Un moment de pur bonheur.

Bonjour tout le monde. J'ai eu beaucoup de difficulté pour ce chapitre, car je trouvais Sherlock beaucoup trop OOC, mais après réflexion, je me suis dit que c'est mon Sherlock, j'en fais ce que je veux (rire). J'ai eu aussi de la difficulté à décrire la « scène d'amour » entre eux, il y avait longtemps que je n'avais pas écrit dans la section mature, je suis un peu rouillée.

Ah oui, j'ai transporté les héros à Montréal. Je connais bien cette ville et ses coutumes parce que ç'a été ma ville pendant près de 30 ans.

Un merci à Élyon, Stéphanie, Monirosez et à tous ceux qui me lisent.

Molly fixait la porte de l'entrée avec tristesse. Au fond d'elle, quelque chose se cassa et elle recommença à pleurer. Elle en voulait à Sherlock de l'obliger de mentir à John et surtout, elle s'en voulait de l'aimer autant. John croyait en l'amour et souhaiterait le partager avec elle. Sherlock ne lui offrait rien, à part un divertissement passager et probablement, il l'oublierait rapidement lorsqu'il l'aura séduite. Elle crachait sur l'amour d'un homme bien afin de partager un intermède avec un autre. En ce moment précis, elle détestait Sherlock de tout son cœur autant qu'elle se détestait, car elle savait que quoi qu'elle en pense, elle était incapable de lui résister, son amour pour lui était trop fort. L'objet de ses pensées vint à sa rencontre. Molly lui cria de la laisser seul et couru se réfugier dans sa chambre et claqua la porte.

Sherlock étant ce qu'il est, ne prit pas compte de l'avis de Molly et la rejoignit dans le lit. Contre toute attente, il la serra et passa doucement la main dans ses cheveux. Il ne lui parla pas se contentant de la réconforter par la douceur de son étreinte. Bientôt les pleurs cessèrent et Molly se contenta de respirer longuement en appuyant sa tête contre le torse de Sherlock. Il sentit une sensation nouvelle se faufiler dans son cœur et il n'était pas certain qu'il souhaitait savoir ce qu'il en retournait.

« J'ai mal et je lui fais du mal, Sherlock », murmura Molly.

« Peut-être Molly, mais tu as été honnête avec lui. De plus, John recherche « à tomber à amour » pour sublimer sa douleur de ma perte. Tu verras, il s'en remettra », dit Sherlock d'une voix étrangement douce.

« Sherlock, lorsque John sera la vérité pour toi, il me haïra »

« Plus probable qu'il me donnera un coup de poing et qu'il m'accusera de tous les maux sur la terre. Il ne sera pas fâché après toi, c'est une certitude ma Molly » dit-il en lui embrassant ses cheveux. « Pardonne-moi Molly, j'ai été un vrai âne ces derniers jours. La jalousie, je ne pensais pas ressentir ce sentiment un jour et ça m'a fait dire de belles conneries. Je ne peux te promettre d'être le prince charmant dont tu rêves, mais je vais essayer d'être un homme bien comme John ».

« Tu es un homme bien, Sherlock. Tu trouves des meurtriers et tu sauves la vie à des victimes potentielles. Je ne veux pas que tu changes, juste faire attention de ne pas blesser quelqu'un parce que tu as besoin d'étaler ton grand talent de déduction » souffla Molly. Sherlock partit d'un grand rire.

« La modestie n'est pas mon domaine, je le conçois, mais quand l'évidence saute aux yeux, il est difficile de la taire ». Molly releva la tête et lui fit un sourire timide. Molly crut y voir dans ses yeux…de l'affection? « Tout n'est pas perdu pour moi », se dit-elle.

Sherlock se pencha et captura sa bouche. Molly céda un instant et à la grande surprise de Sherlock, elle le repoussa.

« Non, je ne peux pas Sherlock. Pas après ce qu'il vient de se passer avec John ce soir. Je suis désolée ». Sherlock essaya de ne pas montrer sa déception.

« C'est parfait, Molly. Je comprends », dit-il en se levant. Il repartit dans le salon et reprit son travail de déchiffrement.

Quelques jours plus tard, Sherlock entra en coup de vent dans la chambre de Molly.

« Molly, j'ai une piste », dit soudainement Sherlock en la faisant sursauter. Il s'avança vers le lit en souriant comme un enfant.

