Salut salut vous tous,

désolée ces derniers temps avec les fêtes qui approchent j'ai été un peu dépassée par le temps. De ce fait je m'excuse de n'avoir pas pu répondre à vos reviews :/ malgré tout elles m'ont toutes touchées, vous êtes des amours, merci beaucoup. Ca me fait un grand bien de les me réconforte dans le fait que je peux le faire. Désolée aussi de poster un peu tard par rapport à d'habitude, normalement ça ne devrait plus se produire.

Ok donc pour ce qui est de ce chapitre, je suis désolée, il est un peu court, comme ceux d'avant, mais à partir du 12ème je rajouterai deux ou trois centaines de mots. Puis deux ou trois centaines de plus encore dans le 13ème.

Je vous embrasse fort, merci à tous d'être là, j'espère que vous aimerez ce chapitre. D'énormes bisous, et bonne lecture.


Chapitre 10 : La promesse.

Emma n'avait jamais vu Regina ainsi. Son chagrin lui démolissait le cœur, et elle avait elle aussi envie de pleurer. Mais quelque chose l'en empêchait fortement : la rage qui lui montait à la gorge.

- QUOI ? Hurla-t-elle presque en forçant l'entrée. Et où est ce qu'il est ce gros con ?

Elle cherchait des yeux l'ex mari de son hôte en parcourant la maison à une allure folle.

- Emma… Appelait derrière elle la voix faible de Regina sans qu'elle ne s'en soucie.

Puis elle arriva au salon, et elle remarqua alors que toute la pièce était sans dessus dessous.

- Putain… Fit-elle en découvrant le massacre, mais Regina, qu'est ce qui s'est passé ici ?

La brune qui était arrivée à ses côtés soupira sans que ses larmes ne cessent de couler sur ses joues.

- Il…

Puis elle prit sa tête dans ses mains pour pleurer véritablement et bruyamment cette fois. Emma, qui ne savait pas vraiment quoi faire, lui caressa gentiment le bras. Elle finit par vite comprendre que Robin s'en été allé.

- Je n'en aurais jamais terminé avec lui Emma…

Elle laissa passer un court silence.

- Ok du calme Regina… Je vais aller faire du thé dans la cuisine. Il vaut mieux rester assise en attendant. Vous me raconterez tout ce qu'il s'est passé ici après.

Pendant qu'elle s'occupait de ce qu'elle avait prévu, Regina s'installa à la table de la cuisine délicatement puis soupira.

- Pardon de t'avoir appelé…

Emma remarqua qu'elle ne la vouvoyait toujours pas, et fit mine de ne pas y prêter attention.

- Je préfère milles fois que ce soit comme ça plutôt que d'imaginer que vous pleurez seule ici, sans en parler à personne.

Elle déposa une tasse devant la brune.

- Maintenant… soupira-t-elle en prenant place face à elle, que s'est-il passé ici ?

Regina haussa les épaules, son menton tremblait encore en y repensant et ses yeux étaient recouverts d'un voile de larme qu'elle tentait de conserver à l'intérieur.

- Il est venu… J'ai voulu lui claquer la porte au nez. Il m'a dit qu'il m'aimait et il est entré de force jusqu'au salon. De là je lui ai ordonné de partir, je lui ai rappelé que je ne l'aimais plus et que ce n'était plus mon mari. C'est à ce moment là qu'il a tout détruit. Il était tellement colérique, tellement haineux… Il m'a prévenu que si je ne l'acceptais plus dans sa vie, il ne se contenterait pas de détruire ma maison, mais il détruirait tout ce qui pouvait m'apporter du bonheur. J'ai fait semblant d'appeler la police, et sous la menace, il est parti en me disant que cette histoire était loin d'être terminée.

Emma sentit la rage lui monter encore plus fort. Elle aurait pu le tuer si elle l'avait eu, là, sous la main, et elle n'aurait eu que faire des conséquences de ses actes.

- Et maintenant… Reprit Regina en sanglotant de nouveau, j'ai tellement peur qu'il revienne Emma. Ce n'est pas simplement parce que je crains le mal qu'il puisse me faire, mais j'ai peur de ne jamais réussir à me reconstruire de toute ma vie car il sera toujours là pour m'en empêcher.

- Regina… Il faut que vous alliez parler à la police. C'est du harcèlement ce qu'il vous fait subir, et aucune personne ne mérite de vivre ça.

- Je sais Emma. Et la police se fiche éperdument des femmes qui viennent les voir pour harcèlement tant qu'ils n'ont aucune preuve de ce qu'elles avancent.

