Bonjour ! Comment allez-vous ? Moi super ;) les résultatas du Bac sont tombés et je ne me plains pas de mon sort XD ! Alors qu'avons-nous ? Des souvenirs ? Mais sur quoi ? Surprise. Indice : suite à un commentaire de hachi 75, j'ai décidé d'appliquer l'idée qui j'espère plaira =). Sur ceux, je vous souhaite une bonne lecture et n'oubliez pas vos commentaires ! J'adore les lire ^^.


Chapitre 9

Il y a des moments qui ne s'oublient pas. Celui-ci en fait partie. Depuis que j'avais appris ta relation avec Naruto, combien de fois ais-je voulu savoir la vérité ? Un nombre incalculable. Je cherchais le moindre indice, enregistrais la moindre parole. Tout passait dans mon cerveau et était analysé. Et là tu m'offrais la chance de tout apprendre.

J'essaye de me repérer. Cette lumière m'a légèrement déboussolé et j'ai du mal à reprendre mes esprits. A ce que je vois, nous sommes dans un terrain d'entraînement. Des arbres, des piliers et une grande plaine. Je ne connais pas ce terrain. Sommes-nous à Konoha ? Je crois que oui. J'avance dans cet endroit, espérant trouver une personne. Je ressens une présence sous un grand arbre, je m'approche. C'est toi, assise contre ce tronc. Tu sembles dormir, les rayons du soleil caressent ton visage à travers le feuillage, le vent soulève légèrement tes mèches. J'essaye de te toucher, ma main te traverse. Je ne suis donc pas réel. Cette scène doit remonter à cinq ans. Tes cheveux ne sont pas aussi longs qu'aujourd'hui et je ne perçois pas la même force. Je ne pense que tu ais développé le pouvoir du Dragon blanc… pas à ce moment là. Un cri me surprend dans ma réflexion je me tourne pour voir une chevelure blonde accourir vers toi. Tu ouvres tes yeux pâles et un tendre sourire apparaît en voyant le nouveau venu. Naruto s'accroupit devant toi, son visage reflète une joie immense.

- Tu sais quoi Hinata-chan ?

- Non, Naruto-kun. Réponds-tu intriguée

- Je suis promu jounin ! Ils m'ont accordé le grade sans que je passe l'examen ! Hurle notre ami

Tes yeux s'illuminent quand tu entends cette nouvelle. Uzumaki saute partout, et crie sa joie. Tu mets ta main devant ta bouche et tu ris doucement. C'est un son agréable, tout comme toi. Naruto te regarde et détourne la tête rougissant. C'est vrai que tu es très mignonne, avec ton petit sourire et tes rougeurs. Mon coéquipier s'assoit à côté de toi et parle d'un ton posé.

- Hinata, j'aimerai qu'on discute d'un évènement en particulier.

- Je t'écoute.

- La guerre est finie et avant j'ai été trop bête pour y penser. Mais je crois qu'il faut absolument régler le problème.

- Quel problème ? T'inquiètes-tu

- Je parle de l'attaque de Pein sur notre village et de ton intervention.

- Ah…

Tu baisses la tête, tes mains se mettent à jouer avec l'herbe. On sent la tension qui vient s'habiter. Naruto lui aussi semble gêner, sa main vient se frotter à son cou. Je reconnais ce geste qui signifie le mal à l'aise de son propriétaire.

- J'aurai dû te répondre plus tôt, au lieu de me laisser emporter par tous les évènements. Je sais que beaucoup de gens pensent que j'ai perdu la mémoire après ma transformation… Je t'ai fait attendre et espérer longtemps. Déclare Naruto

- Tu sais Naruto-kun, ce n'est pas grave… Je connais tes sentiments pour Sakura-chan. Je ne t'en veux pas, on ne contrôle pas les émotions.

- Non ! Ce n'est pas ce que je voulais dire ! S'écrie-t-il

Tu relèves brusquement la tête en sentant ta main dans celle de Naruto. Il te regarde avec crainte. Comme si le rejet de ta part était inconcevable. Tu rougis quand il te rapproche de lui et t'enfermes dans ses bras. Tu passes à un niveau supérieur de rouge. Mais malgré cela, tu fermes les yeux pour mieux sentir la sensation de bien être qui t'envahi. Je peux la ressentir, cette chaleur qui t'habite. Naruto reprend sa respiration et se lance pour enfin exprimer ses sentiments.

J- amais personne ne m'avait dit qu'il m'aimait. J'ai été déconcerté en l'entendant, surtout de ta part. Je ne suis pas doué pour réfléchir et observer. Je ne connais pas le fait d'être aimé. Mais maintenant j'aimerai savoir, aimer quelqu'un et l'être en retour. Et c'est avec toi que je veux le découvrir.

Tes yeux s'humidifient et tu regardes ton blond. Il affiche un sourire timide mais sincère. Tu le lui réponds avec ton petit rire et t'approches de lui. Je détourne la tête, te vois l'embrasser me gêne et me fait mal. Cependant je veux voir ce bonheur qui t'irradie. Tu es blottie dans ses bras, riant aux éclats. Lui aussi rit, son visage est habité par une infinie tendresse. C'était le début d'une grande histoire d'amour.

Le paysage change, je suis happé dans un nouvel environnement. Cette fois je reconnais parfaitement les lieux : La demeure Hyuga. Naruto est dans la cour intérieur, patientant sous l'œil d'Hanabi. J'entre dans le dojo pour y voir Hiashi, Neji et toi. Ton père semble furieux, Neji n'affiche aucune émotion. Quant à toi, tu montres un visage ferme et plein de détermination. Hiashi Hyuga prend la parole, son ton est dur et froid.

