Harry Potter et un nouveau destin

10 – Sacrés garnements

Le lendemain, comme prévu, le mariage eut lieu. Harry prit l'apparence d'un jeune homme roux des environs, et la famille le présenta comme un cousin. Avec Ron, ils accueillirent les invités et les placèrent jusqu'à l'arrivée des mariés. Le mariage fut aussi beau que prévu, et la mariée et les demoiselles d'honneurs étaient magnifiques. Harry et Ron ne purent décrocher leurs regards de leurs compagnes respectives. Après l'échange des vœux, le repas de noce apparut. Il y eut bien évidemment l'incident entre Victor Krum et Xenophilius Lovegood, les propos cinglants de la Tante Muriel et l'apparition du patronus de Kingsley annonçant la tombée du Ministère. Les quatre amis transplanèrent dans une rue de Londres et se dirigèrent vers le bar en prononçant le nom de Voldemort. Deux mangemorts ne tardèrent pas à apparaître. Et une bataille rangée s'engagea à laquelle Harry mit vite un terme en les assommant avec sa super vitesse. Hermione leur modifia la mémoire, et ils transplanèrent au Square Grimmaurd.

A peine arrivés, Harry ne perdit pas de temps. Il appela Kreattur qui arriva en ronchonnant. Avec gentillesse et respect, il lui demanda de leur raconter l'histoire du médaillon et de son maître. L'elfe, après hésitation, fit son récit. Harry le remercia en lui donnant le faux médaillon. Il congédia pour l'elfe en lui demandant de se reposer. Il devait maintenant faire le point avec ses amis. Ils s'installèrent dans le salon.

- Jusqu'à présent, tout se déroule pour le mieux. Nous allons laisser passer le mois en cours pour ensuite s'attaquer à la récupération du vrai médaillon. Il me faudra certainement me rendre au Ministère, mais ce ne sera pas un problème. J'en profiterais pour récupérer quelques cheveux afin que nous réussissions l'évasion des nés moldus. Pour l'instant, je vais me rendre à Poudlard, récupérer les crochets du Basilic et le diadème de Serdaigle.

- Et que faisons-nous en attendant ? demanda Ron.

- Aménagez-vous des chambres et reposez-vous. Je ne tarderais pas. Je vais me téléporter, ce sera plus facile.

Se faisant, il se concentra sur l'énergie de Dobby et disparut pour réapparaître dans les cuisines du château. Il ne sentit aucune énergie particulière, mais ne préféra pas s'attarder. A une vitesse surhumaine, il monta au septième étage pour se retrouver devant la Salle sur Demande. Il fit apparaître la porte et se dirigea vers l'horcruxe pour s'en emparer. Ensuite, il se dirigea vers les toilettes des filles pour emprunter le passage menant à la Chambre des Secrets. Arrivé en bas du tunnel, il vola jusqu'à la porte et l'ouvrit en parlant fourchelangue. Il vit le cadavre en décomposition du serpent géant. Une odeur indescriptible s'en dégagea. Elle fit tousser le jeune sorcier. Il ne s'attarda pas et arracha les crochets ayant soin de ne pas se blesser. Il agrandit un sac réduit pour y ranger son butin. La besogne terminée, il se concentra et se téléporta à nouveau au Square Grimmaurd. Toute l'opération ne lui avait pris qu'une dizaine de minutes.

Durant ce court laps de temps, les trois amis étaient montés à l'étage et avaient choisi leur chambre. Ginny avait opté pour la chambre du parrain de Harry. Elle avait déjà agrandi le lit. Ron et Hermione étaient assez hésitants. Malgré leurs caractères bien trempés, les jeunes amoureux avaient une certaine réticence à partager la même pièce bien que l'envie soit grandissante. Ginny sortit pour les observer. Elle souffla en désespoir de cause.

- Hé tous les deux, vous vous décidez ? Sinon vous dormirez dans le couloir.

- Petite sœur, ce n'est pas parce que tu n'as pas de retenue que nous devons nous comporter comme toi, répliqua Ron avec énervement.

- Holà, ne commences pas à me parler comme ça, s'énerva-t-elle à son tour. Vous vous aimez depuis votre troisième année, et maintenant que vous pouvez commencer à en profiter, vous nous faites le coup des timides. On se demande qui se moque de qui.

