Disclaimer : Tous les personnages appartiennent à la BBC, j'ai fait de mon mieux pour ne pas les abîmer mais j'ai pas vraiment réussi. Seule l'histoire est de moi. L'univers appartient tout entier à la série Merlin.

Note : Première semaine de retour au boulot … plus que 6 avant les examens. Je sens que ces dernières semaines vont passer vite. Alors concernant le sondage de la semaine dernière, sur 3 personnes, deux sont pour des chapitres plus court et de publications plus rapprochées. Donc je ferais comme ça. Merci à Listelia, Mysty, tu vois les cailloux et Ameliesky61 pour leur gentil message et à Minami212 et Jenin de suivre mon histoire.

Bonne lecture.

Chapitre 10

Dans la grande salle du château, Guenièvre aidait les serviteurs à ranger les dernières traces de l'attaque. Il faut bien dire que le nombre de blessés avait été important. Arthur l'observait depuis la porte. Ils pouvaient voir ses cheveux relevés en un chignon, dont les boucles s'échappaient pour caresser sa nuque. Il sourit légèrement et il se décida à entrer. Alors qu'il se demandait ce que son idiot de serviteur était parti faire, il l'avait aperçue et ne pouvant se soustraire aux diverses tâches qui lui incombaient pour le moment, s'était dit qu'elle serait un charmant messager.

- Guenièvre ?

Elle se tourna vers lui et son visage s'illumina tandis qu'un sourire naissait sur ses lèvres.

- Arthur ? l'interrogea-t-elle.

- Bonjour, … euh j'aimerais te demander un service ? buta le prince, incertain de la manière dont il devait se comporter avec la jeune fille.

- Oh bien sûr, je ferai n'importe quoi pour vous …

Arthur sourit un peu plus, sentant un vague de bonheur réchauffer son coeur, tout en restant bien conscient qu'elle n'avait pas cherché le double sens. D'ailleurs Guenièvre se rendant compte de ce qu'elle venait de dire mit sa main devant sa bouche avant d'essayer de se reprendre :

- Je voulais dire … je suis à votre service, prince Arthur … euh, non je veux dire … enfin vous comprenez … s'embrouilla la métisse.

Le sourire d'Arthur s'élargit au fur et à mesure de ses explications, légèrement amusé et d'une certaine manière flatté de lui faire cet effet. Cependant il décida de mettre fin à ses tourments en l'interrompant tout en levant les mains.

- Gwen ! Je comprends, je te le jure. Ce que je voulais te demander, en fait, c'est … commença-t-il à dire, cherchant ses mots, j'ai vu Merlin rejoindre les bois en courant, pourrais-tu te renseigner ?

- Oh oui, bien sûr, je vais aller voir Gaius, affirma la jeune fille.

- Merci.

Ils restèrent un moment à se regarder en souriant. Puis Gwen détourna la tête et se mordit les lèvres avant de désigner la porte de la tête.

- Je devrais y aller … murmura-t-elle en souriant, obtenant un hochement de tête d'Arthur, toujours occupé à la regarder, presque avidement, comme pour s'approprier son image.

Se sentant rougir, elle fit une légère révérence et se dirigea vers la sortie, laissant Arthur la regarder s'éloigner avec un sourire fugace sur les lèvres … C'était dingue la façon dont il se sentait dès qu'il était en sa présence. Il secoua la tête, puis soupira et rejoignit le terrain d'entraînement.

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Le hasard faisant bien les choses, Guenièvre n'eut pas à monter jusqu'au laboratoire pour truffer le vieux médecin. En effet ce dernier, accompagné de Balinor, rencontra Gwen dans le hall principal au moment où ils s'apprêtaient à rejoindre les appartements d'Arthur.

- Gaius ? interpella la jeune fille.

- Gwen ? Que désires-tu ? lui sourit aimablement le vieil homme.

- Euh…, s'interrompit la jeune fille, regardant furtivement Balinor, ne sachant pas si elle pouvait parler devant lui ou pas…, Je me demandais …

- Oui ? fit Gaius pour l'inciter à ne pas hésiter à parler.

