Acroatwilight: En réalité, tu vas te rendre compte que le temps ne passe pas si vite. Je te conseille, si tu es très émotive, de prévoir des mouchoirs. Normalement tu ne devrais pas en avoir besoin mais on n'est jamais trop prudent. Mais si tu venais à verser quelques larmes, n'abîme pas ton clavier car j'aime bien tes reviews.

Bonne lecture!

Chapitre 10

Bella's POV:

Depuis que j'avais laissé Jasper et sa famille derrière moi, je me sentais seule, malgré que je sois surveillée de près par Félix et Démétri. Ils avaient encore peur que je leur fasse faux bond. Évidemment, je n'avais aucune chance de réussir à le faire à cause d'un vampire qui bloquait mes pouvoirs et d'un autre qui pouvait me figer.

Le pire dans tout ça, c'est que ça ne faisait que deux heures que je les avais quittés, pour leur bien.

En ce moment, nous nous trouvions dans un avion à destination de Florence. Quand je disais que Félix et Démétri me surveillaient de près ça signifiait qu'ils étaient, respectivement, à ma droite et à ma gauche. Aro et ses frères devant nous, et les jumeaux avec Paul et Gianna derrière nous. Je sentais les regards de chacun sur moi mais surtout celui de Paul.

Qu'est-ce qu'il me veut celui-là? Il veut ma photo?

Enfin passons, je commençais vraiment à en avoir marre d'être surveillée. J'avais hâte d'arriver à Volterra.

Ne sautez pas sur des conclusion hâtives! Ce n'est vraiment pas pour le plaisir que je suis pressée d'y être. Oh non! Ce sera l'enfer, croyez-moi.

Mais avant d'y arriver, nous devions faire escale à New York avant d'embarquer dans un autre avion pour aller en Florence. Ensuite, nous aurions entre une ou deux heures en voiture pour atteindre Volterra, lieu que je maudissais déjà.

Pour faire passer le temps, je décidai de converser avec mes deux voisins de sièges.

- Alors les gars, ça fait un bon bout de temps qu'on ne s'était pas recroisé! Fis-je semblant d'être enthousiaste.

- Il faut dire que tu nous a donné du fil à retordre pour te retrouver. Entra dans mon jeu Démétri.

- Que voulez-vous! Je me suis faite désirée, voilà tout! Ça a mis un peu de piment dans vos recherches au moins. Merci qui? Souris-je hypocritement.

- T'es une rigolote dans ton genre! Marmonna Félix.

- Je vous rappelle que vous ne m'avez pas laissé le choix de vous suivre alors j'essaye de faire passer le temps loin de...de...ma...Enfin, vous voyez. Faîtes en sorte que je me sente bien! J'sais pas, moi! Dîtes-moi ce que je vais faire avec vous, par exemple! M'emportai-je.

- Tu le sauras quand nous serons arrivés. Bougonna Félix.

Une chose était sûre: il n'était pas heureux d'être assis près de moi, et encore moins de m'entendre parler.

Le reste du voyage jusqu'à Volterra se déroula dans le silence.

Ça ne m'aida pas à ne pas penser à ma famille.

Jasper me manquait déjà.

Je m'en voulais de l'avoir abandonné sans lui donner d'autres explications que « C'est mieux pour vous. », « Je t'aime, ne l'oublie pas ». Mais en même temps, j'ai pris la décision de les suivre, non sans avoir élaboré un plan avant d'accepter. Il me restait à savoir quand je pourrais le mettre à exécution. Le plus rapidement serait le mieux, mais je ne pouvais pas me permettre d'éveiller les soupçons de mes « Maîtres ni de la garde en me précipitant sinon je ne donnais pas chère de ma peau de marbre.

Il faisait nuit lors de notre arrivée à Volterra. Les ruelles étaient vides. Du moins, nous étions les seuls à y être, arrivant dans deux voitures. Je me trouvais dans une Jeep avec Félix au volant, Démétri à ses côtés et Paul à ma gauche qui m'observait comme il le faisait depuis que j'avais commencé à les suivre.

J'avais un problème. Ma gorge commençait à me brûler. Ça faisait deux-trois jours que je n'avais pas chassé et en plus de cela j'avais souvent utilisé mes pouvoirs.

