Bonsoir à toutes j'espère que vous allez bien ! Je n'ai eu aucune réponse concernant ma demande de faire de l'une d'entre vous ma relectrice pour cette fiction alors je réitère ma demande, si vous êtes intéressées faites-le moi savoir =)

Sur ces quelques mots, je vous laisse avec ce dixième chapitre.

Oo¤oO

Je me figeais tandis qu'un être à l'apparence féminine me fixait étrangement de ses yeux dorés. Ses cheveux sombres voletaient en une infinité de mèches courtes et rebelles autour de son visage pâle aux traits douceâtres. Elle était vraiment petite, et s'en était d'autant plus flagrant que le vampire qui l'accompagnait était plutôt grand. Celui-ci arborait des cheveux d'un blond à la fois pâle et brillant, un mixte étrange qui ne le rendait que plus séduisant. Ses yeux étaient de cette même couleur dorée que la créature sanguinaire qu'il surplombait, teinte surnaturelle qui me laissait perplexe quant à la réaction instinctive que je devrais adopter.

_ Illyria, je te présente Alice et Carlisle, de fidèles amis de la meute, dit Seth en perdant son ton d'habitude si enjoué.

_ Bonjour, les saluais-je non sans retenue.

_ Bonjour, veuillez nous excuser de cette visite passée à l'improviste, mais il s'agit là d'une urgence, décréta le dit Carlisle de son timbre étonnamment chaud.

_ Cela me concerne-t-il ? L'interrogeais-je intriguée.

_ Je le crains fort, lança ce dernier pour réponse.

_ Eh bien, je vous écoute, poursuivis-je.

_ Je pense que le mieux serait encore de réunir la meute, nous ignorons encore combien de temps il reste avant que les choses ne se gâtent, s'exprima à nouveau le vampire.

_ Léah ? Tu peux prévenir le reste de la meute ? Lui demandais-je tandis qu'elle demeurait toujours sous sa forme lupine.

Pour toute réponse, j'obtins un grognement sourd et la louve se mit à courir en direction des bois. Paul m'avait parlé du clan de vampires auquel la meute s'était alliée, mais je me demandais ce qui nécessitait leur présence aussi précipitée au sein même de la réserve. Bien qu'ils fussent des amis de la meute, et donc de mes amis, je ne parvenais pas à leur faire confiance, j'étais sur mes gardes, d'autant plus que leurs yeux dorés me mettaient particulièrement mal à l'aise.

_ Je pense que le mieux serait que la réunion ait lieu chez nous, certains membres de la meute n'étant pas vraiment à l'aise avec la présence de vampires sur leurs propres terres, décréta Carlisle non sans me lancer quelques regards appuyés.

_ Il me semble qu'en temps de guerre, les ennemis de nos ennemis deviennent nos amis, aussi étranges puissent-ils nous paraître, ne pus-je me retenir de dire.

_ C'est exact, renchérit-il. Nous allons retourner chez nous à présent, la réunion pourra avoir lieu dès que vous serez prêts, dit-il avant de se tourner vers Alice. Ce fut un plaisir d'avoir enfin fait votre connaissance Illyria.

Je hochais la tête pour toute réponse et les regardais s'éloigner à une vitesse égalant sûrement celle des loups. Qu'avait-il voulu dire par ''enfin'' ? Avaient-ils eu vent de ma présence à la Push ? La simple idée de devoir mettre les pieds chez un clan de vampires ne me plaisait pas, d'autant plus que je n'avais aucune idée du nombre d'individu que ce dernier comptait.

_ Lyria, tu veux peut-être rentrer en attendant ? Me demanda Seth, toujours sur le palier.

_ Oui, dis-je distraitement en le suivant à l'intérieur. Dis-moi Seth, tu semblais bien les connaître ces vampires ? Lançais-je pour tenter d'en savoir plus.

_ Oui plutôt bien même, je les considère comme de très bons amis, lâcha-t-il avant de s'affaler sur le fauteuil.

_ Ils sont nombreux ? Tentais-je de prendre un ton détaché.

