Coucou tout le monde ! Désolée du retard... La rentrée, des livres à acheter, des billets à réserver pour des spectacles dont on fera l'analyse en cours... (Deux heures de queue pour accéder à la billetterie ! Littéralement !)

Bref. Passons ma vie, ce n'est qu'un détail, ici.

Disclaimer : Tout à Kishimoto, sauf l'intrigue et les OC.

Ensuite, les réponses aux reviews en bas de chapitre.

Chapitre corrigé !

Enfin : Bonne lecture ^^


Chapitre 9.


« Tu viens, Naruto ? On va manger des ramens. »

Comme Ichiraku et sa petite-fille Ayame avaient survécu, ils avaient installé leur stand de ramen à Suna.

« Allez-y sans moi. J'ai pas faim. »

Les mains dans les poches, le jeune homme s'éloignait déjà sans attendre de réponse. Kiba et Shikamaru soupirèrent de concert, Choji arrêta de piocher dans son paquet de chips, Sasuke et Hinata échangèrent un regard compréhensif, Shino demeura impassible, et Ino et Sakura étaient perplexes. Quant à Neji et Tenten, ils étaient à l'hôpital auprès de Lee.

Une fois de plus, c'était une occasion manquée.

Le groupe de ninjas s'assit au stand, bientôt rejoint par Temari et Kankuro. La blonde à couettes prit place à côté de Shikamaru, pendant que Kankuro s'installait entre Ino et Sakura.

« Qu'est-ce qu'il se passe, Shikamaru ?

– Rien de nouveau. C'est Naruto.

– Mais le ramen, c'est pas son plat préféré ?

– Si, intervint Sasuke à la surprise générale. Mais il a décidé de n'en manger à nouveau que quand on aurait ramené Yume.

– Je vois. Je comprends, même si je ne la connais pas. Si ça avait été Kankuro ou Gaara, je pense que j'aurais réagi très mal, moi aussi. »

Un silence lourd s'installa, avant qu'une dispute éclate entre Sakura et Ino. L'ambiance se détendit d'un coup, comme un élastique qu'on aurait trop tiré, il avait éclaté, permettant aux jeunes de se détendre un peu.


Toc toc toc.

...

Toc toc toc.

...

TOC TOC TOC.

...

BAM BAM BAM BAM BA~

« OH C'EST FINI, OUI ?! » hurla Naruto en ouvrant sa porte d'entrée.

Devant lui, on ouvrit la bouche, la referma, puis le manège se répéta plusieurs fois, en une imitation plutôt grotesque du poisson rouge. Les joues se colorèrent d'un rouge coléreux, et une moue boudeuse se forma sur le visage.

« Tu ne répondais pas, crétin. Mais bon, visiblement, t'as envie de te morfondre tout seul, alors je m'en vais. Désolé pour le dérangement, hein !

– Quoi ? Attends, attends Konohamaru ! Je suis désolé ! Excuse-moi, je suis un peu énervé en ce moment...

– Ouais ben, c'est pas la peine de te défouler sur moi, hein...

– Je t'ai dit que j'étais désolé !

– Oui, oui. Je t'en veux pas.

– Ah. Merci. Sinon... Que...

– Je pensais qu'on pourrait manger ensemble. Ebisu-sensei me tape sur le système, mes compagnons sont déprimés, comme tout le monde, alors je pensais qu'on aurait pu se détendre, au moins pour une soirée. Ça te dit, un combat et un bon repas ? »

Naruto n'hésita qu'une fraction de seconde avant d'accepter. L'entrée du désert serait un parfait terrain de combat. En plus, ils seraient surveillés par des Anbus, c'était sécurisé.

Pour la première fois depuis des semaines, Naruto eut un vrai sourire.


« Aaah... J'en... peux... plus...

– Moi... Moi non... plus... »

Allongés sur le sable du désert, les deux jeunes adolescents avaient tourné la tête vers l'autre, incapables de faire un mouvement de plus. Sur le dos et les bras en croix, le souffle court, ils étaient épuisés.