Du coup, il fallait que je résiste au sang des habitants de Volterra, dormant paisiblement à cette heure. Je sentais leur sang et il me tentait malgré que je me trouvais dans une voiture qui roulait au dessus des limites de vitesse réglementées dans la ville.

J'optai pour retenir ma respiration. De toute façon, je n'avais pas besoin d'oxygène dans mes poumons pour survivre.

Et pour ne plus faire attention à la tentation qui se trouvait dans chaque maison, je tournai mes pensées vers ma famille. Pour être honnête, mes pensées étaient surtout tournées vers Jasper.

Dans quel état l'avais-je laissé? S'en remettrait-il? Est-ce qu'un jour il donnerait un sens au dernier regard que nous avions partagé? Comprendrait-il que je n'avais pas le choix de partir, pour sa sécurité? M'attendra-t-il? M'en voudra-t-il de l'avoir délaissé pendant je ne sais pas encore combien d'années?

Questions auxquelles les réponses ne me seront données que si je survivrais loin de ma famille et si j'arriverais à les rejoindre.

Je fus sortie de mes réflexions par un bruit de portière qui s'ouvre. Félix attendait que je sorte d'une façon qui me laissait deviner que Monsieur n'était pas patient et encore moins content de ma présence parmi eux. Mais je n'y pouvais rien! Il n'avait qu'à se plaindre auprès de ses Maîtres! Je ne les avais pas rejoins par gaité de cœur!

Je descendis donc de la voiture et suivis Aro, ses frères et la garde jusqu'à l'intérieur de leur demeure. Demeure qui me faisait beaucoup penser à un château. Il y avait le tout: les tours, une herse, des meurtrières dans les murs. Il ne manquait que le pont-levis, les fosses et le donjon. A moins que ce dernier ne m'ait pas encore été montré.

Nous gravîmes un escalier en colimaçon, situé dans une tour. Il était assez large pour laisser passer trois personnes de front. Ainsi, Démétri et, à mon grand étonnement, Paul, au lieu de Félix, m'encadrèrent. Ce dernier devait sûrement en avoir assez de me surveiller. De plus, je ne le voyais plus parmi nous. Je n'avais pas remarqué qu'il nous avez laissés, peut-être parti vaquer à ses occupations sûrement plus intéressantes que moi. Ça ne me dérangeait pas. Je le préférais loin de moi.

Ensuite, nous longeâmes un couloir qui paraissait sans fin pour enfin arriver devant une porte en bois foncé avec une poignet dorée. Ça ne m'étonnerait pas que ce soit du vrai or.

Les trois frères se placèrent à gauche de la porte pour laisser Paul l'ouvrir. A son tour, il s'effaça pour me laisser entrer dans ce qui devait être une chambre puisqu'un lit à baldaquins s'y trouvait en face d'une porte-fenêtre.

Je pénétrai dans la pièce.

Elle était immense, plus grande que celle de Jasper.

Non! Évite d'y penser! Ça ne peut que te faire du mal. Du moins, ne pense pas à lui maintenant alors qu'ils sont toujours avec toi.

En effet, Aro, Marcus, Caïus, Gianna, les jumeaux et Paul me regardaient, attendant une réaction de ma part.

- C'est ma chambre? Demandai-je, rompant par la même occasion le silence qui commençait à peser un peu depuis que nous étions sortis des voitures.

- Elle te plaît? S'enquit Aro au lieu de me répondre.

- Eh bien, comment dire? C'est très rouge. Et très grand.

Quand je disais que c'était très rouge, ce n'était que la vérité. Les murs étaient d'un rouge sang.

On pourrait croire que les Volturi avaient peint les murs avec le sang de leurs victimes. Évidemment, ce n'était que de la peinture puisque si ça avait été du sang il n'y en aurait plus sur les murs, tellement ils auraient été tentés. De plus, je le sentirais malgré que le sang soit sec et recouvert de poussière.

Les draps qui recouvraient le lit ainsi que les rideaux suspendus au-dessus de ce dernier étaient d'un rouge un peu plus clair.