Ron vit rouge et éleva la voix. Ginny fit de même. Une tempête Weasley éclata et Hermione dut intervenir avec vigueur pour empêcher le frère et la sœur d'en venir aux mains, ce qui aurait pu s'avérer dangereux maintenant qu'ils savaient comment porter convenablement des coups.

- Du calme vous deux, tempêta-t-elle à son tour. Si Harry revient et vous voit vous chamailler, il est capable de nous abandonner. Même si il a accepté l'idée que nous puissions avoir une intimité prochaine, nous le connaissons assez pour savoir qu'il sera sur notre dos car il nous veut concentrer.

- Je rêve ou tu prends son parti ? demanda Ginny.

- Non, je suis comme vous, moi aussi je veux … profiter, avoua-t-elle en rougissant, mais ses propos ne sont dénués de bon sens. Il fera tout pour nous entraîner à un niveau qu'il jugera acceptable pour préparer la bataille de Poudlard. Et même si pour le moment, il ne s'en ouvre pas, il pense encore à son idée folle d'après Noël.

Ginny et Ron regardèrent leur amie. Ils se sentaient d'un coup ridicule. Leur ami pensait à sauvegarder le monde sorcier, et eux ne pensaient qu'à leur propre désir. La sœur et le frère se firent des excuses. Finalement, ce fut Hermione qui prit l'initiative et qui invita Ron à partager une chambre au fond du couloir. Ils posèrent à peine leurs affaires que Harry les appelait. Ils descendirent dans le salon. Le jeune sorcier disposait son butin sur une table.

- Je n'ai eu aucun problème. Maintenant, on va respecter le livre d'une certaine manière. Ginny, à toi l'honneur, invita Harry.

La jeune sorcière regardait l'horcruxe avec angoisse. Bien qu'elle ait lu tous les tomes, elle se rappelait encore douloureusement du mal que le journal de Jedusor lui avait fait. Elle frémit en s'approchant du diadème. Harry lui tendit un crochet avec un sourire confiant. Elle n'était pas aussi sûre d'elle, et sa main tremblait légèrement. D'un coup, le diadème se mit à vibrer. Le morceau d'âme avait réagi à la présence du crochet. Il cherchait un moyen de survivre. Il se mit à vibrer de plus en plus fort. Et d'un coup il sentit suffisamment de puissance s'infiltrer en lui pour laisser apparaître une image fantomatique d'un Jedusor ayant dans la trentaine. Il tournait sur lui-même pour identifier les lieux où il se trouvait. Puis il porta son attention sur les sorciers présents. Et son regard se fixa sur le crochet du Basilic que Ginny tenait à la main. Aussitôt il se mit à parler avec une voix sensuelle pour convaincre la jeune sorcière de le laisser aller. Il lui promettait de réaliser ses rêves. Les yeux de l'image fantomatique étaient hypnotisant. Ginny se sentait fondre devant ce regard. Masi Harry veillait. Il parla à Ginny et lui renouvela son amour sincère. Elle se tourna vers son sorcier et se perdit au fond des yeux émeraude de celui-ci. Elle retrouva courage, et avec détermination, elle planta le crochet dans le diadème. L'image fantomatique disparut dans un cri déchirant. Le diadème se brisa en deux. Ginny haletait. Harry la prit dans ses bras pour la bercer.

- Je m'excuse mon amour, je n'avais pas prévu que le morceau d'âme emprisonné à l'intérieur se servirait de mon énergie pour contrer le danger des crochets. Je suis navré.

- Ca va Harry, dit-elle difficilement. Tant que je suis … dans tes bras. Mais j'ai vraiment eu l'impression de revenir à l'époque du livre.

- Décidemment, Vol … je veux dire nous savons qui est vraiment un maître pour manipuler les émotions, dit Ron.

- Je ne te le fais pas dire, dit Harry, mais nous ne ferons pas comme dans le livre. Dès que nous aurons le médaillon, je jetterais un sort dessus pour enfermer son pouvoir, et Ron tu le détruiras comme prévu dans la forêt près du lac avec l'épée de Gryffondor, dès l'instant que Rogue nous aura localisés grâce au portrait de l'ancêtre de Sirius.