_ En tout ils sont huit vampires, et si on compte Nessie, ça fait neuf bien qu'elle soit à demi humaine. Mais tu sais Lyria, tu n'as rien à craindre d'eux, ceux sont de gentils vampires, tenta-t-il de me rassurer.

_ De gentils vampires, bel oxymore! Lançais-je.

_ Très drôle, fit-il mine de bouder.

_ Au fait, où est Sue ? Demandais-je.

_ Chez Charlie, je crois qu'ils étaient partis pêcher ou un truc dans le genre, me répondit-il tout en allumant la télé.

_ Ah d'accord, ben c'est pas plus mal, dis-je plus pour moi-même que pour Seth.

_ Alors, sinon, tu sors enfin avec Paul ? Me demanda-t-il tandis que je m'asseyais auprès de lui.

_ Quoi ? Mais enfin Seth, non je ne sors pas Paul, me défendis-je immédiatement.

_ Tout doux mon chaton, je ne faisais que demander… commença-t-il. Après tout, c'est pas comme si tu ne l'avais embrassé…

_ Seth ! Criais-je en lui donnant une tape sur la tête.

_ Mais aïe ! C'est pas de ma faute si ton amoureux arrête pas de rejouer la scène de votre baiser dans sa tête ! Se défendit-il tout en riant.

Je grognais de frustration mais ne répondis rien.

_ Oh ! Comme c'est mignon, voilà qu'elle grogne comme son amoureux de loup maintenant ! S'esclaffa-t-il de plus belle.

_ Oh toi ! Me jetais-je dans une impulsion.

Lorsqu'un grand sourire diabolique naquit sur son visage, je sus que j'allais regretter mon geste. Seth me souleva sans aucune délicatesse tandis que je me débattais en vain pour lui échapper avant de me plaquer au sol et de me chatouiller avec vigueur. Je m'agitais et suppliais même afin qu'il mette fin à ce calvaire mais il poursuivit, couvrant mes rires plaintifs des siens plus tonitruants.

_ Illyria, Seth, gronda la voix de Paul dans le salon.

Seth cessa immédiatement ses chatouilles et m'aida à me relever tout en adressant à Paul un sourire penaud. Ce dernier semblait le foudroyer du regard et je décelais en lui de la colère lorsque ses yeux daignèrent enfin croiser les miens. Il n'était quand même pas jaloux de Seth, si ? Il sortit de la petite maison sans rien ajouter tandis que je prenais conscience de la présence de Léah dans la pièce.

_ Toute la meute est réunie dehors, sauf Jared et Quil qui resteront protéger la réserve au cas où, on y va, dit-elle sans plus de cérémonie.

Je suivis Léah sur le pas de la porte et la rejoignis tandis que les garçons attendaient patiemment à l'orée des arbres. Je vis cette dernière fusiller Sam du regard avant s'isoler du groupe.

_ Léah, est-ce que ça va ? Lui demandais-je en m'approchant d'elle.

_ Oui, c'est juste que je n'aime pas me retrouver entourée de ces sangsues, dit-elle.

_ Alors pourquoi tu n'es pas restée ? L'interrogeais-je.

_ Et laisser Seth y aller seul, hors de question ! S'écria-t-elle indignée.

_ Léah, Illyria, on va se transformer et rejoindre la maison des Cullen, nous informa Sam.

Je vis Léah s'éloigner du groupe sans doute pour se déshabiller à l'abri des regards tandis que je me sentais de trop parmi la meute. Après tout je n'étais pas un loup, je n'avais rien à faire là. Je vis du coin de l'œil la silhouette massive de Paul se rapprochant de moi. Je me tournais face à lui et levais la tête afin de le regarder dans les yeux. Le loup grogna un peu avant de se baisser comme il le faisait à chaque fois pour me laisser monter sur son dos. J'hésitais un moment et essuyais un autre grognement de sa part avant de l'enjamber et d'enrouler mes bras autour de son cou. Je le sentis se redresser et il rejoignit en quelques rapides enjambées le reste de la meute, qui comptait cette fois Léah parmi elle. Tous se mirent ensuite à courir à une allure folle à la suite du loup alpha et je fermais les yeux sous la force du vent résultant.

