DaPlok annonce à Amazonélo que sa demande a été entendue avec pour preuve ce chapitre et espérons le pour vous, lecteurs/trices assidu(e)s de DaPlok, de nouveaux plus rapidement mis en ligne.

DaPlok espère avoir renouvellé l'intérêt de fofix en en ayant publié deux toujours aussi courts mais dans un intervalle qui l'a été également.

DaPlok remercie grumpfy et Mrs Elizabeth Darcy31 pour leur suivi enthousiaste de cette fic.


Chapitre. 9

Ayant un peu de temps devant elle avant son premier cours de l'après-midi, Hermione rebroussa chemin et se rendit à la bibliothèque où elle se mit à la recherche de n'importe quel ouvrage qui pourrait la renseigner sur l'incident télépathique du déjeuner. Elle en consulta plusieurs sur la légimencie sans être plus avancée puisqu'elle était volontaire. Or, elle n'avait pas voulu entrer dans l'esprit de Rogue. Enfin, peut-être un peu. Mais en tout cas, elle n'avait pas pratiqué de magie pour ça. Elle l'avait seulement observé et doutait fortement que l'on puisse entrer dans l'esprit de quelqu'un juste en le fixant. Quand bien même c'aurait été possible, la probabilité qu'elle puisse être tout à coup dotée d'une capacité comme celle-ci sans aucun apprentissage préalable était proche de zéro.

Elle se demanda si ce qui était arrivé avec son professeur de potions pourrait se reproduire avec quelqu'un d'autre. Elle grimaça à la seule idée de pouvoir se retrouver dans la tête de Ron, songeant qu'elle y verrait surement défiler une quantité de nourriture à en vomir. L'éventualité de pouvoir se glisser dans les pensées d'Ombrage, et d'ainsi apprendre ce qu'elle tramait, était quant à elle attrayante. Elle se demanda également si ce qui était arrivé pouvait avoir un quelconque lien avec le fait que Rogue soit entré dans son esprit le matin même, s'il n'avait pas provoqué quelque chose en le faisant.

Puis elle repensa au phénomène auquel elle avait assisté plus tôt et à la prédiction de la folle à lunettes qui avait suivi. Elle dut cependant admettre que la folle à lunettes en question l'avait troublée sur ce coup là. Aussi s'autorisa-t-elle à réfléchir à ce que la professeur de divination lui avait dit. Si elle s'y fiait, le bruit de sabots et la lueur ne faisaient qu'un. Elle s'interrogea donc sur la façon dont un son et une lumière pouvaient bien être unis. Mais elle fut bientôt interrompue dans sa réflexion par ses deux meilleurs amis, venus la chercher pour aller en cours de défense contre les forces du mal.

— Dites-moi vous deux, je peux savoir ce qui vous a pris de vous inscrire en cours de perfectionnement en Potions ? en profita-t-elle pour les interroger pendant qu'ils se rendaient ensemble en salle de classe.

— Demande ça à sa/ma sœur, lancèrent Harry et Ron d'une même voix.

— Vous avez remarqué que vous vous mettez de plus en plus à parler en même temps ? On dirait Fred et Georges, c'est plutôt bizarre, les fit-elle s'échanger un de ces regards typiques de complicité masculine. Et sinon, qu'est-ce que Ginny a à voir là-dedans ?

— « Quoi ? Vous allez vraiment laisser Hermione aller seule à des heures de cours en plus avec le DAR ? » commença le roux en imitant grossièrement sa sœur.

— « Non mais, quel genre d'amis vous êtes ? » continua le brun sur le même ton que lui.

— Ce n'est pas dans mes habitudes de dire ça mais qu'est-ce que ça veut dire « DAR » ?

— Distributeur A Retenues, lui expliquèrent-ils. C'est Ginny qui a lancé ce surnom.

— Il faut reconnaître que ça lui va plutôt bien. D'ailleurs, il m'en a mis une demain soir… Pour lui avoir mal parlé, répondit-t-elle à leur air soudain interrogateur.

En entrant dans la classe, ils trouvèrent Ombrage debout entre les deux rangées de tables, jambes serrées et mains croisées contre le haut de ses cuisses. Chacun de leurs camarades la jaugea du regard en allant rejoindre sa place. Et à en juger par leur silence prudent, tous les élèves l'avaient classée dans la catégorie professorale des pervers.

— Bonjour, chantonna-t-elle presque sans obtenir de réponse aussi enthousiaste. Quand je vous dis bonjour, je veux que vous me répondiez : bonjour, professeur Ombrage.

Alors qu'Harry et Ron s'exécutaient à contrecœur, ils s'aperçurent qu'Hermione gardait la bouche fermée et qu'elle était la seule à le faire. Si Ombrage l'avait remarqué également, elle ne laissa rien paraître Et lorsqu'elle demanda à ce que les baguettes soient rangées, ils virent leur amie déposer la sienne à portée de main sur ses genoux plutôt que dans son sac. A l'exception de jeune femme, qui s'en était étonnée elle-même, personne ne sut par contre qu'elle s'était mise à se mordre la langue derrière ses lèvres closes.

Sur le tableau noir apparut ensuite le titre de la leçon du jour : « Histoire de la défense contre les forces du mal ». La main d'Hermione se dressa aussitôt brusquement en l'air, faisant au passage sursauter Neville, assis à côté d'elle.

— Tiens, vous voilà décidée à ouvrir la bouche, mademoiselle, croassa la professeur. Puisque vous ne vous êtes pas donné la peine de me saluer, vous comprendrez que je ne me donnerai pas celle de vous écouter. A moins que vous ne me disiez enfin bonjour, bien sur.

Tous les regards se braquèrent sur la Gryffondor pour en examiner la réaction. Tandis qu'elle croisait les bras en appuyant davantage son dos contre le dossier de sa chaise sous les chuchotements mi-impressionnés mi-inquiets, un goût de sang l'informa qu'à force de la mordre, elle s'était fait une coupure sur la langue. Mais trop occupée à ne pas plier face à Ombrage, qu'elle regardait fixement en gardant le silence, la jeune femme prêta à cette morsure une attention conclusive plutôt qu'interrogative en se contentant d'en faire le constat.

— Dans ce cas, je vais vous le dire autrement pour que vous compreniez mieux : si vous ne me dites pas bonjour immédiatement, je mets toute la classe en retenue. Mis à part vous. Vos camarades admireront-ils toujours votre insolence devant leurs lignes à recopier, à votre avis ?

— Bonjour, professeur Ombrage, finit-elle par céder devant la pression de ses camarades.

— Bonjour, mademoiselle… mademoiselle ?

— Non, c'est Granger. Mais vous ne pouviez pas savoir.