« J'ai regroupé les différents morceaux de papier et j'ai pu arriver à une certaine conclusion. Apparemment, Moran se trouve au Canada, plus précisément à Montréal pour « affaires ». La surveillance de Watson, madame Hudson et Lestrade est terminée. Il faut que je me rende là-bas dans les plus brefs délais. Ainsi éloigné de sa toile, j'aurais le plaisir de l'arrêter. »

« Grand dieu Sherlock, il est 2 heures de matin. Par pitié, laisse-moi dormir et je te promets de t'écouter attentivement demain matin », dit Molly d'une voix ensommeillée.

« Impossible. Tu dois te préparer, je t'amène avec moi. Notre avion part dans 3 heures. »

« Quoi! Sherlock, c'est impossible, je ne peux pas partir comme ça. De plus, pourquoi devrais-je y aller avec toi et tu ne sais même pas si j'ai mon passeport » dit nerveusement Molly.

« J'ai contacté Mycroft. Il a tout arrangé. Tu es présentement en vacances pour deux semaines. J'ai besoin d'un assistant et je n'ai pas mon crâne avec moi, de tout manière, je ne pense pas que j'aurais pu passer aux douanes avec. La conclusion la plus logique est de t'amener et je sais que ton passeport est en règle, tu le laisses traîner dans ta table de chevet, j'ai vérifié », répliqua Sherlock. Molly se chercha des excuses…elle commença par son chat. Sherlock l'interrompit en lui disant que tout était déjà réglé.

« Molly, juste faire ta valise » dit Sherlock d'une voix qui n'admettait pas de réplique.

« C'est bon Sherlock. Comment s'habille-t-on à Montréal en mai? »

« Amène ton pardessus. En mai, le temps est capricieux, il peut faire un temps magnifiquement ensoleillé et le lendemain faire un froid de canard. Je me suis renseignée. Ah oui, on parle le français et l'anglais, tu ne devrais pas avoir de difficulté à te faire comprendre. »

« Sherlock, tu n'es pas le seul à parler français », dit orgueilleusement Molly.

« Ah bon? Et bien, ça me facilitera la tâche » dit Sherlock sans élaborer davantage.

Dans l'avion, Sherlock s'enferma dans son palais d'esprit et Molly en profita pour dormir un peu. Il était 6 heures et 30 du matin à Montréal lorsque l'avion atterrit. Molly ajusta sa montre et secoua Sherlock pour le faire revenir dans le monde des vivants. Ils prirent un taxi jusqu'à l'hôtel Reine Elizabeth situé au centre-ville de Montréal. Lorsqu'elle rentra dans l'hôtel, elle s'émerveilla de sa beauté. L'hôtel était très luxueux. Sherlock se dirigea à la réception et la femme qui le servit n'arrêterait pas de le dévisager au grand déplaisir de Molly. Il prit la carte magnétique et fit signe à Molly de le suivre sans répondre aux regards insistants de la réceptionniste.

« Tu as pris une seule chambre? » souffla Molly

« Bien sûr, il aurait été ridicule que nous dormions séparément après ce dont nous avons convenu, mais jamais consommé. De plus, c'est plus pratique que tu sois près de moi en tout temps ». Molly rougit et devant la logique implacable de Sherlock, elle capitula.

Arrivé à la chambre, Sherlock lui dit qu'il était encore trop tôt avant de pouvoir faire quelque chose et de se reposer un peu. Elle en profita pour aller prendre une douche. Il ne fallut pas plus de trois minutes avant que Sherlock vienne la rejoindre sous la douche. D'abord surprise, elle s'apprêtait à protester contre le fait qu'il envahisse son intimité, mais il la fit taire par un baiser.

« Molly, tu me laisses te laver? » demanda Sherlock. Bien que son corps prenne une teinte légèrement colorée, elle acquiesça d'un simple mouvement de la tête. Il prit le gant de toilette et commença à le passer délicatement sur son corps. Le corps de Molly frissonna, mais ce n'était pas à cause du froid. La sensation était si agréable qu'elle gémit doucement. Sherlock tenta de rester stoïque devant ses gémissements, mais visiblement une certaine partie de son anatomie refusait de l'écouter. Il voulait garder le contrôle, mais il avait idée qu'il n'y arriverait pas bien longtemps. Les petits cris étouffés de Molly exigeaient une réponse de sa part et il était plus que prêt à la satisfaire. Les ablutions de Molly terminées, elle lui prit le gant et fit la même chose. Très vite le gant tomba et ils s'embrassèrent fiévreusement. Sherlock mit fin au baiser afin de fermer l'eau et sortir de la douche.

« Cette fois personne ne pourra nous arrêter », dit Sherlock d'une voix rendue rauque par le désir. Ils ne prirent même pas la peine de se sécher et ils continuèrent à s'embrasser tout en se dirigeant gauchement vers le lit. Sherlock tira sur la douillette, la jeta par terre et fit basculer Molly dans le lit.