Leur petite séance pour se défouler avait duré bien plus longtemps que ce qu'ils avaient prévu, néanmoins, paradoxalement, ils se sentaient beaucoup plus légers, malgré la lourdeur de leurs membres.

Ils attendirent quelques minutes de plus, le temps de reprendre un peu leurs respirations.

« Bon... Je crois que le bon repas... On peut s'asseoir dessus...

– Ouais. J'ai pas l'énergie pour cuisiner. Mais j'ai faim.

– Moi aussi. On fait quoi, Naruto ?

– J'dois avoir des conserves. Et du poulet froid.

– Des conserves de quoi ?

– Poireaux. J'ai aussi du maïs. C'est pas ce que je préfère, mais bon...

– Ça me va. On y va ?

– Ouais. Pars devant, j'te suis.

– ... T'arrives pas à bouger ? »

Un temps. Puis...

« Ta gueule. »

Konohamaru éclata de rire, puis s'étouffa, manquant encore un peu de souffle. Naruto sourit, malgré la fatigue.

Ils durent attendre une bonne demi-heure avant de pouvoir se lever, l'un comme l'autre.


« Alors, quoi de neuf depuis la bataille, Naruto ?

– Et toi ? Paraît que t'as affronté un des Pain.

– Ouais. J'ai cru que j'allais y passer, d'ailleurs. Je te jure, j'ai eu super peur ! Mais je ne lui ai rien dit, il n'a eu aucune information de ma part.

– Il voulait quoi ?

– Savoir si t'étais au village. Je lui ai dit d'aller voir ailleurs. Il n'a pas aimé.

– Bon sang... T'es taré, tu le sais, au moins ?

– Eh, je suis ton exemple ! »

Naruto leva les yeux au ciel mais ne put s'empêcher de sourire, soulagé que son ami soit là pour lui raconter la terreur de sa vie.

« Mais en fait, t'étais où ? Je sais que t'étais parti t'entraîner, mais à part ça...

– J'étais sur le mont Myûboku, la montagne des crapauds. J'ai appris l'Art de l'Ermite.

– Et c'est dur ?

– Plutôt, oui. Il faut des heures de concentration pour entrer en phase. Du coup, je ne peux pas le faire pendant un combat, je dois me préparer avant.

– Ah, je vois. Sinon, pourquoi tu ne manges plus à Ichiraku ? »

La question, plus que le brusque changement de sujet, prit Naruto au dépourvu. Pourquoi... ?

« J'attends.

– Tu attends ? Mais... Quoi ?

– Je ne peux pas manger de ramen sans que ma sœur soit en sécurité.

– Tu parles de Yume-chan ?

– Ouais.

– Qu'est-ce qu'il s'est passé ?

– T'es pas au courant ?

– Ben non. Je ne suis qu'un genin, tu sais. On ne me dit pas les trucs importants. »

Konohamaru haussa les épaules avec défaitisme, tandis que Naruto entreprit alors de lui expliquer la situation. Il méritait de savoir, quand même !


« Konohamaru ? »

Un ronflement se fit entendre.

« Super... J'vais me faire tuer par Ebisu, c'est certain ! Ce pervers à lunettes... Bon... Bah, t'as qu'à dormir dans mon lit, je vais prendre le canapé... euh... »

Problème : comme Konohamaru dormait, il ne pouvait pas aller tout seul jusqu'au lit. Et comme Naruto ne voulait pas se faire déglinguer plus que nécessaire, une seule conclusion pouvait s'imposer : porter le jeune homme.

Ce qu'il fit avec difficulté. Il réussit même à lui enlever sa veste. Heureusement que les chaussures s'enlèvent à l'entrée.

Après s'être mis en pyjama, Naruto sortit un plaid dont il se couvrit après s'être allongé dans le canapé. Il avait même pensé à prendre un oreiller.

La grande classe, quoi.

Les mains derrière la tête, le blondinet se prit à rêvasser, quand Kyûbi se fit entendre.

« Gamin ?

– Hmmm... Ouais ?

Dis-moi... Ça te plaît, de rester là sans rien faire ?