Après une rapide course que j'avais passée la tête enfuie contre l'encolure du loup, je sentis qu'il ralentissait alors je me permis d'ouvrir les yeux et de regarder devant moi. Une grande villa se dressait sous mes yeux, d'une blancheur éclatante relevée par ces nombreuses baies vitrées invitant la lumière à pénétrer les lieux. L'extérieur de la maison était entretenue dans une perfection irréfutable, je devais avouer que ces vampires avaient beaucoup de goût. Lorsque Paul se pencha, je descendais un peu sonnée de ma monture et tournais la tête gênée tandis qu'ils enfilaient leurs vêtements face à moi et sans aucune pudeur. Je m'efforçais de garder mon attention captivée par la contemplation de la maison des vampires et vis que sur le seuil attendait Carlisle au bras d'une vampire d'apparence charmante et aux traits doux arborant ces mêmes yeux dorés.

_ Soyez les bienvenus, mes amis, dit Carlisle d'une voix posée. Je vous en pris, entrez.

Je regardais Sam s'avancer à grands pas tandis que Seth le suivait, un grand sourire sur le visage. L'un des membres de la meute que j'avais rarement eu l'occasion de voir apparut près du couple de vampires.

_ Salut Jacob ! S'anima Seth à sa vue.

_ Hé Seth ! Ça faisait longtemps que tu n'étais pas venu, dit ce dernier en l'étreignant.

Je sentis une légère pression sur mon épaule tandis que je n'avais toujours pas fait un pas. Je tournais la tête et vis que Paul attendait que je daigne bouger, sa main toujours sur moi. Je soupirais et m'avançais à la suite de Léah, hésitant un moment avant d'entrer tandis que la vampire qui accompagnait Carlisle m'adressait un chaleureux sourire. Je prenais place sur l'énorme fauteuil blanc entre Paul et Léah et serrais presque inconsciemment le bras de Paul tandis qu'un vampire blond d'apparence maussade me dévisageait. Je sentis la main du métamorphe serrer la mienne et la chaleur qu'il dégageait semblait m'apaiser un peu.

_ Je fais les présentations, Illyria, voici ma femme Esmée, Jasper, Emett, Bella, Rosalie, Renesmée et Edward, dit Carlisle tandis que je ne retenais pas la moitié des prénoms.

_ Pourquoi cette réunion d'urgence, Carlisle ? Tonna la voix de Sam non loin de là.

_ Alice si tu veux bien, reprit le vampire d'une voix douce.

_ J'ai eu une vision, s'exprima la concernée en se levant, les chefs des Volturis se déplaçant en personne jusqu'à la Push avec une armée de vampire, mais je n'en connais pas la cause.

_ Merci Alice, fit gravement Sam. Illyria, peux-tu leur expliquer la situation ?

Je regardais tous ces êtres surnaturels, hésitant avant de finalement prendre la parole.

_ Je m'appelle Illyria Menwë et je suis une enchanteresse. J'ai été envoyée à la Push en pensant seulement devoir épargner à Sam une mort tragique mais je me suis trompée. Peu de temps après mon arrivée, Léah est tombée sur une sorcière et s'en est sortie avec de graves blessures, la sorcière était à ma recherche. Alors j'ai commencé à traquer ces sorcières qui menaçaient la sécurité de la Push et il y a quelques jours Paul et moi les avons trouvées et massacrées. Elles étaient une trentaine de sorcières, mais il y avait également sept vampires dont un est parvenu à s'échapper. Je pense qu'il a rapporté les faits auprès de ses maîtres, conclus-je.

_ Qu'est-ce que les Volturis peuvent avoir à faire avec des sorcières !? S'emporta un vampire bâti comme un ours.

_ Je pense qu'ils ont dû passer un pacte qui devait arranger à la fois les sorcières et les vampires, mais je ne vois pas de quoi il peut s'agir, renchéris-je.

_ Ces sorcières te cherchaient toi, tu dois donc être impliquée dans ce pacte malgré toi, décréta gravement le vampire blond dont l'expression me mettait mal à l'aise.