Ginny reprenait des couleurs au fur et à mesure que la conversation continuait. Ensuite, Hermione proposa à tout le monde de monter se coucher. Cette journée avait été intense en émotions fortes. Arrivés au premier étage, Hermione et Ron se dirigèrent vers leur chambre. Harry s'apprêtait à entrer dans la sienne et souhaitait la bonne nuit à sa bien-aimée.

- Où crois-tu que je dorme ? demanda-t-elle.

- Il y a plein de chambres dans la maison, se défendit le jeune sorcier.

La jeune sorcière lui indiqua d'un signe de tête de regarder sa chambre. Harry ouvrit entièrement la porte de l'ancienne chambre de son parrain pour constater avec surprise les changements. Ses affaires et celles de Ginny étaient posées sur un lit à deux places. Il se retourna vers celle-ci avec de gros yeux. Faisant fi de l'expression du jeune sorcier, elle s'engouffra dans la chambre et se posa sur le lit. Elle le regarda avec un grand sérieux.

- Tu comptes dormir sur le palier de la porte ?

Le jeune homme ne sut pas quoi répondre. Son cerveau avait cessé de fonctionner. Comme un automate, raide comme un robot, il entra à pas lents dans la chambre. Son visage était rouge cramoisi tant il se sentait inconfortable dans cette situation. Ginny s'empêcha de rire et de le taquiner. Elle comprenait la gêne de son bien-aimé. Elle devait le rassurer et détendre l'atmosphère.

- Harry, assieds-toi près de moi, s'il te plaît.

- Je préfère garder mes distances pour le moment.

- Je ne vais pas te manger tout de même. Bien que l'idée soit alléchante à plus d'un titre. Sérieusement, nous devons parler.

- Parlons, mais je reste à ma place, dit-il avec fermeté.

La jeune femme souffla et se leva pour se rapprocher en lui tendant la main. Le jeune sorcier frémit dès qu'il sentit la main de la jeune sorcière se poser sur la sienne et le guider vers le lit.

- Harry, mon chéri, tu sais que mon plus cher désir est de vivre avec toi. Et tu le veux aussi. Tu sais que nous nous marierons et que nous aurons des enfants.

- Oui, mais ce sera après la guerre, lui rappela-t-il.

- Je suis d'accord. Cependant, certains faits ont changé, et donc de nouvelles perspectives s'ouvrent à nous. Alors pourquoi attendre ?

- Ginny, tu te sens peut-être prête pour … ça, dit-il en désignant le lit, mais pour moi, c'est trop. Je ne suis pas sûr. Et puis il y a la guerre, la préparation, les …

- Suffit Harry ! Arrêtes de fuir, grogna-t-elle. Ce ne sont que des excuses. Je veux savoir réellement ce qui te terrifie. Il est fini le temps où les grands-parents partageaient deux lits dans une seule chambre et se donnait rendez-vous pour décider quand faire … l'amour.

La jeune sorcière avait lâché le mot fatidique. Une couleur rouge sans précédent empourpra le visage du jeune sorcier. Il savait qu'il n'arriverait pas à se défiler. Et Ginny était prête à se battre pour obtenir ce qu'elle désirait. Et ce qu'elle désirait par-dessus tout, c'était sentit le corps de son sorcier contre le sien. Elle reprit.

- Je ne dis pas que nous devons le faire sur l'heure. Mais il serait bon que nous profitions de cette opportunité pour apprendre à mieux nous connaître. Bien que j'aie un avantage, j'en sais plus sur toi que toi sur moi. Et au vue de ta réaction, je me félicite d'en savoir autant sur ton compte. Je n'ose même pas imaginer ce qui se serait passé après la bataille de Poudlard quand nous nous serions mis ensemble. Te connaissant, tu ne m'aurais pas tout dit, ou alors je t'aurais arraché les mots par la force. Et dès le début, notre intimité en aurait souffert.

Harry dut reconnaître que les paroles de la jeune femme étaient sensées. Se connaissant, il aurait tout fait pour l'épargner, surtout après la perte de Fred. Mais maintenant, les choses étaient différentes. Et il se devait d'agir autrement. Même face à Ginny.

- Très bien Ginny, je ferais des efforts, mais il te faudra être patiente, supplia-t-il.

- J'essaierais, promit-elle, mais tu ne pourras pas m'empêcher de t'aguicher. Et pour le moment je vais ranger ça.

