Bijour Bijour !
Voilà qui est beaucoup plus rapide que ce que je faisais avant x). Voilà donc déjà le chapitre 9 qui, j'espère vous plaira tout autant :)_
Merci à ceux qui prennent le temps de laisser une review, cela est encourageant & toujours fort plaisant !
Bonne LecTur' !
CHAPITRE 9
« Samedi 9 Octobre 2oo5
Je ne peux plus me mentir. La vérité est là, existe depuis longtemps maintenant. Je refusais tant de la voir en face. Il me faut pourtant ouvrir les yeux et bien me l'avouer.
Drago, je t'aime.
J'aimerais, un jour, être capable de dire à Drago à quel point je l'aime… C'est si fort, si vrai… Alors pourquoi ces mots ne sortent-ils pas de ma bouche ? Est-ce si dur d'avouer de tels sentiments ? Pourquoi ai-je si peur ?...
Un jour.
Un jour, je te le dirais. »
. . .
Mai 2oo5.
Allongée sur son lit, un drap fin enveloppant son corps, Hermione peinait à trouver le sommeil. Pour la énième fois, elle se retourna et, se plaçant sur son côté droit, observa le jour se coucher par la fenêtre. Elle laissa un long soupir s'échapper de sa gorge. Elle n'en pouvait plus. Elle était fatiguée, avait particulièrement chaud, se sentant extrêmement mal à l'aise avec cette sueur incessante qui lui donnait la peau moite. Elle aurait donné beaucoup afin de parvenir à se lever pour aller prendre un bain, ou même une rapide douche d'ailleurs. Malheureusement, elle se sentait encore trop faible. Des jours qu'elle était bloquée dans son lit, s'étant vue obligée de se contenter d'une lettre –même une bonne dizaine plus précisément, pour tenir Harry au courant et le rassurer –qu'il n'engage pas des recherches abusives. Bien évidemment, fidèle à lui-même, son meilleur ami avait tenu à venir, mais Hermione le lui en avait fortement empêché, de toute manière, tant qu'elle ne déclenchait pas le signal, il restait dans l'incapacité de la trouver.
Après quelques minutes à laisser ses pensées gigoter dans tous les sens dans sa tête, elle fut alertée du retour de Drago par le bruit de la porte d'entrée qui se referme, puis par les bruits de pas qui firent grincer les lattes du plancher dans le couloir et enfin par la porte de la chambre qui s'ouvrit. Un court instant plus tard, Drago s'allongeait sur le lit et se collait contre le dos d'Hermione. Passant son bras gauche autour d'elle de manière à entourer le ventre désormais imposant, il se mit à le caresser tendrement. Si Hermione ne supportait plus cette protubérance qui, à ses yeux, la faisait ressembler à une véritable baleine, Drago ne se lassait pas de l'observer, de la toucher, trouvant cela étrangement magnifique. Depuis qu'elle était enceinte, il était devenu plus calme, plus tendre, préférant mettre de côté sa part de lui la plus violente pour prendre réellement soin d'elle et de l'être qu'elle portait.
De son côté, Hermione ferma les yeux, se laissant aller à cette légère étreinte, se serrant un peu plus contre le torse de son mari, profitant de sa présence. Depuis qu'elle était clouée au lit, l'absence de Drago lui était insupportable. Dès qu'il devait partir et la laisser seule son cœur se serrait dans sa poitrine, lui faisant terriblement mal, l'empêchant parfois même de respirer calmement. Elle avait besoin de lui auprès d'elle, c'en était maladif.
- S'il te plaît… murmura-t-elle d'une voix presque suppliante, ne pars plus… Reste là. Avec moi. Avec nous… Ne me laisse plus seule…
- Hermione… soupira Drago en raffermissant un peu plus son étreinte et en lui déposant quelques baisers dans le cou. N'en a-t-on pas déjà parlé ! Je ne peux pas me permettre de ne plus aller là-bas…
- Il n'empêche que ce n'est vraiment pas juste. Si moi je ne peux plus participer aux activités de l'Ordre, tu ne devrais pas avoir le droit d'aider les Mangemorts ! Tu n'as qu'à faire comme si tu étais enceint !
