jack que tu le veuilles ou non notre couple est une réalité tangible.

Jack : Comment cela est il possible ? Après ce que tu as vu, après ce que tu as appris sur moi.

Ianto : Jack, ce n'est pas le toi de cette époque ou celui de 1892 dont je suis amoureux. C'est toi dans ton ensemble avec tes qualités et tes défauts, ton passé, notre présent et notre avenir. Parce qu'oui Jack, je ne conçois pas de vivre sans toi.

Jack : Je t'aime Ianto quelque soit l'époque.

Ianto : Je t'aime aussi Jack.

Fin