Je m'avançai vers la porte-fenêtre. Elle permettait d'aller sur un balcon qui avait pour vue un grand parc boisé. J'espérais du plus profond de mon être que je pourrais y chasser. Ça ne me disait rien d'adopter leur régime alimentaire. Certes, j'avais été tentée par le sang des habitants de Volterra mais je ne m'étais jamais nourrie de ce genre de sang. Ça a toujours été le sang animal. Et puis, je ne pourrais plus me regarder dans un mirroir et encore moins regarder dans les yeux Jasper et ma famille.

Ensuite, je me dirigeai vers une porte avec une poignet dorée, comme la porte d'entrée.

Je l'ouvris et restai émerveillée pendant une longue minute face à toute la richesse de cette pièce.

Il s'agissait d'une salle bains avec baignoire et douche,ainsi que lavabo, tous marbrés.

Elle était très lumineuse grâce aux nombreux spots de lumières encastrés dans le plafond blanc.

Après avoir fini ma contemplation, je rejoignis les Volturi dans la chambre. Les trois frères semblaient être en grande conversation mais ils parlaient trop bas et trop vite même pour moi qui était vampire. Gianna et les jumeaux n'étaient plus là. Il ne restait plus que Paul.

Évidemment, je ne risquait pas de tenter de m'enfuir alors que ce château, faute d'autres termes appropriés, grouillait de vampires dotés de pouvoirs, selon ce que j'avais appris par Edward quand j'étais humaine. Pour ça aussi mes souvenirs étaient intacts. Mais Paul a dû rester par précaution. Ainsi, si je tentais d'utiliser mes pouvoirs...Bah non! C'est pas logique!

Non. Il aurait été plus logique que ce soit Gianna qui reste. Alors elle ne doit pas être bien loin et doit être attentive à mes pouvoirs, prête à détecter l'utilisation d'un de ces derniers.

Alors, ma première mission pour atteindre mon but: me débarrasser d'elle.

Pour cela, il faut que je puisse avoir libre cours de mes mouvement. Ainsi, il ne faut pas que Paul soit dans les parages. S'il me colle comme ça sans arrêt, je risque de ne jamais y arriver et i l faudra que je me débrouille dans ce cas pour que Gianna ne soit pas dans les parages et me débarrasser d'abord de lui.

Pfou... prise de tête. Je n'ai pas droit à l'erreur, sinon j'y passe.

- Bella? Tu es toujours avec nous? Me sortit de mes pensées Aro.

- Oui, oui. Désolée. Mais j'étais en train de penser que je n'ai pas de vêtements de rechange. Et je n'ai pas vu où j'aurais pu les ranger.

- Ton dressing est ici. Fit-il en désignant une porte donnant sur le mur de droite. Tu y trouveras tous les vêtements que tu auras besoin.

- Vous aviez déjà tout prévu, n'est-ce pas? Ne pus-je m'empêcher de constater. C'était plus une question rhétorique qu'une question à laquelle j'attendais une réponse.

Mais il me répondit quand même:

- En effet. Rejoins-nous dans la salle principale dans une heure. Ajouta-t-il.

Je hochai la tête en réponse.

Ils me laissèrent donc seule.

Ainsi, j'avais tout le temps de regretter de les avoir suivis et de repenser à Jasper qui devait s'en vouloir de ne pas avoir pu me protéger. J'espérais que toute la famille le soutenait. Il ne fallait pas qu'il se laisse aller. Il fallait qu'il continue à vivre comme il le faisait il y a encore huit jours, avant que je n'arrive.

L'heure passa rapidement.

Je n'avais pas pris le temps de me changer. Je n'en avais pas eu le courage. Se faire belle me faisait penser à Alice et Rose, toujours belles, dans n'importe quel contexte. Évidemment, changer de tenue n'aurait pas été un luxe puisque mon pantalon en toile marron était boueux, et mon pull long beige aussi, à cause de mon petit jeu avec Jasper.

Je me trouvais donc dans la salle principale où Aro et ses frères étaient assis chacun sur un trône. Aro sur celui du milieu. Il me regardait d'un air réprobateur. Il ne devait pas être d'accord sur le fait que je portais toujours les vêtements que j'avais en arrivant ici.

Cependant, il ne me fit aucune remarque.

