Bonsoir tout le monde ! ^^ Je suis vraiment désolé pour tout ce retard mais j'ai pas mal de soucis en ce moment et l'écriture s'en ressent. J'espère que ce chapitre va vous plaire parce que j'y ai mit beaucoup, beaucoup, beaucoup, de temps XD. Et comme d'habitude, certains personnages sont à J.K Rowling et d'autres m'appartiennent.

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Chapitre 10 :

Loup-garous et Thérianthropes

And I'm not gonna take it back
And I'm not gonna say, "I don't mean that"
You're the target that I'm aiming at
Got to get that message home

Coldplay, A message

Harry s'éveilla avec un mal de crâne particulièrement douloureux. Il gémit en grimaçant et, immédiatement, un linge humide et frais vint se poser sur son front. Il soupira de contentement et essaya de lever ses paupières collées à cause de son sommeil prolongé. La première chose qu'il vit fut un océan de gris et de bleu. Il mit du temps à comprendre que c'était , en réalité, les deux prunelles inquiètes du Prince Draco. Reprenant lentement ses esprits, Harry laissa son regard naviguer dans la pièce. Il était allongé sur une couche de fortune, faite de capes et de vieux sacs en toile. L'endroit était sombre, gris et fade. C'était du moins ce qu'il avait pensé avant de poser les yeux sur un des murs de la salle, recouvert de pierres précieuses qui formaient un symbole complexe ressemblant à une goutte stylisée avec soin.

_ Où sommes-nous ?, s'enquit-il d'une voix pâteuse et éraillée.

_ Au royaume des Elfes Noirs, lui répondit Draco. C'est ici que ton père se réfugiait avec ses compagnons. Nous y sommes en sécurité depuis que nos cousins ont décidé de rejoindre Voldemort.

_ Irwin ?, demanda alors Harry, bien qu'il devinait la réponse.

_ Mort. L'esprit l'a tué. Il lui a prit sa magie.

_ Pourriez-vous m'aider à me lever ? Je dois parler aux autres...

Draco prit le petit brun par les aisselles et le souleva avec une facilité déconcertante. Une fois debout, Harry sentit ses jambes se dérober avant qu'il ne réussisse à se stabiliser. Draco le soutint en posant une main sur sa taille et tous deux marchèrent lentement et avec précaution jusqu'à leur petit groupe.

Ce que vit Harry lui serra le cœur, si fort, qu'il se retint de fondre en larmes sur l'épaule de Draco. Ses compagnons étaient là, rassemblés autour d'une grande table abîmée. Tous avaient la tête basse, les épaules voûtées alors qu'un silence sinistre et rempli de deuil planait dans la pièce. Harry ferma un instant les yeux, s'appuya quelques secondes sur le prince comme pour puiser un peu de courage et se redressa.

Il ne devait pas penser aux pertes que cette mission allait engendrer. S'il le faisait, il n'aurait jamais le courage de la continuer. Prenant une grande respiration, le jeune homme se racla la gorge et tous les visages se tournèrent vers lui. James et Lawrence accoururent aussitôt pour le serrer dans leurs bras, sans un mot. Harry leur sourit pour les rassurer, malgré l'affreuse migraine qui martelait ses tempes. Avec l'aide de ses pères, il s'assit en bout de table, ne s'étant jamais senti aussi épuisé depuis longtemps.

Il prit pourtant sur lui et se tint droit, le visage fermé et grave.

_ Mes amis, commença-t-il. Je sais que la perte d'Irwin vous a grandement affectée. Mais sa mort n'a pas été vaine.

_ Comment cela ?, demanda Aristeus, l'un des cousin d'Irwin.

Ses yeux rouges et gonflés ainsi que son teint pâle firent mal à Harry mais il n'en montra rien.

_ J'ai désormais la preuve que Voldemort et Tom Jedusor ne sont pas les mêmes personnes. Voldemort n'est en réalité qu'un esprit malfaisant, avide de pouvoir, qui s'est emparé du corps de Tom et, par la même occasion, de son incroyable puissance magique. C'est lui qui s'est emparé du corps de votre cousin. Tom s'épuise. Sa magie est presque totalement aspirée par Voldemort et il meurt doucement.

