Titre : Dernier espoir
Auteur : Tchaye (moi !) (Ben quoi ? Je m'assume !)
Disclamer : vous connaissez le refrain ! Ils ne sont pas à moi ! Par contre Kitai, son look et une partie de son passé sont ma propriété ! (Et j'ai planqué un chien de garde enragé devant les faits que j'ai moi-même inventés alors faîtes gaffe !)
Résumé: Alors qu'il n'y a plus aucun espoir, qu'il n'a plus rien à perdre, Harry décide d'aller dans le passé pour tout changer. Il retourne donc au temps des maraudeurs alors que Voldemort n'est pas encore au summum de sa puissance.
« Blablabla » : parole
'' Blablabla'' : pensé de Harry
« blablabla » parole d'un souvenir, d'un rêve
$ ... $ : Lien télépathique
Un iiiiimmense merci à tous ceux et celles qui m'ont reviewer ! Je vous aimeuh ! Ne m'abandonnez pas surtout! (Et petit merci en passant à Amande pour ses review pleines d'hystérie !!)
Vous l'aurez sûrement remarqué depuis le temps mais je suis québécoise et donc, pour les repas j'écris :
Déjeuner pour Petit-déjeuner
Dîner pour déjeuner
Souper pour dîner.
…
… IMPORTANT!!!!!
DANS CE CHAP HARRY CONSCIENCE
KITAI KITAI (logique, en effet P)
Chapitre 9 : Quand Harry² s'en mêlent!
« Je crois que vous faire appeler 'conscience' en permanence ne vous plaira guère et Monsieur Setsujoku ne semble pas vouloir partager son identité... comment pourra-t-on vous appeler ? » Demanda Dumbledore
La conscience lança à son double un regard narquois accompagné d'un sourire provocateur.
« Appelez-moi Harry. »
Sur ce, Harry s'en fit en sautillant. Criant à tue-tête.
« LIBRE ! LIBRE ! LIBERTÉÉÉ ! YATAA ! »
Kitai se dirigea rapidement vers la porte et partit à la poursuite de sa conscience. Il la rattrapa quelques mètres plus loin alors qu'elle entamait joyeusement un « la vie est belle ! » claironnant.
Kitai attrapa brutalement Harry à l'épaule et le tourna vers lui.
« C'était quoi ça ! » Demanda-t-il furieusement.
Harry eu un sourire moqueur et releva la tête en signe de défit.
« Moi j'assume qui je suis…apparemment toi non. »
Kitai eut un regard méprisant pour son vis-à-vis qui frissonna sous la rage brûlant dans son regard.
« Qu'est-ce que tu as à assumer dis-moi, tu n'as rien vu des moments durs de ma vie ! Tu as beau chanter et faire ce que tu veux de ton moment de liberté mais ne viens pas me jouer dans les pattes ! » Gronda l'hybride.
Sur ces paroles, il le relâcha aussi brutalement qu'il l'avait attrapé et s'en fit vers ses amis, aussitôt suivi par sa conscience - apparemment peu rancunière - qui lui sauta sur le dos.
« Et si tu me présentais tes copains ? » Demanda Harry.
« Et si tu allais te pendre quelque part ? » Répliqua aussitôt Kitai.
« oouuuiiiinnnnn mon hôte il est méchant avec moi ! » Pleurnicha la conscience, faisant fi du fait que son destrier improvisé semblait vouloir attenter à sa vie.
« Ton hôte ? »
« Bah oui, la personne dans laquelle je vis, toi quoi ! »
« … »
Ils arrivèrent bien vite devant le petit groupe qui était resté dans le couloir, attendant que la querelle entre les deux copies conformes se termine. Sitôt arrivé Kitai poussa brusquement son double de son dos, le faisant tomber brutalement par terre.
« Ouche ! Sale brute ! »
Kitai l'ignora superbement mais répondit tout de même à sa précédente demande.
« Alors ici on a… Lucius Malfoy, Severus Rogue, Narcissia Black, Lily Ev- »
« Il devient de plus en plus pale, ça m'inquiète. » Le coupa doucement Lily.
« T'occupe pas de lui Lily-flower…Donc Lily Evans, James Potter, Sirius Black et Remus Lupin…d'habitude il y a Peter Pettigrew mais je crois bien qu'il a filé dès qu'on a commencé à se battre…pourquoi n'en suis-je donc pas surpris? » Soupira Kitai.
Harry, plus pâle que jamais, arrêta son regard sur Sirius, Lily, puis sur James avant de tourner de l'œil et de s'effondrer par terre. Kitai se tapa le front.
« Ma conscience est une petite nature ! Rah la honte ! »
Il souffla de dépit puis continua.
« Bon, qui m'aiment me suivent ! »
Il passa par-dessus sa conscience avachie par terre et s'en fit, l'air de rien, dans le couloir.
« On le laisse là ? » Demanda Narcissia en le rejoignant.
« Bien sûr que oui. » Répondit Kitai, buté.
« Je ne sais que dire… tu sais...c'est surréaliste comme situation. » Souffla Lily qui venait d'arriver à ses côtés.
« Il faut avouer qu'avoir sa conscience en face de soi ce n'est pas commun. » Continua Lucius.
« Ce qui n'est pas commun c'est que la conscience en question semble te haïr de tout son être. » Enchaîna Severus.
« Bah, pour ce que ça peut me faire. » Répondit Kitai.
Les Maraudeurs, qui avaient d'abord hésité à les rejoindre, succombèrent bien vite à l'envie de se mêler à la conversation et les rattrapèrent, laissant à son sort la pauvre conscience mal aimée.
« Et bien justement, ça a l'air de vraiment t'affecter ! » Répliqua James en se plaçant aux côtés de Lily.
« Jamais je n'ai vu mon héros aussi énervé…hum, sauf peut-être quand tu as traité les mangemorts d'insectes. » Rigola Sirius en s'accrochant au bras de Kitai, un peu à la manière dont Narcissia le faisait sur son amoureux.
Sirius lâcha le bras de Kitai et se planta devant lui en marchant à reculons. Il mit sa baguette devant sa bouche et se mit à parler, comme s'il s'agissait d'un micro - Kitai se demanda un instant comment Sirius connaissait un tel engin moldu-.
« Dites-moi, Dumbledore des temps modernes, en rapport avec cette étrange situation, avez-vous quelque chose à déclarer ? » Interrogea Sirius en pointant son micro improvisé vers Kitai.
Ce dernier s'arrêta brusquement et, après un rapide regard en arrière, dit rapidement.
« Oui en effet…COURREZ ! »
Et sur ces mots il attrapa Sirius par le poignet et le tira à sa suite en courant. C'est alors qu'un cri retentit à l'autre bout du couloir.
« QU'EST-CE QUE T'AS ENCORE FAIS COMME CONNERIE ! » Hurla Harry, remit de son évanouissement.
« Hum…pourquoi ce doux son m'est-il si familier ? » Rigola Sirius, toujours traîné par Kitai.
« Peut-être parce que je te pose cette question au moins dix fois par semaine. » Répondit Remus qui courait à leurs cotés.
« Et pourquoi s'enfuit-on au fait ? » Demanda Severus.
« Crois-moi Sev, tu ne veux surtout pas te trouver face à un moi en colère ! » Répondit Kitai alors qu'ils tournaient un coin de couloir.
« Et toi alors, pourquoi t'enfuis-tu ? » Demanda Narcissia
« Parce que je me suis suffisamment engueulé en quelques minutes pour toute l'année à venir, je n'ai pas envie d'une confrontation de plus ! »
Sa phrase à peine finie, il arrêta de courir, ouvrit la porte d'une salle quelconque à leur droite et les fit tous entrer.
« Pfiou, ce fut juste ! » Chuchota Lucius en entendant des pas précipités de l'autre côté de la porte.
Ils regardèrent tranquillement dans quelle pièce ils s'étaient réfugiés, la majorité du groupe profitant de cette pause pour reprendre leur souffle.
C'était, sans aucun doute, une pièce inutilisée depuis des années, une grande quantité de poussière trônait partout dans la pièce. Malgré cela, on pouvait tout de même reconnaître la présence de plusieurs petits bureaux à l'allure vieillotte, d'un design que l'on utilisait probablement plus depuis quelques petites centaines d'années déjà.