Ils se sourirent sur cette dernière remarque. Le « ça » en question était une fiole contenant une potion contraceptive, utile autant pour els hommes que pour els femmes. Dans la chambre de Ron et de Hermione, les deux jeunes gens discutaient du même sujet mais de manière bien différente. Ron comme son ami avait certains doutes et ne voulait pas commettre la même erreur que ses parents. Hermione partageait son appréhension et elle-même avait besoin de ralentir le mouvement pour garder le contrôle. Seulement, les deux jeunes sorciers ne prenaient pas en compte toutes les années de frustration et de retenue qu'ils laissaient derrière eux. Et ils faillirent franchir le pas si Ron n'avait pas eu un éclair de lucidité. La nuit avait été propice à bien des controverses.

Dans les jours qui suivirent, la vie s'organisa tant bien que mal à Square Grimmaurd. Grâce à Harry, les quatre amis sortaient assez souvent de la sinistre maison après leur entraînement, surtout que Harry avait modifié les données de la tente. Désormais, y passer une heure équivalait à une journée. Pour Hermione, Ginny et Ron, la cadence avait augmenté de façon significative. Et Harry s'avérait être un excellent professeur. Mais entraîner ses trois amis le contraignaient à être intransigeant avec eux. Il les poussait jusqu'au bout de leur limite. Après une remarque acerbe de Ginny, Harry avait réfléchi à son comportement et avait décidé de se faire pardonner en leur octroyant des sorties quotidiennes. Ainsi la vie était-elle moins stressante. Et comme promis, il s'était rendu au Terrier pour prendre et donner des nouvelles. Les parents Weasley le rassurèrent et furent soulagés. Le Terrier restait toujours officiellement le quartier général de l'ordre.

La veille de l'anniversaire de Ginny, alors que les quatre amis se reposaient dans le salon, Harry se désintéressa d'un coup de la partie d'échec qu'il avait engagé avec Ron. Il se dressa d'un coup et scruta le vide. Il venait de ressentir l'arrivée de deux grandes puissances. Ginny, Hermione et Ron avaient sorti leurs baguettes.

- Mais c'est quoi cette bouse de dragon ? éclata soudain Harry. Et comment ont-ils fait pour passer ?

- Harry, supplia Hermione, tu nous expliques. Il y a des mangemorts qui approchent ?

- Non, pire que des mangemorts, pire que le Seigneur des Ténèbres. Restez-là, je reviens.

Il se concentra à nouveau et disparut.

Quelques instants auparavant, d'un trou dans le ciel crépusculaire, deux jeunes garçons apparurent en lévitant sur place au milieu de la campagne anglaise. Ils se félicitaient en se tapant dans les mains. Ils étaient tout contents, comme deux enfants espiègles après une bonne blague.

- Hé Trunks, tu es sûr que nous sommes au bon endroit ?

- Sûr et certains. Je ressens l'énergie de Harry et une autre toute aussi forte mais différente.

A ce moment-là, Harry apparut devant les deux jeunes garçons. Et il stoppa net en les reconnaissant.

- Trunks, Sangoten, par Merlin, mais que faites-vous ici ? Et comment avez-vous fait pour parvenir jusqu'ici ?

Les deux enfants se précipitèrent sur le sorcier pour le saluer, heureux de retrouver le jeune sorcier. Trunks s'expliqua rapidement.

- Avec tout ce que tu nous as dit sur ton monde, on a eu envie de venir voir. Et puis on s'ennuyait. Alors Sangoten et moi, on a fusionné et nous avons créé un passage dimensionnel en suivant ton énergie. Il semblerait que on laisse une sorte de trace quand on passe au travers, c'est comme ça qu'on a pu atterrir ici.

- Mais, et vous parents ? Ils doivent être morts d'inquiétude, non ?

- Non, on leur a laissé un mot, dit Sangoten. Et puis si il y a un problème, papa viendra nous chercher.

- Non mais vous êtes pas un peu malades des fois ? Je vous ai dit que j'étais en pleine guerre. J'ai de graves soucis et vous …

Il s'arrêta au milieu de sa phrase car les enfants le regardaient avec un regard … envieux. Il avait oublié que ces enfants descendaient du peuple des guerriers de l'espace. Et quand une guerre se profilait à l'horizon avec des adversaires surpuissants, les guerriers de l'espace répondaient présents. Et les deux jeunes garçons n'échappaient pas à la règle. Harry comprenait mieux maintenant leur insistance à connaître son monde lors de son dernier repas dans le monde Sangoku.

