Bonsoir tout le monde,
Je sais, je sais, cela fait plus d'un mois que je n'ai pas posté. Je vais donc commencer par vous en expliquer la raison avant de faire mon blabla habituel. Depuis fin Octobre, j'ai élu domicile en Australie. Comme vous devez vous en douter, je ne reste donc pas souvent le soir chez moi pour écrire. Ce qui fait que j'ai beaucoup de mal à trouver du temps pour écrire. Quoiqu'il en soit, il y aura toujours des suites même si elles n'arriveront pas souvent. Je m'en excuse d'avance et si cela peut vous rassurer, je rentre en France dans un an ;)
Maintenant, pour passer à la fic, comme vous pouvez le remarquer, je l'ai mise en Rating M. Certains contenus de ce chapitre peuvent choquer ou perturber. Vous voilà prévenus ;)
Merci pour vos commentaires, follows, fav' et lectures. j'apprécie beaucoup :)
Julie : Merci beaucoup :) Pour les réponses, il faudra encore patienter un peu mais en effet, il y en aura et elles arriveront au fur et à mesure des chapitres ;)
Guest : Merci beaucoup :) Hahaha, oui il vaut mieux pour eux ^^
Lola : Merci, contente d'accueillir une nouvelle lectrice :)
Guest : La voici ;)
Je vous souhaite désormais une bonne lecture ;)
Toujours attachée dans le « moulin », Kensi regardait avec mépris Dean approcher la cuillère de sa bouche. Et même si elle détestait le fait de se laisser nourrir, elle préférait de loin cette méthode à celle qu'il avait utilisée la veille et qui lui avait donné le sentiment de contrôler encore moins sa vie qu'à cet instant. Néanmoins, elle ne pouvait s'empêcher de lui montrer tout son mécontentement au travers de son regard haineux.
- J'apprécie votre effort. Vraiment, déclara-t-il sans se soucier des yeux assassins qui le détaillaient. Certes, vous n'y mettez pas toute la bonne volonté du monde mais c'est un début. Dans un an se sera devenue une habitude et vous ne penserez même plus à l'avilissement que cela vous procure.
Sa voix était sûre et sereine. Visiblement convaincu de ses propos qui étaient pourtant à l'opposé de ce que Kensi pensait.
- Dans un an, si vous avez de la chance vous serez en prison, riposta-t-elle pour lui prouver qu'elle n'était toujours pas prête à céder.
Il sourit. D'un sourire qui prouvait à la jeune femme qu'il avait compris le sous-entendu de sa phrase.
- Et s'il s'avère que je n'ai pas de chance ?
Cette question, posée avec un certain intérêt, confirma à la brune qu'il connaissait d'avance la réponse. Néanmoins, elle ne se démonta pas.
- Si vous n'en avez pas ? Planta-t-elle ses yeux dans les siens pour donner plus de conviction à ses paroles. Vous serez mort, étouffé par vos propres couilles.
Il n'était plus question de mâcher ses mots. Elle avait déjà remarqué qu'il aimait la provocation autant que la soumission. A défaut de lui donner l'un, elle pouvait sans contexte lui donner l'autre.
Cependant, il ne réagit pas comme elle l'avait pensé. Elle s'attendait à une réplique emplie de reproche ou de colère qui aurait de nouveau appuyé sur sa condition de prisonnière. Au lieu de ça, il se contenta simplement d'hocher les épaules et d'émettre un nouveau petit sourire en coin.
Soit il se moquait, soit il la sous-estimait. Dans les deux cas, cela ne fit qu'accroître sa rage envers lui.
- Vous pensez que je n'en serai pas capable ? Durcit-elle son visage.
- Au contraire, alla-t-il poser le bol sur la seule commode de la pièce. Je vous en pense parfaitement capable. Et c'est justement ce qui m'amuse.
Même si Kensi avait décidé de changer peu à peu son comportement afin de « tromper » Dean, elle ne put s'empêcher de répliquer. Après tout, changer trop radicalement aurait été suspect. Il était essentiel de prendre son temps. Mais à cet instant, elle n'était pas sûre de réussir à s'abaisser ne serait-ce qu'une fois devant lui.
- Vous ne devriez pas.
Elle avait dit cette phrase d'un ton neutre mais son visage était aussi menaçant qu'un dragon s'apprêtant à cracher son feu.
Il la fixa. Le regard vide de toute émotion, comme pour lui montrer qu'elle ne l'impressionnait aucunement.
- M'amuser de vos paroles ? Interrogea-t-il alors avec un sarcasme non dissimulé. Et pourquoi je ne devrais pas ? Vous êtes sous mon contrôle et jamais je ne permettrais qu'une telle chose se produise, se positionna-t-il devant elle de toute sa hauteur. Et si vous voulez mon avis, il vaut mieux que je m'en amuse plutôt que l'inverse.
Elle ne cilla pas. Même si les paroles de Dean se révélaient effrayantes quand on connaissait la personnalité sombre qui l'habitait.
