Long chapitre!
J'avais de l'inspiration... J'espère que ça va plaire. Je me découvre un goût pour les histoires d'amour à l'eau de rose, alors si ce genre de trucs ne vous plaie pas, ne lisez pas ce chapitre.
Pour les autres, gâtez-vous et dites-moi ce que vous en pensez!
Bonne lecture!
Cher Albus,
j'ai lu ta lettre à propos de ce Grindelwald. Saches que, malgré ma surprise, je ne suis absolument pas dégoutté. Il est vrai que c'est rare de voir deux hommes être en couple, mais ça ne veux pas dire que c'est interdit. Je te soutiens et je t'encourage. Je crois que tu as du goût et que « Grin » doit être une personne tout-à-fait fascinante. J'ai hâte de te revoir et de te parler.
En ce qui concerne ma vie, mes parents on invité la famille Weasley (et donc Muriel) pour Noël, et crois-moi, je n'ai vraiment pas envie de la voir, cette petite idiote. Elle est toujours en train de me rabâcher avec ses potins débiles, et elle raconte tout un tas de conneries sur tout-le-monde. Elle fait vraiment chier, cette fille.
Une fois, elle est venue dans ma chambre et elle a fouillé dans mes affaires pour découvrir mes secrets. Heureusement pour moi, je n'ai rien à cacher. Du moins, pas dans ma chambre... Bon, je dois t'ennuyer avec cette histoire... Tiens-moi au courant de ce qui se passe avec son prince charmant! À plus!
Elphias
Albus sourit en lisant cette lettre. Son ami était toujours aussi compréhensif. Il avait eu peur, un certain temps, qu'il le rejette et lui dise qu'il était dégouttant, mais ça n'avait pas été le cas, et Albus lui en était très reconnaissant.
Mais il n'était pas en paix pour autant. Grin avait semblé proche de lui, la dernière fois, mais ça ne voulait pas dire qu'il le serait encore... Il était quelqu'un de changeant. Albus aimait cette partie de lui, évidemment, mais c'était tout-de-même chiant d'avoir à composer avec quelqu'un qui pouvait changer d'avis d'un jour à l'autre.
Il ferma les yeux un instant. Même s'il se forçait, il n'arrivait pas à détester cette aspect de sa personnalité. Albus aimait même les défauts du Sorcier blond, s'en devenait complètement débile... Aimer ce que n'importe qui de stable mentalement aurait trouvé désagréable... Mais qu'est-ce qu'il lui prenait? Il devenait dingue.
Ce type le rendait dingue. Dingue amoureux, oui. Mais dingue. Dans le mauvais sens, avec tous les mauvais côtés que la folie impliquait.
Et ça le rendait tellement heureux. Passée l'angoisse, l'euphorie revenait à la charge. Et il imaginait l'avenir en rose et douillet. Il s'imaginait faire sa vie dans les bras de Gellert Grindelwald. Ils s'étaient embrassés. Non, lui, ce gars-là, l'avait embrassé.
Peut-être n'était-ce qu'un jeux...
Un drôle de jeux, quand-même. Albus espérait que Grin partageait un peu ses sentiments. Même s'il y avait peu de chances. Non mais vraiment, Grin n'avait pas la tête d'un gras qui s'intéressait aux autres mecs.
Et Albus, lui? Il avait ce genre de tronche d'androgyne? Pourquoi un garçon qui était amoureux d'un autre devait forcément ressembler à une fille? Albus ne croyait pas ressembler à une fille. Au contraire.
Puis il pensa à Grindelwald. Il était beau, incroyablement splendide, mais ressemblait-il à une fille?
Non, ce n'était pas le cas. Ses traits étaient fins, gracieux, même, mais pas féminins.
Un sourire éclaira son visage. Penser à Grin lui faisait voir les étoiles. Ça le rendait heureux. Heureux pas possible...
Il se tourna dans son lit. Il aurait déjà du être debout, mais il préférait rester couché et songer à l'amour.
Il n'avait même plus honte d'utiliser ce terme. L'amour... C'était bien cela. Il était amoureux de quelqu'un. Corps et âmes. Il aimait tout. Chaque fois qu'il avait la chance de le voir, il trouvait quelque chose de nouveau à admirer, à adorer. Une nouvelle excuse pour se noyer dans un bain de pure félicité.