_ Comment le sais-tu ?, s'enquit Emirhan qui semblait bouillir face à ces révélations.

_ Parce que Voldemort me l'a dit. Il est entré dans mon esprit et m'a parlé. Il cherche un nouveau corps à posséder. C'est de cela dont je voulais vous parler. Il me veut, il veut ma magie. Et il me traquera sans relâche jusqu'à ce que je lui appartiennes totalement. En cela, vous êtes doublement en danger. Et je sais qu'Irwin ne sera pas la seule victime de ce voyage. C'est pourquoi, si vous décidez de vous en aller, je comprendrais et je ne ferais rien pour vous en empêcher.

Un lourd silence s'abattit. Tous mesuraient l'ampleur de telles paroles. Voilà seulement quelques jours qu'ils avaient quittés le royaume des Hauts-Elfes. Et déjà, un de leurs compagnon avait trouvé la mort. Oh bien sûr, ils se doutaient que cette quête ne serait pas une promenade de santé et que les victimes allaient tomber. Mais pas si vite. Pas aussi brusquement.

James fixa son fils avec inquiétude et fierté. Harry semblait véritablement épuisé. Voldemort semblait encore plus dangereux qu'il ne l'aurait crû, en particulier pour son enfant. Le combat de Harry avait déjà commencé et il savait très bien qu'il ne pouvait rien faire pour l'empêcher. Lawrence semblait penser la même chose alors qu'il serrait la main de leur garçon avec force, la mâchoire crispée et le regard attentif face à la pâleur de celui-ci.

_ Tes intentions sont louables, jeune homme, dit alors Armand à Harry. Mais je me suis engagé auprès de votre père il y a bien longtemps. Je ne l'ai jamais abandonné. Etant son enfant, tu es autant digne d'être aidé que lui. C'est pourquoi je resterais à tes côtés pour tuer le Seigneur Des Ténèbres. Nous avons tous été prévenus de la dangerosité de cette mission. Il est inutile d'arrêter maintenant.

_ Je suis de l'avis de mon père, intervint Alcidès en faisant rouler ses muscles épais sous sa peau charbonneuse. Nous sommes déjà en pleine guerre. Partir ou rester revient au même car nous courrons tous un risque important. Que l'on meurt ici ou là-bas ne fait aucune différence hormis qu'en restant à tes côtés, nous les Elfes Noirs, avons la possibilité de restaurer l'honneur perdu de notre peuple.

_ Je crois que tu n'as pas le choix, petit, continua Naïg en souriant. Tu nous auras sur le dos jusqu'au bout.

Harry écarquilla les yeux de surprise. Après un tel événement, il s'était attendu à ce qu'au moins la moitié de ses camarades le quitte. Parce que la mort était omniprésente, parce que la peur allait prendre possession de leur cœur et les rendre vulnérables. Parce que Voldemort était fort, peut-être trop fort pour lui. Et pourtant...

Une grande main vint se poser sur son crâne, lui faisant lever la tête. Il rencontra le regard doux et lumineux de Draco qui arborait un léger sourire canaille.

_ Admet-le, Harry. Tu ne te débarrasseras pas de nous.

Et soudainement, le silence disparut, remplacé par des éclats de rire qui rendirent hommage à la mémoire d'Irwin.

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Le message de Lucius arriva plusieurs jours plus tard. Et heureusement, car Harry avait eut besoin de beaucoup de temps pour se remettre de l'invasion de Voldemort dans son esprit. En plus d'une migraine persistante, son corps avait été incapable de répondre à sa volonté pendant une semaine. L'épuisement qui s'était emparé de lui avait nécessité de très longues heures de sommeil et Harry ne s'en étonnait pas, pas plus que ses compagnons. James et Lawrence lui avait déclaré que, à leur connaissance, personne n'avait survécu à une intrusion aussi brutale du Seigneur des Ténèbres. Car en plus des facultés de Voldemort, Tom Jedusor avait été autrefois un véritable expert en ce qui concernait la magie de l'esprit. Ses attaques légendaires avaient suscitées la peur chez les Anges à l'époque car elles étaient reconnues pour être particulièrement dévastatrices. C'était donc un miracle qu'Harry est survécu à cette offensive car il aurait dû mourir sur le coup, tout comme Irwin.