- Ecoutez tous les deux, il n'y a pas de supers méchants comme il y en a eu dans votre monde. A part Vous-Savez-Qui et moi, vous ne trouverez personne avec des pouvoirs aussi immenses.

- C'est bizarre ce que tu dis Harry, souligna Sangoten, pourquoi je ressens des énergies qui grandissent ?

- Ce sont des amis que j'ai décidé d'entraîner.

- Chouette, s'enthousiasma Trunks, on peut t'aider alors.

- Bon ça suffit, vous allez rentrer chez vous sur le champ, s'énerva Harry.

- On ne peut pas, on est trop épuisé, expliqua Trunks. Il nous faut manger avant toute chose. J'aimerais bien goûter l'un de vos dragons.

- Mais vous ne comprenez pas, je ne suis pas en vacances, je ne vais pas jouer à la nounou avec vous.

- Nous sommes de grands garçons, objecta Sangoten en se refrognant.

- Oui, c'est ça, dit Harry avec ironie. De grands garçons qui sont partis sans l'autorisation de leurs parents. Je n'ose même pas imaginer la tête de vos parents s'il vous arrivait quelque chose.

- Que veux-tu qu'ils nous arrivent ? Personne ne peut nous battre dans ce monde à part toi, et encore, dit Trunks en souriant.

- Si tu crois que ta petite provocation m'impressionne. Bon ne restons pas ici et rentrons. Si un moldu nous voit, nous risquons de sérieux problèmes, et avec les espions de l'Autre qui doivent commencer à me rechercher. Accrochez-vous à moi.

Les deux garnements s'accrochèrent au jeune sorcier en souriant. Ils étaient certains d'avoir remporté la victoire. Le moment venu, ils s'arrangeraient pour rester jusqu'à la bataille. Harry soufflait de désespoir. Il se concentra sur sa destination, et tout le monde disparut.

Dans le même temps, dans le monde de Sangoku, au sein de la société Corporation, deux guerriers de l'espace subissaient la colère de leurs femmes respectives. Quand elles avaient trouvé le mot de leurs enfants, elles avaient décidé de se rencontrer et avaient par la suite convoqué leurs conjoints. Ils n'osaient pas bronché devant cette colère qui avait fait trembler la maison de la société sur ses fondations. Sangoku et Vegeta regrettaient d'un coup l'époque où ils étaient morts. Ils préféraient de loin affronter tous les adversaires qu'ils avaient rencontrés plutôt que d'affronter leurs femmes qui les effrayaient.

- Tout ça c'est de ta faute Sangoku, hurla Chichi en se penchant vers son mari.

- Ne ricanes pas Vegeta car tu es autant responsable, s'insurgea Bulma.

- Si vous n'entraîniez pas les enfants aussi souvent, on n'en serait pas là, affirma Chichi.

- Vous et votre besoin de toujours vous battre. Vous ne pouvez pas rester tranquille juste quelques temps, hurla Bulma.

- On vient juste d'être ressuscités depuis deux ans, et voilà les enfants qui partent pour on ne sait où, se lamenta la femme de Sangoku.

- Vous exagérez, tenta Vegeta en relevant la tête, nous savons qu'ils sont avec Harry Potter.

- La ferme Vegeta ! vilipenda Bulma. Tu n'as pas droit au chapitre.

- Chichi, essaies de comprendre les enfants, ils voient ça comme un jeu, tenta à son tour Sangoku.

- COMME UN JEU ! Mais de qui se moque-t-on ? Ce sont des enfants, bandes d'abrutis immatures et sans cervelles.

- Mais ils ne craignent rien, expliqua Vegeta.

- Ne nous ressortez pas le couplet que ce sont des descendants des guerriers de l'espace. Ils sont dans un monde où les sorciers sont d'une autre trempe que Babidi, s'insurgea Bulma.

- Vous avez intérêt à les ramener à la maison le plus tôt possible, sinon vous pourrez coucher dehors pendant un bon bout de temps, menaça Chichi.