– À quel sujet ?

Ta sœur.

– Non. Mais je ne veux pas t'utiliser. Pas tant que tu seras dangereux pour mes amis.

C'est un détail, tu sais.

– Pas pour moi.

Bon, très bien. Comme tu veux... »

Naruto haussa un sourcil, surpris. C'était pas le genre du vieux renard de laisser tomber aussi facilement, il avait forcément une idée derrière la tête.

« Elle doit probablement subir des tortures... Tu ne penses pas, gamin ? »

Naruto soupira. Il savait que Kyûbi allait insister, mais là, le chantage affectif, c'était quand même assez lâche. Enfin, c'était un démon, aussi, il était logique qu'il use de tous les stratagèmes pour arriver à ses fins. Il répliqua d'un ton las :

« Je suis déjà au courant.

Alors pourquoi tu ne te bouges pas ? Elle ne va pas tenir longtemps.

– Depuis quand ça t'intéresse ?

Depuis qu'elle t'a accepté en sachant que j'étais là.

– Ah ouais, quand elle t'a comparé à un ver solitaire ! C'est vrai que c'était pas mal !

Gamin...

– Oui, je sais, je ferme ma gueule.

Voilà.

– Mais je ne comprends pas. Tu l'apprécies, ou bien... ?

Elle n'est pas comme les autres humains. Elle est faible et je pourrais la tuer d'un seul mouvement, si j'étais libre. Pourtant, elle est différente.

– Pourquoi ?

L'histoire du loup. Tu te souviens, gamin ?

Le loup et la Lune ?

Oui. »

Naruto sourit, se remémorant ce conte. C'était quelques mois à peine après qu'il ait été adopté. Il avait encore huit ans.

OoO

C'était un vendredi soir. La fin de la semaine. Naruto refusait que Yume vienne le chercher à l'école, il voulait rentrer tout seul. Non qu'il ne voulait pas rentrer avec elle, mais il ne voulait pas qu'Iruka-sensei raconte toutes ses bêtises à la jeune fille. Ni qu'elle voit ses blessures. Il se battait souvent, à l'époque.

Ce jour-là, il était passé par le même chemin que d'habitude, le long de la rivière du village. Des villageois avaient repéré son trajet sans qu'il le sache.

Au détour d'une ruelle, il avait été attaqué par des villageois qui l'avaient tabassé à coups de pierres et de gourdins. L'un d'entre eux avait même un fouet.

Yume l'avait retrouvé là, couvert de sang et de blessures assez graves, quelques heures plus tard. Elle l'avait cherché après avoir attendu une heure son arrivée. L'inquiétude l'avait emportée, et elle s'était élancée à sa recherche, espérant qu'il ne lui soit rien arrivé de grave.

Ses prières n'avaient pas été exaucées.

Elle l'avait emmené à l'hôpital, où on l'avait reléguée dans la salle d'attente, malgré l'urgence visible des soins que nécessitait Naruto.

Après plus de trois quarts d'heure d'attente, alors qu'il n'y avait presque aucun patient, Yume était allée chercher le Hokage, jugeant la situation inacceptable, et se doutant que seule, elle ne ferait pas le poids.

Avec l'appui du Troisième, Naruto avait rapidement été prit en charge.

Le garçon ne s'était réveillé que le lendemain soir. Ses blessures avaient été soignées en grande partie par le chakra de Kyûbi, mais son corps nécessitait du repos.

Il avait ouvert les yeux sur une pièce toute blanche, des draps blancs, des bandages blancs, tout était blanc, avec une odeur de médicament et de... vanille ? Avec une pointe de chocolat, il en aurait mit sa main à couper. L'odeur de Yume.

Prenant peu à peu conscience de son corps, il s'était rendu compte que sa main droite était tout engourdie et vaguement humide de transpiration. Puis il s'était aperçu qu'en fait, une main le tenait.

Se redressant, il avait vu Yume assise sur une chaise inconfortable, lui tenant la main, et à moitié avachie sur le lit blanc. Ah, c'était ça, ce poids sur son ventre... ?

