Callie entra dans la salle de conférence où avait lieu la réunion et trouva Owen et Jackson qui attendaient ainsi que trois autres personnes qu'elle ne connaissait pas, il s'agissait probablement des avocats. Owen l'accueillit à la porte.
« Dr Torres, voici les avocats de la fondation Harper Avery. Ils te représenteront toi ainsi que l'hôpital. »
Callie se pencha près de l'oreille d'Owen et lui murmura. « Owen, on sait tous qu'ils sont ici pour s'assurer que l'hôpital va bien, ils en ont rien à foutre de moi. »
« Je suis de ton côté okay. Je ferais tout ce que je peux pour t'aider. » Owen releva la voix. « Asseyez-vous pendant que nous attendons les autres membres du conseil et nous pourrons commencer. »
Callie s'assit à l'opposé des trois avocats, le premier était un homme d'âge moyen qui avait l'air sérieux, le deuxième était un jeune homme prêt à prendre des notes, et le dernier avocat était une femme d'origine asiatique qui semblait amicale mais Callie n'allait pas se laisser bercer dans le moindre sentiment d'insécurité. Elle se servit un verre d'eau tandis qu'Arizona entra suivit par Cristina, Derek et Meredith. Arizona s'assit à côté de Callie et lui fit un léger sourire alors que les autres s'installèrent tout autour de la table. Quand tout le monde fût enfin prêt, l'avocat principal commença.
« Donc, nous sommes réuni ici pour discuter de la négligence clamée par Travis Reed, un joueur de baseball promettant et patient du Dr Callie Torres dont la baisse de vigilance lui a causé une paralysie importante. Lui et ses avocats soutiennent que les antécédents du patient de thrombose veineuse profonde étaient la cause de son AVC et que Dr Torres aurait dû pratiquer une réparation du cartilage articulaire au lieu d'un remplacement complet du genou. Il soutient également que le temps supplémentaire nécessaire pour un remplacement complet du genou lui a causé la formation d'un caillot dans son cerveau et donc ce qui a causé l'AVC qui l'a paralysé. Il nous poursuit pour dégâts et perte de gains futurs. »
Callie sauta sur son siège avant qu'il ne puisse dire un autre mot. « Mais si je n'avais pas fait ce remplacement complet, il n'aurait jamais pu remarcher encore moins pu rejouer. Une fois que je l'avais ouvert, c'était évident que la réparation du cartilage n'aurait servie à rien, il avait besoin d'un remplacement complet. Il n'y a jamais eût d'indications comme quoi sa thrombose veineuse profonde était un problème toujours en cours. Il voulait jouer et il m'a demandé de faire tout ce qu'il fallait pour qu'il puisse être de nouveau sur un terrain. »
Le plus vieil avocat prénommé Greg interrompu Callie avant qu'elle ne tombe en furie. « Je ne vais pas tourner autour du pot, je pense que nous devrions régler ça maintenant et rapidement avec un accord à 'amiable. Il n'y a pas d'intérêt à salir le nom du Dr Torres ainsi que la réputation de l'hôpital. »
Arizona prit la parole, n'aimant pas la direction que cette discussion prenait. « Et qu'est ce qui se passe si nous n'acceptons pas cet accord à l'amiable ? »
L'avocat lui lança un regard froid mais répondit à sa question. « Et bien ça ira jusqu'au tribunal et si nous perdons, eh bien ça ne sera pas joli. Cet hôpital sera une fois de plus ruiné. Il a eût des propositions provenant de la moitié des équipes présentes dans le championnat et c'était des très grosses propositions. On parle de contrats à plusieurs milliers de dollars pour ce joueur. Ça pourrait être un désastre pour le Dr Torres et le Grey Sloan Memorial. »
Des chuchotements retentirent dans toute la salle mais aucun ne provenaient de Callie. Elle était maintenant assise calmement, elle contemplait le sol et la position difficile dans laquelle elle se trouvait. Ils furent tous choqués quand une voix raisonna plus forte que les autres et gagna l'attention de tout le monde.
