Sauve-moi mon amour. Sauve-moi j'ai dit !

Je m'étalai de tout mon long sur mon lit. Mon cher lit ! Comme tu m'as manqué ! Ce n'est pas que les lits de Poudlard ne soient pas confortables, mais on est toujours mieux chez soit ! Je m'enveloppai avec une immense satisfaction dans les draps frais. Ils portaient encore son odeur. Papa m'avait prévenu qu'il s'était précipité à la maison dès qu'il avait su que j'étais à Poudlard et qu'il avait passé la nuit dans mon lit en inventant diverses manières pour tuer Dumbledore et me récupérer.

Un bruit très léger me tira de ma rêverie. Je cessai de respirer et écoutai attentivement. La respiration qui se faisait entendre dans ma chambre était rapide et saccadée, comme celle d'un… un chien !

-Sirius Orion BLACK !

Le gros chien noir accroupit au pied de mon lit se ramassa sur lui-même et émit un petit jappement déçu.

-Je peux savoir ce que TU fais dans MA chambre espèce de CRETIN décervelé ?!

-Ouaff……

-Sors d'ici immédiatement !

-Ouaff……

Soudain, le demeuré bondit sur mon lit et se mit à me lécher copieusement le visage, visiblement pour se faire pardonner. Ce qui, vous vous en doutez certainement, ne marcha pas du tout. Que ceux qui pensent que se faire lécher le visage par le magnifique Sirius Black est une chance lèvent la main !

Bande d'abrutis ! Je vous rappelle que c'est un chien ! Et tout Sirius Black qu'il soit, c'est dégoutant !

Alors que je m'apprêtais à crier toutes les insultes possibles et imaginables avant d'envoyer ce crétinus débilus en orbite, le chien se retrouva en lévitation au-dessus de moi puis parti s'écraser contre le mur.

BOUM !

-Kaï ! gémit Sirius en glissant au sol.

-Alexander ! m'écriai-je en reconnaissant la grande et fine silhouette qui se dressait au-dessus de mon lit.

Il se tourna vers moi, visiblement furieux. Ses mèches argentées tombaient devant ses prunelles carmin et ses vêtements étaient complètement froissés. Il avait du se précipiter ici dès que mon père lui avait annoncé mon retour. Après s'être assuré que je n'avais rien, son visage se détendit et il me sourit.

-Ma princesse ! Tu vas bien ? Il ne t'a pas fait mal ? Depuis quand as-tu un…

Il eut une grimace dégoutée et continua.

-Depuis quand as-tu un chien ?

-Ce truc n'est, hélas, pas un chien, c'est bien pire que ça.

-Ça m'a pourtant l'air d'être un sale cabot tout ce qu'il y a de plus dégoutant.

Pour lui prouver que non, Sirius reprit forme humaine. Immédiatement, Alexander se mit en position d'attaque et montra les crocs.

Ah oui ! Peut-être ai-je omis de vous présenter mon sauveur. Alexander Van Hierophan, vampire de son état, prince héritier de Transylvanie et accessoirement fiancé de ma petite personne. Tout ça pour vous dire que la taille des crocs d'Alexander n'était pas négligeable.

A ma grande tristesse, cela n'impressionna pas Sirius plus que ça.

-Qui c'est Pupuce ?

-M'appelle pas Pupuce !

-Ma princesse, qui est-ce ?

-Un abruti, ne fait pas attention.

-Peut-être, mais ce personnage était dans Ta chambre, sur Ton lit et était en train de t'embrasser.

-De me lécher le visage. Rectifiai-je.

-Non, protesta Sirius. Je t'embrassais !

C'était le genre de truc à ne surtout pas dire devant mon fiancé. Il est très… humm… possessif.

C'est donc avec beaucoup d'entrain que mon cher et tendre se jeta sur Black en prévision d'un étripage dans les règles. A mon grand regret, ce dernier n'était pas aussi empoté que ce que je croyais et il parvint sans peine à éviter l'assaut d'Alexander, lui assénant au passage un grand coup de coude sur la nuque, qui aurait sans doute tué n'importe quel humain normalement constitué.