En fait, tous les objets et les meubles de la pièce semblaient dater d'il y a plusieurs siècles: des pupitres un peu trop haut, de petits bancs de bois en guise de chaises et des meubles aux étranges motifs, datant probablement du temps ou Rome était au pouvoir à en juger par les armures qu'arboraient fièrement les personnages gravés sur le vieux bois magiquement intact.
D'un hochement de tête entendu, Lily et Kitai agitèrent leur baguette et firent disparaître la poussière d'une formule ménagère bien énoncée.
« Vous devez bien être les deux seules personnes de cette école à prendre la peine d'apprendre des sorts de ménage ! » Se moqua James.
« La connaissance c'est de savoir à peu près tout et n'importe quoi. » » Dirent les deux amis dans un synchronisme parfait.
« Ils sont bons à marier ! » S'exclama Sirius.
« Et la bêtise c'est de dire à peu près tout et, surtout n'importe quoi. » Grogna Severus.
« Mais c'est qu'il a de l'humour le Snevilus ! » Marmonna Sirius.
« Personnellement je suis d'accord avec Severus ! » Déclara Remus à son ami scandalisé.
« Faux frère ! Me voila trahi par ma propre maison ! Que vais-je donc faire moi, pauvre griffondor, entouré de gens au cœur de serpent ! » Il fit mine d'éclater en sanglot sur l'épaule de James.
« Ne t'en fais pas mon frère, nous gardons courage dans l'adversité ! » Dit ce dernier, lui tapotant l'épaule avec compassion.
« Si vous pouviez arrêter de déconner, ça me ferait des vacances ! » Déclara Lily.
« Chut ! » Fit Kitai.
Tous se tournèrent vers la porte sur laquelle Kitai et Remus avaient collé l'oreille, tous deux à l'affût d'un bruit quelconque dans le couloir.
« Bon, ce dégénéré semble être loin maintenant, ciao à tous ! » Déclara Kitai.
« Où vas-tu ? » Lui demanda le loup-garou, surpris.
« Hum…j'hésite encore entre le Japon et le Canada …bien que l'Amazonie m'attire assez… je connais quelques Elfes là-bas qui m'accueilleraient à bras ouverts ! » Dit-il.
Alors qu'il allait ouvrir la porte, Sirius attrapa un pan de son chandail et s'en servit pour ramener le jeune homme aux cheveux argent jusqu'à eux. L'animagus chien le força ensuite à s'asseoir sur un bureau comme le reste des réfugiés l'avaient fait.
« Petit un, tu ne t'enfuis nulle part ! Petit deux, tu vas affronter la grande méchante conscience qui se balade gaiement dehors comme le grand garçon que tu es ! Et petit trois, les Elfes ça n'existe que dans les légendes ! »
'' Et petit trois, je connais beaucoup de ces charmants êtres aux oreilles pointues qui t'auraient déjà écorché vif rien que pour ces paroles !''
Kitai se contenta de baisser le regard vers le sol, se disant qu'il n'avait vraiment aucune envie d'affronter sa conscience et les vérités qu'elle finirait bien par lui jeter à la figure. Il soupira de dépit et, relavant les yeux, couvrit du regard la pièce qui l'avait sauvé, bien malgré elle, d'un conflit de plus avec sa conscience.
Son regard s'attarda sur Remus : ce dernier n'aurait sûrement pas aimé se retrouver face à sa conscience. Kitai se demanda distraitement s'il ne se serrait pas plutôt retrouver avec son loup intérieur matérialisé devant lui.
Il fronça les sourcils en se rappelant la mixture qu'il avait reçu, elle n'avait pourtant rien en commun avec celles reliées de près ou de loin aux consciences. Remarquant que les regards étaient dirigés vers lui il s'extirpa de ses pensés, se promettant d'y revenir plus tard.
Son ouïe supra-développée capta des hurlements furieux, quelque part près de la tour des Griffondors et il répliqua finalement à la phrase du maraudeur aux cheveux longs.
« T'es sûr ? Parce que l'Amazonie m'attire plus que tout en ce moment. » Soupira-t-il à l'adresse de Sirius.
Voyant les regards de reproche des autres il abdiqua finalement :
« Bon d'accord, d'accord ! Je capitule, bande de tyrans sans pitié ! On devrait par contre se dépêcher avant que mon adorable conscience ne se mette à détruire ma réputation par une quelconque connerie. »
Son excuse était bidon et tous le savaient autant que lui, Kitai n'avait jamais eu le moindre intérêt envers les nombreuses rumeurs courant à son sujet, mais ils le suivirent néanmoins à l'extérieur de leur paisible refuge.
Bien sûr, ils ne pouvaient savoir que la véritable raison du soudain attrait de Kitai quant à Harry était dûe à la peur que ce dernier ne tombe malencontreusement sur Bellatrix ou pire encore, sur Peter. Après tout, il se souvenait parfaitement de tous les plans de morts atroces qu'il avait planifié à l'égard de ces deux minables - et accessoirement de Voldemort- alors que sa conscience était libre dans son esprit, si jamais Harry tombait sur une des deux vermines, il ne donnait pas une mornille de leur peau.
« Il n'y a pas quinze minutes tu te cachais de Harry, pourquoi vouloir l'affronter à présent ? » Demanda Severus avec son éternel perspicacité.
Kitai réfléchit rapidement, quelle explication donner à ça ? Il doutait sincèrement que ''seul les fous ne changent pas d'idée'' soit une réponse crédible...
« Hum…je me suis rappelé mon comportement à l'époque où je ne l'avais pas encore enfermée, comme une conscience influence son hôte et que l'hôte influence également sa conscience je crois qu'il aura probablement le même comportement que moi à l'époque… et l'expression ' Une bombe à retardement' me définissait alors parfaitement. Et, croyez-moi, vous ne voulez pas, mais alors là vraiment pas vous retrouver face à Harry qui explose. »
Un silence intrigué s'installa tranquillement alors que Kitai accélérait le pas, les menant à travers les couloirs avec assurance, semblant parfaitement savoir où il allait.
Ce ne fut qu'au bout d'une dizaine d'escaliers capricieux qu'il ralentit le pas.
Devant eux, dans toute sa grandeur, se dressait le tableau de la grosse dame.
« C'est le plus gros tableau de l'école à ce qu'il paraît. » dit-il calmement
Les maraudeurs blanchirent, se demandant si le nouveau savait que derrière ledit tableau se trouvait la salle des griffondors – lieu recherché numéro un au palmarès des serpents rancuniers – Ils éloignèrent bien vite cette hypothèse de leur esprit. Un élève présent en ces murs depuis à peine un mois ne pouvait en connaître l'emplacement
Kitai s'arrêta alors complètement et s'adossa nonchalamment contre mur de pierre, son regard se fixant à l'autre bout du couloir.
C'est alors qu'arriva Harry, courant vers le tableau, il plaqua rudement contre celui-ci. Aucun effet. Evidement. Il se recula et, poussant un grognement de rage, il se mit à hurler des tas de bêtises envers la pauvre Grosse Dame qui n'avait rien fait d'autre que son travail.
Kitai soupira et s'adressa à sa conscience, l'interrompant finalement dans une série d'insultes des plus colorées.
« Et tu crois que cela t'aidera à passer ? » se moqua-t-il.
« Hermione n'aurait jamais dû vous laisser faire un truc aussi insensé ! Elle va m'entendre celle là, elle ne doit pas être bien loin ! Moi qui croyais qu'elle était la plus sage de vous trois, jamais je ne l'aurais cru assez bête pour vous laisser faire ça ! MAIS LAISSE MOI ENTRER GROSSE VACHE ! » Dit-il en martelant de coup de poing le tableau qui lui lança un regard courroucé.
« Et qu'est ce qui te fait croire qu'elle est derrière ce tableau ? » Demanda Kitai, sans émotion.
« Elle est, contrairement à toi, une pure Griffondor ! Sa place ne peut qu'être là... tout comme Ron en fait ! » Rétorqua agressivement Harry en jetant un regard dégoûté au serpent ornant son uniforme.