- Arthur voulait savoir où était Merlin, demanda-t-elle.

- Ah, euh Merlin est … parti faire un tour, je crois qu'il a besoin d'être un peu seul, expliqua le médecin.

- Oh ! Sa bouche s'arrondit, prenant conscience que Merlin ne courait pas dans les bois, mais avait fui dans les bois. Elle voulut l'interroger davantage : Que … ?

- Nous devons voir Arthur ! coupa Balinor, particulièrement sérieux, laissant la jeune fille pantoise.

- Ah, oui. Il était dans la grande salle, mais je ne sais pas si … entreprit d'expliquer Gwen.

En l'entendant une servante s'approcha et précisa l'information avant de repartir en direction des cuisines :

- Il est parti en direction des terrains d'entraînement.

- Voilà, euh, je vais y aller, j'ai euh … à faire, s'embrouilla la métisse, mal à l'aise sous le regard perçant de Balinor.

La servante fit une légère courbette, hocha la tête et partit rapidement en direction des cuisines, suivant sa collègue. Au moment de franchir la pièce adjacente, elle se retourna discrètement vers les deux hommes, laissant l'autre servante rejoindre sa prochaine occupation. Ils se déplaçaient relativement rapidement compte tenu de l'âge de Gaius. Ils devaient être pressé. Qu'est-ce qui les motivaient ? Que se passait-il encore ? Elle n'aimait pas ça. Pourquoi Merlin s'était-il enfui ? Merlin semblait heureux ces temps-ci, malgré les restrictions de Gaius afin de préserver sa guérison. Il rayonnait. Et ce Balinor … il lui faisait froid dans le dos, … on disait qu'il avait failli tuer Uther, bon on disait aussi qu'Uther avait voulu le tuer, mais … en fait il était tellement réservé qu'il se contenait de regarder les gens fixement sans rien dire, c'est ça qui la mettait le plus mal à l'aise. Arthur lui montrait beaucoup de respect … Quant à Merlin … elle ne les avait jamais vraiment vu ensemble. Pourtant, d'après ce qu'Arthur avait dit … C'était son père … oui enfin depuis quelques jours … Peut-être que ce fils l'insupportait ? Ça arrivait souvent que Merlin s'attire les foudres des seigneurs qui vivaient à Camelot, avec sa façon franche de toujours dire ce qu'il ne fallait pas à voix haute. Mais en général, il ne s'en souciait pas … enfin c'est qu'il semblait. Merlin était et resterait une énigme pour Guenièvre. Il était un de ses meilleurs amis et elle savait qu'elle pouvait compter sur lui les yeux fermés, mais à part en allant à Ealdor, elle n'avait jamais vraiment pu lui montrer la réciproque. Qu'il pouvait compter sur elle les yeux fermés.

Elle soupira, posa la tête contre le chambranle de la porte, comme pour l'aider à reposer les idées lourdes qui y tournoyait, puis retourna vaquer à ses occupations.

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Le soleil du crépuscule brûlait l'herbe qui entourait le château et la faisait roussir par plaques. L'odeur de souffre que la dernière attaque du dragon avait laissée commençait seulement à s'estomper. Arthur se dirigea vers le groupe de chevaliers qui s'impatientait. Il leva le bras et leur dit de se disperser. Cependant Sire Léon s'avança, pour prendre la parole :

- L'entraînement nocturne n'est-il …

- Sire Léon, ces derniers temps, j'ai un peu forcé sur les entraînements. Vous avez tous bien mérité une soirée de détente. Et à partir de maintenant, je suspends les entraînements, nocturne ou pas, je vais faire réquisitionner les chevaliers, afin d'aider à la reconstruction du moins d'ici les premières semaines. Ensuite nous procéderons plus activement aux recherches de Morgane, exposa le prince

- Mais votre père … s'étonna le chevalier.

- Je sais que le roi désire qu'on retrouve Morgane plus que tout et le plus vite possible, mais nous n'avons aucune piste pour le moment, et Camelot prend du temps à se remettre de l'attaque, alors le mieux pour l'instant c'est de procéder par ordre. Je sais que Morgane comprendrait et qu'elle m'exhorterait à faire passer le peuple… se justifia le blond.