Au lieu de cela, il m'expliqua pourquoi il m'avait invitée à les rejoindre ici:

- Je voudrais voir jusqu'à quel point tu peux utiliser tes dons. Ainsi, je voudrais que tu les utilises en te combattant contre Paul, Jane, Alec, Démétri et Félix.

- Gianna ne me les bloquera pas?

- Non et n'assistera pas non plus à ce test. Assura-t-il.

J'étais rassurée qu'elle ne soit pas là pour m'empêcher d'utiliser mes pouvoirs. Par contre, ce qui me dérangeait, c'est que Paul serait là. Lui pourrait me figer. Mais je pourrais toujours me protéger avec mon bouclier si jamais il le faisait.

- Très bien. Nous vous regardons. Conclut-il.

Je n'eus pas le temps de me renseigner plus que déjà Démétri et Félix se jetaient sur moi. Je me tournai rapidement pour leur faire face puisqu'ils se trouvaient derrière moi, près du mur, le temps que j'avais écouté Aro parler. Malheureusement pour moi, je n'eus que le temps de leur faire face, sans plus. N'ayant pas le temps de me protéger par des coups, j'activai mon bouclier physique. Félix, qui me tenait par la gorge, fut projeté contre le mur, où il se trouvait une seconde plus tôt. Quant à Démétri, il se contenta de me tourner autour tel un boxeur qui attend que son adversaire baisse la garde ou qu'il l'attaque en premier.

Je tournais sur moi-même pour ne pas le perdre de vue. Toutefois, je gardais mon bouclier en place. Du moins, j'ai décidé de le garder encore quelques secondes le temps de repérer Jane, son frère, et Paul.

A la fin de mon premier tour complet sur moi, sans avoir perdu de vue Démétri face à moi, j'avais vu la position de chacun. Jane se trouvait avec son frère près des trônes, légèrement en retrait derrière leur Maîtres. Paul se tenait à ma droite quand je faisais face aux trois frères. Et Félix était toujours près du mur, légèrement sonné suite à l'impact avec ce dernier. Mais il se tenait debout. Il ne fallait pas oublier qu'il était un vampire robuste. Je dirais même plus robuste qu'Emmett, mon rigolo de frère.

Bon, concentre-toi. Ne pense pas à la famille maintenant. Ce n'est vraiment pas le moyen.

Au moment que je me reconcentrai, Démétri s'approcha brusquement de moi et me donna un coup dans l'estomac. Je me pliai de douleur. Il ne me laissa pas le temps de remettre mon bouclier puisqu'il me donna un autre coup de poing mais cette fois dans ma tête. Je finis sonnée au sol.

Je levai une main devant mon visage. Enfin, je devrais plutôt dire « tenter » puisque je ne pouvais pas le faire. J'en déduisis que Paul me figeait.

Tricheur!

Démétri et Félix en profitèrent pour me relever et à commencer à tirer sur mes bras, comme pour les arracher à mon tronc.

Je n'avais pas le choix. Il fallait que j'active le bouclier. Ce que je fis sans perdre une seconde.

Ils se retrouvèrent propulsés contre un mur. Félix atterrit sur Paul, ce qui lui fit lâcher son emprise sur mon corps.

Étant en un précaire équilibre, légèrement courbée en avant, je tombai sur les genoux.

Les coups se succédèrent, et le test me sembla durer une éternité.

Il ne s'acheva qu'au moment où je perdis connaissance, épuisée d'avoir utilisé autant mon bouclier en moins d'une journée. Du moins, je pensais que ça n'avait duré qu'une journée, mais étant dans une pièce sans ouverture donnant à l'extérieur, je ne savais pas exactement la durée de ce fichu test.

Enfin, j'avais perdu connaissance à la énième activation de mon bouclier. Et encore, je n'avais pas osé me téléporter puisque le seul endroit où j'aurais pu aller aurait été Forks, plus précisément la villa des Cullen. Je ne connaissais pas assez bien le château des Volturi pour passer d'une pièce à une autre avec mon don.

J'aurais pu aussi les brûler vifs, mais je ne crois pas qu'ils m'auraient laisser survivre à cela. J'aurais été moi aussi brûler vive, de leurs mains.

