Chapitre 10 – La bête noire
Entendre le nom d'une autre pendant un moment pareil, et surtout celui de sa rivale, ça ne faisait absolument pas plaisir ! pour aucune femme sur terre ! si lui ne semblait pas se rendre compte de son erreur et qu'il continuait d'embrasser la jeune femme, Astrid elle, l'avait parfaitement entendu et se détacha aussitôt de lui pour le fixer, abasourdie
- Pardon ? tu... comment tu m'as appelé ?!
À ce moment là, il prit conscience de ses paroles. mais ne s'en montra pas plus gêné.
- Je me suis trompé. On ne va pas en faire une histoire.
- Une histoire ? une histoire ?! je... tsaa !
Elle s'extirpa de la bassine, complètement trempée, furieuse et abasourdie. Gaspard la regardait dans les yeux, complètement décontracté mais le visage neutre.
- Quelle idiote je suis...
- Astrid.
- Je suis là pour te remonter le moral... j'ai cru que j'obtenais de toi ce que j'attendais depuis si longtemps, et avec sincérité... pour en fait me rendre compte que même en ma présence, et en m'embrassant, tu penses à elle alors qu'elle t'a humilié et repousser encore une fois!
- Astrid.
- J'ai vraiment été idiote de croire que je pourrais réussir à te plaire et gagner ton coeur. Tu n'en as que pour elle !
- Astrid.
- Quoi ?! quoi Astrid ?! tu ne te rend pas compte que tu m'as blessé en osant me donner son nom lors d'un moment si important pour moi ?! et regarde dans quel état je suis ! complètement trempé ! je vais faire quoi maintenant ?! retourner à la taverne et subir les regards et moqueries de tous ?!
Elle s'arrêta pour reprendre son souffle. Gaspard ne répondit pas et tourna la tête, son air furieux encore présent. Il n'accorda plus un regard à la blonde qui le regardait tout aussi furieuse et qui sortit en vitesse de la chambre. Il ferma les yeux et se laissa aller dans l'eau chaude. Astrid quant à elle, descendait les escaliers sans glisser. Puis elle se refit une tresse, tout en marmonnant furieusement contre la vraie responsable.
- Adrianne... sale peste... non seulement t'arrive à t'accaparer sans le vouloir l'attention de l'homme le plus séduisant et intéressant du village... mais quand j'arrive à mes fins, tu l'emportes sur moi aussi ! quand je pense qu'il a osé penser à toi et m'appeler par ton nom pendant qu'il me... rhaa...tu payes rien pour attendre ! je n'ai pas dit mon dernier mot... j'arriverais à l'avoir pour moi toute seule ! et toi... tu finiras toi-même dans la boue de tes saletés de cochons ! tss...
Sa tresse finie et ses menaces terminées, elle sortit et regagna la taverne. Bien entendu, la situation qu'elle redoutait se produisit, mais au lieu de montrer un visage furieux, elle montra un visage honteux et triste. Elle informa Rustik qu'elle allait se changer et revenir travailler tout de suite. Rustik était étonné de son état, comprenant ce que ça voulait dire. Et Alvin aussi. Ce dernier soupira, comprenant que son plan avait encore une fois échoué. Il reporta son regard sur sa bière, l'englouti, et tenta de passer une bonne fin de soirée.
oO*Oo
Deux jours plus tard, rien n'avait changé. Ou presque. À la forge, le travail et l'ambiance étaient la même que d'ordinaire. Ils avaient tout préparé pour la réception des chevaux.
À la taverne, idem. Sauf Astrid qui tirait une mine furieuse, et grommelait contre Gaspard et Adrianne. Kogne et Ingrid la soutenaient, mais la blonde ne se détachait pas de son humeur. Mais avec les autres clients, elle se contenta de tout faire pour paraître aimable.
Alvin et son acolyte de service poursuivaient leurs rondes, inspections et interventions dans la même humeur. Sauf que là, Alvin semblait plus furieux et sarcastique. Sans doute à cause de l'humiliation de son fils. Le fils en question poursuivait ses affaires quotidiennes, dans la mauvaise humeur avant de filer avec ses amis à la taverne.