Cette dernière réplique fit rire Drago. Un rire léger, presque réellement joyeux, l'animant étrangement, le faisant paraître sensiblement insouciant, ce que personne au monde n'aurait pu imaginer, pas même Hermione qui en était toujours aussi surprise. Huit mois qu'elle était enceinte, huit mois que le comportement de Drago changeait en sa présence. Plus affectueux, plus apaisé, c'était comme si un élan paternel, protecteur, sincère le tiraillait de l'intérieur, l'obligeant à mettre de côté la grande part d'ombre qui le caractérisait si bien. Et bien qu'elle ne le dise pas, Hermione aimait bien plus ce Drago là même si, évidemment, elle avait tant été attirée par sa violence, sa noirceur… Il avait été son fruit défendu d'un paradis interdit, il était à la fois la tentation et le tentateur, le piège de sa volonté vacillante. Et maintenant qu'elle portait son enfant, elle avait l'impression, plus encore, de lui être complètement destinée. Elle était à lui, ne voulait que lui, il lui était nécessaire pour sa survie. La voix de Drago au creux de son oreille la ramena à la réalité.
- On sait bien toi comme moi, reprit Drago en cessant de rire mais en étant toujours amusé, que, d'une, être enceint risque d'être particulièrement difficile sachant que je suis un homme. Et de deux, je ne suis pas convaincu de leur faire accepter le fait que je veuille rester hors service quelques temps pour la simple et bonne raison que ma femme, née moldue, meilleure amie d'Harry Potter, ennemie directe, attend mon enfant…
Hermione grommela quelque chose, mécontente, telle une gamine capricieuse et Drago attaqua alors à nouveau son cou, essayant de la dérider quelque peu. Ce fut un échec complet cependant car, brusquement, la jeune femme éclata en sanglot. Cessant tous baisers, il caressa ses joues, balayant ses larmes d'un revers de doigt. Il avait l'habitude de ces sautes d'humeur. Les hormones, expliquait-elle toujours… Et si lui avait toujours détesté voir quelqu'un pleurer, il savait pertinemment qu'Hermione supportait encore moins que lui de se retrouver dans un tel état. Elle se sentait tellement faible, autant physiquement que psychologiquement, il n'en rajouterait donc pas, ce n'était pas la peine. Il n'en avait, de toute façon, pas le cœur. Certes, auparavant il n'aurait pas apprécié de la voir pleurer ainsi et ne se serait pas gêné pour le lui faire remarquer, mais à présent, la situation avait changé. Il détestait la voir ainsi car il avait mal pour elle, avec elle…
- Je n'en peux plus Drago, finit-elle par murmurer entre deux sanglots avant de poursuivre en détachant chaque syllabe de chaque mot, les abattant durement comme si elle martelait un marteau sur un clou. Je me sens tellement inutile… Je ne sers vraiment plus à rien du tout ! Je déteste être forcée de rester au fond de ce foutu lit ! Je ne devrais tout simplement pas être là mais plus aux côtés d'Harry, Ron et tous les autres, non pas allongée ici à ne strictement rien faire du tout ! Tu sais quoi, je commence même à détester cette maison. Notre maison ! Et puis toi… Oui toi ! Pourquoi est-ce que tu m'as fait un enfant, pourquoi ? C'était une idée des plus stupides ! Ça n'aurait jamais dû arriver ! Jamais ! Je ne voulais pas être mère, ce n'est pas moi ça, je ne suis vraiment pas faite pour être mère, vraiment pas du tout ! Je suis faite pour me battre, pour mettre fin à la Guerre et au règne de Voldemort, pour torturer si nécessaire mais je ne suis pas faite pour élever un môme !... Je me dégoûte moi-même avec ce ventre gigantesque, cette poitrine énorme, tous ces kilos en trop… Je ne suis plus bonne à rien… Et… Et je crois que je deviens folle ici…
Délicatement, Drago fit tourner la jeune femme afin qu'elle se retrouve face à lui. D'instinct, Hermione se blottit un peu plus contre lui –du moins autant que le lui permettait son ventre, bloquant sa tête entre son torse et le matelas. Tendrement, Drago fit glisser ses doigts dans le dos d'Hermione, attendant, en ne pouvant s'empêcher de sourire, qu'elle daigne enfin reprendre ses esprits et se calmer. Ce fut long, il fut patient –nouvelle qualité qui avait commencé à prendre forme en lui en même temps que le déroulement de la grossesse de sa femme devenait plus complexe à gérer. Entre crises de larmes, caprices en tous genres, colères, mal être et autres, Drago avait bien cru que jamais il ne s'en sortirait entier. Pourtant, il était resté. Il aurait très bien pu partir, l'abandonner, il savait pertinemment qu'être père ce n'était pas non plus fait pour lui. Mais il était resté. Le lien qui les unissait était déjà fort mais il avait l'impression qu'il s'était renforcé plus encore depuis que cet enfant était entré dans leur vie –où du moins apparu dans le ventre d'Hermione. Alors, Drago ne pouvait tout simplement pas la laisser seule, les laisser seuls, ça lui était impossible, inconcevable. Le sens de sa vie, c'était elle. Quoiqu'il en dise, il n'était pas auprès d'elle juste pour le plaisir du sexe et de danger que représentait une telle situation. C'était bien plus que ça. Il le savait mais ne chercherait pourtant pas à mettre de mots dessus, même des années plus tard, il n'était pas prêt pour cela.