Quand je repris conscience, j'étais dans une pièce aux murs peints en rouge. Rouge sang pour être exacte. J'étais allongée sur quelque chose de moelleux, confortable. Ça devait être un lit.

Mais où est-ce que je suis?

Je me redressai en calant mon dos contre des coussins. Je remarquai qu'ils étaient rouges mais pas le même que celui des murs. Un rouge plus clair.

Une porte-fenêtre se trouvait en face de moi, laissant passer quelques rayons de soleil.

Peu à peu, je pris conscience d'où j'étais. Dans une chambre. Et ça devait être la mienne. Le rouge sang m'avait beaucoup trop marquée pour que je ne m'en rappelle pas. Oui, c'était la mienne. Ainsi donc les coussins étaient de la même couleur que les rideaux.

Et maintenant que j'avais fini l'exploration visuelle de la pièce, je remarquai que je n'étais pas seule.

J'avais été trop perdue pour y faire attention.

Je fouillai la chambre des yeux, en me levant du lit. L'odeur m'était inconnue. Il fallait que je reste sur mes gardes, comme me l'avait appris Jasper et mes frères.

Bon! Concentre-toi une bonne fois pour toutes Bella! Évite de penser à eux dans les moments que tu dois être concentrée!

J'inspirai un bon coup pour me calmer. En faisant ça, je perçus encore mieux l'odeur de l'intrus.

En fait, elle m'était, faute d'avoir d'autres mots, « familière ». Cette personne avait dû être souvent près de moi le temps du trajet entre Forks et Volterra.

C'est au moment que je pensais à cela que je vis Paul devant la porte d'entrée.

- Qu'est-ce que tu fais là? l'interrogeai-je sèchement.

- Je suis resté à ton chevet pour être là à ton réveil.

- Mouais.

J'avais dû mal à croire que ce soit la seule raison de sa présence, mais je me contenterais de cette réponse.

Je soupçonnais Aro de lui avoir ordonné de me surveiller.

- Bon, bah maintenant que je suis « réveillée », comme tu dis, j'aimerais me laver. Je crois que je le mérite. Dis-je pour lui faire comprendre qu'il pouvait partir maintenant et que je voulais rester seule.

- Aro veut que tu le rejoignes à son bureau dès que tu seras rétablie.

- Eh bien il attendra que je sois propre. Je crois qu'il peut me l'accorder. Rétorquai-je.

- Très bien. Je t'attends dans le couloir.

- Si tu veux. Marmonnai-je.

Je pris mon temps pour me doucher. Je n'étais vraiment pas pressée de rejoindre Aro.

Je me demandais ce qu'il me voulait.

Peut-être va-t-il me demander de recommencer son test ou alors il va me faire le bilan de celui que je venais de faire. Allez savoir!

De toutes façons, je le serais bien assez tôt.

Moins d'une heure après, je me trouvais dans le bureau d'Aro.

Paul m'y avait conduite.

Comme promis, il m'avait attendue dans le couloir, devant ma porte.

Je n'ai pas eu le choix de changer ma tenue car mes vêtements étaient dans un piteux état, et puis je ne pouvais pas me permettre de les remettre après une douche.

J'ai été impressionnée par la grandeur du dressing. J'ai réussi, au bout d'un long moment, à mettre la main sur un jean clair et une tunique bleu clair. J'ai pris la peine d'attacher mes cheveux en un chignon lâche, dont quelques mèches encadrées mon visage.

- Bellissima! Heureux de te voir à nouveau en forme. M'accueillit Aro.

Je hochai simplement la tête, ne sachant pas quoi lui répondre sans paraître insolente, ce qui me vaudrait sa méfiance. J'étais assez surveillée à mon goût, pas la peine d'en rajouter.

- Je suis très fier de t'avoir parmi nous et avec ton consentement.

Alors là, ce fut la goutte qui fit déborder le vase:

- Je vous rappelle que je n'avais pas vraiment le choix. Dois-je vous rappeler que vous avez menacé de détruire ma famille? Répliquai-je sèchement.

- En effet. Cela ne m'empêche pas d'être heureux de t'avoir parmi nous. Sais-tu pendant combien de temps tu t'es battue?

- Allez-y, dites-le-moi. Lâchai-je.