Putain, il devenait vraiment bizarre. Albus tira sur sa couverture. Il irait voir Grin... Il verrait bien si ce dernier était toujours aussi à l'aise à ses côtés que la dernière fois. Il rêvait de la toucher. Il rêvait de l'embrasser. Il rêvait de lui faire l'amour. Il ne savait pas trop comment, mais il trouverait bien. Ce n'était qu'une question de temps.
Mais une chose à la fois. L'amour c'était bien beau, mais fallait-il encore que le sentiment soit partagé. Et même si Albus savait pertinemment que Grin n'était pas amoureux de lui, il savait comment s'y prendre pour que ça vienne. Lentement, mais sûrement.
Et si c'était le fait qu'Albus soit un garçon qui repoussait Grindelwald, le châtain-roux trouverait vite une manière d'arranger ça. Non, il ne se changerait pas en fille!
Il pensait seulement à lui prouver que coucher avec un garçon, ça pouvait être aussi bien qu'avait une fille...
Ouais bon, il se disait ça, mais il ne savait toujours pas comment deux mecs faisaient pour se donner du plaisir dans un lit. Okay, il avait une petite idée. Il y a centaines choses qui se font autant avec une fille qu'avec un gars, mais pour ce qui était de l'acte, ça restait assez nébuleux dans sa tête.
Albus soupira en se disant qu'il y avait bien un endroit où il était expliqué comment deux hommes faisaient pour se donner mutuellement du plaisir.
Sauf s'il n'y avait pas de manière... Il secoua la tête. Non. Il ne devait pas avoir des pensées noires. Ce serait trop terrible, si... Non! Ne pas y penser.
Il frissonna. Il DEVAIT exister une manière de faire l'amour à Grin! Sinon, il devrait en inventer une. Ça serait peut-être dur, mais il y arriverait!
Il avait assez d'imagination pour ça.
Gellert sortit de la maison. Oulà! Il faisait froid, aujourd'hui! Son souffle se transformait en vapeur en s'échappant de sa bouche. Il se secoua et se mit à marcher à grands pas vers l'épicerie.
Depuis ce matin, il avait une envie folle de cerises, mais il n'en restait malheureusement plus à la maison. Gellert avait pu résister jusqu'ici, parce qu'il faisait un froid de loup et qu'il n'avait vraiment pas envie d'aller se geler le cul dehors.
Mais son estomac s'était allié à sa langue et ils avaient réclamé les précieux fruits. Gellert avait fini par céder.
Il voulait ces cerises à tout prix. Ses pieds s'enfoncèrent légèrement dans la neige. Il regarda le ciel. Il était gris. Il allait bientôt neiger.
Gellert arriva devant l'épicerie. Il s'arrêta un instant, puis se décida à entrer. À l'intérieur, il faisait nettement plus chaud. Il se secoua à nouveau et se dirigea vers les fruits et légumes. Il ne restait presque plus de cerises noires.
Gellert en attrapa un sac. Il l'examina. Miam...
Elles avaient l'air délicieuses... Et elles seraient encore mieux dans son estomac. Il souriait comme un idiot.
Gellert se dirigea vers les caisses. Il paya et repartit. Aussitôt dehors, il ouvrit son sac et attrapa l'une des cerises. Il sa frotta contre sa manche et l'engloutit . Mmmm... Il laissa son regard se perdre dans le vide. Il savourait ce délicieux fruit. Ouha... Que c'était bon.
Il oublia ce qui l'entourait et se concentra sur sa dégustation. Il ne remarqua même pas Albus, lorsqu'il s'approcha sournoisement de lui et l'enserra entre ses bras.
-Salut, beauté!
Gellert sursauta. Il se tourna légèrement vers l'autre Sorcier.
-Albus?
Ce dernier rougit lorsqu'il entendit son prénom être prononcé avec autant de naturel.
-Qu'est-ce que tu fais? demanda le châtain-roux.
-Je mange des cerises.
-Ah bon, fit Albus, rougissant de plus belle (Grin était adorable!).
-Oui, regarde.
Et Gellert lui montra son trésor.
Il leva les yeux vers lui. Le froid lui avait donné des couleurs. Le bout de son nez et de ses oreilles étaient aussi roses que ses joues.
-Tu en veux une?
Albus revint à la réalité.
-Hein?
Gellert le fixait toujours.
-Si c'est toi ,je veux bien t'en donner une. Mais une seule, alors!
Le blondinet afficha une moue sérieuse.
Avais-je mentionné qu'il était tout-à-fait adorable?
-Eh... D'accord. Tu veux choisir pour moi?