Finalement, Hermione releva la tête pour planter un regard dur dans le sien, attendri. Un instant plus tard, elle se redressait afin de s'asseoir –elle eut besoin de l'aide de Drago pour cela, ce qu'il fit sans hésitation avant de poser sa tête contre le ventre de la jeune femme, le caressant à nouveau. Il entendait nettement les battements un peu trop rapides du cœur d'Hermione et perçut légèrement l'enfant bouger, il donna même un coup à l'exact endroit où il avait posé son oreille, ce qui eut pour effet de l'amuser. Il finit par se redresser pour se concentrer à nouveau sur la mère dont les yeux rouges ne pouvaient que prouver l'état de faiblesse dans lequel elle se trouvait même si elle venait le nier. D'un geste lent, il passa ses doigts sur sa joue rougie, fit glisser une mèche rebelle derrière son oreille pour dévier sur son cou et revenir à sa joue jusqu'à la commissure de ses lèvres. Il y déposa alors un léger baiser avant de lui sourire.
- Je confirme, tu deviens folle, tant et si bien que tu en viens à dire tout et n'importe quoi… Je comprends cependant que tu sois mal à devoir rester ici, à ne pas pouvoir te battre, ni même être auprès de tes amis. Mais je t'ai déjà proposé une alternative me semble-t-il…
- Si j'acceptais d'aller auprès d'eux tu ne seras pas à mes côtés lors de l'accouchement et je veux que tu y sois. Tu dois être le premier à voir ton fils. Je ne peux donc pas leur demander de venir me chercher. On a déjà tout prévu… J'accoucherais donc ici, aidée de ce médecin moldu qui me suis depuis quelques mois déjà et auquel tu lanceras ensuite un sort d'amnésie et tout ira bien. Ensuite seulement, j'irai leur présenter mon enfant…
- Vraiment, grimaça Drago, l'idée que tu sois aux mains d'un médecin moldu ne me plaît pas du tout…
- Pitié, Drago, ne me ressors pas ta sempiternelle rengaine sur les moldus et leur incapacité. J'ai réussi à te convaincre alors on ne va pas revenir là-dessus. C'est ça, ou j'accouche sans aide, qu'est-ce que tu préfères ?
Il lui adressa une moue sceptique et mécontente ce qu'elle prit pour un acquiescement à leur plan concernant son prochain accouchement. Elle respira un grand coup, cherchant piteusement à faire disparaître le nœud qui lui enserrait la gorge. Elle avait peur. Elle ne le dirait pas, mais elle avait peur. Peur que quelque chose ne se passe pas comme prévu, peur qu'il y ait un imprévu, elle qui aimait tant que tout soit parfaitement réglé. Mais avant tout, elle avait cette peur continuelle que si elle laissait Drago la convaincre de partir accoucher auprès de ses amis et de l'Ordre, elle ne le reverrait plus jamais après. Elle craignait par-dessus tout qu'il ne cherche par là qu'un moyen de la fuir. Elle et la situation qui dégénérait beaucoup trop à son goût. Jamais ils n'auraient dû devenir parent. Pourtant elle était bel et bien sur le point de mettre au monde leur enfant et elle devait assumer cela. Lui… en revanche, pouvait parfaitement décider de l'abandonner et de retourner auprès de Voldemort et de ses mangemort prêts à tout pour exterminer moldus et sorciers du bon côté. Un tremblement la parcourut violemment. Croyant qu'elle avait tout simplement froid, Drago remonta la couverture sur eux, enveloppant du mieux possible Hermione.