Heureusement, comme je l'ai précisé un peu plus haut, mon futur époux est un vampire (vous saviez pas ? comment ça vous saviez pas ? C'est marqué au-dessus bande d'idiots ! Vous faisiez quoi jusqu'ici ? Les pâquerettes ? Comment ça les pâquerettes ? Je m'en fiche moi des pâquerettes ! Allez ! On reprend) et ne sentit donc presque rien.

S'ensuivit alors une sorte de crêpage de chignon auquel j'assistai avec impuissance. J'ai qu'à intervenir ? Nan mais ça va pas la tête ? Je suis une vampire, ok, mais je ne suis pas folle au point de m'interposer entre un vampire à la force de Godzilla et un Animagus tout pareil (Quidditch oblige).

Bref, en tant que bonne petite princesse en détresse, j'admirai le duel, nan, à ce niveau là, c'est de la bagarre de rue, lançant des « Allez Alexander ! Crève Black ! » enthousiastes.

Une ou deux tables volèrent à travers la pièce et l'une d'elles tenta de s'enfuir par la porte, malheureusement arrêtée par mon père qui se la ramassa en pleine face.

-STOP !

Les deux garçons stoppèrent immédiatement. Mon père a beau être un imbécile heureux, c'est quand même un vampire, ne l'oubliez pas.

-Bien, maintenant, vous allez reposer cette table et ce… paquet de gâteaux ?

Sirius s'aperçut alors qu'il brandissait rageusement un paquet de Mikado (vive les mikado !!!!) et le cacha derrière son dos.

-Bonjour Alexander, comment vas-tu ?

-Très bien merci. Mais je pense que le terme « bonsoir » serait plus approprié, il est 3 heures du matin.

-Effectivement. Et tes parents ?

-Mon père et ma mère viennent de se remarier ; Pour la 5ème fois.

-Toutes mes félicitations. Que fais-tu ici ?

Mon père avait dit ça sur un ton peu engageant et Alexander parut immédiatement déstabilisé.

-Je… je vous dérange ? Excusez-moi je suis désolé. Je ne pensais pas que…

Mon père aimait beaucoup mon fiancé mais il détestait plus que tout se faire réveiller et pouvait dans ce cas se montrer excessivement désagréable.

-Papa ! Ce n'est pas de sa faute. Black m'a agressé et il n'a fait que me défendre.

-Ah ? Tu es pardonné Alexander.

-Merci monsieur.

Ayant réglé les problèmes de ce côté-là, mon père se tourna vers Sirius que se crispa, près à défendre chèrement sa peau.

-Les parents d'un de tes amis viennent d'appeler pour me demander d'accueillir leur fils. Une de leurs tantes est malade et ils doivent partir. Il arrive par le premier train.

-Génial ! s'écria l'abruti national. Euh… c'est lequel ?

-Remus Lupin.

Je poussai un soupir de soulagement. J'avais eu peur que ce ne soit James. Ou pire, Peter.

-Ce n'est pas tout. Le père de James Potter vient de se faire agresser par un Hippogriffe et sa mère nous l'envoie pour pouvoir s'occuper de son mari en toute tranquillité.

Au mon dieu ! Au secours ! Remus, d'accord, il est plutôt calme et avec son aide, on aurait pu essayer de calmer Sirius mais avec James en plus, ça devient impossible !

Soudain, un toc-toc se fit entendre à la fenêtre et tout le monde sursauta.

Ce n'était que Facteur qui rentrait, visiblement épuisé.

Je le fis entrer et lui tendis un Mikado en récupérant le parchemin accroché à sa patte.

Coucou El' !

C'est Lily, ma maison a malencontreusement explosée (fuite de gaz, mon père n'a jamais su faire le cuisine) et ……

Je terminai ma lecture et me tourna vers mon père qui me regardait, inquiet à cause de mon air grave.

-Papa ?

-Oui ma chérie ?

-La maison de Lily vient d'exploser, on peut l'accueillir ici jusqu'à la rentrée ?

-C'est une blague. Souffla Sirius.

