les persos ne sont toujours pas à moi ... seulement l'histoire.
un grand merci à La pour sa review en espérant que la suite te plaise encore.
un grand merci à Nyia pour sa review également. oui je sais les chapitres sont plutôt longs à paraitre, alors que l'histoire est déjà terminée et écrite, je m'en excuse d'avance d'ailleurs pour les suivants. j'espère que les chapitres suivants te feront toujours rire.
sur ce ... bonne lecture!
Cher journal
Chapitre 10 :
« 23 octobre,
Cher journal,
Jean est arrivé hier, il n'a pas de cours les vendredis, je le saurais désormais. A peine était-il arrivé qu'il a tout bousculé à la maison. Jean et son énergie … je vais finir par croire qu'il se nourrit de vitriol auquel il met le feu pour avoir une telle pêche. C'est pire que Riza et tout son stock de café !
Riza, justement parlons-en. Je savais qu'elle m'appellerait, mais peut être pas aussi vite. Le repas d'hier midi venait de finir lorsque le téléphone a sonné. Autant ne pas rapporter ici ce qu'elle m'a dit. Elle a seulement décrété qu'elle venait avec Alphonse et qu'ils arriveraient dans le milieu de la semaine prochaine. J'ai peur.
Mamie m'a dit que sa nouvelle rose allait bientôt éclore. J'ai hâte de la voir, nous l'avons créée ensemble. Selon elle, elle sentira encore meilleure que les autres et sera sans doute un panaché de bordeaux et rose pâle. Nous verrons bien.
Jean a décidé qu'aujourd'hui nous irons nous promener aux alentours. Et le connaissant se promener signifie faire du sport. J'ai intérêt de prévoir de quoi boire et manger. »
- WINRY ! T'ES PRÊTE ?
- Jean ! pas si fort ! je te rappelle qu'il y a des malades à côté.
- Pas de problème ils sont dans les anciennes écuries du manoir, c'est à l'autre bout de la maison.
- Mais c'est pas une raison ! et je te signale que les locaux ne sont plus des écuries, mais un hôpital. Mon père en a assez galéré pour les remettre aux normes.
- J'ai souvenir oui merci … et c'est quoi ce sac que tu trimballes derrière toi ?
- A boire et à manger pardi.
- Et pourquoi ?
- T'as bien dis qu'on allait se promener non ? je te connais comme ma poche Jean
- Apparemment pas assez puisque je pensais aller au village, rigola-t-il.
- Tu te fous de moi ? demandais-je assez stupidement
- Pas du tout. Les patients attendent de la tarte aux pommes et ta grand-mère aussi, je pensais qu'on pourrait aller faire les courses pour pouvoir leur faire cet après-midi.
Ok, là j'ai l'air cruche. Me frottant le visage d'un air las, je laisse tomber mon sac à dos sur le sol et remonte passer une robe plutôt que mon pantalon de sport avant de redescendre.
- Non, mais c'est nouveau ça ? me demande mon ami en me voyant revenir.
- J'ai un homme avec moi, tu veux faire les courses alors tu les porteras, décrétais-je en attrapant mon sac à main. Tu viens ?
Il grogne avant de me suivre en fermant la porte derrière lui. J'aime le faire enrager autant que lui aime me faire rouspéter. Mais c'est comme ça que nous nous aimons, autant ne pas changer. L'air de Resembool est parfumé, léger, et chaud … c'est agréable.
- Pourquoi tu souris comme ça ? souffle-t-il en me prenant par le bras.
- Je respire l'air du village. Ça change de Xerxès. La ville est saturée de pollution, les voitures circulent dans tous les sens, le train passe toutes les trois minutes, les gens vivent à cent à l'heure.
- Ici tout est calme, un peu comme à Ishbal, conclut-il. On est bien. Les gens sont simples et agréables.
- Sauf la vieille Bowen
- Sauf la vieille commère de mère Bowen, grimaça-t-il avant de rire. On se prend pas la tête à Resembool, c'est ce qui fait son charme … enfin je crois.
Je lui souris, il a parfaitement décrit le village. Resembool est paisible, les gens sont simples et abordables. Resembool est ce qu'on pourrait appeler un village parfait selon moi. En arrivant au village quelques villageois nous reconnaissent et nous sourient en nous adressant quelques petits signes de main de temps à autre. La plupart des habitants m'ont vu grandir, ont connu Jean lorsqu'il était jeune aussi. Pour eux nous sommes inséparables, c'est un peu la vérité.