- Drago… murmura-t-elle alors, les larmes perlant à nouveau aux coins de ses yeux.
- Que se passe-t-il ? demanda-t-il alors qu'elle semblait hésiter et posait son regard partout excepté sur lui.
- Je… Ne me quitte pas. Je t'en prie, ne me laisse pas tomber. Je te jure que je ne le supporterais pas. Si tu m'abandonnais, je ne te survivrais pas longtemps. C'est stupide, complètement stupide et je suis sûre que tu détestes m'entendre dire ça mais c'est malheureusement la stricte vérité… Je ne pourrais pas vivre, survivre sans toi !
Attrapant brusquement Drago, en passant ses mains derrière son cou, elle amena ses lèvres aux siennes pour un baiser empli d'une passion violente et destructrice, mêlée à une étonnante et tendre sensualité. Ce fut comme si elle cherchait à lui transmettre, à travers ce baiser, tout l'amour qu'elle ressentait pour lui sans jamais oser l'avouer, faisant passer son besoin oppressant de le sentir près d'elle et, par-dessus tout le reste, la peur incessante qu'elle avait de le perdre à tout instant ce qui risquerait fort de la tuer, elle en était convaincue. Drago fut forcé de défaire les liens fermement accrochés à sa tête pour se dégager et reprendre sa respiration. Il l'observa rougir avec un sourire à en faire fondre plus d'une. Bloquant son menton entre ses doigts, il l'obligea à redresser la tête pour le regarder droit dans les yeux.
- Tu es stupide, tu sais. Je n'ai pas l'intention, ne l'ai jamais eu et ne l'aurai jamais, de te laisser. Je n'ai pas souhaité que tu gardes cet enfant pour t'abandonner avec lui. Je veux rester à tes côtés, je veux le voir grandir auprès de nous… Alors partir maintenant… Il n'en a jamais été question, pas de mon côté en tout cas. Jusque là nous n'avons pu nous quitter, ce n'est pas parce que tu es enceinte que ça change quoique ce soit !
Les lèvres tremblantes d'Hermione, les larmes au bord de ses yeux et ses petits poings crispés alors qu'il la tenait par les poignets, furent comme un pic dans le cœur de Drago. Il ne voulait pas qu'elle doute de lui. Il ne voulait pas qu'elle se mette à imaginer le pire. Il ne voulait pas qu'elle ait peur. Tendrement, il l'embrassa sur le front, puis sur chacune de ses joues, avant de s'approcher de sa bouche.
- Je t'en prie, Hermione… murmura-t-il tout contre ses lèvres. Ne crains rien… Je suis et resterais là. A jamais. Je t'appartiens.
Cette déclaration eut pour effet de faire apparaître un large sourire sur le visage de la jeune femme qui embrassa sans plus tarder l'homme dont elle ne pouvait se passer. Elle l'aimait. C'était une évidence qu'elle n'osait cependant même pas s'avouer réellement à elle-même. Pourtant, en cet instant, elle ne pouvait le nier tant son cœur explosait de cet amour étrange et palpitant qui la liait à Drago Malefoy, cet ancien Serpentard, ce Mangemort, cet homme qui était censé représenter tout ce pour quoi elle se battait… Oui, la triste vérité était là, elle l'aimait. Bien plus sans doute qu'elle n'osait même le croire, bien plus qu'il ne l'imaginait lui-même.
Alors qu'elle commençait à déboutonner sa chemise, Drago se dégagea avec douceur. Aussitôt, elle adopta une moue boudeuse qu'il ne connaissait que trop bien et qui le fit rire malgré lui, ne pouvant s'en empêcher.