Kitai fixa sa conscience de son regard vide d'émotion et se retourna dans un tournoiement de cape qui en aurait fait la fierté du Severus Rogue de son époque. Le pas furieux, il se dirigea à l'opposé de sa conscience.
Au bout du couloir cependant, il s'arrêta.
« Tu ne trouveras pas Hermione dans cette salle, ni Ron d'ailleurs. » Dit-t-il, la voix étrangement basse.
« Oh ! Tu sais où ils sont ? » Demanda-t-il joyeusement, content à l'idée de ne plus avoir à crier leurs noms dans toute l'école comme il l'avait fait les vingt minutes précédentes.
« Probablement toujours dans leur tombe… ils sont morts. »
Les paroles dures du jeune homme résonnaient encore dans l'esprit du groupe bien après qu'il ait tourné au coin du couloir.
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Les conversations dans la grande salle allaient bon train en cette heure de presque-souper. En fait, toutes avaient un point commun : le comportement plus qu'étrange qu'avait eu l'élève le plus réputé – à ses dépend- de cette école.
Selon certains, il aurait été aperçu hurlant à tue-tête en sautant dans les couloirs, selon d'autres sources il aurait été entr'aperçu gambadant gaiement au tournant d'une classe, et encore quelques autres affirmaient qu'il était très bon chanteur – cette rumeur n'ayant que peu d'intérêt elle fut vite reléguée aux oubliettes- .
Selon quelques rares élèves, il s'agirait en fait d'une erreur de potion, et selon d'autres, bien plus imaginatifs, d'un androïde envoyé par l'armée moldue pour ramener à eux leur plus puissante arme secrète…et bien sûr, l'idée de trouble de comportement ou encore celle de schizophrénie était plus présente que jamais !
Quelques étudiants se promenaient joyeusement entre les tables afin de récolter les potins les plus croustillants et d'autres restaient sagement assis à leur table et chuchotaient entre eux.
Le silence se fit aussitôt lorsque l'une des deux portes de la salle s'ouvrit sur la personne concernée.
D'un côté, quelques petites centaines de regards fixés sur sa personne, des regards scrutateurs, des yeux remplis de jugement, d'attentes et de l'autre côté, un jeune homme, les cheveux argent, les yeux Améthyste et un dégoût incontrôlable pour l'attention qu'on lui portait à cet instant.
Kitai devint blême, l'espace d'un instant il sentit l'intense besoin de sortir de cette salle bondée, de fuir tous ces regards braqués vers lui, cependant, il se résonna rapidement et fit ce qu'il faisait depuis un certain temps déjà : se presser d'enfouir son malaise au fin fond de son esprit.
Le visage aussi neutre qu'à l'accoutumé il se dirigea, de sa démarche étrangement féline, vers la table des serpents et s'y assit calmement, décevant ainsi près de la moitié des étudiants qui se retournèrent vers leurs amis tandis que l'autre moitié l'observait toujours en espérant secrètement qu'il commencerait à chanter ou à bondir sur la table.
Deux beaux yeux brun chocolat, autrefois pétillant d'intelligences étaient maintenant vide de vie fixant un point lointain devant eux. Le corps étrangement intact de la jeune fille était mollement étalé sur le sol glacé d'une salle de torture. Un sourire paisible était figé sur ses lèvres, d'où s'était figé un mince filet de sang, semblant vouloir rassurer de son propre sort un jeune garçon enchaîné, replié dans un coin, balançant sans cesse son corps mutilé en chantonnant des paroles vides de sens, les yeux d'un blanc brumeux possédés par la folie de la terreur.
Kitai sursauta violemment, ce souvenir ayant jailli brusquement dans les couloirs de son esprit.
Les coudes sur la table, les mains dans les cheveux, il ferma durement les yeux et s'empressa d'enfermer ce souvenir rebelle dans la partie de son esprit qui lui était réservé.
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Pendant ce temps…
Harry était devenu plus blanc qu'un linge alors qu'il réalisait ce que la mort des deux jeunes gens avait dû provoquer dans l'esprit de son hôte. Doucement, en état de choc, il se laissa glisser le long du mur derrière lui et s'assit au sol.
« Ils sont…morts. » Répéta-t-il, imprégnant chaque syllabe dans son esprit.
Il comprenait maintenant mieux ce que son hôte faisait à une époque qui était loin d'être la sienne. Si même Ron et Hermione étaient tombés au combat…combien d'autres proches avaient dû périr également ?
La réponse s'imposa d'elle-même : probablement tous.
Malgré le temps où il avait été séparé des pensées de son hôte, il avait été lié à lui suffisamment longtemps pour le connaître un tant soit peu. Si Kitai – il répondait à ce nom lui semblait-il - avait laissé son époque, c'était indéniablement parce qu'il n'avait plus personne pour qui vivre là-bas.
La voix timide de Lily Evans l'arracha à ses réflexions.
« Hum…Harry c'est cela ? Ce serait trop indiscret de te demander qui sont ce Ron et cette Hermione dont vous parliez ? »
Elle sursauta lorsqu'il leva vers eux un regard surpris. C'était étrange pour eux de voir une expression si ouvertement exprimer sur le visage si semblable à celui de leur ami.
« Il ne vous a jamais parler d'eux ! » Qu'il s'exclama, fortement étonné.
« Il ne nous a jamais rien dit sur lui. » Répondit Narcissia, se remémorant les nombreux moments où Kitai avait réussit à esquiver avec habileté les questions qu'ils lui posaient.
« Il ne parle donc presque jamais ? » Questionna la conscience, de plus en plus étonnée.
Les quatre jeunes gens échangèrent un regard, ce fut finalement Severus qui reprit la parole : étant le plus observateur du groupe il avait souvent remarqué des tentatives de changement de sujet si bien réussies que les autres tombaient aussitôt dans le panneau.
« Ce n'est pas qu'il ne parle pas… » commença-t-il, hésitant. Puis, voyant les autres l'encourager à parler, il développa sa pensée.
« C'est plutôt qu'il ne dit ou ne dévoile rien…je veux dire... il discute de tout et de n'importe quoi mais il ne laisse échapper aucun détail sur sa propre vie... ou du moins…consciemment. » Finit-il.
La conscience matérialisée de leur ami commun hocha la tête, analysant les paroles du jeune homme. Harry ramena ses jambes contre son torse et, appuyant son menton sur ses genoux, il laissa son regard se perdre vers le lointain paysage que laissait voir une grande fenêtre sur le mur face à lui.
Ne laisser échapper aucune information… cela ressemblait effectivement au genre de comportement initial que son hôte avait toujours eu. Depuis tout jeune il avait été habitué à cacher ses véritables sentiments, ses véritables pensées et impressions et cela était devenu un automatisme en vieillissant. Ce n'était alors guère surprenant qu'il soit passé maître en la matière.
Conseiller son hôte était le rôle d'une conscience, elle naissait avec un sorcier et mourait avec celui-ci. Les choses avaient toujours été ainsi. Une conscience devait aider son hôte à prendre de bonnes décisions, à élargir ses opinions et parfois, à le forcer à admettre des sentiments ou des fautes.
Une conscience vivait par et pour son hôte.
Harry ne pouvait donc agir de quelque façon que ce soit qui pourrait porter atteinte à Kitai, son hôte, mais - pensa t-il - pouvait-il parler un peu de lui à ses amis proches ? Le libérerait-il alors d'un lourd poids, ou au contraire, attiserait-il sa colère.
Harry ferma les yeux et pencha doucement sa tête vers l'arrière, l'accotant ainsi sur le mur contre lequel il prenait appui.
Il soupira. Être une conscience n'était déjà pas chose facile, mais être la conscience d'Harry Potter – même s'il semblait prendre plaisir à changer souvent d'identité- était sacrement compliqué !
« Ron et Hermione furent les premiers amis de mon hôte. Ils étaient bien vite devenus inséparables et, à eux trois, ils formaient le ''trio d'or'' comme les autres élèves aimaient les surnommer. »
Il eut un soupir nostalgique avant de continuer.