_ Qu'est-ce qu'un vampire peut désirer à tout prix ? L'interrogeais-je en me faisant violence afin de soutenir son regard doré.

_ Maîtriser sa soif de sang, me répondit-il sur le même ton.

_ Pouvoir redevenir humain, enfin pour certains vampires, ajouta une vampire blonde plus en retrait dont la beauté semblait irréelle.

_ Certains vampires préféreraient redevenir humain après avoir vu tout ce que le vampirisme pouvait leur apporter ? Demandais-je surprise.

_ Le vampirisme apporte beaucoup de choses, la puissance, l'immortalité, tous nos sens amplifiés mais nous ne pouvons avoir de famille, nous sommes éternellement figés ainsi, me répondit la blonde amèrement.

_ Peut-être que nos invités ont faim, déclara Esmée mal à l'aise.

_ Oui ! Je meurs de faim ! S'anima Seth soudainement tandis que j'entendis Léah soupirer.

_ Venez vous servir à la cuisine, dit Esmée de sa voix douce.

Je me tournais vers Paul qui n'esquissait pas le moindre mouvement pour se lever, sa main toujours dans la mienne. Ce contact était peut-être banal pour la plupart des gens, mais pour moi c'était un grand pas. J'avais beaucoup de mal avec les contacts physiques et lorsque je ne pouvais y échapper, j'y mettais fin le plus rapidement possible, mais pas cette fois et cela m'était venu naturellement.

_ Vas-y, moi je n'ai pas faim, dis-je en lâchant sa main.

Il me regarda avec toujours autant d'intensité et j'y décelais de l'inquiétude.

_ Je serais encore là à ton retour, lâchais-je en lui souriant.

Cette phrase sembla le rassurer puisqu'il finit par se lever non sans avoir au préalable plaqué un chaste baiser sur mon front. Je me levais à mon tour et admirais passivement la forêt visible depuis la baie vitrée.

_ J'ai très peur, pas vous ? M'arracha une voix à ma contemplation.

Il s'agissait d'une vampire aux traits juvéniles et aux cheveux auburn. Sans doute la fille mi humaine mi vampire.

_ De quoi as-tu peur ? Demandais-je curieuse.

_ J'ai très peur que tout ce que j'ai toujours connu change, me confia-t-elle.

_ Toute les choses que nous connaissons sont vouées à changer, parfois en moins bien mais parfois en mieux alors il n'y a aucun regret à avoir, lui expliquais-je.

_ Mais moi je ne veux pas que les choses changent, tout est tellement parfait ainsi, soupira-t-elle.

_ Tu es encore si jeune, au fil des années, ta perception de la perfection changera et tu aspireras à d'autres choses. En attendant profites de tout ce que la vie t'offre et ne te prends pas trop la tête, lui conseillais-je.

_ Nessie ? Ta mère veut te parler, dit la blonde de sa voix froide en nous rejoignant.

_ J'y vais, dit-elle en s'éloignant non sans m'avoir adressé un sourire éclatant auparavant.

_ Il y a encore peu j'ignorais que la magie puisse exister, me confia la blonde pensivement.

_ Et moi l'existence de gentils vampires, rétorquais-je.

_ Vous avez choisi de devenir ce que vous êtes ? Me demanda-t-elle en me fixant de ses yeux dorés.

_ Pas plus que vous n'ayez choisi d'être un vampire je suppose, soufflais-je.

_ Vous visez juste, dit-elle avec un sourire amère.

_ Parfois la vie peut être cruelle, ajoutais-je.

_ Pourtant j'ai Emett dans ma vie, et toute ma famille mais je ne peux m'empêcher d'aspirer à autre chose, dit-elle avec amertume.

_ Mais alors redevenir humaine ne vous effraierait-il pas ? L'interrogeais-je curieuse.

_ Bien sûre que si, tant de fragilité et une vie si courte est effrayant. Mais c'est cela que la vie, n'est-ce pas ? Répondit-elle avec sérieux.