Depuis deux jours, Adrianne était resté chez elle avec les petits pour accomplir ses tâches ménagère. Elle avait aussi préparé le box pour son futur cheval, sous les innombrables questions de ses frères et sœurs. Du genre « tu le veux quelle couleur ? » où « tu vas l'appeler comment ? » Elle ne savait pas elle-même quoi répondre et en riait.
L'heure conseillée par le maître forgeron était presque arrivé, et toute la petite famille put l'accompagner au village, car ils avaient obtenu l'autorisation de leur père. Mais seulement s'ils étaient sages, ce que les trois gosses promirent. Leur père se trouvant déjà sur place, Adrianne et les enfants firent donc la route ensemble jusqu'au village.
oO*Oo
À la forge, Gueulfor, Christian et Harold attendirent les fameux convois avec patience. Dès que le marchand fut aperçu au loin, un sourire naquit sur les lèvres du plus vieux et de son collègue, et une angoisse commença à naître dans le coeur du plus jeune.
Le marchand arriva avec un attelage de huit braves bêtes, toutes différentes de taille, de couleurs, mais les principaux arguments de caractère se voyaient on ne peut mieux ! de bonne bête robuste et jeune. Et il y avait du choix ! des blancs, des bruns, des gris, des tacheté, et un seul noir. Sans doute le plus teigneux d'entre tous car Harold eut un léger malaise en croisant le regard vert de l'animal.
- Aaah les voilà ! souriait Gueulfor
- Oui ! les voilà comme vous dites ! salut à vous ! souriait le marchand avec une bonne poignée de main
- Pas trop dure la route ? demanda Christian
- Avec le soleil, la chaleur et la distance, je cache pas que j'ai trouvé le temps long. Mais bon ! le principal, c'est que je sois arrivé à bon port. Souriait-il.
- En effet.
- Merci. Alors. qu'est-ce que vous en dites ? pas déçu ? demanda-t-il avec le sourire
- Aaah bah moi non. ils sont comme je les avaient imaginé. Ta fille aura le choix ! hé hé ! souriait Gueulfor vers son collègue
- J'en doute pas. Elle saura choisir. Souriait son père.
- Héhé. Bon allez ! on les emmène ! déclara le moustachu
Amenées deux par deux dans leur futur box, les bêtes eurent de quoi se rassasier et se rafraîchir. Le marchand donna quelques informations supplémentaires sur les bêtes, Gueulfor le remercia et le paya, et le marchand se dirigea vers la taverne avant de repartir tranquillement chez lui.
Quand le marchand entra dans l'établissement de Rustik, quelques têtes se tournèrent vers lui histoire de voir qui venait d'entrer, puis reportèrent leur attention sur leurs boissons. L'homme alla au comptoir commander une bonne bière bien fraîche, que Rustik lui servit avec bonne humeur. Un nouveau client, ça plaît toujours. Et ça donne l'occasion d'engager une discussion et de soutirer des informations intéressantes.
- Et voila pour vous mon brave. Fit Rustik
- Merci ! souriait son client
Le marchand but une longue gorgée et reposa sa chope à moitié pleine sur le comptoir, un immense sourire satisfait sur le visage.
- Aaaah ! que c'est bon !
- Hin. À vous voir, on dirait que vous venez de loin !
- Pas faux. Et avec la chaleur, le voyage a été assez dur. J'avais pris de quoi boire mais... avec ce soleil, l'eau n'était plus si fraîche ! Mais je suis arrivé à bon port, c'est le principal.
- Et qu'est-ce qui vous amenez dans notre village ?
- Je suis venu livrer de nouveaux chevaux à la forge. Huit bêtes à amené en parfait état sur plusieurs kilomètres ! vous imaginez ?
- Pas étonnant que vous ayez soif ! profitez tant qu'elle est fraîche !
- Je m'y emploie ! hé hé...
Rustik s'en retourna vers d'autre commandes, laissant l'homme finir sa bière tranquille. Gaspard qui avait entendu la nouvelle, interpella le nouveau venu.
- Vous avez livré des chevaux j'ai entendu ?
- Oui monsieur. De bonnes bêtes qui feront la fierté de leur propriétaire ! et d'une damoiselle si j'ai bien compris ce que j'ai entendu.