-Non Black. Il manque juste Peter et Severus et nous serons au complet.

-Ah non ! Pas eux !

C'est alors que le téléphone (et oui, nous sommes des sorciers vampires, mais nous avons quand même la technologie). Nous nous entre-regardâmes, ahuris.

Non, ce n'est pas possible.

Mon père s'approcha de l'appareil comme si celui-ci était susceptible de lui sauter à la figure à tout instant.

-Allo ? Oui, bien sûr, on arrive tout de suite.

Nous attendîmes, inquiets. C'était qui cette fois ?

-Ton ami Remus vient d'arriver à la gare. Et pour Lily, dis-lui que c'est d'accord. Termina mon père avec résignation.

La gare, ou plutôt la cabane délabrée au bord de la voie, était juste à côté du manoir et notre petite troupe se mit donc en route, par un beau 3 heures de matin de décembre.

Un pauvre garçon aux vêtements élimés attendait tout seul à côté des rails.

-Remus !!!!!!!!!!!!!

-Salut Paddy. Je suis désolé de venir te déranger dans ta petite vie de couple dès le deuxième jour mais…

-C'est pas grave vieux, J'ai déjà été dérangé.

-Ah, par qui ?

-Le fiancé de mon sucre d'orge. Fit-il d'un air déçu.

Le regard de Remus passa de Sirius à moi, de moi à Alexander avant de revenir à Sirius que fixait le sol avec une mine déconfite.

Le loup-garou éclata de rire.

-Mon pauvre Sirius, tu n'as vraiment pas de chance avec cette fille. Bonjour Monsieur Veda, merci beaucoup de m'accueillir ici et vraiment désolé d'arriver à l'improviste.

-Ce n'est pas grave mon garçon, ma fille avait l'air ravie que tu arrives.

-Salut Ellorâ !

-Remus !!! Aide-moi ! C'est horrible ! James va aussi arriver !

-James ?! Mais pourquoi ?

-Son père s'est fait attaquer par un Hippogriffe.

-Aïe !

-Et Lily va venir aussi.

-Merde.

Je le regardai, surprise, il était vraiment très rare d'entendre Remus jurer. Il se tourna vers Black qui pleurnichait dans un coin.

-Sirius ?

-Oui ?

-Je pense que tu devrais laisser Ellorâ en paix.

-Mais… Mais…

-James va surement avoir besoin de toi pour conquérir Lily.

-OUI CHEF ! s'exclama le crétin, complètement remonté.

-Merci Remus, mais en me délivrant de cet imbécile, tu enfonce Lily.

-Ce n'est pas grave, elle est amoureuse de James non ?

-Comment tu…

-Voyons Ellorâ, ne me met pas dans le même sac que les trois imbéciles qui me servent d'amis s'il-te-plait.

-Remus, tu es beaucoup trop intelligent pour eux. Et je pense que si Lily t'avait entendu, tu serais mort.

Je lui adressai un sourire indulgent avant de terminer.

-Dans d'atroces souffrances.

Une fois les présentations faites, nous déplaçâmes les affaires de Sirius dans une autre chambre du château afin qu'Alexander puisse reprendre possession de la sienne (bah oui, c'est mon fiancé donc il a une chambre attitrée dans ma maison). On installa Remus dans une chambre à proximité et on prépara deux autres chambres pour les futurs arrivants.

Qui arrivèrent d'ailleurs quelques secondes plus tard, par la cheminée (qui a dit « v'là le père Noël ?). Suite à leur arrivée légèrement chaotique, James déclara que la poudre de cheminettes était la plus belle invention de siècle et Lily se jura de porter plainte contre le crétin fini qui avait inventé cette horreur.

Pour votre compréhension, je signale que James et Lily sont arrivés en même temps et dans la même cheminée dans un magnifique enchevêtrement de bras et de jambes. Par un heureux ( ?) hasard, les lèvres de James se retrouvèrent soudainement collées à celles de Lily après quoi celle-ci jura que plus jamais elle ne reprendrait la cheminée comme moyen de transport, et que, la prochaine fois, elle prendrait le train comme toute personne sensée aurait fait à sa place.