« Ces trois là avaient un don, celui de s'attirer les pires ennuis inimaginables. Et lorsque ce n'était pas les ennuis qui leur sautaient dessus, c'était eux qui s'y précipitaient les yeux fermés !
Et pourtant, ils s'en sortaient toujours.
… J'ignore comment Ron et Hermione sont mort, j'étais probablement enfermé depuis un bon moment lorsque c'est arrivé… je n'ose imaginer quel effet cela a pu avoir dans son esprit à ce moment là. »
Un frisson le traversa, c'était probablement une bonne chose qu'il ait été enfermé finalement, il n'aurait voulu assister à ça pour rien au monde.
« Je ne sais pas si je peux vous en dire plus, je suis une conscience et je suis donc soumise à des tonnes de restrictions qui m'empêchent de nuire à mon hôte. Enfin…de nuire plus que nécessaire en omettant le fait que je sois ici. »
Il eut un petit rire et ouvrit les yeux, plantant son regard pétillant de vie sur les autres qui le regardaient avec un petit sourire triste.
« Comme j'aimerais que Kitai soit aussi…vivant que toi. » Soupira Lily.
Harry offrit un sourire paisible à lily.
« Ne vous inquiétez pas, je suis persuadé qu'une fois qu'il aura affronter ses démons intérieurs, il pourra rire de nouveau. Maintenant si vous voulez bien m'excuser, je vais aller me perdre quelque part dans un couloir quelconque. A plus tard ! » Sur ces derniers mots claironnant, il s'en fit en sifflotant un air joyeux.
« Vous savez…d'une certaine façon, il est aussi étrange que son hôte. » Souffla Severus, en souriant faiblement.
Sirius frissonna.
« Au moins maintenant on comprend un peu mieux pourquoi Kitai est comme ça…cela a dû être atroce de perdre ses deux meilleurs amis…je n'ose pas imaginer ce que je ferais si je venais à perdre un Maraudeur…Il faudrait probablement m'enfermer pour m'empêcher de faire une connerie. Non, je n'ose surtout pas l'imaginer. » Dit Sirius, d'un rare sérieux.
Tous les regards convergèrent vers lui, étonnés qu'il se dévoile ainsi, si facilement. Sirius, s'en rendant compte, rougit légèrement avant de s'élancer à son tour vers le couloir.
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De mémoire d'étudiant, ce fut la première fois que Maraudeurs et Serpentards entraient dans une pièce sans regards noirs, répliques acerbes ou tentatives d'assassinat.
Le petit groupe de Serpentards et les Maraudeurs s'arrêtèrent aux portes de la grande salle et échangèrent quelques mots à voix basse, l'air soucieux. Les Maraudeurs acquiescèrent à une phrase de Narcissia, sérieux comme jamais, obéissants comme ils ne le seraient probablement plus jamais envers des Serpentards.
Les messes basses entre les deux groupes durèrent un petit moment avant que les Maraudeurs ne se tournent vers leur table et entreprennent d'aller s'y asseoir.
Ils ne firent pas un pas que Sirius se sentit retenu par un pan de sa manche, jetant un regard par-dessus son épaule il vit avec surprise qu'il s'agissait de Severus, il souleva un sourcil en signe d'interrogation.
Pour toute réponse le jeune homme lança un regard entendu vers sa propre table, là où leur ami commun était assis, la tête dans les mains.
« Je crois que ton idiotie naturelle pourrait être utile, pour une fois. »
Étonnamment, il n'y avait aucune moquerie dans ses paroles, ce qui contribua peut-être à plaquer un sourire de Joker sur le visage de l'animagus chien alors qu'il sautillait joyeusement vers son héros en phase de déprime chronique.
Ils avaient jugé plus sage de ne pas avouer à Kitai que sa conscience leur avait parlé, préférant jouer le jeu de l'innocence chacun de leur côté jusqu'à ce qu'il se décide à parler de lui-même.
Ce fut donc dans cet état d'esprit que Sirius s'assit brusquement sur une chaise libre aux côtés de Kitai, faisant relever la tête de ce dernier.
« Que fais-tu en territoire ennemi, étranger à notre noble tribu ? » Fit Kitai.
« Noble ? hum, oui, en effet. » Rétorqua Severus, un regard signifiant clairement ce qu'il pensait du mot 'noble' quant à certaines personnes et il eut un sourire moqueur à l'attention de Zabini qui se tenait plusieurs places plus loin.
« Tien donc, on dirait que snevilus possède bel et bien un certain sens de l'humour. » S'étonna James qui venait d'arriver accompagné de Remus.
Severus leur lança un bref regard.
« Ironie serait le mot juste. » Rétorqua-t-il en s'asseyant.
«'' L'ironie, fidèle amie du moqueur.'' » Dit Kitai, avec la voix froide d'un homme dans la trentaine, le visage de glace. Il s'attira ainsi quatre regards surpris.
« Un ami à moi disait cela lorsque je rigolais de sa façon moqueuse de se moquer. » S'expliqua-t-il, les yeux dans le vague.
« Tes talents d'imitateur m'étonneront toujours. » Rigola Sirius
« C'est drôle, Severus il me semble que tu m'as déjà dis un truc semblable sur l'ironie. »
« Possible Lucius, possible. » répondit simplement le jeune homme.
'' Héhé, qui de mieux qu'un Severus Rogue pour égaler un autre Severus Rogue, on se le demande ! Hum…presque difficile, non? ''
Ce fut donc dans une ambiance presque aimable que Maraudeurs et Serpentards entamèrent leur repas, sous les pitreries incessantes d'un Sirius qui semblait s'être donner pour défi personnel de dire le plus d'idioties possibles en un court laps de temps. Cela eut au moins l'utilité de distraire Kitai qui participa bien vite aux pitreries de son ami.
Un peu plus tard, le jeune Black et son complice en absurdités auditives en étaient à débattre sur le lieu de rassemblement des ronflaks cornus lors de la treizième pleine lune.
Sirius se défendait plutôt bien, l'index victorieusement pointé vers Kitai.
« Mais puisque je te dis qu'ils ont besoin d'une plaine ! Ils doivent avoir assez d'espace pour gambader autour d'un immense feu rose à paillettes mauves deux par deux les pattes postérieures attachées avec un cheveu de jeune mexicaine rousse allergique à l'eau ! » argumentait-il.
Lily s'étouffa avec son eau alors que James et Remus se soutenaient mutuellement pour ne pas s'effondrer de rire. Les Serpentards du petit groupe quant à eux cachèrent tant bien que mal un léger rire, Severus réussi tout de même à le camoufler en un ricanement.
« Argh ! Non mais c'est n'importe quoi ! Tout le monde sait que les ronflaks cornus ont la capacité de se transformer en mignons petits lapins roses, ce qui les rend très recherchés, et qui les oblige à rester cachés au fin fond des grottes les plus près du noyau terrestre ! Ces petites bêtes attraperaient la grippe si elles sortaient de là. C'est qu'elles sont fragiles les pauvres ! » Riposta énergiquement Kitai.
Remus, la respiration encore saccadée par quelque rire, réussit à articuler :
« Allons les mecs, tout le monde sait que les ronflaks cornus n'existent pas ! »
« Ne prends pas le risque de t'en mêler, tu pourrais être contaminé par leur bêtise naturelle. » Lui conseilla Severus, mine de rien.
Ce à quoi on lui répondit par deux '' Hey !'' indignés parfaitement synchronisés et deux regards noirs. Le loup-garou retourna bien vite à son fou rire.
Plus loin à la même table, Alphonse Zabinni enrageait.
Depuis l'arrivée de ce nouveau plus qu'étrange, rien n'allait plus dans la noble maison des Serpents. Des futurs Mangemorts potentiels qui désertaient, une sang-de-bourbe audacieuse qui se mêlait à eux et cette indésirable avait même poussé l'effronterie jusqu'à incruster le groupe de Griffondors honni, les Maraudeurs, à leur table.
Alors que le Serpentard s'apprêtait à se lever pour aller dire - une fois de plus - sa façon de penser à ce fauteur de trouble, les grandes portes de la salle s'ouvrirent brusquement sur un homme et une femme à l'allure austère.