Molly le regarda les yeux dilatés par le désir, la bouche légèrement entrouverte. Sherlock abandonna alors le peu de rationalité qui lui restait et fondit sur ces lèvres. Les mains de Sherlock parcouraient sans merci chaque parcelle du corps de Molly, celle-ci se tortillait de plaisir. Lorsqu'elle voulut le caresser, Sherlock emprisonna ses poignets et les immobilisa au-dessus de sa tête.

« Molly, si tu me touches, je ne pense pas durer très longtemps alors, laisse-moi te donner du plaisir...trop nouveau pour moi, je ne suis pas en contrôle » dit précipitamment Sherlock.

« Le grand Sherlock Holmes aurait-il une faiblesse », dit Molly d'une voix coquine en frottant son bassin contre le sien?

« Tu me le paieras pour ça, Molly » dit Sherlock d'une voix suave.

« Ne sois pas trop cruel envers moi », murmura sensuellement Molly. Les yeux de Sherlock s'enflammèrent de désir. L'instinct y était pour beaucoup pour Sherlock, il ne l'aurait jamais avoué même sous la torture. Mais d'après les réactions qu'il suscitait de Molly, son instinct ne le trompait pas, alors, exceptionnellement, il décida de s'y fier. Il parcourait son corps, s'arrêtait vers le doux vallon de ses seins et repartait vers d'autres zones tout aussi sensibles. Insatisfait, il redescendit sa bouche et mordilla son sein gauche. La réaction fut immédiate, elle se tordit de plaisir. Encouragé, la main de Sherlock descendit doucement vers la douce intimité de Molly, chercha son petit bourgeon et fit de petits cercles pour l'exciter. Elle était déjà prête pour lui et ça le grisa tellement que l'idée de la posséder maintenant lui vient à l'esprit. Mais ce soir, ç'est Molly qui aura du plaisir et pour continuer à l'exciter, il insinua un doigt à l'intérieur de sa douce fente et voyant Molly se tordre de plaisir, il ajouta un deuxième. Molly au paroxysme du plaisir suppliait Sherlock de ne pas s'arrêter sous peine de graves séquelles corporelles.

« Je n'en ai nullement l'intention, Molly » dit Sherlock avec un petit rire séduisant.

« Sherlock, Sherlock...Oui…Bon Dieu…oui » et Molly laissa échapper un râle de bonheur.

Quand il était clair qu'elle eut son plaisir, Sherlock lui demanda de le caresser à son tour. Molly ne se fit pas prier pour le satisfaire. Sherlock ferma les yeux et contre toute attente, il lâcha un grognement de plaisir. Molly heureuse de sa réaction s'activa de plus belle. Elle laissait une trainée de baisers le long de son corps et lorsqu'elle arriva vers son excitation, elle le prit sans hésitation dans sa bouche et entama de longs va-et-vient. Elle sentit les mains de Sherlock s'égarer dans ses cheveux. Sherlock haletait comme un adolescent, mais à ce moment précis, il s'en foutait.

« Molly, arrête, STP, arrête, je ne veux pas venir comme ça » dit Sherlock d'une voix alourdie par le désir. Molly cessa, mais non sans avoir fait trois ou quatre va-et-vient de plus pour lui faire perdre un peu plus la tête. Elle remonta doucement en passant ses mains sur dos. Elle s'arrêtait quelques secondes sur les petites cicatrices en y passant ses doigts délicatement et continua son exploration. Elle sentait le cœur de Sherlock battre follement contre sa paume. Molly leva la tête et elle eut un choc, Sherlock la regardait intensément et surtout avidement. Il semblait vouloir la croquer littéralement. Elle était réjouie d'avoir le pouvoir d'ébranler Sherlock.

Sans crier gare, Sherlock la tourna vivement sur le lit et, sans un mot, s'inséra maladroitement en elle. Molly ouvrit les jambes pour qu'il puisse être plus à l'aise et il commença à faire un mouvement de va-et-vient qui au fil des minutes devinrent de plus en plus frénétiques. Quand il accentua le mouvement, Molly cria sa jouissance et elle s'arrêta seulement de gémir lorsque les spasmes du plaisir se terminèrent. Alors, Sherlock se laissa aller à son tour et cria son plaisir.

« Je t'aime Sherlock », souffla Molly avant de fermer les yeux et s'endormir. Sherlock la regarda dormir et son regard s'attendrit. Il passa quelque chose dans son cœur et il décida d'abdiquer. Il déposa un léger baiser sur ses lèvres et sachant qu'elle ne l'entendait pas lui dit : « Je t'aime aussi! »