Gellert lui sourit doucement.
-Okay!
Il plongea sa main dans le sac et cueillit une cerise. Celle-ci était attachée à une autre par la tige. Le blond plongea ses yeux dans les océans bleus d'Albus.
-Une pour toi, et une pour moi.
Albus l'observa alors qu'il attrapait l'une des cerises entre ses dents. Il tira vers lui pour la détacher de sa jumelle. Mais Albus ne lui laissa pas le temps d'arriver à ses fins. Il se pencha vers Gellert et mordant dans la deuxième cerise.
Ils s'immobilisèrent un instant. Gellert le dévisagea, puis il continua à tirer se cerise vers lui. Albus l'imita. Les deux tiges se séparèrent presque aussitôt. Ils mangèrent leur trophée chacun de leur côté, sans cesser de se regarder.
Puis Gellert se retourna vers le côté et cracha sans grâce le noyau du fruit, ce qui eut pour effet de provoquer un éclat de rire chez Albus, qui fit de même, mais avec un peu plus de classe.
-À propos de la dernière fois, commença Albus.
-Ah! C'était marrant, non? Il faut absolument qu'on remette ça un de ces jours.
Albus sembla pris au dépourvu.
-Eh... Okay. Si tu veux...
-Oooooookay!
Albus était aux anges.
-Est-ce que tu te souviens? dit-il. De ce qu'on a... fait?
-S'embrasser?
Ça ne semblait pas vraiment gêner Gellert. Il ne devait pas accorder beaucoup d'importance à un simple baiser.
En fait, c'était un peu vrai. Le blond ne voyait pas en un simple bécot tous ce qu'Albus pouvait s'imaginer. Mais c'est surtout qu'il aimait bien la tête que faisait le châtain-roux lorsqu'il parlait de ça avec le plus grand naturel qui soit.
Il ricana.
-Ça ne te gêne pas? demanda Albus.
-Un peu, mais ce n'est pas si grave. Nous ne faisions que jouer, pas vrai? Et je suppose que c'est une sorte de... d'expérimentation, pour moi.
-Oui, je suppose.
Le regard d'Albus avait changé. Il était devenu plus foncé et plus triste.
Gellert se fit la réflexion qu'il était peut-être allé un peu trop loin.
-Mais tu sais, Albus, continua le blondinet, j'ai embrassé un tas de fille et... Et ben... C'est toi qui embrasse le mieux. Même si tu n'utilise pas ta eh... langue.
Bon, voilà qu'il était allé un peu loin. Il avait voulu se rattraper, mais c'était quand-même un peu poussé de sortir ce genre de choses.
Et en plus, c'était débile.
Même si c'était un peu vrai.
Rien qu'un peu, hein?
Gellert se couvrit la tête avec son drap. Il était fatigué. Mais il n'arrivait pas à dormir!
Il soupira. L'image d'Albus revenait en boucle le hanter. Il avait repenser à tout ça... À eux, à ce qu'ils avaient fait ensemble.
Et il s'était rendu compte à quel point c'était absurde.
Que voulait dire un baiser?
Il avait demandé à Tati. Elle avait répondu que c'était une preuve d'amour.
D'amour? Quel amour? Mais non!
Lui, il avait embrassé des tas de personnes, des tas de filles, mais il n'avait jamais aimé aucune d'entre elles.
Et Albus?
Albus...
Il retira sa tête de sous ses couvertures.
Que ressentait-il pour Albus? Était-ce son ami? Est-ce que ça se faisait, d'embrasser un ami?
Il en doutait fortement.
Gellert se redressa. Il sortit de son lit, parfaitement éveillé, et il se dirigea vers la salle de bain. Il s'y enferma. Le Sorcier blond retira ses vêtements et sauta sous la douche. L'eau était chaude, agréable.
Il se passa une main dans les cheveux, puis il pensa au shampoing d'Albus.
Et s'il essayait? Personne ne saurait.
Il sortit vite de sous l'eau et attrapa sa baguette.
-Accio shampoing, murmura-t-il.
Et la bouteille bleu vint se loger entre ses doigts.
Gellert retourna sous la douche. Il se versa un peu du liquide bleu royal dans ses mains et entreprit de se laver les cheveux. La substance dégageait une agréable odeur de cerises. Gellert ne pu s'empêcher de sourire.