- Drago, s'il te plaît, j'ai envie de toi…
- Je sais. Moi aussi j'ai envie de toi, sois en sure mais…
- Mais tu es tout simplement stupide de craindre que cela puisse avoir des répercutions sur le bébé ! Le médecin l'a confirmé, on peut parfaitement avoir des relations sexuelles, ce n'est pas mauvais, encore moins proscrit !
- Je sais, je sais… Mais même, je préfère ne prendre aucun risque vois-tu !
Croisant les bras sur sa poitrine, Hermione s'adressa brusquement à son ventre.
- Alors toi, je te jure, tu ne m'auras apporté que des ennuis alors que ce soit clair dès à présent, ne comptes surtout pas sur moi pour faire de ta vie un petit paradis. Tu ne seras pas choyé, tu ne seras pas adoré, tu devras te débrouiller seul parce que ta mère et ton père auront des heures et des heures de sexe à rattraper !
Relevant la tête, elle croisa le regard interdit, presque choqué, de Drago qui l'observait, les yeux ronds comme des soucoupes. Elle lui adressa une grimace contrite qui eut pour effet de le dérider d'un coup, le faisant rire à nouveau.
- Hermione, c'est officiel, soit être enceinte ne te convient vraiment pas en raison des hormones trop importantes, soit tu deviens réellement folle et dans ce cas permet-moi de t'offrir l'alternative d'un hôpital psychiatrique. Parce que là, sincèrement, je commence à m'inquiéter plus qu'autre chose pour ta santé mentale.
Gamine, la jeune femme en question lui tira la langue, amusant plus encore son époux qui plaqua un autre baiser sur le front d'Hermione avant de se pencher vers le ventre de celle-ci.
- N'écoute surtout pas ta mère. Tu seras heureux, aimé, adoré et tout ce qui va avec. Peut-être que ce ne sera pas tous les jours la joie mais surement pas parce que nous te mettrons de côté pour ne plus penser qu'à nous. Certes, tu ne m'empêcheras sans doute pas de faire comme il se doit l'amour à ta mère, mais ne crois pas pour autant que nous ne nous occuperons pas de toi pour autant. Il faudra que ta mère apprenne à me partager…7
Hermione ouvrit la bouche, prête à lancer une réplique bien sèche, mais un léger tapement contre les carreaux de la fenêtre le lui en empêcha. Tournant la tête, elle aperçut son hibou qui attendait à présent patiemment que quelqu'un daigne le faire entrer afin de livrer la lettre qu'on lui avait remise. Lettre qui ne pouvait que provenir d'Harry, Hermione le savait et en fut automatiquement angoissée. Drago se leva prestement, ouvrit la fenêtre, laissant ainsi passer l'animal qui vint se poser directement sur le ventre d'Hermione. Dès que celle-ci eut dégagé le papier de sa patte, il s'envola, se doutant qu'il trouverait de la nourriture dans la cuisine, dans sa cage toujours ouverte. Essayant de calmer sa nervosité et les légers tremblements de ses mains, Hermione déroula la lettre.
Hermione,
Une fois de plus, je sais que je vais être confronté à un mur, mais par la barbe de Merlin et tous les Dieux de l'Olympe, je te supplie de me laisser venir te voir. Nous n'en pouvons plus de te savoir loin de nous, surtout dans ton état. Tu as beau me dire que tout va bien, que tu es en sécurité avec un médecin moldu pour s'occuper de toi, cela ne nous suffit pas. Détruit cette protection qui m'empêche de te trouver et permet moi juste une fois de te rendre visite. Je sais que tu tiens à ton indépendance et mon but n'est pas d'empiéter sur ton espace. Je veux seulement vérifier que tu vas bien, que ta grossesse se passe comme il se doit… S'il n'y a réellement aucun problème, tu as bien évidemment ma parole que je te laisserais tranquille…
Tu es enceinte. Et seule. Car tu nous as bien dit qu'il n'y avait pas de père, n'est-ce pas ? S'il y en a un, dis-le, qui que ce soit, s'il s'agit d'un sorcier ayant décidé de fuir la Guerre et l'Angleterre ou bien un simple moldu, ne t'inquiètes pas nous n'aurons, bien évidemment, aucun préjugés et l'accepterons. Mais si tu es réellement seule, alors je ne comprends pas, nous ne comprenons pas, la raison qui te pousse à rester loin de nous. Ici au moins, tu serais réellement en sécurité, près de tes amis qui t'aiment et il y aura toujours quelqu'un en cas de problème…
Je te supplie d'accepter ma demande !