Nombreuses personnes venaient d'entendre et en riaient, et Astrid aussi avait entendu puisqu'elle servait les autres clients, mais ne ria pas. Elle écoutait attentivement la conversation.
- Un cheval ? pour une fille ? qui vous a dit ça ? demanda Gaspard
- Ooh... le forgeron à parler de la... fille de son collègue je pense. Rien de plus.
- Vraiment ?
- Oui. Mais moi, je me fiche qui achète, ou pour qui ils sont destinés. Moi je livre, on me paie et je rentre.
Gaspard fronça le regard, en pleine réflexion. il avait une idée bien précise en tête. Avec un sourire en coin, il s'adressa encore une fois à l'homme en lui donna une pièce.
- Tenez. Payez-vous une autre bière. Vous l'avez mérité.
- Oh merci bien monsieur ! fit-il ravi
Gaspard sorti donc seul de la taverne, sous le regard furieux d'Astrid. Qu'allait-il faire de cette information vue ce qui s'était passé avec elle ? la serveuse rumina intérieurement sur cette interrogation, puis demanda à Rustik de prendre sa pause pour prendre l'air un instant. ce qui lui fut accordé, et la blonde alla dehors, s'adossa au mur de la taverne, les bras croisés, à suivre du regard l'homme qui la rendait furieuse.
Une fois que Gaspard fut sorti, il prit la route de la forge, alors qu'au même moment, Adrianne arrivait avec au village avec les petits. À la vue de leur père, ils l'appelèrent joyeusement et ce dernier accueillit ses trois plus jeunes avec le sourire. L'aînée arriva à son tour, tout sourire.
- Re bonjour papa !
- Re bonjour ma chérie.
Elle cherchait attentivement Gueulfor du regard, tout en jouant nerveusement avec ses doigts. Son père souriait cependant que le responsable arrivait.
- Ah ! je me disais bien que je connaissais ce cri de joie ! hé hé. Ah ! et voila ma première cliente.
- Bonjour Gueulfor. Souriait-elle davantage
- Bon. Je suppose que tu en as assez d'attendre, alors suis-moi.
- J'arrive ! s'exclama-t-elle joyeuse
- On peut venir ?
- Non les enfants. Restez avec moi. vaut mieux éviter trop de monde pour éviter d'affoler les bêtes. Souriait-il
- Ah d'accord...
- Dommage...
Le père s'occupa donc des plus jeunes, alors que leur sœur voyait enfin l'arrivage tant attendu. Gueulfor s'adressa à elle en s'accoudant sur une barrière en bois.
- Vas-y ma belle. Choisi celui qui te plaît ! ils sont tous parfaits, croit moi.
- Ok... souriait-elle
De box en box, elle regardait attentivement chaque bête avec le sourire, espérant y trouver son coup de coeur. Elle s'attarda un instant sur un beau cheval blanc à la crinière blonde. Elle le trouvait très beau, mais elle n'avait pas encore vu les autres, donc elle continua.
Harold arriva à son tour à la forge, salua la famille, mit sa tenue de travail et alla retrouver Gueulfor. Et Adrianne aussi, même s'il ne l'avait pas dit. Il voulait la voir, et savoir quel cheval elle prendrait.
- Bonjour. dit-il une fois qu'ils les avaient trouvé
- Salut petit gars ! fit son mentor avec une tape dans l'épaule
- Bonjour Harold. Souriait-elle
- B 'jour... lui souriait-il
Maintenant qu'elle savait qu'il était timide avec les filles, elle acceptait mieux tout ça et poursuivait ses observations avec le sourire. Discrètement, Gueulfor incita le jeune homme à aller lui parler. Ce dernier s'offusqua et n'osa pas y aller. Sauf que le forgeron ajouta ceci.
- Euh, excuse-moi Adrianne mais je dois aller voir un truc. Je reviens juste après.
- Pas de soucis !
- Si t'a des questions, Harold est là !
- Euh... fit ce dernier avec gène et un rougissement.
La jeune fille souriait amusée, et le moustachu s'en alla retrouver son collègue. Harold s'approcha donc un peu plus d'elle, mais ce fut la blonde qui commença le dialogue
- Ça vas-toi ?