- Croyez-moi, le jour où je mettrais mes menaces à exécution, vous n'aurez rien vu venir.
Le visage fermé, il fronça dangereusement des sourcils d'une façon qui fit frémir légèrement la jeune femme.
- Vous semblez ne pas avoir encore tout compris donc je vais être plus clair, parla-t-il avec dureté. J'ai l'autorisation de faire ce que je veux de vous. Y compris vous tuer. Vous n'êtes pas indispensable à mon client et vous l'êtes encore moins pour moi. Votre vie importe donc peu et il ne tient qu'à vous de la garder. Menacez-moi encore une fois de la sorte et les conséquences pourraient en être dramatiques.
Kensi savait qu'elle aurait dû s'arrêter là. Elle avait suffisamment étudié Dean pour savoir qu'il commençait à perdre patience et qu'il n'était jamais bon de le pousser à bout. Mais son côté rebelle ne l'entendait visiblement pas de cette façon.
- C'est tout de suite moins drôle quand il s'agit de sa personne n'est-ce pas ?
Cette simple phrase fit chuter la température de plusieurs degrés et marqua la fin définitive du « jeu ». Le visage sombre, Dean s'approcha jusqu'à n'être plus qu'à quelques centimètres de sa captive avant de la contempler sans un mot. Froidement.
La respiration coupée, elle ne lui fit néanmoins pas le plaisir de baisser les yeux. Pourtant, la lueur de dureté qui animait son regard aurait refroidi n'importe quel volcan en ébullition.
Avec la lenteur d'un prédateur, il approcha sa tête de l'oreille de la jeune femme, intérieurement ravi de la sentir se tendre et appréhender la suite quand il commença à frôler son corps de ses doigts.
- Vous trouvez ça drôle vous ? Lui souffla-t-il dangereusement.
Ses yeux fermés ainsi que ses mâchoires crispées lui donnèrent la réponse. Et il s'en délecta. A force de jouer avec le feu, elle finirait bien par comprendre qu'elle serait la seule perdante à la fin de la partie. Et tant pis, si pour ça il devait changer ses méthodes de travail. La patience et la douceur n'étaient pas toujours les meilleures solutions.
- A moins que vous ne préfériez ça ? Enfonça-t-il sans préavis et brutalement un doigt à l'intérieur de Kensi, lui arrachant un grognement de surprise et de douleur devant la violence employée.
Ce geste était plus symbolique que destiné à lui procurer de la souffrance. Et au vu de la grimace qu'elle affichait la seconde d'après, il sut qu'il avait visé juste.
- Bien. Maintenant que j'ai toute votre attention, remettons les choses dans leur contexte, fit-il de légers mouvements pour lui rappeler qu'elle était à sa merci. Je me fiche royalement de vos pensées, comme je me fiche de vos menaces. Il faut que vous compreniez que je vais vous baiser. Avec ou sans votre accord, de toutes les manières possibles et avec des objets que vous n'auriez jamais imaginé même dans vos fantasmes les plus fous. Mettez-vous bien ça dans le crâne Blye. La seule chose que j'épargnerai sera votre jolie bouche, passa-t-il un doigt dessus de sa main libre. Je n'ai pas envie de finir amputé.
Si elle n'avait pas eu la certitude qu'il pourrait faire bien pire que maintenant, elle lui aurait rigolé au nez. Il avait parfaitement raison de se méfier. Elle n'aurait pas hésité un instant à se servir de ses dents dès que l'occasion se serait présentée. Néanmoins, malgré l'effroi qui l'habitait, elle puisa dans son courage pour lui rappeler sa manière de voir les choses.
- Vous pourrez toujours essayer, jamais je ne me plierai à vos exigences et jamais je ne me laisserai faire.
Sa voix manquait cruellement de conviction. Mais elle n'aurait pas réussi à faire mieux. Pas avec la menace muette d'avoir plus d'un doigt à l'intérieur d'elle qui planait au-dessus de sa tête.
- Ca je le sais déjà vu que vous ne cessez de me le répéter, s'exclama-t-il. Si vous voulez un bon conseil, vous feriez mieux de vous préparer mentalement à demain soir car si vous restez dans le même état d'esprit que maintenant, vous risquez d'avoir mal, se retira-t-il avant de partir d'un pas satisfait.
Les yeux fixés droit devant elle, Kensi sentait les larmes lui picoter les yeux et marqua un arrêt dans son récit pour ne pas craquer. Le fait de se replonger des mois en arrière lui donnait la désagréable impression de revivre sa captivité depuis le début. Elle s'était efforcée de tout oublier au fur et à mesure pour ne pas sombrer dans la dépression et aujourd'hui elle devait déterrer ses souvenirs et les laisser revenir à la surface. Et elle détestait ça. C'était franchement plus dure que ce qu'elle avait imaginé….