Harry,
Ton frère de cœur qui a sincèrement peur pour toi et ne veut que ton bien.
Le cœur serré, Hermione lut trois fois de suite la lettre, laissant les mots la brutaliser psychologiquement. Elle savait qu'en faisant le choix de rester dans cette maison, auprès de Drago plutôt qu'au Quartier de l'Ordre, ses amis ne la comprendrait pas. Elle savait qu'elle leur faisait mal, à Harry plus particulièrement, leur donnant certainement l'impression de les fuir plus qu'autre chose. Mais elle savait, surtout, qu'elle ne pouvait leur dire la vérité. Ils ne lui pardonneraient pas. La preuve, le 'pire' pour Harry était de songer que le père n'était qu'un moldu… Comment pouvait-il imaginer, ne serait-ce qu'un court instant, que sa meilleure amie, que la fille qu'il connaissait depuis si longtemps, qu'Hermione Granger tout simplement, puisse avoir un enfant avec un Mangemort, Drago Malefoy qui plus est, considéré comme certainement le pire d'entre eux après Voldemort et Lucius…
Passant un bras autour de ses épaules, Drago la serra contre lui, espérant vainement lui apporter un peu de réconfort. Il savait bien ce que ça lui coutait de mentir à ses amis et de ne pas être soutenue par eux durant cette période. Il savait pertinemment, sans doute mieux qu'elle-même, qu'elle aurait donné n'importe quoi pour qu'il soit dans leur camp et qu'ainsi ils puissent vivre leur histoire au grand jour. Mais il savait que la réalité ne pouvait être changée. La Vie avait fait que leurs existences, à tous les deux, s'étaient retrouvées fermement liés, à jamais ensemble. Le Destin s'était clairement joué d'eux, les obligeant à vivre cachés, dans le mensonge.
- Hermione… Tu es sûre de…
- Oui, Drago. On ne va pas encore revenir dessus s'il te plaît… De toute façon il est trop tard pour changer d'avis, dans mon état je ne peux plus transplaner ni même prendre le système de cheminette ! Ça, c'est réellement interdit…
- Mais peut-être… Peut-être qu'il serait bien que tu acceptes au moins que Potter vienne…
Se détachant brusquement de lui, Hermione lui lança un regard glacial, clairement en colère.
- Il est hors de question, Drago, que quiconque mette les pieds ici ! C'est chez nous !
- Écoute, Hermione, cette idée ne me plaît guère non plus. Je n'ai pas particulièrement envie de voir Potter et toute sa clique débarquer dans cette maison et prendre presque possession des lieux. Mais tu as besoin de les voir, ne dis pas le contraire. Et eux, ils seront ainsi rassurés et pourront te laisser tranquille.
La jeune femme secoua vivement la tête, elle refusait d'entendre de telles paroles. Même si, bien évidemment, il ne s'agissait là que de la stricte vérité. Elle crevait d'envie de voir Harry, Ron et même Ginny. Elle avait besoin de leur présence car même si celle de Drago lui était nécessaire pour vivre, celle de ses amis lui était nécessaire pour ne pas oublier qui elle était. Malgré cela, elle ne pouvait simplement pas accepter qu'ils débarquent ici, même avec l'accord de Drago. C'était leur maison, leur endroit, l'unique lieu que la Guerre n'avait pas encore complètement contaminé. Certes, il y avait eu la présence de Rogue mais ça restait une histoire différente. Drago était en quelque sorte lié à Severus, et, qui plus est, il lui avait sauvé la vie, ce que l'ancien professeur de potions avait bien été obligé de prendre en compte, l'aidant ainsi à accepter la relation des deux ennemis et, surtout, à accepter de garder le silence. Mais Harry, Ron, Ginny et tous les autres ne seraient certainement pas aussi facile à convaincre. Et leur venue dans cette maison, signifierait aux yeux d'Hermione une nouvelle possession de l'Ordre. Elle refusait cela. Elle n'aimerait pas que des mangemorts viennent ici, elle ne ferait donc pas un tel affront à Drago.