Le petit groupe entourant Kitai sursauta à cette brusque intrusion alors que le jeune argenté regardait les deux nouveaux venus. Après tout, pourquoi eux n'avaient–ils pas droit au même accueil que lui à son arrivé ?
'' Quoi ! Moi j'ai eu droit aux regards méchants et aux bouts de bois pointés sur le cœur ! Pourquoi pas eux ? Ils ont l'air bien plus dangereux que moi ! Je demande justice ! JUSTICE !''
Kitai secoua la tête pour échapper à ses pensées idiotes qui semblaient vouloir revenir en force ces temps-ci, et se concentra plutôt sur les deux nouveaux arrivants.
L'homme était de grande taille, les cheveux noirs et courts, peignés à la façon des influents de l'époque, Les yeux tout aussi sombres que ceux de la femme qui, elle, était plutôt petite aux cheveux brun foncé. Tous deux dégageaient une sombre aura qui déplaisait fortement au jeune homme.
« Père ? Mère ? » Glapis Severus.
Kitai n'en fut pas surpris, il avait déjà vu à leur aura le lien de parenté, de plus, cela expliquait l'attitude calme et posée des professeurs.
Il se tourna vers un Severus pâle comme un mort ; il regardait les deux nouveaux venus avec un air ahuri. Air qu'il refoula aussitôt pour prendre ce visage de glace dont il n'avait plus eu l'utilité depuis que Kitai lui avait fait la morale.
Le jeune homme se leva et marcha rapidement jusqu'à ses parents.
« Père ? Mère ? Que faites-vous ici ? » demanda-t-il poliment.
Les deux adultes l'ignorèrent froidement et serrèrent la main que Dumbledore, qui entre temps était venu à leur rencontre, leur tendait tour à tour.
« Lucien ! Aline ! Quel bon vent vous amène ? » S'enquît le vieux directeur, les yeux pétillant de malice.
« Un bien mauvais vent hélas. » Répondit M. Rogue, affichant un faux air déçu.
« Oh, allons dans mon bureau voulez-vous ? »
« Père ? Que se passe-t-il ? »
« Severus, ne t'en mêle pas. » Siffla sèchement la femme.
Le jeune homme baissa la tête, se soumettant aux paroles de sa génitrice comme il devait le faire depuis qu'il était en âge de comprendre. Cependant un observateur averti - disons le clairement : Kitai - remarqua ses ongles s'enfonçant durement dans ses paumes.
« Cela ne sera pas nécessaire monsieur le directeur, nous ne sommes que de passage. En fait, nous sommes venus chercher Severus, il semble subir de bien mauvaises influences dans cette école. C'est pourquoi nous l'avons inscrit à Dumstrang où il commencera les cours dès demain, et où il rencontrera la fiancée que nous lui avons choisie. » Déclara M. Rogue.
Le silence ce fit dans la grande salle, Severus devint encore plus blême qu'il ne l'avait jamais été.
« Que- quoi ! Non ! Je refuse ! » S'écria-t-il, une fois remis du choc.
« Tu ne refuses rien du tout Severus ! Tu es encore mineur et sous notre autorité ! Tu rencontreras ta fiancée demain, tu verras, c'est une jeune fille respectable et de bonne famille. Elle saura te ramener vers le droit chemin ! » s'énerva Mme Rogue
Un long silence s'installa. Kitai en profita pour se pencher vers Lucius et lui demander, la voix basse :
« Dis-moi, toi qui connais bien les traditions sang-pur, il n'y a aucun moyen de le tirer de ce mauvais pas ? »
« Hum, laisse moi réfléchir…oui…il y a bien une tradition qui veut que si une personne est déjà fiancée, les parents ou tuteurs légaux ne peuvent l'obliger à briser l'alliance. De plus, dans le monde sorcier, un sorcier ou une sorcière fiancé, même s'il n'a pas l'âge de la majorité, est considéré comme mature, majeur et libre. » Récita le blond, les sourcils froncés par la concentration.
« Bien ! On a qu'à lui improviser une fiancée ! Narcissia, un grand rôle ça t'intéresse? » Demanda Kitai.
« Aucune chance de réussite. Toutes les grandes familles de sang-pur sont au courant que nous sortons ensemble depuis quelques années déjà. » Chuchota Narcissia.
« Lily ? » Tenta-t-il.
« Idem, tu connais mes piètres talents de comédienne ! Je ferais tout rater en quelques secondes ! . »
Kitai soupira puis, dans un éclair de génie, se leva brusquement et se dirigea vers les grandes portes, bien vite suivi par Lucius qui ne le rattrapa qu'une fois dans le grand hall.
« Qu'est ce que tu fais ? »
« Je vais demander de l'aide à une personne dont je n'aurais cru voir l'utilité si tôt. » répondit-il brièvement avant de filer.
Lucius retourna donc à sa place, la tête remplie de questions.
À l'intérieur, les choses s'étaient envenimées en un laps de temps record.
« Le droit chemin ! Il est hors de question que-»
« Que rien Severus ! Il me semble t'avoir déjà dit de garder le silence ! » Le coupa Mme Rogue.
« NON ! JE NE ME LA FERMERAI PLUS ! J'EN AI MARRE ! VOUS NE DÉCIDEREZ PLUS MA VIE COMME VOUS VOUS PLAISEZ À LE FAIRE DEPUIS DES ANNÉES ! J'EN AI FOUTREMENT RIEN À FAIRE DE VOS IDÉAUX DÉBILES, DE VOS TRADITIONS STUPIDES ET DE VOS MANIÈRES TOUT AUSSI CONNES ! C'EST MA VIE ! MES AMIS ! ET MA VOIE À MOI! » Explosa le jeune homme.
« SOIS PLUS RESPECTUEUX LORSQUE TU T'ADRESSES À NOUS SEVERUS ! ET CHANGE DE TON ! » Tonna l'homme.
« Voyons, je crois qu'il est inutile de crier ainsi sur votre fils, ceci est un abus d'autorité parental. » Tenta Dumbledore les mains à moitié levées en signe de paix.
Le prestigieux directeur se fit poliment rembarré -Apparemment, cela ne le concernait point-. Et alors que le directeur allait calmement répliquer que ce qui touchait ses élèves le concernait également, il fut coupé par Kitai qui, entre temps, était revenu et était passé rapidement au milieu du petit rassemblement. Juste le temps de murmurer un '' Quoi qu'il arrive, joue le jeu.'' en passant au côté de Severus.
Kitai alla s'asseoir tranquillement à sa place alors que Severus et ses géniteurs recommençaient une dispute enflammée.
« Qu'est ce qu'on fait ? On ne va pas les laisser gâcher la vie de Sev sans rien faire ! » S'indigna Lucius.
« Ne t'en fais pas, je connais la personne idéale pour le tirer d'affaire. »
Kitai retourna à son observation de la scène, attendant impatiemment le spectacle qui aurait lieu une fois l'aide arrivée. Les autres étaient près à parier qu'il mourrait d'envie de faire apparaître un plat de pop corn comme il l'avait fait lors du bal d'halloween.
« La voilà, que le show commence ! » Annonça un Kitai surexcité.
À peine eut-il fini sa phrase que les portes s'ouvrirent brusquement, un éclair tonna quelque part dehors alors que la silhouette d'une jeune fille se dessinait dans l'encadrement de la porte.
« SEVERUS RACHEL ALPHÉ RICHARD MATIRA CLAUSUS RODOLPHUS ALIESS ROGUE ! COMMENT AS-TU OSÉ ! » S'écria la nouvelle venue.
La silhouette se fit plus nette alors que la jeune fille quittait l'ombre des portes, s'avançant dans la lumière de la grande salle.
La clarté des multitudes de chandelles flottantes permit à tous de voir cette nouvelle venue.
Elle avait un joli visage plutôt ovale où se logeaient deux yeux couleur bleu tempête. Elle était revêtue d'un chandail court représentant un papillon d'un rouge sanglant vu de dos, et d'une jupe noire aux nombreux replis inégaux tombant parfois jusqu'au sol à la façon gitane. De hautes bottes en écailles de dragon couvraient ses pieds jusqu'à ses genoux et lui conféraient les quelques centimètres nécessaires à sa petite taille.