Lorsqu'il eut fini, il sortit et se retrouva devant le miroir. Il y avait de la buée. Gellert la chassa avec une serviette et admira son propre reflet. Il se sourit à lui-même, puis il se fit une grimace, et une autre. Comment une fille pouvait-elle le trouver séduisant? Lui, il ne se trouverait pas très attirant, à leur place. Au contraire.
Il baissa les yeux vers le reste de son corps. Il n'était pas un tigre, mais il pouvait au moins se venter d'être relativement bien doté. Cependant, la peau pâle de ses jambes lui donnait un drôle d'aspect qui n'était pas très viril. Il n'aimait pas ça. Il aurait voulu être un peu plus comme...
Il sursauta. Il allait dire... Albus. Oui, ce gars-là en valait la peine. Lui, il était beau. Et les filles avaient de véritablement bonnes raisons de le trouver sublime.
Avait-il pensé sublime?
Depuis quand trouvait-il qu'Albus était sublime? Depuis toujours, sûrement. Et il y avait de quoi, après tout. Alors pourquoi pas?
Gellert se réveilla assez tard. Sa grand-tante était à la cuisine depuis un bon moment. Il sortit paresseusement de son lit, se frottant les yeux. Il descendit l'escalier sans se hâter.
Il alla vers la cuisine. Sa grand-tante lui tournait le dos, elle semblait occupée.
-J'ai faim, marmonna-t-il.
-Alors fais-toi à manger.
Il soupira et s'approcha d'une armoire. Bathilda se tourna vers lui.
-Aaaaaaaaahhhhhhhhhh!
Il passa à deux doigts de faire une crise cardiaque.
-Tes cheveux! s'écria-t-elle.
-Mes cheveux?
Il attrapa l'une de ses mèches de cheveux.
-Putain!
Ils étaient bleu. Bleu royal. Exactement le même bleu que celui du shampoing.
Impossible de ne pas faire le rapprochement! Putain! Cet Albus s'était bien moqué de lui, hein?
Il avait trahis sa confiance. Et même si il savait bien que ce n'était qu'une mauvaise blague, il lui en voulait.
Parce qu'il s'était abandonné à lui et voilà ce que ça donnait.
Bon, okay, il n'était pas véritablement fâché contre Albus. Il était juste frustré.
Il se rendait simplement compte à quel point il lui faisait confiance. Aveuglément. Et ils s'étaient embrassée.
Machinalement, il passa sa main sur ses lèvres. Putain... Mais qu'est-ce qu'il lui faisait, ce mec? Il avait une mauvaise, très mauvaise influence sur lui!
Sa grand-tante avait raison. Il fallait qu'il s'éloigne. Il fallait qu'Albus Dumbledore le déteste.
Albus avait mis sa main sur sa bouche. Devant lui, Grin le regardait avec de gros yeux. Il était furieux.
-Quoi? Qu'est-ce que tu as à ricaner comme un con?
Albus laissa échapper un éclat de rire, ce qui fit se contracter le visage de son vis-à-vis.
-Tu hihihi as hihi essayé mon hihihi shampoahahahahahah!
Grin se renfrogna.
-Espèce de sale CONNARD, gueula le blondinet.
-Mouhahahaha!
-Qu'est-ce qui te fait rire comme ça? Tu veux ma photo?
Albus redevint sérieux en un instant.
-C'est une proposition?
-Raaah, gronda Grin, ce qui eut pour effet de replonger Albus dans une rigolade sans fin.
Le Sorcier blond tapa du pied, excédé.
-Je te déteste, Dumbledore!
Albus sursauta en entendant son nom de famille. Okay... Grin était sérieux.
-Eh, fit le châtain-roux. Je m'excuse, je ne pensais pas que ça te fâcherait tant que ça. C'était juste une blague.
-Une TRÈS mauvaise blague, à mon humble avis.
-Oui, c'est vrai.
Grin sembla se radoucir. Puis il se reprit en sursautant et afficha à nouveau un air méchant.
Albus fit un pas vers son bien-aimé.
-Écoute, Grin, je suis vraiment désolé. C'est promis, je ne referai plus jamais ce genre de merde, okay?
-Je ne te fais pas confiance, Dumbledore.
Encore une fois. Grin l'avait appelé par son nom de famille. Ça lui donna un coup au cœur. Albus était désormais à quelques centimètres du blondinet.
-Pardon.
Il l'enveloppa de ses deux bras.
-Rhmghhh, fit Grin en répondant à son étreinte.
Ils restèrent ainsi un court instant. Puis le Sorcier blond se dégagea violemment d'Albus, comme s'il avait la peste ou une quelconque autre maladie contagieuse.