Et les deux mères de famille reprirent leurs geignements. Vegeta fit un discret signe à Sangoku pour lui signaler qu'il était temps pour eux de disparaître discrètement. Et pour une fois, Sangoku ne fit pas mine de ne pas comprendre. Les deux guerriers de l'espace disparurent aussi rapidement que possible. Sangoku les téléporta dans le temple de Dendé où ils purent souffler. Piccolo, adossé contre l'un des piliers du temple, s'empêcha de sourire en les voyants.

- Quel savon ! s'exclama Sangoku tout sourire.

- Tu te fous de moi ou quoi ? Je te jure que si jamais je mets la main sur mon fils, je l'enferme une capsule et je l'envoie à l'autre bout de la galaxie.

- Vegeta, du calme, les enfants voulaient juste découvrir de nouveaux horizons.

- Non mais t'es d'un laxisme ! Je veux rentrer chez moi et retrouver Bulma, se défendit Vegeta.

- Ouais, dis surtout que tu veux retrouver ta salle d'entraînement personnel, devina Sangoku.

- Si tu veux te battre, dis-le tout de suite. Je veux toujours ma revanche. Et je jure bien de te faire mordre la poussière.

Une lueur malicieuse s'alluma dans les yeux des deux supers guerriers de l'espace. Piccolo souffla silencieusement de désespoir. Le namek allait devoir intervenir.

- Hé tous les deux, je ne veux pas me mêler de ce qui ne me regarde pas, mais vous n'avez pas un problème plus urgent sur les bras. Votre petite altercation s'est entendue jusqu'au fond du palais. Donc à moins que vous ne vouliez vivre ici jusqu'au retour des enfants, je vous conseille de trouver un moyen de les ramener.

- Simple, Sangoku, tu te transformes en super guerrier niveau trois, tu les cherches et tu les ramènes.

- Tu oublies un certain détail Vegeta, je ne suis pas sorcier. Je peux peut-être créer un passage dimensionnel entre la Salle du Temps et l'extérieur, mais là tu me demandes de passer dans une autre dimension inconnue. Si je devais réussir, il me faudrait de l'aide, de la même manière que Sangoten et Trunks.

- Ah non, je refuse catégoriquement. Je préfère encore attendre leur retour ici en supportant la présence de Piccolo. Je me rappelle la dernière fois que nous avons fusionnée avec les boucles d'oreille. Ne comptes pas sur moi pour renouveler l'expérience. Et ne penses même pas à ta danse ridicule. Je ne suis pas une ballerine. J'ai ma fierté de super guerrier.

Sur ces mots, Vegeta s'envola. Piccolo s'approcha de son ami pour lui taper sur l'épaule. Il lui signifia par ce simple geste qu'il était désolé pour lui. Cependant, Sangoku ne semblait nullement déçu par la réaction de son comparse. Vegeta avait un sale caractère mais il tenait à son fils. Il était sûr qu'il reviendrait et qu'à la fin, ils finiraient par fusionner. Il lui suffisait d'être patient. Le guerrier de l'espace décida qu'il était temps pour lui de manger. Son ventre émit un grognement très audible. Il se dirigea derechef vers la cuisine du temple de Dieu. Piccolo le suivit en silence. Le namek ne s'inquiétait pas réellement pour les deux enfants. Il avait perçu comme tout le monde que le jeune sorcier de l'autre monde avait l'équivalent de Sangoku en puissance. Pourtant la dernière remarque de Bulma n'était pas dénuée d'une certaine vérité. Les pouvoirs de Babidi étaient faibles en comparaison de ceux de Harry. Le sorcier qui avait été tué par sa créature savait contrôler l'esprit des gens et créer des créatures monstrueuses. Mais à part ça, il était relativement inoffensif. D'après les dires de Harry, les sorciers de son monde savait tuer par magie, contrôler les gens et torturer à loisir. Et il leur avait décrit différentes manières d'y parvenir. Et dans son monde, un sorcier réussissant à diviser son âme en plusieurs parties n'était pas une première. En songeant à tous ces éléments, le namek ne put s'empêcher de s'inquiéter. Peut-être bien qu'après tout, les enfants n'étaient pas aussi bien protégés qu'il le croyait. Il devrait parler à Sangoku très sérieusement.