- M. Carter, s'exclama Jean en voyant le doyen du village sur un banc. Tout va bien depuis la dernière fois?
Je lui lâche le bras pour qu'il aille le voir alors que je vais à l'épicerie. Il a toujours raffolé des histoires que lui racontait le doyen et j'avoue qu'il est parfois comique de voir ce grand père mimer certaines actions. Je me souviendrais toujours de la fois où il nous avait imité les militaires qui paradaient dans le village. Achetant les ingrédients pour les tartes aux pommes, je discute avec l'épicière qui tente de me donner les dernières nouvelles des habitants.
- WINRY ! t'as fini ?
- Bonjour Jean, comment vas-tu ? le salua-t-elle alors qu'il venait me retrouver
- Plutôt bien comparé à M. Carter.
- Comment ça ? demandais-je en le regardant.
Par pitié Jean, essaye de ne pas remarquer l'épicière qui te fait les yeux doux ou je peux attendre pour avoir ma réponse.
- J'ai l'impression qu'il a baissé depuis cet été.
- Il a eut la grippe et a passé une semaine ou deux à l'hôpital, nous renseigna la commerçante
- Pas de chance, elle a été coriace cette année en plus. Peut être que si on lui apportait de la tarte il irait mieux non ?
- Jean … tu ne veux quand même pas que j'en fasse pour tout le village non plus ?
- Pourquoi pas ? moi j'ai la dalle alors je suppose que les autres aussi
Nan mais c'est pas vrai ça … comment peut-il est être aussi stupide par moment. D'abord les patients de l'hôpital, puis M. Carter et enfin ma grand-mère. Tout pour bien faire, je vais passer mon après midi à cuisiner !
- Oh et tu as pris des tomates ?
- Des tomates ? répétais-je dubitative
- Bah oui pour le sang !
Comment me faire déprimer en moins de deux … lui a trouvé le moyen en moins de deux.
- Vous allez faire Halloween cette année encore ?
- Exactement ! je serais un docteur fou et Winry une mariée maudite !
- Jean …
- Vous avez de l'imagination les enfants, je vous envie. Au village, je ne pense pas que nous allons faire la fête comme d'habitude. Les récoltes n'ont pas été superbes et les gens tentent de sauver les troupeaux de moutons en ce moment
- J'irais peut être les voir dans la semaine, soupira Jean. Je ferais pas grand chose mais si je peux aider un peu ça sera déjà bien
- Oh mon petit Jean tu es si gentil, gagatisa l'épicière
Beurk c'est dégoulinant de guimauve là … Jean abrège ma souffrance s'il te plait.
- Je sais que je suis trop bon, mais que voulez vous c'est ma nature, sourit-il
Jean, j'ai demandé d'abréger pas d'empirer … en plus on dirait Mustang. Non … toi au moins tu sais ce que tu fais. Je soupire avant de remercier la commerçante et de sortir du magasin. Jean me suit en souriant.
- T'es franchement déprimant Jean quand tu t'y mets.
- Je sais … en plus elle est vieille
- JEAN !
- Mais quoi ? c'est la vérité j'y peux rien ! mais n'empêche que j'irais vraiment voir les fermes du village pour les aider si je peux pendant que tu aideras tes parents. En attendant on rentre je veux manger de la tarte aux pommes.
Jean Havoc … l'art et la manière de mettre les pieds dans le plat, leçon n°1. Franchement … pourquoi mon meilleur ami passe d'une chose à l'autre comme une personne change de chemise ?
- En arrivant tu t'enfermes dans la cuisine et tu n'en ressors pas avant de m'avoir fait une tarte Winry tu m'entends ?
- Et si je veux pas ?
- Je ne fais pas ton costume d'Halloween.
J'ai le droit de lui dire que je lui ferais pas de tarte alors ? non … il va m'en vouloir sinon, je soupire en hochant la tête. Et voilà, il a encore gagné … une nouvelle fois pour changer.
Les vacances s'annoncent fatigantes … d'autant que je redoute l'arrivée de Riza, Al, May, Rose et Paninya.