« Je dis que nous allons au tribunal. »
Greg regarda ses notes et reporta son attention sur Arizona. « Dr Robbins n'est ce pas ? N'êtes vous pas mariée au Dr Torres ? Ne pensez-vous pas que cela vous donne une petite tendance subjective sur le sujet ? »
« Oui c'est bien ça, oui je le suis et non pas du tout. J'ai dit que nous allons nous battre. Je connais Callie Torres en tant que personne et en tant que chirurgienne et chacun d'entre nous aussi. Elle est la meilleure chirurgienne orthopédique de cette région et une des meilleures du pays. Il n'y a aucune chance qu'elle n'aurait pu voir cela arriver et je pense que nous devrions le croire, la croire et se battre. »
Cristina fut la première à être d'accord. « Je pense la même chose. Je dis que nous allons nous battre. »
Derek acquiesça et regarda les avocats. « Je suis d'accord. C'est quelque chose auquel aucun de nous n'aurait pu s'attendre, en particulier si le patient n'a pas donné les bonnes informations avant l'opération. On devrait se battre pour Callie. »
Owen, Jackson et Meredith furent assez rapidement d'accord mais ils devaient retourner au travail pendant que Callie donnait sa déposition aux avocats. Arizona se leva pour partir, mais ce fût seulement pour se rasseoir à côté de Callie.
« Arizona, ça va aller. Retourne en pédiatrie et va aider les petits humains. »
« Je pense que je vais rester, si ça ne te dérange pas. » Elle tourna son siège et prit la main de Callie. « Écoute, je sais que nous ne sommes plus ensemble mais je sais que tu ne me l'aurais pas dit si tu ne souhaitais pas avoir quelqu'un à tes côtés. Je veux te soutenir. S'il te plaît, laisse-moi être là pour toi. »
Callie hocha la tête et murmura un merci. Elle ne voulait pas donner à Arizona de faux espoirs à propos d'elles, mais les paroles de son père faisaient écho dans sa tête. Elle avait besoin de savoir où elles se trouvaient, même si ça voulait dire qu'elles n'étaient plus ensemble. Une angoissante heure plus tard, Callie était finalement libre de quitter la pièce, Arizona sur ses talons. Elles restèrent l'une à côté de l'autre en attendant l'ascenseur avant que Callie ne se tourne vers Arizona, ayant décidé que ce soir serait le moment où elle saurait, une bonne fois pour toutes, où elles se trouvent en tant que couple et en tant que famille.
« Donc…tu voudrais dîner avec moi ce soir ? »
« Quoi ? »
« Eh bien pour te remercier de ce que tu as fait pour moi et aussi parce que je pense qu'il est vraiment temps qu'on ait une discussion. À propos de nous. »
« Ouais, j'aimerais bien. »
Callie s'engouffra dans l'ascenseur et appuya sur le bouton. « Okay. On se voit vers huit heures. »
Arizona passa le reste de sa journée sur un nuage. Aurait-elle une chance ici, une chance de recommencer depuis le début et récupérer sa famille ? La journée passait de plus en plus lentement jusqu'à ce qu'elle ne rentre finalement chez elle. Elle prit sa douche et elle allait commencer à se bichonner mais elle décida de ne pas le faire. Elle enfila un jean et un chemisier, un léger maquillage et les cheveux ondulés jusqu'aux épaules. Elle toqua à l'appartement de Mark et attendit Callie. La porte s'ouvrit et le souffle d'Arizona se coupa instantanément, Callie était magnifique dans un simple jean et teeshirt.
« Hey, entre. Sofia est endormie et le dîner devrait être prêt d'une minute à l'autre. »
Arizona entra et trouva deux assiettes posées sur la table et Callie lui servait un verre de vin blanc tandis qu'elle commençait à servir son fameux piccata de poulet. Les deux jeunes femmes étaient assises dans un silence relatif tout en dégustant le plat cuisiné par Callie. Elles échangeaient seulement quelques remarques et banalités à propos du reste de leur journée. Quand elles eurent finis, Callie proposa de s'asseoir sur le canapé pour discuter. Arizona s'installa et prit une gorgée de son verre de vin tandis que Callie commença.