- Trois jours.

- Oh...Je comprends mieux maintenant.

- Quoi donc? S'enquit-il.

- Puis-je aller dans la forêt environnante? M'informai-je.

- A condition que tu me suives immédiatement dans la Salle des Trônes.

Je réfléchis quelques secondes avant d'acquiescer.

Il sortit donc de son bureau, suivi de près par Paul et moi.

Ma gorge me brûlait énormément maintenant. Si jamais des humains se trouvaient à proximité, ils ne feraient pas long feu.

Faîtes qu'Aro me laisse sortir dans les bois le plus vite possible.

Rapidement, nous arrivâmes dans la grande salle.

Une dizaine de vampires étaient rassemblés au centre. Je ne les avais pas encore croisé mais il n'y avait pas de doute sur leur fonction. Ils faisaient partie de la garde rapprochée des frères. Ça se voyait à leur tenue: cape noire avec capuche et bottines noires. En gros, la même que Jane, Alec, Félix, Démétri, Gianna et Paul.

En parlant d'eux, ils étaient près des trônes.

Aro nous mena jusqu'à eux, Paul toujours derrière moi, le bas de sa cape me frôlant les chevilles à chaque pas.

Nous nous arrêtâmes à quelques pas des trônes, et par la même occasion à côté des jumeaux et compagnie.

Je ne comprenais vraiment pas pourquoi il voulait à tout prix que je vienne avec lui ici avant d'aller dans les bois.

Avant même d'avoir le temps d'ouvrir la bouche pour l'interroger, une odeur de sang humain parvint à mes narines. De plus, j'entendais les battements de cœur des personnes qui s'approchaient de la salle.

Je tentai de sortir de la grande salle mais Paul me figea.

J'aurais très bien pu utiliser mon bouclier pour me protéger, mais c'était oublier Gianna et son fichu don de bloquer les miens.

Un groupe d'une vingtaine d'humains, hommes, femmes, enfants compris, pénétrèrent dans la salle deux minutes après. C'était l'enfer pour moi. Leur sang m'attirait et je n'arrivais pas à me persuader de couper ma respiration tellement il sentait bon. J'en avais le venin à la bouche. Le coup fatal fut porté quand Paul me défigea. Alors, j'en profitai pour me jeter sur la personne se trouvant le plus près de moi.

J'aspirai goulument son sang en plantant mes dents dans son cou, perçant de mes dents la jugulaire contenant ce précieux nectar rouge, appelé sang.

Je pris conscience de mon acte en lâchant ma proie. Il s'agissait d'une femme et...Oh non! Deux victimes! Je venais de me nourrir du sang d'une mère et de son enfant.

Je baissai mes yeux sur mes mains. Elles étaient maculées de leur sang. Je me retins de les lécher. Je me trouvais assez monstrueuse comme ça. Jamais je ne pourrai regarder ma famille dans les yeux.

Rageuse, je bousculai toutes les personnes qui se trouvaient sur mon chemin, vampires ou humains: aucune idée, mais je voulais à tout prix sortir de cette salle maudite.

Personne ne me retint, trop occupé à se nourrir.

J'arrivai à la lisière d'une forêt sans savoir par où j'étais passée.

Après tout, ça n'avait pas d'importance. Au moins, maintenant je pouvais respirer de l'air pur.

Je m'approchai d'un gros arbre et montai m'asseoir sur une de ses branches épaisses.

De mon perchoir, je pouvais voir le coucher du soleil.

Il était plus tard que je le pensais dis donc.

C'est le moment que j'aime le plus dans une journée. Le soleil passant d'un jaune vif à un rouge flamboyant, tel un grand feu de joie, ou de peine, selon l'humeur. Puis, le ciel et les nuages devenant orangés, roses, puis violets.

C'est ainsi que termina cette journée, que je maudirai tout au long de mon existence.

Je sentais que ça n'allait pas toujours être facile de vivre à Volterra avec des monstres. J'espérais juste ne pas devenir comme eux. Sinon, autant mourir que voir le dégout, le mépris et la haine des Cullen, et surtout de Jasper.

Fin chapitre 10

Verdict?

Je vous embrasse fort et à la prochaine!

Marmotte38.