On aurait pu la qualifier de jeune fille normale…si c'en eut été de ses longs cheveux en cascade, qui lui descendaient jusqu'au dessous des fesses, d'une flamboyante couleur bleu électrique.
Les lèvres pincées de fureur, elle foudroya Severus de son regard tempête où se formait deux fines larmes cristalline.
« Comment as-tu pu me faire cela Sev. COMMENT AS TU PU ME FAIRE ÇA! » Hurla la jeune fille, des petites larmes coulant maintenant doucement sur ses joues.
Elle s'approcha furieusement du jeune homme qui la regardait avec de grands yeux ronds et, à quelques centimètres seulement de lui, elle le gifla violemment.
« Et dire que je t'ai cru ! Quelle idiote j'ai été ! J'ai tout gobé ! … Les mots doux ! Les plans d'avenir ! Les "Je t'aime" au creux de l'oreille! J'ai tout gobé ! Hier encore tu disais m'aimer passionnément ! POURQUOI SEVERUS ? POURQUOI TU NE M'AS PAS DIS QUE TU AVAIS DÉJÀ UNE PROMISE! POURQUOI SEV ?! »
Et elle s'effondra en sanglot, recroquevillée par terre, petite masse sanglotante sous une cascade de cheveux bleus, les mains couvrant son visage.
Severus, plus perdu que jamais se pencha vers l'étrange jeune fille pour lui demander qui diable était-elle, cependant, aussitôt s'eut-il baissé vers elle que l'étrangère l'empoigna par le col avant de le tirer brusquement vers elle et de le repousser aussitôt avec une force dont il ne se serait pas attendu.
Le message avait eut le mérite d'être clair. Le ' Joue le jeu imbécile.' qu'elle lui avait soufflé à l'oreille de sa voix mélodieuse était plutôt limpide quant au rôle que la jeune fille venait jouer dans l'histoire.
Les alternatives étaient claires : faire confiance à une parfaite inconnue à l'allure plus qu'excentrique ou suivre ses géniteurs hors de Poudlard.
Facile.
S'approchant de la forme sanglotante, il prit ses mains dans les siennes et s'adressa à elle de sa voix la plus tendre.
« Honey, ce n'est pas ce que tu crois, ceci n'est qu'une immense mascarade! Je te jure mon innocence ! Mon cœur est tout à toi tu le sais bien. Ne doute pas de moi, mon amour je t'en pris ! Jamais je ne me marierai avec quelqu'un d'autre que toi. Crois-moi mon électrisante bien-aimée ! »
Un petit rire entrecoupé de sanglot se fit entendre face à cette allusion à la couleur de ses cheveux.
« Oh si Severus! Nous allons quitter cette école de fous immédiatement et tu rencontras celle que nous t'avons choisie dès demain! » Siffla M. Rogue
« Celle…que vous…lui avez choisie…Ainsi donc…c'est VOUS qui projetez de m'arracher mon bien-aimé ? » Fit la jeune fille, d'une voix qui ne lui ressemblait plus.
Elle s'était relevée et observait les deux adultes avec fureur. Son regard était plus tempétueux que jamais et ses cheveux bleu électrique dont l'élastique était tombé ondulaient de façon surnaturelle autour d'elle.
« VOUS ALLEZ PAYER! » Hurla t-elle
« Du calme Honey! Il ne faudrait pas tuer tes beaux-parents… Cela salirait le plancher. Tu te vengeras une autre fois mon cœur. »
Ces paroles, bien que loin de convenir à la situation, eurent au moins le mérite de calmer aussitôt la jeune fille qui avait maintenant un petit sourire de satisfaction.
Les deux adultse ignorèrent une fois de plus les paroles de leur fils et regardèrent la jeune fille avec un d'égout palpable.
« Et qui êtes-vous donc pour oser vous opposer à nous, Sang-de-bourbe ? » Apparemment son habillement et son comportement avaient suffi à eux seuls à les convaincre de son statut, les rendant aveugles à l'énergie étrange qu'elle avait dégagée quelques secondes plus tôt.
La jeune fille, qui s'était blottie près de Severus avec un air timide qui sonnait affreusement faux, éclata d'un grand rire ironique.
« Sang-de-bourbe ? Moi ? Comment osez-vous me traiter d'une manière si vulgaire ? Vous subirez les colères de mon père ! Promesse d'une Sanglant ! » Déclara-t-elle froidement, avec un sérieux qui ne lui semblait pas habituel.
« Sanglant ?! » S'exclamèrent plusieurs élèves et professeurs, ainsi que les deux Rogue qui semblaient plus blancs que neige.
« Oh que oui ! Andréa Nina Sanglant pour vous desservir ! » Chantonna Andréa en souriant.
Sourire qui fit frissonner l'assemblée car aux lèvres courbées dépassaient deux longs crocs acérés qu'elle s'était efforcée de cacher jusqu'à présent.
Les Sanglants était un très petit clan regroupant de puissants vampires qui, étrangement, se considéraient et se comportaient comme une véritable famille aimante et non comme un clan. Ils étaient redoutés dans tout le monde magique pour leur puissance vampirique. Une rumeur courait selon laquelle, une fois la famille réunie, ils étaient imbattables par leur entraide commune et le fort lien qui les unit.
« Vous voilà bien plus coopératifs soudainement, comme c'est étrange ! Je fais cet effet à bien des humains, quel mystère ! Hum…peut-être sont-ils subjugués par cet aura charismatique qui émane de moi ? Non Sevy, ne soit pas jaloux mon amour ! Ce joli minois qu'est le mien t'appartient tout entier veinard ! Enfin bon nous nous éloignons du sujet …Comme je le disais, la colère de mon père sera terriiiible, grandiose ! J'ai hâte de voir ça ! Ce sera sanglant, magnifique ! J'imagine déjà le- »
Le flot de parole jusque là ininterrompu se tut soudain sous la main de Severus qui, jouant le jeu du petit ami de longue date qui connaît parfaitement son excentrique petite amie, avait doucement placé sa main sur la bouche d'Andréa.
« Viens en aux faits ma douce! »
« Ah oui, les faits…euh… »
« Ça ne menait nulle part n'est-ce pas ? » Soupira-t-il.
La fille d'un âge encore indéterminé eut un adorable petit rire alors qu'un air de gamine espiègle s'affichait sur son visage.
« Tu me connais trop bien Sev, parfois ça me fait peur. » Minauda la vampire en s'accrochant au bras du jeune homme à qui elle arrivait tout juste aux épaules.
« Tu n'épouseras pas cette …chose Severus! UNE VAMPIRE! NON MAIS QU'EST-CE QUE TU AS DANS LE CRÂNE ! Viens, nous ne resterons pas une minute de plus dans cette école de fous ! » Tonna l'homme.
« NON HORS DE QUESTION ! » Crièrent les deux adolescents, d'une même voix.
« Cesse tes caprices Severus ! Aux dernières nouvelles, tu es toujours mineur et sous notre autorité, tu feras donc ce que l'on te dicte de faire ! » Claqua la voix de l'homme.
« Hum hum. Excuser moi d'interrompre cette charmante petite conversation. » intervint Kitai, de la table des serpents où il était toujours assis.
« Mais je me vois dans l'obligation d'évoquer une vielle loi sang-pur selon laquelle un couple dont les concernés se sont promis l'un à l'autre ne peut être rompu par quelque autorité que ce soit ! À moins, bien sûr, que l'un des concerné ait été promis à quelqu'un d'autre - en toute connaissance de cause - avant même cette union. » Continua-t-il
« Et pour ce que j'en sais, Andréa et moi nous nous aimons depuis presque un an, quant à celle que vous espérer me voir épouser…jamais entendu parler ! » Affirma Severus avec conviction.
« Cela n'est pas sérieux ! Une telle relation ne peut mener à quelque chose de solide ! »
Apparemment les deux Rogue ne digéraient pas la nouvelle d'une vampire pour belle fille.
« Pas sérieux ? Et cette promesse n'est elle pas assez solide pour vous? » S'exclama la jeune fille aux long cheveux bleus, agitant pompeusement sa main gauche.