En plus de tous ses symptômes, Harry avait hérité de sa rencontre avec Voldemort, d'une fine cicatrice en forme d'éclair sur le front, signe de sa survie et du rôle qu'il lui était assigné dans la guerre en tant qu'ennemi numéro un du Lord Noir.

Ainsi, deux semaines après la mort d'Irwin, le groupe se remit en route en direction du territoire des Thérianthropes et des loup-garous qui se trouvait dans une forêt isolée. Pour y accéder, ils devaient traverser le Royaume des Draw, pour ensuite parcourir une interminable plaine qui aboutissait à des montagnes immenses. C'est dans ces montagnes que se cachaient depuis des siècles les Thérianthropes. C'était un peuple aux membres particulièrement soudés entre eux qui se mêlait très peu aux autres espèces. Un seul et unique chef le dirigeait, le plus fort et le plus charismatique de tous. Le chef actuel était connu pour sa magnificence et son caractère noble et juste. Néanmoins, il était très protecteur envers les siens et une simple remarque pouvait déclencher chez lui des colères terribles.

Harry était anxieux par rapport à cette rencontre. Il savait que face à ce peuple, il serait seul. Lucius lui avait confié que sa parole était désormais la plus importante, ce sera donc à lui d'exprimer la détresse de tout un monde.

Pendant le voyage, ils ne firent heureusement pas de mauvaise rencontre. Mais la route fut difficile. Il faisait une chaleur accablante, ralentissant leur rythme et les vivres venant à manger, ils durent restreindre leur soif et leur faim. La montagne était glissante, les pierres blessaient leur genoux et leur mains. Plus ils montaient en altitude, plus l'air se faisait glacial.

Néanmoins, l'ambiance au sein de la troupe resta joyeuse et chaleureuse. Seul Emirhan restait dans son coin avec son père, le visage impénétrable et les lèvres closes en permanence.

Ils étaient en ce moment même en train de préparer le campement pour la nuit dans la bonne humeur. Harry et Draco étaient partis à la recherche d'un peu d'eau, profitant d'un moment rien qu'à eux, chose à laquelle ils n'avaient pas encore eut droit jusqu'ici.

Et pour une fois, ils laissèrent les sujets sensibles de côté, parlant de tout et de rien avec le sourire. Harry s'étonnait de voir Draco souriant, détendu et les yeux brillant en sa présence, alors que d'ordinaire un masque de froideur ne laissait filtrer aucune de ses émotions. D'un certain côté, le jeune homme brun en était fier. Cela voulait dire que Draco lui faisait confiance. Son regard dévia inévitablement vers le beau visage du prince alors qu'ils marchaient côté à côte. Sous les derniers rayons du soleil, Harry trouvait son compagnon tout simplement parfait. Ses longs cheveux clairs semblaient scintiller de milles reflets rougeâtre, comme capturant la lumière de l'astre qui se couchait lentement au loin. Un léger sourire étirait ses lèvres fines alors qu'il pensait, ses pas claquant sur la roche.

Quand Draco rencontra son regard, Harry rougit immédiatement et détourna la tête, affreusement gêné. Il ne vit pas la tendresse qui prit place dans les robes argentées de son vis à vis mais une grande main froide s'empara de la sienne et il ne chercha pas à se dérober. Bien au contraire, il la serra aussi fort qu'il put, s'émerveillant des battements précipités de son cœur.

_ Ta tête te fait-elle encore mal ?, demanda alors le blond, prévenant.

_ Non, pas pour le moment.

_ Tu sais...Lorsque tu t'es effondré...je crois n'avoir jamais eut aussi peur de ma vie, confia Draco d'une voix pas plus haute qu'un murmure. Cela m'a fait prendre conscience de beaucoup de choses.

_ Lesquelles ?, s'enquit Harry avec douceur.