- Je peux témoigner.

Regina fronça les sourcils en regardant Emma droit dans les yeux.

- J'étais là l'autre soir lorsqu'il vous forçait à jouer la femme modèle dans l'espoir de vous garder exactement comme il le voulait. Et je suis là aujourd'hui aussi. Quand je vois ça…

Elle jeta un rapide coup d'œil vers le salon, toujours retourné.

- … Je ne voudrais même pas savoir ce qu'il est capable de vous faire à vous. Je ne le supporterai pas.

Regina déglutit en grimaçant.

- Je n'aurais jamais pensé être marié à quelqu'un de violent Emma… Tout ce que je voulais c'était qu'il quitte ma maison, et que je puisse enfin recommencer à avoir une vie normale. La seule chose que j'ai obtenu, c'est de l'avoir mis en colère, et de ne pas savoir quelle sera la prochaine fois où il aura envie de passer ses nerfs…

- Venez vivre chez moi !

- Pardon ?

Emma avait lancé ces mots d'une manière tellement instinctive et spontanée qu'elle se choqua elle même. Cependant, elle ne comptait en aucun cas retirer son offre car elle lui paraissait indispensable.

- Oui je veux dire… Se reprit-elle un peu plus délicatement. Venez chez moi le temps qu'on arrange cette histoire avec Robin, et avec la police. Que je sache, il ne connaît pas mon adresse non ?

- Non… Je ne pense pas mais…

- Très bien dans ce cas, j'ai une chambre d'ami, même deux. Si vous avez peur que je vous saute dessus, comme vous l'avez pensé si fort, je ne le ferais pas. Je veux simplement vous aider, car avant notre malentendu je pensais que nous pouvions devenir amies. Et aujourd'hui… J'ai l'impression que vous pouvez être en danger à rester chez vous… Vraiment, il faut que vous veniez pour votre propre sécurité Regina…

- Je…

Puis rien. A vrai dire, Emma n'attendait pas particulièrement de réponse. Elle ne lui avait pas posé la question. Elle ne pouvait pas la laisser ici, alors que Robin pouvait revenir d'une minute à l'autre et s'en prendre à elle. La maire semblait comprendre qu'elle n'avait pas le choix puisqu'elle ne lui donna pas de réponse.

- Je suis désolée… Reprit Regina alors. Je veux dire… Pour la dernière fois dans ton bureau. Je me sens stupide d'avoir réagi comme ça alors que tu venais de le faire sortir de chez moi…

- Ce n'est rien. Vraiment.

Au fond, Emma était très triste depuis ce jour et n'attendait qu'un appel de Regina. Elle ne lui en voulait cependant pas de ne pas lui avoir écrit, ou de ne pas l'avoir appelé, car elle était consciente que ce jour là, dans son bureau, elle était sans doute allée trop loin.

- Je…

- Vous allez faire vos bagages ? Lui sourit Emma qui savait que son ancienne cliente comptait surement encore se morfondre en excuses.

La sentant encore légèrement hésitante, elle lui saisit la main sur la table et remarqua qu'elle se laissait faire, à son plus grand soulagement.

- Aller… Lui fit-elle d'une voix douce et mélodieuse. Ça ne pourra que vous changer les idées d'avoir de la compagnie. Depuis quand n'en avez vous pas eu ? Je veux dire exception faite de Robin. Et puis ne vous en faites pas, vous reviendrez ici bien vite, je vous le promets… C'est simplement par mesure de précaution.

Regina lui sourit alors d'un sourire qu'Emma trouva radieux.

- D'accord… Lui répondit-elle faiblement au bout d'un certain temps d'hésitation. Je… Je ne saurais jamais comment te remercier Emma… Je t'ai pourtant tourné le dos, et aujourd'hui, je t'appelle et te voilà… Tu dois vraiment être une amie d'exception, et je serais ravie de le devenir.

- J'en serais plus qu'heureuse moi aussi… Lui sourit sincèrement Emma. Allez faire votre valise maintenant…

Regina acquiesça et se leva de la table en décollant sa main de celle de son ex avocate.

Emma rougit alors en la voyant s'éloigner vers sa chambre. Elle sentait encore le contact chaud des doigts de la brune entre les siens. Elle fut soulagée de pouvoir lui apporter son aide, et soulagée que Regina l'accepte, en fin de compte. Elle n'aurait jamais permis Robin de la revoir ou de lui faire du mal, et ne le permettrait plus jamais.

C'était une promesse qu'elle se faisait à elle même. Et elle savait qu'elle allait la tenir.