Severus se fit violence pour ne pas avoir l'air aussi ahuri que tous les autres gens de la pièce. Lui-même, de qui on ventait le sens aigu de l'observation, ne l'avait pas remarquée, cette fine bague d'argent ornant son annulaire. La bague représentait un serpent, parfait jusque dans les moindres détails, avec deux minuscules diamants donnant de l'éclat aux yeux.
Severus porta une main à son cou et tira sur une fine chaîne jusqu'à maintenant caché sous son chandail, là, pendant mollement et scintillant, se trouvait une unique bague d'or, identique en tout point à celle de la jeune fille. Si on les regardait attentivement l'une et l'autre, on aurait pu remarquer qu'elles semblaient faites pour s'emboîter l'une dans l'autre.
Un silence choqué emplit la salle alors que tous réalisaient la porté de ce qu'ils voyaient.
Tous le monde, du moins tous ceux ayant une certaine connaissance des lubies sang-pur, savait que chez les Rogues, chaque nouveau né masculin se voyait offrir une paire de bagues qu'il conservait autour du cou jusqu'à ce qu'il trouve la demoiselle avec laquelle il partagerait le reste de ses jours. Une bague d'argent pour les fiançailles et une d'or blanc offerte au moment des vœux conjugaux.
Andréa ramena ses mains vers son cœur alors que, les yeux brillants d'émotion et la voix douce, elle reprit la parole.
« Je n'oublierai jamais ce merveilleux moment. Le grand lac scintillant sous les rayons d'une magnifique pleine lune brillante rien que pour nous deux, amoureux et enlacés. Et ce doux murmure interrogateur au creux de mon oreille. »
Elle soupira rêveusement, son regard posé amoureusement sur son fiancé.
Elle semblait tellement heureuse.
Les deux Rogue enrageaient.
« Bien. » cracha l'homme. « C'est la vérité, Severus ? »
« Oui. »
« Et tu comptes réellement épouser cette, cette…chose ? » Enchaîna la femme.
Les deux Rogue fixaient l'unique anneau qui scintillait joyeusement, les narguant presque, depuis que leur progéniture l'avait laissé retombé sur sa chemise.
«Oui. »
« Puisqu'il en est ainsi. »Cracha M. Rogue d'une voix dégoûtée. « Sache que nous ne supporterons pas une vampire pour belle-fille…il ne t'est donc plus nécessaire, désormais, de te considérer comme un Rogue. Adieux. »
Et ils s'en firent d'un pas rageur vers les portes de la grande salle dont le claquement résonna longtemps après leur départ, perturbant le silence qui régnait dans la pièce.
« Ah ! Espèce de petit veinard va! De la chance il n'y en toujours que pour toi ! » Soupira Lucius.
Et là une chose se produisit. Un événement qui, pour à peu près tout le monde, était du domaine de l'impossible : Severus, maintenant dépouillé du nom de Rogue, éclata de rire. Un rire franc, sincère et joyeux.
Il se tourna vers la vampire, qui ne semblait pas l'effrayer plus que nécessaire, et s'exclama avec joie et reconnaissance.
« Je n'ai pas la moindre idée de ce qui t'as poussé à m'aider, mais merci ! Merci du fond du cœur ! J'ignore quoi faire pour te remercier, tu peux me demander ce que tu veux ! Enfin…dans la mesure du possible. »
« Pour commencer, tu pourrais reprendre ceci. » Entreprit Andréa en retirant le fin anneau d'argent dont la silhouette de serpent c'était volatilisé au moment où les deux Rogue avaient renié leur progéniture.
Il la prit et la remit avec l'autre sur la chaîne qu'il mit dans sa poche, pouvant, pour la première fois depuis toujours, la détacher de son cou.
« Et deuxièmement : si tu pouvais faire en sorte que je ne n'eusse plus à me ridiculiser ainsi, cela m'arrangerait beaucoup ! »
Et à ce moment, une deuxième chose incroyable se produisit. Kitai Setsujoku, serpentard au regard tout aussi inaccessible que ses émotions, enfouit sa tête entre ses bras croisés sur la table et ses épaules furent agitées de soubresauts ; apparemment le jeune homme pleurait.
Severus et Andréa se dirigèrent à toute vitesse vers lui, une drôle de lueur passa dans les yeux du vampire lorsqu'elle posa son regard maintenant agacé sur Kitai.
- Kitai, demanda Lily, incertaine quant à la conduite à adopter, qu'est ce que tu as? Tu t'es fais mal quelque part?
La griffondor posa une main réconfortante sur l'épaule de son meilleur ami au même moment que Narcissia, mais étonnamment, cela n'eut pas l'effet désiré puisque Kitai fut soudainement déséquilibré. Le jeune homme au cheveux d'argent s'écroula par terre et, n'étant plus camouflé par ses bras, un rire éclatant se fit entendre.
Kitai Setsujoku riait.
Kitai Setsujoku était en train, aussi improbable que cela puisse paraître, de se tordre de rire.
Par terre.
À même le plancher de la grande salle.
Et il riait.
Et il était mouillé.
Car, en fait, Andréa venait de vider une carafe d'eau entière sur lui.
Et il ne riait plus.
- Hey mais ça va pas la tête ! Qu'est-ce qui te prend, t'es malade! Hurla le jeune homme en secouant sa fine chevelure d'argent.
Il eut vite fait de se relever, d'attraper à son tour une carafe d'eau puis, avec un sourire vengeur et, il faut bien l'avouer, un brin moqueur, il donna à la carafe un élan considérable avant de propulser son contenu en entier sur sa pauvre victime vampirique.
Pauvre victime en question qui se cacha d'un bon derrière Remus Lupin. Le loup-garou se retrouva entièrement trempé, hagard, il regarda, sans vraiment les voir, ses vêtement mouillés.
Il sursauta lorsqu'à son oreille tinta un doux murmure.
- Pardon mon loup-loup, mais c'était pour la bonne cause.
Puis, d'un mouvement vif, elle se faufila vers une carafe d'eau qu'elle attrapa et se positionna de façon à faire face à Kitai qui entre temps s'était approprié une nouvelle carafe.
Les deux excentriques incarnés se faisaient bravement face, se regardant avec un défi tel qu'on aurait pu voir crépiter des étincelles.
- Oserais-tu donc briser notre entente ? Siffla la jolie vampire, un avertissement flottant dans ses paroles.
Ce à quoi Kitai répliqua:
- Bien sur que non, j'ai parfaitement rempli ma part du contrat. J'ai fait un parfait Kitai!
Et sur ces paroles qui firent éclater un point d'interrogation dans la tête de chacun, le jeune homme aux cheveux argent trouva enfin une utilité à la quantité d'eau non négligeable qu'il détenait en sa possession et la balança avec entrain sur la jolie vampire qui ne put esquiver puisque son dernier bouclier en date s'était nonchalamment éclipsé un peu plus loin afin de sécher ses habits.
Andréa se retrouva donc, au même titre que son précédent pare-eau, trempée de la tête au pied.
Une nouvelle chose étrange se passa. Alors que des cris étonnés et légèrement paniqués retentissaient, le visage et les habits de la vampire se mirent à fondre. Dégoulinant et s'affaissant, ils dévoilèrent ce qui se cachait sous l'apparence de la charmante et excentrique vampire... ils dévoilèrent... un autre Kitai!
- Alors là c'est malin ! s'exclama le Kitai récemment découvert.
FLASH BACK
- Qu'est ce que tu fais ? Demanda Lucius, qui venait de rejoindre Kitai tout près des portes de la grande salle.
- Je vais demander de l'aide à une personne dont je n'aurais cru voir l'utilité si tôt. » répondit-il brièvement avant de filer.
Lucius ne lui avait pas paru très rassuré mais cela n'importait que peu pour Kitai. Severus était dans le pétrin et il devait faire quelque chose! Il ne l'avait pas sauvé d'une destiné mangemoresque pour le laisser s'y faire entraîner par ses parents ensuite! Hors de question!