_ Oui je suppose que c'est cela que de vivre, mais un tel nouveau départ incombe tant de conséquences, plus rien ne serait jamais comme votre vie humaine d'avant, et les choses si différentes de votre actuelle vie de vampire. Votre vie avec l'homme que vous aimez serait tellement compliquée, votre vie de famille à jamais bouleversée, lui exposais-je.

_ Vous me dîtes cela comme s'il y avait réellement moyen d'y changer quoi que ce soit, remarqua-t-elle.

_ Et si c'était le cas, changeriez-vous ce que vous êtes ? Lui demandais-je.

_ Je ne sais pas, probablement après mûre réflexion, arqua cette dernière pensivement.

_ Alors lorsque cette mûre réflexion aura eu lieu, venez m'en faire part, mais rien ne presse, vous et moi avons l'éternité devant nous, décrétais-je.

_ Merci Illyria, dit-elle tandis qu'elle perdait de sa froideur.

_ De rien, conclus-je en retournant à ma contemplation.

Je parcourais la forêt des yeux lorsque je sentis un regard posé sur moi, non pas un regard furtif mais un de ceux que l'on parvient à ressentir même de dos. Je me retournais et vis que Paul me fixait depuis le canapé, ne semblant pas le moins du monde gêné que je le remarque. Les choses entre nous semblaient avoir changées dès que les membres de la meute apprirent notre retour à la Push. Plus de baisers, de regards qui en disaient long, et pourtant j'avais conscience que chaque métamorphe devait être au courant des derniers événements. Je savais qu'il n'attendait qu'un signal de ma part pour reprendre les choses là où nous les avions laissées mais je n'y parvenais pas, mon corps le désirait, et auparavant mon esprit combattait avec vigueur le moindre attachement à son égard mais cette vigueur semblait faillir.

Je portais soudainement attention à une gène qui semblait grandissante, quelque chose d'immatériel et de pourtant bien présent, un peu comme une magie non néfaste mais tout de même différente de la mienne. Je me concentrais sur celle-ci et ressentis comme si un parasite avait trouvé son chemin jusqu'au monde abstrait de mes pensées.

_ Excuse-moi, je ne maîtrise pas ce don, dit un vampire aux cheveux cuivres en s'approchant de moi.

Ainsi c'était cela, un vampire m'écoutait penser tandis que je sous-pesais chaque détail du cours de ma vie, vie d'ailleurs qui semblait tant m'échapper ces derniers temps. La simple pensée que cet être puisse avoir accès à une part si intime de mon être m'horripilait, d'autant plus qu'il pouvait avoir toute possibilité d'en faire part à sa famille par la suite, si famille était le mot adéquat pour qualifier ce clan de vampires.

_ Ne t'en fais pas, ils n'ont pas besoin de savoir cela, et nous formons effectivement une famille, répondit-il à mes questions muettes.

_ Tu as de la chance d'avoir avec toi tous ces gens qui font ton bonheur, protège-les bien, dis-je de vive voix cette fois-ci.

_ Je donnerai ma vie pour eux, me répondit le vampire avec sérieux.

_ Ta vie… fis-je ironique.

Un rictus vint animer son visage un moment, ce vampire n'avait rien d'un buveur de sang dénué de la moindre trace d'humanité. Je ne me souvenais plus de son prénom, mais j'éprouvais presque de l'affection pour cet être qui partageait finalement les mêmes valeurs que moi.

_ Merci, c'est réciproque. Et mon prénom est Edward, fit-il en souriant complètement cette fois.

_ Je pense que nous avons assez tardé, s'éleva la voix de Sam dans le salon.

_ Que proposes-tu ? Demanda Carlisle tandis que nous nous rapprochions.

_ Nous devons nous préparer à un éventuel combat, dit l'alpha avec sérieux.

_ Illyria est une menace pour eux, ils tenteront de l'éliminer, clama Alice pour la première fois depuis cet échange.

_ Alors nous les éliminerons en premier, décréta Paul qui s'était levé.

_ Bien sûr, vu pouvez compter sur notre présence, renchérit le vampire blond.

_ Merci Carlisle, fit Sam. Il nous faut un plan.

_ Nous ne savons pas quand ils attaqueront, remarqua le métamorphe imprégné de l'hybride.