- Ouais. Merci. Euh... alors... y'en a un qui te plaît ?
- Je n'ai pas encore choisi. Ce sont tous de belles bêtes et c'est dur de devoir faire un choix ! avoua-t-elle avec bonne humeur
- Ouais. Forcément.
Le temps que Gueulfor mis pour rejoindre Christian, Gaspard venait d'arriver à son tour à la forge. À la vue du responsable, il souriait.
- Gueulfor !
- Hum. Oh. Salut Gaspard. Qu'est-ce qui t'amène mon grand? demanda-t-il poliment
- J'ai entendu dire que tu avais reçu une livraison de chevaux. Je viens donc en acheter un.
- Ah ? ok. euh... bah alors suis-moi.
Il emmena donc son client avec lui, même si on fond, il sentait mal cette venue. Les deux jeunes adolescents continuaient de parler un peu, et Adrianne continuait d'avancer, jusqu'à finalement s'arrêtait. Quand elle vit le cheval noir aux yeux vert qui la fixait à son tour, elle prononça ceci.
- C'est lui... je l'ai trouvé...
- Quoi ? s'étonna Harold
- C'est celui là que je veux ! s'exclama-t-elle toute joyeuse
- Euh... t'est sure ?
- Absolument ! regarde-le ! il est magnifique ! tu le prendrais pas toi ? demanda-t-elle avec joie
- Euh...
- Encore faudrait-il qu'il surmonte sa crainte des chevaux pour pouvoir faire un choix correct ! hin! s'exclama Gaspard avec sarcasme
Adrianne et Harold se retournèrent pour voir que c'était Gaspard qui venait de dire cette méchanceté. Harold fronça le regard et prit soin de ne pas croisait le regard de la blonde qui semblait perplexe, mais sans avoir le regard critique sur Harold. Son regard se fronça plutôt quand ses yeux se posèrent sur l'importun.
- Ce n'est pas sympa ce que tu viens de lui dire ! est ce que tu aimerais qu'on soit...
- Laisse... murmura Harold
- Mais enfin, il... fit-elle
- Bref. Euh... elle a trouvé son cheval Gueulfor. Informa Harold pour changer de sujet.
- Ah ? lequel ?
- Celui-là ! il est parfait ! dit-elle de nouveau avec joie en reportant son regard sur la bête
Gueulfor s'approcha de l'enclos suivi de Gaspard. Gueulfor souriait en regardait la jeune fille.
- Bon choix ma belle. S'il te plaît, alors il est à toi.
- Merci...
- En effet belle bête. On peut le voir de plus prêt ? demanda Gaspard
- Euh... bien sur. Fit le forgeron
Il ouvrit le box, et Gaspard entra pour voir l'animal de plus prêt. La bête se mit alors à hennir bruyamment, le regard sévère. Gaspard vit ça et fronça le regard tout en analysant le cheval
- Hum... jeune, robuste... apparemment teigneux... manque de discipline. Ça me plaît, comme trait de caractère. Un bon dressage et en un rien de temps, il serait bien docile.
- Oui, mais la tendresse aussi est utile envers eux ! s'emporta Adrianne
- Ouais. Si tu le dis. D'ailleurs, ça m'étonne que tu aimes ce genre de caractère chez un canasson plutôt que chez un homme. Hum ?
- Euh... bafouilla-t-elle
Gueulfor et Harold les écoutaient sans intervenir, se demandant eux-mêmes de quoi ils parlaient. Gaspard poursuivit sa discussion, mais envers le responsable.
- Dis-moi Gueulfor. Tu as prévu de lui vendre combien ce cheval ?
- 4000 francs. Le prix de base. Pourquoi ?
- Il se trouve que ce cheval me plaît bien aussi et que je souhaite l'acheter. Annonça-t-il avec un sourire mauvais.
- Quoi ?! s'exclama Adrianne
- Gaspard. Il... commença Gueulfor.
- C'est le sien Gaspard. Alors trouve en toi un autre. L'interrompit Harold d'un ton sévère
Adrianne et Gueulfor le fixèrent étonnés de l'entendre parler ainsi. Harold ne lâchait pas pour autant son regard de l'autre homme qui fut surpris, mais à moitié amusé, à moitié en colère
- De quoi tu te mêles sale froussard ? ton boulot est de faire ce qu'on te demande, pas de donner des ordres et ton avis aux clients ok ? alors ferme la et retourne jouer avec ton marteau !