Draco s'arrêta et fit face au plus petit, caressant avec une douceur extrême une joue rosée. Il avait un air grave et étrangement bouleversé qu'Harry ne lui avait jamais vu et qui l'ému profondément. Mais rien ne l'avait préparé à ce qui allait suivre.

_ Je t'aime, Harry.

C'était de simples mots. Juste des mots. Mais pour Harry, c'était différent. Une grande chaleur monta en lui alors qu'il plongeait dans les yeux du Prince, captant toutes les émotions du jeune homme, se gavant de tout l'amour qu'il y vit. Sa tête vint se nicher contre le torse fort alors que ses mains s'agrippaient à sa tunique, le corps tremblotant et les paupières lourdes. Draco enroula ses bras musclés autour de lui, le coupant du monde entier, le protégeant, passant ses longs doigts dans la longue chevelure ébène. Jamais Harry n'avait connu une telle sécurité, un tel bien-être. Un soupir franchit ses lèvres alors qu'il relevait légèrement la tête pour fixer Draco dans les yeux.

_ Je t'aime aussi.

C'est à peine s'il pensait alors que le visage pâle du fils de Lucius se rapprochait dangereusement du sien. Plus rien ne comptait hormis cet homme qu'il avait choisit et qui rendait sa magie sauvage et instable aussi douce qu'un chaton ronronnant. Celle-ci sembla vibrer dans le corps de son porteur alors que les deux jeunes gens échangeaient leur premier baiser. Lèvres contre lèvres, à peine quelque secondes, ils oublièrent tout ce qui n'était pas eux. Et lorsque Draco interrompit ce doux baiser, se fut pour embrasser Harry sur le front, les joues, le nez, le menton, les paupières, le cou...Il vénérait ce visage, adorait cet être, avec délicatesse et patience. Une de ses mains vint caresser lascivement le dos de son compagnon et, aussitôt, les magnifiques ailes apparurent pour l'entourer, lui donnant leur chaleur, leur douceur...Elles l'emprisonnait dans une cage faite de plumes où il aurait aimé rester toute sa vie durant.

Mais ce merveilleux moment fut brusquement interrompu par un long hurlement animal. Harry fit disparaître ses ailes et se serra contre Draco qui serra les mâchoires et plissa dangereusement les yeux en regardant droit devant lui, dans la direction du cri.

Bientôt, deux grands yeux jaunes sortirent de l'ombre et Draco dissimula Harry dans son dos, sortant son épée avec méfiance. Un énorme jaguar s'avança vers eux. Sa taille était impressionnante, il devait atteindre les deux mètres et semblait en colère. Son pelage sur le dos et le cou était hérissé, de même que sa longue queue qui battait l'air avec fureur. Un grondement assourdissant sortait de sa gueule entrouverte, faisant voir ses immenses crocs aussi aiguisés que des poignards.

_ Que faites- vous sur nos terres, elfes ?, demanda la créature en s'approchant dangereusement.

Étrangement, Draco ne semblait avoir rien entendu et se dressait entre Harry et la bêtes, épée levée. Harry sut alors que son héritage d'elfe Sylvain serait plus utile qu'il ne l'avait pensé.

_ Nous sommes là en tant que messagers, répondit le brun sous le regard interloqué de Draco. Nous voulions avoir un entretien avec le chef des Thérianthropes.

Un rugissement lui répondit, le faisant sursaute.

_ Notre Roi n'a pas le temps d'écouter vos plaintes, Elfe ! Partez d'ici ! Avant que je ne vous fasses disparaître moi -même...

_ Il en est hors de question, insista Harry en avançant vers l'animal d'un pas décidé, sous les yeux paniqués de son compagnon. Je ne partirais pas avant d'avoir vu votre Roi !

_ Tu l'auras voulut...

Le jaguar roula des épaules, le ventre à terre, les oreilles plaquées sur son crâne, prêt à sauter. Mais au moment où il allait bondir, une voix rocailleuse et puissante intervint :

_ Laisse-les !