_ D'autant plus que leur armée compte plus d'une centaine de vampires, et que la dernière fois presque tous sont venus nous attaquer dans ces forêts, ajouta le vampire blond dont l'expression me mettait toujours autant mal à l'aise.

_ Alors nous les attaquerons sur leur propre sol, pensais-je à voix haute. Quelqu'un a-t-il déjà pénétré dans leur domaine ?

_ Sur leur propre sol !? Mais jamais nous ne pourrons leur faire face ! S'écria la femme d'Edward.

_ Bella n'a pas tort, ils sont trop nombreux, la soutint Carlisle.

_ Mais nous aurons l'effet de surprise, tout du moins s'ils ne possèdent pas un don similaire à celui d'Alice, décrétais-je.

_ Nous devons y réfléchir et élaborer un plan précis, clama le vampire brun bâti comme un ours.

_ De plus, les laisser venir à nous serait exposer les habitants de la Push et de Forks à un grand danger, appuyais-je mon idée.

_ C'est un plan très risqué, songea la femme de Carlisle, soucieuse.

_ Qu'en pensent les loups ? Demanda soudainement Alice.

_ Nous risquons d'y mourir mais s'il devait y avoir un combat ici, ce pourrait être pire, s'exclama Sam.

_ La dernière fois nous avons eu de la chance, le conflit s'est réglé par la diplomatie, cette fois-ci ils veulent la mort d'Illyria, et sûrement celle des membres de la meute, une bataille aura lieu, s'exprima Paul et passant nerveusement une main dans ses cheveux sombres.

_ Nous vous laissons jusqu'à demain pour y penser, décréta l'alpha devant la mine soucieuse du chef du clan Cullen.

_ Bien, je pense que nous devons en débattre, soutint Carlisle. Rendez-vous ici-même demain à midi, nous vous feront part de notre décision, mais quoi qu'il advienne, vous pouvez compter sur notre soutien.

_ Merci Carlisle, dit Sam gravement.

Nous sortîmes de la villa dans un lourd silence, seul le métamorphe imprégné de l'hybride était resté. J'étais épuisée moralement, il semblait que lorsque l'on parvenait à mettre fin à un problème, deux nouveaux naissaient. Je devais être présente pour Lindarwë, et la bataille contre les Volturis ne pouvait attendre un mois. J'avais donc le devoir de ne pas tomber pendant ce combat sanglant, ce qui s'avérait d'autant plus difficile qu'ils étaient en surnombre.

Le ciel était couvert et la pluie menaçait de tomber à tout moment, je frissonnais tandis qu'un vent glacial vint gifler mon visage. J'avais beau vivre en ces lieux depuis déjà plusieurs mois, je ne m'étais toujours pas faite à ces constantes intempéries. Je tournais la tête tandis que les membres de la meute se déshabillaient, toujours sans aucune pudeur. J'avais tout fait pour n'éprouver aucun sentiment, ne serait-ce que de l'affection pour tous ces gens, et j'avais lamentablement échoué. Je ne pouvais supporter l'idée que l'un d'entre eux périsse face aux Volturis, même ceux avec qui je n'avais finalement pas d'attaches. Un grognement sourd fit que je tournais la tête vers le groupe, Paul se tenait debout à quelques centimètres de moi. Même sous sa forme de loup son regard parvenait à m'électriser tant il était intense. Je le vis faire demi tour et se baisser pour que je puisse monter sur son dos. Le contact de son corps brûlant me réchauffa presque instantanément et j'appuyais ma tête contre son échine tandis qu'il se redressait sur ses pattes.

Lorsque je le sentis ralentir, je levais la tête et vis qu'il s'était arrêté devant la maison des Clearwater. Je descendis maladroitement de ma monture et attendis qu'il reprenne forme humaine.

_ Illyria ? J'ai à te parler, lança Paul une fois habillé.

_ De quoi ? Demandais-je.

_ Je préférerai qu'on parle à l'abri des oreilles indiscrètes, dit-il en jetant un regard derrière moi.

_ Bien, je te suis, décrétais-je.

