Mrs Hudson (2)
Quelqu'un aurait dut apprendre les bonnes manières à Mycroft Holmes ! Fulminait la vieille dame. Bien sur il payait rubis sur l'ongle pour un appartement inutilisé, mais quand Même ! Sa façon d'agir avec ce pauvre docteur Watson était inqualifiable. Et en tant que propriétaire, elle se refusait de fermer la porte du 221 B à John.
Bien sur, maintenant qu'il était marié avec la délicieuse Mary, il aurait été mieux pour eux d'emménager au 221 B plutôt que de rester au 221 C qui était beaucoup plus petit. Elle avait bien tenter de proposer à Mycroft Holmes de faire transférer les affaires de Sherlock au 221 C, en arguant que le loyer en serait moindre, mais l'ainé des Holmes avait totalement refusé.
Pourtant Mme Hudson voyait bien de quel manière John et Mary regardaient avec regret la porte fermée de l'ancien appartement du docteur. Et ce depuis le matin ou l'assistante de Mycroft était venue et avait fait transférer toutes les possessions de John dans l'appartement d'à coté, avant d'expulser le pauvre docteur et de fermer la porte à clef.
Mycroft avait fait demander tout les doubles des clefs après cette expulsion des plus cavalière. Et Mme Hudson, ne se sentant pas très charitable, avait garder un jeu pour elle, tout en jurant ses grands dieux qu'il ne lui en restait plus. Mycroft ne semblait pas avoir été convaincu, mais comme la vieille dame ne dévia pas de son histoire, il ne put rien prouver. Comme si ce grand échalas avec son parapluie pouvait lui faire peur ! Elle avait loué l'appartement à Sherlock pendant trois ans !
Elle avait prévu de donner les clefs à John, mais la santé de Mary, qui s'était brusquement aggravée, ne lui en avait pas laisser le temps. Pauvre docteur Watson ! Marié seulement depuis un peu plus d'un an, et voila que sa femme devenait de plus en plus malade ! Maintenant elle rentrait plus pâle de ses séjours à l'hôpital qu'avant de partir. Pauvre petite chose.
Mme Hudson craignait une issue fatale à très court terme. Et à en juger par le visage du pauvre John, il en était arrivé à la même conclusion. D'ailleurs Mary semblait en être elle aussi parfaitement consciente, comme le prouvait une conversation qu'elle avait surprit entre les époux.
" John ! Tu sais qu'il ne nous reste plus beaucoup de temps pour être ensemble." Avait dit Mary.
" Mais... N'y a il pas un moyen ? Je ne sais pas.." Avait répondu le pauvre John, perdu.
" Tu sais que nous avons été chanceux de pouvoir vivre ensemble comme cela pendant si longtemps. Tu savait que ce n'était que provisoire."
Mme Hudson avait juger bon, à ce moment, de retourner dans son appartement. Après tout, il y avait des choses qui devaient rester des secrets, même pour des amis très proches. Si John ou Mary souhaitaient lui en parler alors elle serait à leur écoute, sinon, ils avaient droit à leur vie privée.
A suivre.