Yume dormait, des cernes longues de dix kilomètres sous les yeux.

Naruto l'avait secouée sans attendre, et la jeune fille s'était éveillée avec difficulté. Lorsqu'elle l'avait vu, cependant, elle avait fondu en larmes et l'avait pris contre elle, le serrant à l'étouffer, jusqu'à ce qu'il proteste.

Puis, Naruto avait dû expliquer ce qui était arrivé, tout en mangeant un bol de ramen que Yume avait ramené de chez Ichiraku, se doutant que la nourriture d'hôpital n'était pas très bonne.

Une fois le récit fini, le silence s'était installé, chacun perdu dans ses pensées.

« Yume ?

– Hum ? Qu'est-ce qu'il y a, Naruto ?

– Tu ne m'en veux pas ?

– De quoi ?

– J'ai voulu rentrer tout seul. Alors...

– Non, je ne t'en veux pas. Ce n'est pas ta faute, d'accord ? C'est les villageois qui sont fautifs, ils n'ont pas à s'en prendre comme ça à un enfant.

– Mais j'suis pas un gamin !

– Je n'ai pas dit ça. Mais tu es encore jeune, tu n'as pas la force d'un adulte. C'est normal que tu n'aies pas pu te défendre, et je ne t'en voudrai jamais pour ça.

– C'est vrai ?

– Est-ce que je t'ai déjà menti ?

– Non...

– Bah voilà, t'as ta réponse ! »

Elle lui avait ébouriffé les cheveux, le faisant râler pour la forme. Il adorait quand elle le taquinait, en fait.

« Tiens, ça me rappelle...

– Quoi ?

– Avant, j'habitais dans un village à côté d'une forêt, un peu comme Konoha, si tu veux.

– D'accord... et donc ?

– Il y avait plein de contes et de légendes sur la forêt. Et il y a un de ces contes qui me fait penser à toi.

– À moi ?

– Oui, à toi, Naruto. On pourrait appeler cette histoire Le loup et la Lune. »

Naruto avait été captivé par le récit et ne l'avait pas interrompu, ne serait-ce qu'une seule fois.

« C'est l'histoire d'un loup qui est très triste. Il a été banni de sa meute, comme le sont d'autres loups dans d'autres meutes. Il est courant de voir des loups solitaires et, en général, ils s'adaptent assez vite, c'est une question de survie. Mais lui, il ne s'est pas adapté. Oh, bien sûr, il a continué à chasser pour se nourrir et à se défendre quand il le devait, mais il n'arrivait pas à se sentir bien. Il se sentait terriblement seul.

Un beau jour, rongé par la solitude, il s'est simplement assis et s'est mit à hurler, à chanter en fait, mais pour tout le monde, cela s'apparentait à un hurlement. Les animaux et les insectes ont fui, les arbres se sont refermés sur eux-mêmes, et même le Soleil s'est couché avant l'heure ! Désespéré, le loup allait tout abandonner, quand soudain, il a été submergé d'une douce lumière réconfortante.

C'était la Lune, pleine et ronde, qui s'était levée, attirée par les cris de détresse du loup. Alors, elle lui a offert son amitié, là où tout le monde l'avait abandonné.

Et c'est depuis ce jour que le loup hurle toutes les nuits à la Lune, qu'elle soit pleine ou en croissant, peu importe. Et jusqu'à ce que le loup se trouve des amis, une compagne et qu'il fonde une famille, il pourra compter sur son amie la Lune. »

OoO

Naruto sourit à nouveau à ce souvenir, et à ce qui avait suivi. Il avait demandé à Yume de lui expliquer la signification du conte. Et elle lui avait simplement répondu qu'il devrait trouver par lui-même.

C'était quelques jours plus tard qu'il avait communiqué avec Kyûbi pour la première fois.

« Exactement, gamin. T'as failli pisser dans ton froc quand tu m'as vu, d'ailleurs.

– Dans tes rêves, ouais ! Toi, t'étais énervé que j'aie pas peur de toi. »

Un silence éloquent lui répondit, et Naruto sourit, amusé de ce renard qui n'était pas si méchant, au fond.