Je le suivis silencieusement entre les arbres, les nuages gris venant ternir le ciel si bien qu'il était impossible de déterminer l'heure. Je frissonnais tandis que quelques gouttes de pluie commençaient à tomber, présage d'une averse certaine. J'accélérais le pas, ne tenant pas à être mouillée pour la énième fois, ce que Paul sembla capter vu qu'il s'arrêta avant de retirer son jean découpé. Je tournais vivement la tête, sentant mes joues s'empourprer à l'idée d'avoir aperçu sa nudité. Je m'arrangeais pour ne pas croiser son regard lorsqu'il vint à ma hauteur afin de me laisser le monter. Je prenais place vivement, tout en tentant de me ressaisir. J'eus l'impression que sa course ne dura pas plus de deux secondes, tant ma concentration était ailleurs, et c'est à peine si j'avais senti ce vent qui d'habitude me déstabilisait tant. Je me dépêchais de descendre tandis que la pluie commençait à tomber à grosses gouttes et me précipitais sous le porche, prenant bien soin de regarder dans la direction opposée tandis que Paul reprenait forme humaine.

_ Tu peux entrer c'est ouvert, dit celui-ci.

J'ouvrais la porte et entrais sans demander mon reste, regardant le petit salon comme une pièce chaleureuse que j'appréciais désormais. Je prenais place dans le canapé tandis que Paul m'observait curieusement sur le seuil de la cuisine.

_ Quoi ? Le coupais-je dans sa contemplation.

_ Je te dirais bien à quoi je pense mais ça risque de ne pas te plaire, dit-il sans se démonter, un petit sourire malicieux étirant ses lèvres.

_ Dis toujours, risquais-je.

_ Je me disais que j'aurai apprécié que cette maison soit la nôtre, et ça ne me déplairait pas de rentrer chez nous et de t'y trouver nue sur le canapé, s'exprima-t-il comme s'il m'annonçait le temps.

_Oh épargne-moi tes fantasmes, fis-je tout en tentant de ne pas laisser paraître mon embarras.

_ Pourquoi ? Tu m'as bien maté tout à l'heure, toi, ria-t-il. La vue t'a plu ?

_ Paul ! M'indignais-je tout en m'empourprant. Je pensais que tu voulais avoir une discussion sérieuse !

_ J'aime bien te taquiner, tu rougirais presque, poursuivit-il en venant me rejoindre sur le canapé. Il faut que je fasse quelques courses, j'ai plus rien chez moi.

_ Et bien sûr tu ne comptes pas le faire après m'avoir dit de quoi tu voulais me parler, soupirais-je.

_ Tu es adorable aussi quand tu rentres les griffes, lança-t-il. Tu veux venir avec moi ?

_ Paul, quelle question débile, tu m'as déjà fait venir ici, remarquais-je.

_ Mais tu peux aussi choisir d'attendre à la maison que ton homme revienne, tenta-t-il.

Je levais les yeux au ciel pour signaler mon agacement et me levais, prenant la direction de sa chambre à la recherche de mon sac à dos. Il me fallait quelque chose de plus chaud si je voulais pouvoir sortir sans frissonner à chaque petite brise. J'entendis Paul siffloter une mélodie agréable depuis le salon, tandis que je commençais à fouiller dans mon sac. J'en tirais un pull bordeaux et reposais le sac sur la chaise. Je retirais mon tee-shirt et le pliais sur un coin du lit avant de détacher ma tresse et d'en arranger les mèches rebelles.

_ Lyria, tu boudes ? Demanda Paul avant de débarquer dans la chambre.

Nous nous fixâmes quelques secondes, comme autant surpris l'un que l'autre et je pris soudainement conscience de l'indécence de ma tenue. Je cachais mon soutien-gorge d'un mouvement furtif avant de me retourner, les joues plus empourprées que jamais. J'enfilais mon pull en quatre vitesse et me retournais à nouveau.

_ Illyria, pardon, je te jure que je ne l'ai pas fait exprès, l'entendis-je me parler depuis le couloir.

_ C'est pas grave, dis-je surprise qu'il ne fasse aucun commentaire.