« Donc mon père m'a dit que tu allais en thérapie, je suis contente pour toi. Je suis heureuse que tu te fasses aider. »
« Eh bien j'ai seulement eût une session pour le moment mais j'ai fait beaucoup de progrès et ça m'a aidé à y voir plus clair pour la première fois depuis le crash. » Arizona tripota le bord se son verre avec son doigt avant de regarder sa femme dans les yeux. « Callie, j'ai compris maintenant. Je voulais te blesser parce que tu m'as blessé quand tu as rompu ta promesse. »
« Cette maudite promesse. » Callie se pinça le bout du nez avant de reposer les yeux sur Arizona. « Tu sais quoi ? Je n'en peux plus de me sentir coupable à propos de ça Arizona. J'ai pris la décision de sauver ta vie, la bonne décision. Tu es une chirurgienne pour l'amour de Dieu, tu savais, à la minute où tu as vu l'état de ta jambe et tes radios, que les chances de sauver ta jambe étaient proches de zéro. »
« Alors pourquoi tu ne me l'as pas dit ? Pourquoi tu t'es assis sur le bord de mon lit et m'as promis que tu me sauverais la jambe ? »
« Parce que j'avais besoin d'y croire aussi. Tout avait tellement foiré. Toi, s'accrochant à la vie et moi essayant de récupérer. »
« Récupérer de quoi Callie ? Ne mets pas ça à propos de toi encore. Tu n'étais pas là, tu n'as pas traversé tout ça. »
« Mais je l'ai fait Arizona. J'ai attendu avec ta fille pendant quatre jours en se demandant si tu allais revenir un jour, l'espoir s'atténuait chaque minute de plus où ils ne vous retrouvaient pas et puis le bébé… Je t'ai promis de te sauver la jambe parce que j'avais besoin de retrouver ma femme. J'avais besoin que tu ailles mieux pour que je puisse aller mieux moi-même. C'est égoïste de ma part, je sais et je n'ai pas traversé tout ça mais j'avais besoin de toi aussi. »
« Attend, quel bébé ? De quoi parles-tu ? »
Callie détourna le regard, craignant de regarder Arizona dans les yeux. Elle avait gardé ça pour elle pendant tellement de temps, elle avait besoin d'en parler. Tout comme Arizona avait eût besoin de laisser aller sa colère concernant sa jambe et ses propres erreurs, Callie avait besoin de révéler ce secret à cause de la douleur qu'il lui infligeait.
« J'ai fait une fausse couche, le troisième jour où tu étais dans les bois. Ça a marché Arizona, dès le premier essai et puis ensuite, j'ai perdu notre enfant. »
« Quoi ? Pourquoi tu ne me l'as pas dit ? Comment as-tu pu me le cacher ? J'avais le droit de savoir. »
« C'est vrai, donc quand est ce que j'aurai pu te le dire ? Hmm. Quand tu étais allongée sur ce lit d'hôpital après l'amputation et que tu ne voulais même pas me regarder ? Ou alors quand tu es finalement rentrée à la maison et que tu es restée allongée dans notre lit pendant plusieurs mois en t'apitoyant sur ton sort. Le soir où tu m'as trompé avec cette femme tu m'as dit que je n'avais rien perdu. Toi et seulement toi avait perdu quelque chose. Tu l'as ressenti de cette façon pendant tellement longtemps, donc quand est ce que j'étais supposée te le dire. » La voix de Callie s'éleva à la mention de chaque scénario.
La voix d'Arizona ressemblait pratiquement à un cri lorsqu'elle répondit à Callie. « Tu aurais quand même pu me parler de ce bébé. »
Callie haussa le ton. « Je sais c'est bon, putain crois moi que je le sais. J'étais égoïste Arizona, je l'admets. Je voulais te parler de notre enfant chaque minute de chaque jour mais je n'en aie jamais eût l'occasion. Tu avais besoin de moi et j'ai mis mes sentiments de côté pour te soutenir et je l'ai fait car je t'aime, mais à un moment donné j'avais besoin que tu sois là pour moi. Et j'ai réellement pensé qu'on arriverait à un certain point où on pourrait peut être tout recommencé, mais ensuite tu as baisé avec cette femme. » Callie essuya la larme qui coulait le long de sa joue alors qu'elle finissait de parler.