Le brun ne lui obéissait pas, et ne lâcha pas son regard. Avant qu'une bagarre n'éclate, Gueulfor repris la parole.
- Écoute-moi Gaspard. Ce cheval est à elle. Elle l'a vu, et il lui plaît. De plus, je lui ai promis depuis longtemps.
- Belle histoire, mais je veux ce cheval Gueulfor.
- Il n'est plus à vendre mon gaillard. Il est à elle.
- Oh vraiment ? même si je te dis que je peux t'en offrir le double ?
- Tout à fait. Alors insiste pas. il y en a 9 autres tout aussi bien, alors pourquoi t'insiste ?
- Humph. Parce que je voulais lui offrir ce cheval! Voilà pourquoi! Avoua-t-il avec prétention
La réponse qu'il venait de donner étonna ceux qui ce trouver présent. Surtout la concernée.
- Me... l'offrir ?
- Oui. comme je n'étais pas sur que tu pouvais payer une somme pareil, j'aurais voulu l'acheter pour toi.
- Ah bon ?
- Oui. pourquoi ? tu ne me crois pas ?
- Non. pas après ce qui s'est passé. Ton offre cache autre chose, alors dis-moi ce que c'est.
- Te prouver que je suis pas quelqu'un de mauvais.
La blonde l'observa sans rien dire, soupira et lui répondit ceci avec un ton assez froid.
- Même que ton offre semble attentionnée et généreuse, je préfère encore me payer moi-même ce cheval plutôt que d'accepter que tu me l'offre. Déjà par principe que si je veux quelque chose, je peux me l'offrir. Mais surtout, je ne pourrais pas l'accepter de ta part. Pas après l'attitude abjecte dont tu as fait preuve récemment. Alors si tu veux bien m'excuser, j'aimerais payer et emmener mon cheval.
Le maître éprouva de la fierté et de l'amusement face à la témérité de la jeune fille. Harold éprouva intérieurement de la fascination pour elle. Adrianne demeurait sur place, les mains sur les hanches, et le regard toujours froncé sur son interlocuteur. Ce dernier fixait la jeune fille avec perplexité et colère, tout en gardant le contrôle de soi.
- Bien. Comme tu voudras.
Il s'écarta et se dirigea vers la sortie, mais ajouta ceci à l'attention d'Adrianne.
- Mais sache que je n'ai pas dit mon dernier mot.
Puis il partit, laissant le trio dans la colère et la perplexité.
- Qu'est-ce qu'il voulait dire ? demanda Gueulfor
- Aucune importance. Ses menaces ne valent rien. bon... j'aimerais te payer et rentrer chez moi Gueulfor.
- Euh... ok mais... test une approche avec ton nouvel ami avant. Hum ? souriait-il
- T'a raison. Fit-elle en retour
Elle entra donc dans le box avec douceur et le sourire pour rassurer l'animal. Mais ce dernier semblait avoir de la méfiance et recommença à hennir, levant ces deux pattes avant. Adrianne s'arrêta et ne lâcher pas le cheval des yeux, cependant que Gueulfor allait intervenir
- ADRIANNE! RECULE!
- NON! non ça ira... ça ira... le rassura-t-elle plus calmement
Elle s'adressa ensuite à la bête d'une voix douce et un sourire sincère.
- ... tout va bien. Je ne te ferais pas de mal... calme toi... tout doux... tout doux...
La bête sembla alors se calmer progressivement. Le sourire de la belle s'intensifia.
- Oui, voila... c'est bien... tu es gentil... brave bête.
Elle leva sa main vers le museau, essayant de lui donner une caresse.
- Ne crains rien mon grand... tout doux... voila...
Elle réussit enfin à poser sa main sur le museau du cheval, et à le caresser avec douceur, sans le quitter des yeux. La bête fut alors apprivoisée et se laissa aller aux autres gestes de tendresse que sa nouvelle propriétaire lui accorda, sous l'épatement et la fascination des deux hommes présent.