Une fois que notre joyeuse compagnie fut au complet, les membres présents des Maraudeurs entreprirent de visiter le château dans un joyeux concert de hurlements.

Lily se désinfecta la bouche quatorze fois et quelqu'un sonna à la porte.

Devinez qui c'est ?

Gagné ! C'est effectivement le membre numéro 4 de la compagnie des crétins décérébrés, j'ai nommé Peter !

-Salut El', salut Lily, euh… désolé de débarquer comme ça mais… euh…

Avant d'atomiser la pièce, le château, les alentours et SURTOUT, les quatre crétins qui se l'étaient approprié, j'inspirai un (très) grand coup et me forçai à sourire. Vue la tête horrifiée que fit Peter, ça ne marcha pas du tout.

-Ce n'est pas grave Peter. Si tu étais le seul de ta bande de débile à être venu squatter chez moi, je t'aurai sans doute décapité. Mais comme le reste de la bande citée plus tôt s'est déjà incrusté contre ma volonté, je vais faire comme si j'étais ravie de t'accueillir et te souhaiter la bienvenue dans ce lieu qui fait maintenant office d'hôpital psychiatrique ou de garderie selon la personne que l'on prend pour référence. Je t'en pris, entre.

-Merci… répondit le pauvre Maraudeur qui se dit que finalement, il aurait peut-être mieux fait de rester chez lui.

-Ma chérie, tu vas bien ? s'inquiéta Alexander en me voyant exploser une chaise avec beaucoup d'enthousiasme.

-Parfaitement, je vais parfaitement BIEN. Mieux, je me porte A MERVEILLE, tu entends ? A MERVEILLE. Je suis ZEN !

-Euh… D'accord.

-Pupuce !!!!!!!!!!!!

-Alexander, fais moi plaisir, jette moi ce truc par la fenêtre.

-Avec plaisir ma princesse.

Alors que mes deux prétendants se poursuivaient joyeusement dans le château et que Lily me tapotait l'épaule avec compassion, mon père s'approcha de moi avec précaution, comme si je risquais de lui sauter à la gorge.

-Euh… Ellorâ ?

-Oui papa ?

-Qu'est ce que tu pense de tes professeurs de Poudlard ?

Je le regardai, surprise. Je ne m'attendais plutôt à l'annonce de l'arrivée de Severus ou d'un autre perturbateur.

-Et bien… Je les trouve plutôt sympas mais ils sont sévères… c'est des profs quoi.

-Oui mais en fait, je voudrais surtout savoir ce que tu pense de Minerva MacGonagall.

J'eu alors un très mauvais pressentiment et vu le gémissement de Lily à côté de moi, elle pensait à la même chose.

-C'est une bonne prof mais… elle fait peur. Très peur. Et puis suite à une certaine histoire mettant en scène un crétin, un couloir explosé et une espèce d'araignée mutante gardant un bureau, elle ne nous porte pas dans son cœur.

-Si je te pose toutes ses questions. Expliqua mon père en reculant doucement c'est parce que…

Il se plaça derrière un divan, à proximité d'une table chargée de plateaux.

-C'est parce que Mme MacGonagall vient passer Noël avec nous.

Le couteau que je lui lançai (me demandez pas d'où je le sortais, j'étais en colère et je ne me souviens plus) traversa le divan et les deux plateaux que mon père brandissait comme des boucliers avant d'aller se planter dans le mur, à quelques centimètres de son crâne.

-PAPA !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! hurlai-je, hors de moi en me précipitant vers le traitre.

C'est alors que la porte s'ouvrit lentement, me coupant dans ma folie meurtrière et laissant apparaître une femme tirant une petite valise de cuir.

-Alors mademoiselle Veda, vous êtes toujours aussi excitée à ce que je vois.


Suite dès que je peux, ils rentreront à Poudlard à la fin du prochain chapitre.

Merci de suivre mon délire et j'espère que ça vous à plus !!!!!!!!!! A bientôt !!!!!!!!!!!!!