-Au revoir, Dumbledore.
-Ouais eh... Bye.
Il y avait une certaine rancune dans sa voix.
Grin fit un pas de côté. Il se préparait à s'éloigner, puis il se ravisa, comme s'il prenait une décision. Il fit à nouveau face à Albus.
-J'ai un truc pour toi, déclara-t-il au bout d'un moment.
Ils se fixèrent. Grin plongea se main dans sa poche. Il en ressortit une bouteille remplie d'un liquide vert pomme.
-Tiens, bois ça, c'est pour la santé.
-Non merci.
Albus ne détacha pas son regard de celui de Grindelwald.
-Quoi, fit ce dernier, tu ne me fais pas confiance?
Grin avait érigé un masque d'impassibilité devant son visage. Il ne semblait plus rien ressentir. Albus était pris au dépourvu. Il serrait les poings, il ne savait plus quoi répondre.
-Aies-je déjà trahi ta confiance?
Il y eut un petit silence, avant qu'il n'ajoute :
-Moi?
Leçon numéro 1: Toujours savoir quoi dire.
-On est amis, maintenant, non?
Un sourire candide se dessina sur son visage.
-Tu ne veux pas goûter à ma potion?
Albus soupira.
-Et tu crois que je vais gober que ce truc est inoffensif? Qu'est-ce qu'elle a de spéciale, cette potion?
Bonne question. Grin ne perdit pas de temps à répondre.
Leçon numéro 2 : Faire bonne image.
Il se mit à rougir.
-Bon voilà... En fait je... Je n'en ai pas l'air mais j'aime eh... J'adore cuisiner.
Le blondinet se tortilla sur place, comme si cette révélation était vraiment gênante.
-Et avec tout ce qu'on a fait ensemble... Je te fais confiance. Tu es mon...
Ses joues rougirent de plus belle.
-Mon meilleur ami.
Cette phrase frappa Albus en plein visage. Lui aussi rougissait, désormais.
-Je croyais que tu pourrais m'aider à... Je croyais que tu pourrais goûter à...
Quelques minutes plus tôt, il lui gueulait sur la tête, et maintenant, il lui confiait un secret... Ce gars-là était vraiment incompréhensible.
Leçon numéro 3 : Se faire désirer.
Grin leva lentement sa main vers ses cheveux bleus et il y glissa ses doigts. Il les passa langoureusement de haut en bas en fixant Albus avec un regard emplis de sensualité.
Le châtain-roux passa à deux doigts de s'étouffer dans sa salive.
-Tu vois... En fait, continua maladroitement Grin. En fait, j'aurais voulu en offrir à la fille du boulanger. Mais j'ai peur que ça ne lui plaise pas.
Il leva des yeux brillant vers Albus.
-Et comme tu es mon ami, je... En fait je me disais... Que tu pourrais seulement tester... Pour moi... Pour elle.
S'en était trop. Albus sentait son cœur battre la chamade. Grin ne détachait plus son regard du siens. Putain!
-Mais bon... Enfin, si tu ne veux pas m'aider...
Leçon numéro 4 : Toujours avoir une longueur d'avance, toujours savoir prévoir les réactions de l'autre.
-Je pourrais aller voir Camille Fringen. Il parait qu'elle a un faible pour moi.
Il ricana innocemment.
-Elle voudra sûrement m'aider en échange de...
-Bon okay ça va! Je vais la boire, ta potion, petit capricieux!
Albus attrapa le bouteille et la porta à sa bouche. Il en bu une grande gorgée.
-T'es content, là? lança Albus.
-Je suis aux anges.
Le regard de Grin avait changé. Soudainement, il avait l'air méchant, incroyablement méchant. Il le toisait avec dédain.
-Bonne nuit, Dumbledore, sourit-il, avant qu'Albus ne sombre dans un sommeil sans rêves.
Voilà! Les ennuis arrivent. Je me suis dit que c'était pas assez intéressant si Gellert Grindelwald ne nous montrait pas de quoi il est capable.
Désolée pour les fautes d'orthographe qui m'ont sûrement échappé. Je fais de mon mieux pour me corriger, mais je ne suis pas une machine, alors ça ne sera jamais parfait...
Sinon, merci de me soutenir!
Et n'hésitez pas à commenter si ça vous a plu. Et sinon, commentez quand-même! Vous n'avez aucune excuse pour ne pas le faire... Je vous ai à l'œil!