La bête s'arrêta immédiatement et leva son énorme tête. Un homme se tenait au sommet d'un rocher, à moitié accroupi, la main droit posée sur l'épaule d'un ours brun aux dimensions surnaturelles. Malgré sa position qui le faisait paraître petit en comparaison de l'animal, l'inconnu dégageait une aura de sauvagerie et de puissance incroyable. Ses longs cheveux noirs emmêlés battaient dans son dos alors que ses yeux dorés à la pupille allongée les scrutaient de toute leur intensité. Vêtu en tout et pour tout de bottes en fourrure et de linges entourés autour de sa taille pour cacher ses parties intime, son cou était orné de nombreux collier faits de dents, de plumes et de perles. Ses bras, son torse et ses jambes étaient grandement musclés et tannés par le soleil. Mais ce qui surprenait le plus était sa longue queue animale beige dont le bout avait la forme d'un pinceau aux poils sombres. Sur son crâne sortaient deux oreilles rondes et touffues qui remuaient en permanence.

_ Seul les elfes Sylvestres peuvent comprendre le langage animal, dit-il de sa voix profonde. Pourtant, tu ne portes pas leur odeur.

_ Je ne suis elfe qu'à moitié, répondit Harry. Êtes-vous le chef des Thérianthropes et des loup-garous ?

_ Mon nom est Leandros. Roi de la Montagne. Et vous avez franchit mon territoire sans permission, messieurs.

_ Pardonnez notre impolitesse, Majesté, intervint Draco. Mais le temps nous était compté.

_ Il nous est compté à tous, jeune elfe.

_ C'est pour cela que nous sommes là, répondit à son tour Harry. Nous avons fait un long voyage et un de mes hommes a péri. Auriez-vous l'amabilité de nous offrir un toit pour la nuit ?

_ Pourquoi le ferais-je ?

_ Je vous l'expliquerez. Mais pas ici et pas maintenant. Trop de monde nous entoure.

Leandros sembla peser le pour et le contre alors que ses prunelles ambrées ne les quittaient pas un seul instant. Puis, un grondement guttural sortit de ses lèvres . Aussitôt, un gigantesque aigle vint se poser à ses côtés et l'homme passa une main tendre dans les magnifiques plumes brunes.

_ Va prévenir les autres. Nous avons des invités.

L'aigle lâcha un cri et décolla du sol, s'éloignant à une vitesse phénoménale.

_Allons chercher vos compagnons, Elfes. Ensuite, je vous mènerais là où peu de créatures autres que nous ont pu pénétrées. J'espère que vous en serez dignes.

_ Nous ne vous voulons aucun mal. Ni à vous, ni à votre peuple. Bien au contraire.

Leandros ne répondit rien et, ensemble, ils marchèrent jusqu'au campement.

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Le territoire des Thérianthropes et des loup-garous n'était pas très vaste. Un seul village avait été construit pour plus de deux milles habitants. Les maisons étaient modestes mais solides et chaleureuses, entièrement faites de bois et de mousse. Les habitants avaient l'air heureux, déambulant dans le village avec bonne humeur et il régnait une agitation étrange. Comme s'il avait lut dans ses pensées, Leandros se tourna vers Harry :

_ Vous êtes arrivés au bon moment. Demain, nous célébrons l'union de deux des nôtres. La fête promet d'être grandiose.

Harry sourit, content de voir qu'il restait un peu d'insouciance et d'amour dans ce monde dévasté. Il serra un peu plus la main de Draco dans la sienne, sous l'air satisfait de celui-ci.

_ Harry, l'interpella Ron, tout prêt de son oreille.

_ Qu'y a-t-il ?

_ Je...les gars et moi on...enfin...je veux dire on est pas très rassurés dans cet endroit. Tous ces gens sont si imposants...

_ Mais, en fin Ron, qu'est-ce que cela peut faire ? Nous ne sommes pas ici pour nous battre...

_ Peut-être...mais ces créatures n'ont pas l'air très heureuses de nous voir dans les parages.

_ Calmez-vous. Tout ira bien. Vous vous reposez et moi, je parlerais au Chef. S'il ne veut pas se joindre à nous, nous partirons. Tout simplement. Il est hors de question que l'on déclenche une guerre, donc ne faites pas de bêtises.