- Il n'y allait pas par quatre chemins et je n'ai jamais envisagé de céder, finit-elle par continuer. Il m'avait expliqué ce qu'il attendait de moi et ce n'était donc pas une découverte. Mais quand j'ai compris qu'il comptait de nouveau abuser de moi le soir suivant, j'ai paniqué et j'ai ten…
Sa voix se coupa brutalement, submergée par l'émotion de raconter cette partie à son ancien chef d'équipe.
- Et tu as essayé de t'enfuir, finit-il à sa place dans un murmure.
Elle hocha la tête, tout en se mordant l'intérieur des lèvres.
- J'avais déjà essayé trois fois avant, lui apprit-elle. La quatrième a été celle de trop. J'ai agis précipitamment en sachant que je n'avais aucune issue. Mais j'ai quand même voulu tenter lorsqu'un des gardes m'a détaché pour que je puisse aller aux toilettes… Et je l'ai amèrement regretté...
- Quatrième tentative, déclara Dean avec mauvaiseté. Vous êtes encore plus butée que ce que je pensais.
Attachée, les jambes écartées sur le lit où elle avait été prisonnière la première fois dans le « bureau » de Dean, Kensi attendait avec angoisse, la sanction tomber. Le fait qu'il ne la ramène pas au « moulin » ne lui laissait présager rien de bon et l'inquiétude mélangée à sa colère devait forcément se lire sur son visage.
- Butée, bornée et inconsciente, énuméra-t-il avec énervement. En quelle langue il faut vous parler pour que vous compreniez que tout est sécurisé ?
Le cœur battant et la respiration sifflante, Kensi ne répondit rien. Cela n'aurait fait qu'aggraver son cas et d'ailleurs, il n'attendait sûrement aucune réponse.
- Je n'espérais franchement pas en arriver là mais vous ne me laissez plus le choix, se retourna-t-il vers sa commode.
Positionné devant, l'agent féminin ne pouvait voir ce que Dean trafiquait. Son cœur s'emballa de nouveau et son angoisse monta d'un cran quand elle le vit revenir avec un tuyau accroché à une poche vide.
Les yeux grands ouverts, elle le fixa avec terreur alors qu'elle tentait, en désespoir de cause, de tirer une nouvelle fois sur ses liens.
- Deux fois sur quatre c'était pendant que vous étiez conduite aux toilettes que vous avez tenté de vous enfuir, lui fit-il remarquer. J'ai décidé de remédier aux problèmes.
Une sonde. De tout ce qu'elle avait pu imaginer comme « punition », elle n'avait jamais pensé à celle-ci. Et le regretta franchement. Enervée contre elle-même et contre la situation dans laquelle elle se trouvait, elle détourna brusquement la tête en se maudissant intérieurement. Et en haïssant son ravisseur de toutes ses forces.
- Deux semaines sous mon étroite surveillance devrait vous calmer, annonça-t-il tout en lubrifiant l'extrémité.
Décidée à garder le silence, la jeune femme ne dit rien mais avala sa salive difficilement. Deux semaines. Cela représentait une éternité. En plus de l'humiliation, elle savait déjà que ses muscles ne supporteraient pas l'immobilisation et qu'ils la feraient souffrir rapidement en s'engourdissant.
Plaçant une main au niveau du ventre de Kensi, Dean la ramena à la réalité et il sentit sous ses doigts son corps se raidir aussitôt. Jusqu'alors, il n'avait jamais eu besoin d'avoir recours à ce genre de procédé avec aucune des filles qu'il avait pu « dresser ». Mais l'attitude rebelle de la jeune femme était telle qu'il allait devoir utiliser des méthodes à la hauteur de sa résistance.
- J'espère sincèrement que cette leçon vous suffira, inséra-t-il alors la sonde sous le visage crispé mais coléreux de la brune. Je commence à en avoir marre de me battre sans cesse avec vous.
De nouveau, Kensi garda le silence malgré la haine qu'elle ressentait envers lui. S'il voulait jouer au plus malin, elle aussi le pouvait. Mais cela ne sembla pas le perturber plus que ça. Il paraissait même satisfait de son comportement.
- Vous verrez, vous vous habituerez rapidement à la sonde. En revanche, je doute que vous appréciez le lavage anal. Ce n'est pas ce qu'il y a de plus plaisant à faire mais je crois bien que c'est encore plus désagréable pour la personne qui le subit.
Elle ferma instantanément les yeux, des larmes de rage menaçant de couler. Il voulait la briser. Elle en avait parfaitement conscience. Ce qu'elle avait du mal à accepter, c'était le fait qu'il finirait par y arriver à un moment ou à un autre… Et qu'elle n'était plus sûre de pouvoir garder la totale maitrise de ses actions.
Voilà, voilà, pour ce chapitre. Comme vous pourrez le constater, certains flashbacks seront plus crus que d'autres. Je conseille donc à celles ou ceux qui n'aiment pas trop ça, d'arrêter maintenant la lecture qui restait jusqu'à maintenant plutôt soft ;)
Je vous dis à la prochaine,
Tanutwo