'''Et puis qu'est-ce qu'ils font là! Est-ce qu'on leur a demandé leur avis à eux? NAON! Alors qu'ils retournent d'ou ils viennent et qu'ils y restent! Non mais! Arriver comme un cheveu dans ma soupe et essayer de réduire tous mes efforts à néant! Quels mal élevés ceux-là! ""
Et c'est en maugréant allègrement contre les Snapes seniors que Kitai se dirigea vers l'endroit où son esprit avait capté la présence de la personne voulue. Tout en peaufinant son plan mentalement.
Il savait où il allait, aucun problème avec cela... mais convaincre la personne recherchée d'adhérer à son plan... là, il y avait un 'hic!'...et pas qu'un petit!
Courant de son pas si silenceux, il arriva bien vite devant une porte à l'allure délabrée. Peu étonné par l'allure austère de la celle-ci - après tout il se trouvait maintenant dans l'un des coins les plus isolés du château - il porta sa main à la poignée et activa le mécanisme d'ouverture.
La porte grinça alors qu'il la poussait en provoquant une faible envolée de poussière. Dérangées deux fois le même jours de sa sieste centenaire, les particules voletèrent un instant avant de retourner à leur repos.
Kitai se trouvait désormais dans un couloir aussi obscur que la nuit. Malgré tout, cela ne posa aucun problème au jeune homme dont les capacités inhumaines ne tardèrent pas à faire surface. Ses pupilles se dilatèrent à l'extrême, prenant par la même occasion la forme étrangement allongée des yeux de félins, et sa vue s'accoutuma anormalement bien à la noirceur, lui permettant de voir au travers de l'obscurité aussi bien qu'en plein jour.
Traversant le couloir il se rendit jusqu'à une porte dernière laquelle, il le savait, se trouvait la personne qu'il cherchait. Ce fut donc sans la moindre hésitation qu'il fit tourner la poigné et pivoter la porte, entrant dans une pièce étonnamment éclairée en contraste avec le couloir d'où il venait.
- Mon hôte-chérichounet!!!! S'exclama Harry en se jetant sur son dos.
-Descend de là. Il y a urgence!
- Urgence? S'étonna la conscience.
Elle s'avait que le mot ''Urgence'' venant de la bouche de Kitai, dont le passe temps favori était de frôler la mort de toute les manières possibles et inimaginables, voulait réellement dire Urgent. Remettant son côté casse-pieds à plus tard - et se promettant activement de l'être deux fois plus lorsque ledit plus tard serait venu - elle descendit du dos de Kitai et , se reculant, elle attendit en silence que son hôte lui dévoile se qui se tramait.
Kitai regarda sa conscience avec étonnement.
'' Hein! Pas de '' Naon je veux pas !'' pas de '' Pas question je reste là !'' ni de ''Il est michant mon hôte!''... se pourrait-il que le 'Hic' de mon plan ne soit pas si grand que ça? ''
Il expliqua rapidement à Harry les grandes lignes de son plan ''opération fiancée''. La conscience l'écouta attentivement jusqu'à ce que Kitai lui demande son avis.
- Pas question !
'' Ah! Le voila le 'Hic !' ''
- Comment ça 'pas question' !
- Il est hors de question que j'incarne le rôle d'Andréa !
Kitai, sentant le temps s'écouler dangereusement, ne chercha même pas à s'obstiner. Son cerveau en action élabora un autre plan à la vitesse de l'éclair.
- Très bien. Tu seras moi sur ce coup. Tu es moi, d'accord? Mise en situation: Tu te traînes un lourd et mystérieux passé, tu regardes jamais personne dans les yeux, le visage toujours impassible... tu peux même avoir l'air skyzo si tu veux - il parait que j'en ai l'air -. Mais. Tu. Es .Moi. Compris?
- Oui. Mais j'ai une condition.
- Argh! laquelle ! s'impatienta Kitai, de plus en plus a cran.
- Après, lorsqu'on aura trouvé le moyen de me faire réintégrer ton corps, tu me laisseras assurer à nouveau mon rôle de conscience.
Kitai hésita, mais quelque part dans son esprit il s'entait les deux Rogue seniors perdre patience. Le temps lui manquait, et il devait aider son ami.
- Bon d'accord ! D'accord! Mais on se dépêche! Céda t-il
- Promets-le!
- On perd du temps!
- Promets-le moi! hurla Harry, désespéré.
- Très bien, je te le promets. Maintenant viens vite et suis moi!
Ils arrivèrent au pas de course devant les portes de la grande salle ou des éclats de voix résonnaient. Alors que Harry allait entrer dans la pièce, Kitai le retint par l'épaule et, l'air sérieux, lui rappela:
- Tu es moi.
- Ne t'inquiète donc pas!
Harry lui adressa un sourire joyeux avant de prendre un air impassible et d'adopter un regard fuyant, évitant même de croiser directement le regard de son hôte, préférant plutôt regarder juste au-dessus de son épaule.
- Parfait.
Kitai fit apparaître un crayon feutre entre ses doigts et il se mit à dessiner d'étranges runes sur la paume de sa main gauche. Au même rythme que les runes s'achevaient, l'apparence de Kitai se modifiait. Son visage et son corps se firent d'abord féminins, puis ses cheveux et ses yeux changèrent de couleur. Il modifia plusieurs traits de crayon afin de ressembler parfaitement à Andréa Nina Sanglant, une amie du Clan portant le même nom. Il dessina rapidement une autre rune à la main droite cette fois qui sembla s'effacer aussitôt, tout comme les autres runes sur l'autre main. Rune de camouflage. Puis d'un claquement de doigts il fit disparaître le crayon juste après avoir changer ses vêtements.
''Décidément ce n'est pas très confortable! ''
- D'accord on y va ! Au fait! Passe le message à severus! Qu'il joue le jeu lui aussi !
Harry - devenu Kitai - hocha la tête et s'en fit dans la grande salle, juste avant d'être envahi par les cris de rage de monsieur Rogue, il eut juste le temps d'entendre Kitai murmurer pour lui-même :
- Faut juste que j'évite de mouiller les runes. Maintenant, que le show commence!
FIN DU FLASH BACK
( une minute de silence pour ma bêta chérie qui a courageuseument corrigée les 33 pages que font ce chapitre)
A Suivre!!!
LISEZ CE QUI SUIT JUSQU'AU BOUT S'IL VOUS PLAIT!!!!!!!!
- Quelles seront les réactions du public? (oh pardon...des élèves)...
- Pourquoi donc Dumbledore voulait-il voir Kitai dans son bureau?
- Comment réagira Dumbledore au nouvel éclat de son élève?
- Kitai tiendra-t-il réellement sa promesse?
- La vrai Andréa Nina Sanglant viendra-t-elle à poudlard afin de vider Kitai de son sang pour assouvir la vengeance d'avoir utilisé son image?
- Les ronflax cornus se transforment-ils vraiment en jolis lapinous à la santé fragile?
TOUTES CES RÉPONSES VOUS SERONT DÉVOILÉES DANS LE PROCHAIN CHAPITRE DE...DERNIER ESPOIR!!!!!!
Mot de l'auteur...moi en fait :P
Alors alors. Il aura pris le temps d'arriver mais avouez qu'il est méga long quand même! (Combien de page il fait déjà? Ah oui! 33 pages!!!) J'espère sincèrement que vous ne m'avez pas abandonné dans l'attente!
Comment avez vous trouvé ce chapitre?
Kitai vous l'aimez toujours? (Moins de dialogues intérieurs sur ce coup là désolée)
Et Harry? vous l'aimez Harry? (Je vous avais bien dit qu'il n'est pas méchant!)
DES COMMENTAIRES SILVOUSPLAIT!!!! DES REVIEEWWWW!!!!!!!
Vous voulez que je vous dise...mon rêve serait d'éclater les 400 review! Plus que 85 ! courage! XD
Pour les interessés...jai poster sur ma page de profil le lien vers trois vieux dessins que j'ai fait sur ma fic! Si vous jetez un coup d'oeil, dites moi vos commentaire s'il vous plait...gardz bien en tête que je me suis beaucoup amélioré depuis ses dessins.
et pour finir la règle d'or :
VOUS AVEZ LU VOUS LAISSEZ UNE REVIEW!!!!!!
merci à tous et je vous aime!