- Hors de question que cette relation ait lieu. Tu es destiné à te marier à un prétendant choisi, tu n'as pas à jouer à la fille amoureuse.

- Je ne joue pas père. Et sans vouloir vous froissez, je ne vous demande pas la permission d'être avec Naruto Uzumaki. Je ne vois pas en quoi votre accord est essentiel.

- Tu es l'héritière des Hyuga ! tu es obligée de suivre les règles et de faire honneur à ta place.

- Héritière ? Arrêtez de mentir. Vous ne m'avez jamais traité en tant que telle. Alors pourquoi aujourd'hui je devrais suivre la ligne de comportement ? Que vous le vouliez ou non, je resterai avec Naruto. Faîte comme d'habitude, souciez vous d'Hanabi et Neji.

- Hinata !

Tu ne l'écoutes plus et sors de la pièce pour rejoindre ton blond. Il sourit en voyant ton air satisfait. Hanabi garde un visage fermé et repart dans le dojo. Main dans la main, vous vous promenez dans le village sous les regards bienveillants des habitants. Tu es resplendissante à ses cotés, comme le soleil qui illumine la lune. Naruto te dévore du regard et toi tu rougis face à cette intensité. Sans te prévenir, il te soulève et te place sur ses épaules. Vous déambulez ainsi, vos deux mains liées et vos sourires de bonheur.

Je suis dans un appartement. Il n'est pas spécialement grand mais il est accueillant. Il se compose de trois pièces : un salon avec la cuisine, une chambre et une salle d'eau. Tu es assise à la table du salon, lisant tranquillement un livre. Je regarde l'heure : 17 heure. La porte claque, une voix crie un « je suis rentré » joyeux. Tu quittes rapidement la table pour sauter dans les bras de Naruto. Alors c'est son appartement… Il t'embrasse tendrement et te suit jusque dans le canapé. Vous vous embrassez encore puis il te fixe avec un air sérieux. Je peux voir l'inquiétude sur ton visage.

- Hinata, demain je pars pour plusieurs jours. Tsunade Obaa-chan vient d'apprendre que Sasuke est au pays du vent.

- Je veux venir avec toi ! Protestes-tu

- Non, c'est trop dangereux et puis c'est une histoire entre l'équipe 7… Ne t'inquiètes pas, il ne m'arrivera rien. Essaye de te rassurer le blond.

- Alors je peux rester dormir chez toi ? S'il te plaît !

Mon camarade hésite un instant mais devant tes yeux suppliants il accepte. Tu souris et te calles contre son torse. Son regard est tendre et il renferme ses bras dans une étreinte amoureuse. Je me souviens de cette époque et si je me rappelle bien notre combat a fait rage. Naruto était dans un piteux état à la fin. Comme si tu suivais mes pensées, ton souvenir suivant nous emmène à l'hôpital.

Je cours derrière toi, tu es complètement paniquée. Tu arbores une infirmière et lui demande anxieusement la chambre de Naruto Uzumaki. Elle t'indique le chiffre 302 et tu reprends ta course. Quand tu franchis la porte, ton souffle est saccadé mais tu ne t'en soucies guère. Tes yeux sont trop préoccupés par la personne allongée sur le lit d'hôpital. Naruto semble dormir, plusieurs bandages entourent son corps. Assise sur une chaise, Sakura veille. Tu prends toi aussi une chaise et attrape tendrement la main de ton blond. Tu ne fais même pas attention à Sakura, pour toi elle n'est pas présente. Tu murmures des mots d'amour et supplies ton blond de se réveiller. Ma coéquipière te détaille le déroulement de la mission et la fin du combat. Ensuite elle s'excuse de ne pas en avoir fait plus pour Naruto et quitte la pièce. Tu n'as rien dit de tout le long, restant fixer sur le visage de ton amour. C'est ainsi pendant trois jours. Tu lui rends visite et passe tes journées à son chevet. Tu lui parles de tout et de rien et l'implore de se réveiller. Au bout du quatrième jour ta demande est exaucée. Dans un faible murmure il prononce ton prénom. Il ouvre ses yeux bleus pour rencontrer tes opales. Une vague de soulagement te submerge et tu t'accroches à son cou. Les larmes coulent, les « merci mon dieu » ne cesse d'être dit. Naruto attrape ton visage entre ses mains et dépose un chaste baiser et te demande pardon. La seule chose que tu trouves à dire est un simple Baka.

C'est la dernière scène que je vois. Je me retrouve encore dans cette pièce noire. Il y a tout un dédale de porte, de couloirs… impossible de savoir lequel prendre. J'entends un pas, un rire suivit de pleurs. Je tourne dans tous les sens pour voir une silhouette. C'est toi, ton esprit. Tu souris et faits un petit geste de la main. Je dois te suivre. Je marche loin derrière toi et d'un coup tu te mets à courir. J'augmente la cadence jusqu'à ce que tu disparaisses derrière une porte. Celle-ci est grise, un gris triste… J'attrape la poignée et pousse le bois. Cette fois il n'y a pas de lumière, juste de l'eau noire. J'y plonge sans peur et aperçoit une luciole. Je la touche et me voilà à nouveaux dans des souvenirs plus tristes, plus tortueux… J'approche de la vérité.

Ces premiers moments passés avec Naruto Uzumaki étaient remplis de bonheur, de joie et d'amour. Je n'ai sans doute pas tout vu mais ces passages clés ont montré à quel point vous vous aimiez. Maintenant le plus dur m'attendait, au fur et à mesure je percevais la blessure. Petit à petit, mes yeux découvraient la cicatrise qui ne pourrait à jamais disparaître. Du moins c'est ce que tu pensais.