Arthur fronça les sourcils, quand il vit Balinor et Gaius apparaître près des douves et se diriger vers lui. Il laissa Sire Léon le saluer et s'éloigner, sans aucun doute pour transmettre ses ordres. L'air sérieux des deux hommes était assez troublant. Balinor semblait plus fermé encore que d'habitude. Son regard se dirigea vers les bois où il avait vu Merlin courir … ou plutôt non, il ne courait pas ! Les yeux d'Arthur s'agrandirent en réalisant qu'en fait il s'était sauvé. Mais enfin ? Pour … Oh! Balinor avait du lui annoncé son départ… Il grimaça, mais il ne voyait pas pourquoi les deux hommes venait le trouver … Ils auraient dû partir à sa recherche plutôt que venir le voir lui !

Arthur reposa les mains sur hanche et observa Balinor et Gaius arriver à sa hauteur.

- Que se passe-t'il ? attaqua-t-il de suite.

- Nous devons parler.

Balinor avait repris sa voix d'ours bougon, pas bon signe …

- Bien sûr de quoi ? demanda aimablement Arthur, décidant de prendre les choses calmement. - De Merlin.

Gaius avait repris la parole, provoquant un haussement de sourcils chez Arthur.

- Il a appris pour le départ de Balinor, je sais … qu'il l'a mal pris mais je ne vois pas ce que je peux faire de plus ? crut comprendre le prince.

- Co- comment savez-vous qu'il le sait ? s'étonna Balinor.

- Je l'ai vu courir vers la forêt, enfin courir, plutôt se sauver non ? Sinon vous n'auriez pas cette … tête ? interrogea le blond, pris d'un doute soudainement.

- Jolie façon de nous dire qu'on a une sale mine … grogna le dragonnier.

Arthur prit une jolie teinte rouge, tandis qu'il commençait à bafouiller. Gaius le coupa d'un geste et fit taire Balinor.

- Ça suffit ! Non, Arthur. Enfin oui, Merlin a vu Balinor se préparer à partir et effectivement, il a préféré … s'isoler. Je crois que les évènements des derniers mois ont été particulièrement durs pour lui. Vous ignorez … certains évènements de ces derniers mois, certains évènements dont vous devez prendre connaissance.

- Gaius ? Que voulez-vous dire ? s'inquiéta Arthur.

- Concernant la disparition de Morgane et ce qui a provoqué cette disparition, précisa le médecin.

- Qu'est-ce que Merlin a … s'étonna le jeune homme.

- Arthur, serait-il possible de discuter dans un endroit plus discret ? À l'abri des regards et des oreilles indiscrètes, coupa le vieil homme.

Arthur hocha lentement la tête et laissa retomber ses bras contre ses cuisses.

- Mes appartements ? proposa-t-il.

- Plutôt la grotte de Kilgharrah … Allons-y discrètement, chacun à notre tour et séparément.

Les hommes acquiescèrent silencieusement et se séparèrent, laissant Arthur perplexe. Merlin avait assisté à la disparition et à ce lui s'était passé avant, lui aurait-il caché des choses ? Mais enfin pourquoi ? Ça n'avait aucun sens…

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Loin de là dans les bois inhospitalier, Merlin n'était toujours pas arrivé au lac. L'avancée sur le terrain lui était pénible. Il se laissa soudainement tomber sur le sol. Il avait dû faire de nombreuses pauses pour reprendre son souffle, les larmes reprenant par alternances. Il regardait le ciel, perdu dans ses réflexions … dans la brume qui encombrait son cerveau. La nuit s'apprêtait à tomber, et il n'avait plus la force de marcher … Il se laissa glisser un peu plus par terre et se retrouva allongé sur le sol froid et dur. Il resta là à contempler les étoiles un bon moment avant qu'il ne s'endorme, vaincu par la fatigue.

À suivre …

Voilà, j'espère que ça vous a plu. Vous êtes libres de commenter ou pas. Cela dit, ça me ferait plaisir.

À la semaine prochaine.