L'expression sur le visage d'Arizona s'adoucit et elle essaya de toucher sa femme mais elle fut tout de suite repoussée par Callie. « Callie…Je ne sais pas quoi dire. Je … je suis désolée. Désolée que notre bébé soit partit et pour tout ce que je t'ai fait subir à toi et à notre famille. Je ne savais pas à quel point j'étais en colère jusqu'à ce que je fasse ce que j'ai fait. Je n'ai jamais voulu te blesser mais quelque chose au fond de moi l'a fait. Elle, Dr Boswell, ne m'a rien demandé. Elle ne m'a pas poussé comme tu l'as fait pour aller mieux. »
Callie s'exclama. « Je pense qu'on sait tous que Boswell voulait une seule chose de toi et elle l'a obtenu quand tu lui as donné dans cette salle de garde. J'avais besoin de te pousser Arizona, pour toi, pour Sofia et pour moi. Tu étais perdu. Quand j'ai eût cet accident de voiture, je me suis forcée à aller mieux pour toi et Sofia. Je n'ai jamais abandonné, contrairement à toi. Tu fuis quand la situation devient plus difficile, tu le fais toujours. Tu as mentis et tu t'es caché derrière ce faux sourire. Je veux dire, tu voulais vraiment faire l'amour avec moi ? Ou tu as fait semblant pour ça aussi. Parce que apparamment tu n'avais pas l'air d'avoir de problème au fait que cette femme te touche. »
« Callie, non. Je t'aime et j'aime Sofia et j'aime notre vie. Je n'aie jamais voulu te blesser mais ça a prit le dessus inconsciemment. J'avais tellement de pression sur le fait d'être la personne que tout le monde voulait que je sois et j'ai explosé. J'ai fait l'amour avec toi parce que j'avais besoin de te sentir et j'avais besoin que tu me sentes. Je n'ai JAMAIS simulé le sexe avec toi. »
« Comment je pourrais te croire Arizona ? Comment je pourrais de nouveau te faire confiance ? Et comment je saurais que tu ne fuiras pas quand ça deviendra compliqué ? »
Arizona se sécha sa propre larme. « Je ne sais pas. Je ne peux pas changer le passé, ce que j'ai fait, mais je vais en thérapie pour me faire aider. Ça va me prendre du temps pour redevenir la personne que j'étais auparavant et pas celle qui t'as blessé. Mais je t'en supplie Callie, ne me laisse pas tomber et ne renonce pas à nous. »
Callie soupira tandis qu'elle s'affala sur les coussins posés sur le canapé. Arizona saisit sa chance et prit le visage de Callie entres ses mains, en laissant ses pouces caresser les joues de Callie alors qu'elle la força gentiment à la regarder dans les yeux.
« Je me suis faite une promesse après ma première séance de thérapie. Je vais regagner ta confiance Calliope, je vais te prouver que je ne fuirais plus désormais, que tu peux m'aimer et que je ne te ferais plus de mal pour le restant de mes jours. Tu as un plus grand cœur que toutes les personnes que j'ai rencontré. Et je sais que tu as été blessée par trop de gens dans ta vie et ce que je t'ai fait a seulement ajouté un nom de plus sur la liste mais j'ai juste besoin d'une seule chance pour te prouver que la femme que tu as épousé est toujours là. »
Arizona prit la main de Callie et la mit sur son cœur. « Tu sens ça ? Ce cœur bat tellement vite lorsqu'il te voit. Quand tu m'embrasses il bat à la vitesse d'une montagne russe et quand on fait l'amour, il éclate presque hors de ma poitrine. Je n'ai jamais ressentit ça avant que je ne te rencontre et je sais que je ne le ressentirai jamais avec personne d'autre. Je t'aime Callie Torres, j'espère seulement que quelque part dans ton cœur, il y a toujours une petite place pour moi. »
« Je… » Callie allait répondre quant une Sofia mal réveillée apparut dans la pièce, son ourse en peluche traînant derrière elle.
« Mama, cauchemar. »
« Vient là ma grande. »
Sofia grimpa sur les genoux d'Arizona pendant que Callie était assise, stupéfaite. Elle devait gérer un procès, une carrière en balance et une personne qu'elle connaissait bien ne cessait pas de la supplier pour avoir une nouvelle chance. C'était assez de choses qui tournaient dans sa tête mais les mots de son père lui revinrent soudainement à l'esprit.
« Café. »
Arizona détourna les yeux de Sofia. « Quoi ? »
« Et si on commençait avec un café ? »
Note de l'auteur : Bonjour. Comme vous avez pu le constater, j'ai légèrement modifié le procès qui est dans la série (et je sais que Carlos est celui qui a trompé sa femme mais je voulais que Lucia soit la méchante dans l'histoire car j'aime trop le personnage de Carlos pour cela.) mais je me suis plus concentré sur la relation Callie/Arizona. De plus, je n'ai pas fait passer Cristina pour la méchante dans cette fiction car elle est un de mes personnages préféré. Merci de me lire, à bientôt.
Tigersforever.