« Je SUIS méchant, gamin. J'ai détruit Konoha et tué pas mal de monde. »

Ça sonnait presque comme un petit enfant cherchant à se justifier. Presque.

« Non, en fait, t'aimerais être vraiment méchant. Je parie qu'il y a une bonne raison pour que t'aies attaqué le village.

J'avais envie, gamin. Va pas chercher plus loin.

– Si tu le dis...

Tu ne me crois pas ?

– Non. Mais j'ai pas envie de chercher plus loin pour ce soir. On verra plus tard. Là, j'ai sommeil.

Je pourrais te prêter mon chakra, tu sais...

– J'ai toujours pas compris pourquoi t'aimes bien onee-chan...

Je te l'ai dit.

– Non, tu ne l'as pas dit. Tu l'as sous-entendu, et moi, je pige que dalle aux sous-entendus.

C'est pas ma faute si tu es un idiot, gamin.

– En attendant, c'est pas moi qui suis enfermé dans le corps d'un idiot. »

Kyûbi gronda sourdement, avant de se détourner, clôturant ainsi la conversation.

« Ah, merde... Kyûbi ? Eh, Kyûbi ! Je suis désolé ! Pardon ! Excuse-moi, tu sais, je suis un crétin, je parle avant de réfléchir... Mais j'aimerais vraiment comprendre, tu sais...

La gamine est intelligente. Et tolérante, surtout. Elle ne va pas juger juste parce que quelqu'un aura dit du mal d'une autre personne. Elle t'a accepté, parce qu'elle a passé une soirée sympa avec toi, et qu'elle a vu que tu étais un gamin comme les autres.

– Tu...

J'ai parlé avec elle, une fois. Tu dormais, c'était facile. Ça n'est pas comme si je brisais le sceau.

– Sérieux ?! »

Tout à sa surprise, Naruto s'était exclamé à voix haute, oubliant un instant, puis se souvenant d'un coup, que Konohamaru dormait juste à côté.

Naruto soupira, se rendant seulement compte qu'il avait retenu son souffle, lorsqu'il constata que son ami ne s'était pas réveillé.

« Et... vous vous êtes dit quoi ?

Pas mal de choses.

– ... Mais encore ?

Elle voulait savoir si j'allais te tuer dès que je le pourrais. Si j'en avais envie, en fait.

– Ah... Et... Tu lui as dit quoi ?

La vérité. Je ne suis pas l'un de ces infâmes humains fourbes qui se cachent derrière des mensonges.

– Donc, tu lui as dit que t'allais me tuer si tu le pouvais ?

« Quand » je le pourrai, gamin. Pas « si ». La différence est énorme.

– Sauf que je ne te laisse pas sortir.

Je peux être patient. Ce n'est qu'une question de temps avant que le sceau se brise.

– Mais... Bon, tant pis... Sinon, comment s'est passée cette conversation ?

La gamine avait peur.

– N'importe quoi ! Elle devait plutôt te trouver mignon, elle adore les félins ! »

Nouveau silence éloquent. Naruto sourit. Il devenait fort à ce jeu de joutes verbales. Faut dire aussi, entre Yume-nee-chan, Sasuke, Kakashi-sensei et mamie Tsunade, il avait pas mal appris.

« Elle ne me trouvait pas « mignon », gamin.

– Ah bon ? Gros, peut-être ?

Gamin...

– Si tu ne me dis pas, je ne pourrais que faire des suppositions stupides !

Élégant.

– Élégant ? C'est quoi, ça ?

Laisse tomber, gamin. C'est d'un niveau trop élevé pour toi. »

Naruto se renfrogna, boudeur, avant de bailler à nouveau. Il était épuisé.

« Dors, gamin.

– Dis... Kyûbi ?

Quoi ?

– Moi, je t'aime bien, tu sais.

Ne dis pas de bêtises.