_ Mais, tu as vu comment ils nous regardent ? On dirait qu'ils vont se jeter sur nous...

_ Ron, peu importe que leur accueil ne soit pas celui que nous attendions. Je ne veux pas de provocations, d'insultes ou de gestes déplacés, ajouta-t-il d'un ton ferme. Il en va de nos vies.

_ Bien, soupira le roux. Mais fais attention à toi.

_ Ne t'en fais pas, Ron. Seul Voldemort a le pouvoir de me tuer.

L'elfe roux haussa ses larges épaules et se remit aux côtés d'Hermione qui contemplait autour d'elle avec émerveillement, essayant de mémoriser le plus de choses possibles.

_ Tu es adorable lorsque tu te conduis en Prince, souffla Draco à l'oreille de l'elfe aux cheveux noir qui rougit jusqu'aux oreilles sous le rire de Leandros qui semblait avoir une ouïe très fine.

Harry frappa son compagnon à l'épaule, l'air faussement boudeur et préféra se retrouver aux côtés de Leandros.

_ Votre compagnon à l'air de beaucoup vous aimer, Harry Potter, dit celui-ci.

_ Je l'espère, Majesté. Il m'est très précieux.

_ Vous parlez de lui comme d'un joyau, sourit l'homme imposant.

_ Et c'est ce qu'il est. Aussi froid et doux qu'un diamant.

Leandros gloussa en secouant la tête, sa longue chevelure suivant le mouvement.

_ Vous me rappelez moi-même lorsque j'étais jeune. L'arrivée de ma compagne fut une bénédiction dans ma vie.

_ J'ignorais que vous aviez quelqu'un dans votre vie, s'étonna Harry.

_ En vérité, je n'ai personne dans ma vie. Elle est morte...il y a des siècles...

_ Oh, je suis navré...je ne voulais pas vous rappeler de mauvais souvenirs...

_ Détrompez-vous, le contredit Leandros avec un doux sourire. Tous mes souvenirs avec elle sont merveilleux. J'aime me les rappeler.

_ Et...pardonnez mon indiscrétion mais...avez-vous des enfants ?

_ Malheureusement, non. C'est mon seul regret. J'aurais aimé avoir un fils pour prendre la relève. Mais le destin en a décidé autrement.

Harry détourna le regard, gêné d'avoir rendu le Roi aussi triste et nostalgique. Mais l'ambiance lourde fut subitement coupée alors qu'un grand cri joyeux retentissait :

_ Siriiiiuuus ! James !

L'homme chien aux cheveux noirs écarquilla ses grands yeux bleus, ainsi que James qui semblait bouche-bée. Un étranger vint se poster devant eux, bien campé sur ses longues jambes alors que ses yeux dorés, presque jaunes, les fusillaient avec colère. Il avait une silhouette chétive et la peau un peu pâle et des cicatrices marbraient son torse et son visage. Malgré cela, il était plutôt beau avec son visage fatigué mais non dépourvu de charmes. Ses cheveux châtains étaient coupés courts et des mèches blanches les parsemaient. La figure crispée, tout en lui indiquait une rage folle.

_ R-Remus ?, balbutia Sirius.

Harry se retourna vivement, tétanisé par la surprise alors que la mémoire lui revenait. Ses parents lui avaient déjà perler de cet homme, un loup-garou. L'ancien compagnon de Sirius. Mais quelque chose n'allait pas...Remus Lupin, lors de la première guerre, n'avait jamais été retrouvé. James avait juré l'avoir vu tomber sous les coups d'un autre loup-garou.

_ C'est impossible, souffla celui-ci. Je t'ai vu mourir... Remus...Tu ne peux pas être en vie !

Pourtant, l'homme qui se dressait devant eux était bien vivant. Et il n'avait pas l'air des plus amical.

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Et voilà ! Je suis sûr que tout le monde avait oublié que Sirius s'était joint à l'aventure, hé, hé,hé ! Voici pourquoi j'ai décidé de le cacher un peu;D. En tout cas, j'espère que vous avez aimé ce chapitre parce que j'ai eut beaucoup de mal à l'écrire ! Dites-le moi en commentaire , s'il vous plaît !