Je sortais de la chambre embarrassée et le vit debout dans le couloir, dos à moi. Je me pris malgré moi à détailler tout d'abord les muscles de son dos, ils bougeaient, puissants, assez imperceptiblement au rythme de sa respiration. Il était si grand, et ses épaule si larges que le couloir déjà étroit paraissait l'être davantage. Il dû prendre rapidement conscience de ma présence puisqu'il se retourna et me lança un regard que je ne lui connaissais pas, un regard où se mêlait à la fois désir et retenue, mélange électrisant qui semblait avoir le don de paralyser chacun de mes membres.

_ J'étais venu prendre un tee-shirt, coupa-t-il le silence tandis que je me faisais violence pour ne pas laisser mes yeux parcourir son torse musclé.

_ Euh… D'accord, finis-je par répondre après quelques secondes.

Nous continuâmes à nous regarder ainsi encore un long moment avant que je ne me décide à m'aplatir contre le mur afin de le laisser passer. Il suivit le mouvement, avançant avec une lenteur presque désinvolte, et ralentissant lorsqu'il arriva à ma hauteur, me surplombant de tout son être. Il était si près de moi que je pouvais sentir l'air qu'il expirait caresser mon visage. Je ne parvenais à me défaire de son regard chocolat plongé dans le mien, tandis que mes jambes semblaient vouloir se dérober sous mon poids. Il approcha sa tête encore plus près, dans une lenteur telle qu'elle en devenait insoutenable et je levais la tête pour garder nos visages face à face. Il déposa avec douceur ses lèvres sur les miennes et j'enroulais instinctivement mes bras à son cou tandis qu'il semblait attendre une réaction de ma part. Je sentis qu'il m'embrassait avec plus de vigueur, ses lèvres s'écrasant sur les miennes avec tant de force qu'il se dégageait de moi un sentiment de douleur mêlé au plaisir. Tandis que sa langue passait le barrage de mes lèvres, je l'accueillis avec la mienne dans une danse violente et passionnée. Chacun de nous tentait de dominer l'autre dans un rythme effréné. Je rompais le baiser, me rendant compte après un temps que j'avais cessé de respirer et je sentis mes jambes défaillir tandis que Paul embrassait mon cou langoureusement, ses mains solidement accrochées à me taille me retenant de tomber. Je sentis ses baisers remonter avec hâte le long de ma mâchoire avant de reprendre possession de mes lèvres. Il m'embrassa à nouveau avec fougue et me souleva dans un mouvement à la fois rapide et délicat, et j'enroulais mes jambes autour de sa taille tandis que mes doigts s'entremêlaient dans son épaisse chevelure. Je le sentis se déplacer mais je n'en avais que faire tant je me sentais comblée ainsi.

Je gardais mes paupières fermées tandis que mon dos rencontrait une surface moelleuse. Je serrais Paul un peu plus fort contre mon corps, pour le garder près de moi, toute conscience semblant m'avoir échappée à la minute où nos regards s'étaient croisés. Ses lèvres quittaient les miennes pour se poser sur mon cou et je sentis l'une de ses mains passer sous mon pull, m'arrachant un soupir las tandis que sa chaleur irradiait la peau de mon ventre. Je me cambrais tandis qu'il longea mon buste pour se poser sur l'un de mes seins. Quand avait-il détaché mon soutien-gorge d'ailleurs ? Je sentis ses baisers parsemer ma clavicule tandis que ses doigts flattaient mon sein gauche avec gourmandise. Je laissais m'échapper un long gémissement tandis que sa bouche vint prendre la place de ses doigts, sa main droite venant s'occuper du sein délaissé. Il descendit langoureusement le long de mon ventre et commençait à déboutonner mon jean lorsque je prenais conscience de la situation. J'étais en train de perdre totalement le contrôle sous les baisers de Paul.

Oo¤oO

Une fin un peu brutale, mais je pense que vous commencez à en avoir l'habitude ! N'hésitez pas à me faire part de vos impressions, c'est toujours motivant pour écrire la suite. Je vous dis donc à bientôt pour le chapitre suivant,

Bises, Ortancya.