Salut ! J'avais complètement oublié de vous poster la suite, je suis vraiment désolée.
Je ne sais pas si cette fanfiction vous plaît étant donné que j'ai très peu de retours mais en tout cas, je l'espère.
Sur ce, je vous laisse avec la suite et je vous souhaite une bonne lecture !


Le réveil affichait 10h42. Merde.

Lilly écarta les draps et la couverture d'un geste sec, se redressa et regarda autour d'elle. A la vue des posters de femmes dénudées, de motos et de voitures, Lilly comprit qu'elle était dans une chambre masculine. Et elle comprit également dans quel quartier elle se trouvait en observant le mobilier. Et puis de toute manière la pièce était bien trop petite pour que ce fut chez les 3'09.

Elle était seule, le type avait donc dû se réveiller avant elle, pas étonnant vu l'heure…

Elle n'avait pas du tout envie d'être confrontée à celui avec qui elle avait sans doute passé la nuit. Surtout que, ne se rappelant de rien, elle ne le sentait pas du tout.

Comment allait-elle réussir à sortir d'ici discrètement ?

Elle s'extirpa du lit. Elle grimaça en entendant le grincement qui résonna dans la pièce quand elle posa le pied au sol. Pour la discrétion elle repasserait !
Et en effet, quelques secondes après, la porte s'ouvrit.

- Alors, réveillée la belle au bois dormant ? lui demanda-t-on d'une voix moqueuse.

Lilly écarquilla les yeux en reconnaissant le jeune homme.

- Toi ?! s'étrangla-t-elle.

Non, ce n'était juste pas possible.

- Quoi ? fit-il, les sourcils levés.

Il semblait vraiment ne pas comprendre pourquoi elle paraissait tant éberluée.

- Non ! On n'a quand même pas couché ensemble ?!

- Ne prends pas tes rêves pour la réalité Gringa.

- Haha, très drôle, ricana-t-elle. Qu'est-ce que je fais là dans ce cas ?

- Drôle d'idée que les mecs ne pourraient te rammener chez eux que pour coucher avec toi. T'étais complètement bourrée ou pétée j'en sais rien, je pouvais pas te laisser comme ça.

Surtout que si Weevil apprenait qu'il l'avait laissée dans un tel état…

- Oh bien sûr, ça te ressemble bien.

- Si tu préférais que je te laisse là bas… dit-il en haussant les épaules. Après tout tu offrais un beau spectacle avec ta copine.

Lilly préférait ne pas savoir de quoi il parlait…

- Pourquoi tu ne m'as pas ramenée chez moi ?

- Je tiens à ma vie, tes parents auraient lâché les chiens !

- Il n'y a pas de chiens.

Felix poussa un soupir. Pourquoi est-ce qu'elle était toujours obligée de répondre quand il n'attendait pas de réponse ? Elle était agaçante.

- Eh bien les gardes, peu importe... c'était une façon de parler.

- Hum…

Elle ne savait pas vraiment pourquoi il s'était occupé d'elle, il ne lui devait rien. Mais pour le moment, ce n'était pas ce qui l'inquiétait le plus. Quand il lui avait dit qu'ils n'avaient pas couché ensemble, elle avait compris qu'il avait dit la vérité.
Pour le moment, ce qui la tracassait, c'était la manière dont elle allait sortir de ce quartier et rentrer chez elle sans trop attirer l'attention. Céleste allait la tuer pour avoir découché !

- Tu n'as pas vu mes chaussures ? Demanda-t-elle juste avant de trébucher dessus.

- Je crois que tu les as trouvées.

Lilly lui grimaça avant de les enfiler. Son regard se posa sur des magazines par terre. Eh bien, il avait un goût prononcé pour les femmes dénudées.

- C'est comme ça que tu te cultives ? Remarque ça doit être plus simple à comprendre, pas besoin de texte, suffit de regarder les images.

Felix l'ignora. Il n'avait pas besoin de se justifier auprès d'elle. Il croisa ensuite les grands yeux bleus de la jeune fille qui le fixaient. Grands ? Immenses plutôt. Elle avait un regard fascinant, envoutant.

- Nena, tu cara es angélica y tus oros son espléndidos pero eres un demonio, dit-il à toute vitesse.