– Non, c'est vrai... Tu m'as prêté ton chakra, et plein de fois, en plus... tu me soignes... Et puis, si tu n'étais pas là... je serais tout seul... Puisque onee-chan n'est pas là, plus personne n'est là... Toi, t'es toujours avec moi... Du coup, je ne serai jamais seul, puisque tu seras toujours là...

... Dors, gamin.

– Tu pourrais être comme mon grand frère, en fait...

Je vais t'assommer...

– ... Bonne... nuit... Kyû... bi... »

Une fois que Kyûbi fut sûr que le gamin dormait, il poussa un profond soupir. Il était à la fois agacé et attendri, bien qu'il ne l'avouerait jamais, même sous torture.

Il se souvenait de cette discussion avec la gamine. Comme elle connaissait les rudiments du chakra, il avait juste eu à forcer un peu, et il l'avait attirée dans l'esprit du gamin, devant sa cage. En fait, ils avaient eu plusieurs conversations, mais ça, le gamin n'avait pas besoin de le savoir.

Finalement, ils s'étaient bien entendus. Elle non plus n'aimait pas tous les humains. Elle partageait son avis sur pas mal de choses, en fait. Les démons ne devraient pas pouvoir être contrôlés ou asservis, mais être en harmonie avec la nature, sans que les humains aient à intervenir.

Il lui avait expliqué pour Madara Uchiwa. Comment il l'avait contrôlé et forcé à attaquer des humains. Il lui avait aussi fait croire que ces humains avaient ravagé son territoire, alors que c'était lui le responsable.

Elle l'avait informé de la mort de Madara Uchiwa, quelques semaines plus tard. Elle avait dû éplucher pas mal de livres à la bibliothèque, mais elle avait tenu à ce qu'il sache ce qu'était devenu son ennemi.

Le respect du renard pour la jeune fille, déjà vaguement présent, s'était définitivement installé.

Au lieu de le blâmer directement, elle avait cherché à comprendre. Elle lui avait demandé son point de vue, sans aucun préjugé.

Et elle l'avait cru.

En échange de quoi, il lui avait promis de veiller sur le gamin.

Bon, bien sûr, il avait souvent envie de trucider Sasuke. Mais c'était un Uchiwa, il fallait le comprendre, aussi. Quant à Kakashi Hatake, il possédait un Sharingan, ce qui équivalait à un Uchiwa. Seule la gamine Hyuuga ne le dérangeait pas, en fait.

L'autre gamin, Sai, était de mèche avec le Conseil des Anciens. Il avait beau ne pas être trop coutumier des pratiques humaines, il savait d'instinct que ces gens-là n'étaient pas nets et qu'il devait s'en méfier comme de la peste.

Le capitaine Yamato, lui, était loyal à la Hokage qui adorait son gamin. Pas trop de souci à se faire de ce côté-là, donc.

...

Kyûbi soupira. Le gamin s'était mis à ronfler. Il le faisait depuis qu'il avait appris pour la disparition de la fille.

Mais il n'arrivait pas à lui en vouloir. Pas vraiment.

...

Et merde. Il devenait mièvre.


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À présent, les réponses aux reviews, même s'il n'y en a que deux !

Matagiita : Mais arrête de te dénigrer de la sorte, enfin ! Si je ne peux pas répondre à tes questions, c'est justement parce qu'elles sont TROP pertinentes ! Je risque, en fait de spoiler tout le monde en y répondant, ou bien alors, c'est sur des sujets que je n'ai pas encore écrit et dont l'idée générale est là, mais où ce n'est pas précis non plus ! Sinon, j'espère que, malgré ton internat, tu pourras continuer à lire des fics (et pas que la mienne, on en trouve de supers ! Va voir mes favorites, peut-être trouveras-tu ton bonheur...)

Harya : Merci pour cet encouragement salutaire, ça fait chaud au cœur ! Vraiment. Un nouveau chapitre un peu court, mais c'est surtout parce que je rame un peu dans l'écriture... J'ai encore quelques chapitres d'avance, mais on n'est jamais trop prudent, surtout que j'ai un petit problème d'inspiration... Rien d'insurmontable, mais bon... On sait jamais...

...

... Reviews, please ?