Auteur : tate4eva

Traducteur : Severus Snape

Correctrice : Agatha Brume

Disclaimer : Pour changer... rien à moi... tout aux auteurs de la série...

Résumé : Juste un week-end à Vegas...

NdT : Bonjour à tous,

j'essaye de mettre un peu d'ordre dans ma vie et comme mes fics en font parties, ben voilà.

Il ne manquait qu'un chapitre pour la finir. Maintenant, c'est chose faite.

Comme d'habitude, prenez du plaisir et rien que du plaisir !


Chapitre 10

Kate's POV

Je regardais Tony partir en trombe. Je ne pouvais m'empêcher d'être un peu surprise par sa réaction à mes commentaires. Il avait l'air… blessé. Je me sentais un peu coupable. Je me tournais vers Gibbs et McGee qui avaient assisté à notre confrontation, incertaine sur les propos à tenir.

Timothy parla le premier. "Je sais que je devrais être la dernière personne a être du côté de Tony mais je dois bien dire, Kate, que tu as été un peu dur avec lui," dit-il avec prudence, probablement de peur que je ne m'en prenne à lui.

Je ne savais pas quoi répondre. Tony n'était pas censé réagir comme ça. Il était supposé agir comme d'habitude, comme si c'était une grosse blague. Je me tournais vers Gibbs pour avoir son opinion. "Gibbs ?"

Il soupira. "Je ne sais pas, Kate. Je suis d'accord avec McGee. Tu as été un peu dur."

Je me mordis la lèvre et m'assis à mon bureau. Avais-je été trop dur ? Tony pouvait être joueur et un grand gamin mais il était parfois capable de compassion. Oh dieu, ça commençait à me donner la migraine. Il fallait que je rentre chez moi. Prestement, je me levais, notant à peine le léger vertige. Sans un mot à Gibbs ou McGee, je quittais le bureau et rentrais.

Une fois arrivée, je me changeais et enfilais un sweat. J'errais sans but dans mon appartement. Je n'avais pas faim. Je n'étais pas fatigué. Je pensais sans arrêt à Tony, à quel point il semblait blessé. Peut-être avait-il changé et je ne m'en étais pas rendu compte.

En soupirant, je m'avachis dans le canapé, fixant la télévision sans la voir. Ils passaient les infos du soir. Merde, j'étais tellement confuse. Tony me faisait toujours cet effet là mais, cette fois, c'était monté d'un niveau. Etait-il possible qu'il apprécie l'idée d'être père et marié… avec moi ? Bien sûr, nous avons toujours flirtés, mais Tony flirtait avec toutes les filles qu'il rencontrait. Je ne l'ai jamais pris au sérieux.

Je me mordis la lèvre. Peut-être était-ce mon erreur. Je ne l'avais jamais vraiment pris au sérieux, spécialement lorsqu'il l'était vraiment. Au plus profond, une part de moi savait que c'était un type bien, qu'il ferait un bon père et un mari aimant.

Beurk, j'étais trop retournée. Je n'arrivais pas à penser clairement. Normalement, j'essaierais d'y réfléchir en dormant mais j'étais loin d'être fatiguée.

La sonnerie du téléphone me tira de mes pensées et j'en fus reconnaissante. Un coup d'œil rapide à l'écran m'apprit que c'était Abby. Je décrochais.

"Salut Abs," dis-je avec lassitude, sachant qu'elle avait dû entendre parler de mon esclandre avec Tony.

"Alors… Tony sait ?" fut le bonjour de Abby.

"Ouais," soupirais-je.

Il y eut un silence. "Comment te sens-tu ?"

Je m'allongeais sur la canapé, fixant la plafond. "Je ne sais pas, Abs," répondis-je. "Soulagée, je suppose, maintenant qu'il sait mais…"

"Sa réaction ne fut pas celle que tu attendais."

Je secouais la tête. "Non," dis-je d'une voix légèrement cassée. Oh non, j'allais me mettre à pleurer. Foutues hormones.

"Kate ?" demanda Abby d'un ton inquiet.

"Je l'aime."

Abby poussa un cri perçant. "Je le savais," dit-elle joyeusement. Je ne pus m'empêcher de rire un peu à sa réaction. "Tu dois lui parler."

"Je ne peux pas," lui dis-je d'une voix tremblante. "Tu n'as pas entendu ce que je lui ais dit. Tu n'as pas vu l'expression de son visage. Il avait l'air tellement blessé, Abby. Je ne l'avais jamais vu comme ça."

"Il t'apprécies vraiment beaucoup, Kate," dit la scientifique. "Peut-être même qu'il t'aime. Pourquoi crois-tu qu'il refusait de signer les papiers du divorce ?"

Je haussais les épaules, oubliant qu'elle ne pouvait me voir, avant de lui donner l'excuse que je fournissais à tout le monde. "Parce qu'il s'amuse à m'ennuyer et il sait qu'en refusant de signer, ça marche."

Abby soupira. "Tu dois arrêter de penser comme ça, Kate," dit-elle. "Tony a changé. Evidemment, c'est toujours Tony, mais donnes-lui une chance et tu verras qu'il sera un parfait mari et un excellent père."

Je fermais les yeux en sentant des larmes coulées sur mes joues. Je ne savais pas quoi faire. Cela m'ennuyait. J'avais toujours le contrôle de chaque situation mais ces deniers mois, depuis notre mariage à Vegas, tout avait commencé à m'échapper.