Elle cligna des yeux, perdue. Pourquoi est-ce qu'il se mettait à parler en espagnol ? Tout le monde n'était pas originaire d'Amérique latine !

- Je ne comprends pas un mot de ce que tu dis.

Il eut un sourire narquois.

- C'est bien le but.

Elle leva les yeux au ciel. Peut être qu'elle ne devrait même pas s'en formaliser après tout. Qu'est-ce que ça pouvait faire ce qu'il disait ?

- Bon, c'est pas que je m'ennuie mais il faut que je rentre.

Elle se dirigea vers l'encadrement de la porte où il se tenait toujours. Il ne semblait pas vouloir bouger. Elle leva la tête pour pouvoir le regarder. Ça n'aidait pas d'être petite.

- Pousse toi, l'intima-t-elle.

- Tu comptes vraiment rentrer à pied ?

- Tu me raccompagnerais ?

- Evidemment. C'est pas la porte à côté. Et puis le quartier n'est pas sûr pour une gringa.

- Parfait. Où est mon sac alors ?

- Je n'ai pas trouvé de sac avec toi.

Elle écarquilla les yeux.

- Mes clefs de voiture et les clefs de chez moi sont dedans !

- Eh bah pour cette fois tu devras sonner.

Elle fit une moue déçue. Ça n'allait vraiment pas arranger les choses avec Céleste tout ça.

- Aller, fit-il avant de tourner les talons.

Il entra dans le salon et lui envoya un casque qu'elle attrapa en se tordant à moitié les doigts.

- Aïe !

- Chochotte !

- Je ne suis pas une chochotte, je suis une fille ! Remarque, tu n'as pas dû avoir beaucoup l'occasion d'en fréquenter, voilà pourquoi tu ne comprends pas…


Lilly était allongée sur son lit, les yeux grand ouverts.
En rentrant elle s'était fait passé un savon par Céleste, elle avait faillit appeler la police, elle était morte d'inquiétude, blablabla... Et comment avait-elle fait son compte pour perdre ses clefs ?

Lilly poussa un soupir. Elle se demandait ce qu'elle pouvait bien avoir fait pendant cette soirée pour qu'elle ne se rappelle de rien. Mais il y avait une chose dont elle était sûre, c'est que ce n'était pas reluisant. Elle espérait simplement que quoi qu'elle ait fait, ce ne serait pas le nouveau sujet de discussion au lycée dès lundi.


Quartier Pch.

Weevil grogna, on tapait à sa porte sans interruption.

- Ouais, ouais, une seconde ! bougonna-t-il.

Il ouvrit. Thumper. Ce n'était pas franchement le motard qu'il préférait, ni celui à qui il faisait le plus confiance. Mais en tant que leader, Weevil était toujours celui à qui on rendait des comptes. Il savait très bien que c'était son rôle. Par contre, il ne répondrait plus de lui-même si on le dérangeait inutilement.

- Qu'est-ce que tu veux ? Lui demanda-t-il agacé.

- L'un des nôtres n'a pas des bonnes fréquentations.

- Qu'est-ce que tu veux dire par là ?

- Ce que je veux dire, c'est que j'ai vu la fille Kane partir d'ici en moto, elle a passé la nuit dans le quartier. Si un de nos types fréquente les 3'09...

- Qui ? Le coupa Weevil.

- Felix.

Un homme mort. Que ce soit lui était encore pire, parce qu'il savait !

- Peut être qu'on devrait lui faire comprendre ce que ça vaut de fricoter avec une blondasse pleine aux as, proposa Thumper.

Weevil ignora l'emploi du mot « blondasse » pas vraiment flatteur et hocha la tête. Il allait payer…


Le lundi matin, Lilly se rendit au lycée en décapotable. Elle n'avait pas eu le choix, si elle avait réussi à récupérer son sac et donc ses clefs, elle avait remarqué avec horreur qu'on s'était amusé à refaire la décoration de son SUV. Il était maintenant écrit « Salope » dessus en lettres majuscules. Elle ne pouvait pas se balader avec ça…

Elle s'avança sur le parking en traînant des pieds, la semaine aller être longue, elle le sentait…
Arrivée au bout elle vit un attroupement. Qu'est-ce qu'il se passait encore ?