- Ils ne viendront pas, un point c'est tout. Maintenant cessons de discuter de ça.
Se penchant avec difficulté, elle ouvrit le tiroir du haut de sa table de nuit et y déposa la lettre au dessus de tout un tas d'autres, toutes provenant d'Harry. Elle se rallongea ensuite, se laissant accueillir avec grand plaisir dans les bras de Drago. Ce dernier caressa lentement les cheveux désordonnés de sa femme. Chacun perdu dans ses pensées, le silence s'installa, calme, apaisant. Au bout d'un long moment, le souffle régulier d'Hermione contre son torse signala à Drago qu'elle s'était finalement endormie. Se dégageant le plus doucement possible, un tout petit peu, il observa le visage apaisé par le sommeil de la jeune femme. Il sourit et murmura quelques mots que jamais il n'oserait lui dire en face.
- Si tu savais comme je t'aime, Hermione… Si tu savais…
. . .
Lorsqu'elle ouvrit à nouveau les paupières, Hermione était seule dans le grand lit. Étirant son bras, elle tata vaguement la place vide à ses côtés. Seule. Une fois de plus. Pour une journée entière. Instantanément, un nœud noua sa gorge, un étau se referma autour de son cœur et, amenant une colère frustrée, les larmes lui montèrent aux yeux. Remontant la couverture sur ses épaules, elle se pelotonna du mieux possible au milieu du matelas.
Elle aurait donné n'importe quoi pour que Drago soit à ses côtés et non pas auprès de Voldemort et d'autres mangemorts. Elle n'aimait pas le jour. Elle aurait tant voulu que la nuit dure vingt quatre heures sur vingt quatre et qu'il reste ainsi dans cette maison, dans ce lit, avec elle. Elle trouvait ça tellement injuste qu'il puisse continuer de se battre pour sa cause alors qu'elle n'en était plus capable. Selon ses dires, elle était réduite à servir d'incubateur, ce qu'elle ne supportait pas.
- Je t'en prie, pesta-t-elle sans desserrer les dents, il est grand temps que tu sortes. Tu peux faire ça quand même, non ? Je sais que je ne suis pas tout à fait à terme mais à deux, trois semaines prêt… on peut bien dire que tu es terminé, n'es-tu pas d'accord ? J'ai fait mon boulot alors maintenant tu dois sortir de là ! J'ai autre chose à faire vois-tu !
Elle poussa un cri de colère désespérée avant de se tourner sur le dos et fixer le plafond entre ses larmes de rage. Cette situation n'était réellement plus possible. Avec difficulté, elle se redressa afin de s'asseoir, puis attrapa dans sa table de nuit la dernière lettre d'Harry ainsi que du papier et un crayon pour lui répondre. Sa main tremblait, elle essaya de se maîtriser, malgré tout, son écriture ne serait pas parfaite.
Cher Harry,
En effet, une fois de plus tu vas te retrouver face à un mur et, une fois de plus, je vais te supplier de me pardonner d'avance. Car ma réponse est toujours la même. Non. Non, je ne peux pas te permettre de venir. Quant à moi, il m'est à présent impossible de transplaner. Il vous faudra donc attendre la naissance de mon enfant pour me revoir parmi vous.
Soyez assuré cependant que vous me manquez énormément et que j'échangerais volontiers ma place avec n'importe qui pour être à vos côtés plutôt qu'allongée dans un lit à ne rien pouvoir faire de mes journées… Si Ginny avait aimé être enceinte, sois sur que cela n'est pas mon cas et je ne songe absolument pas à refaire un môme de sitôt –si ce n'est jamais même…
Je ne te parlerais pas du père. Mais rassure-toi, je ne suis pas seule et on prend soin de moi. Je ne peux t'en dire plus… Et te prie à nouveau de bien vouloir me pardonner.
Hermione,
Ta sœur de cœur qui aimerait trouver les mots suffisamment rassurant…
Une fois les mots posés sur papier, elle siffla un coup et, à peine une minute après, sa chouette apparut dans la pièce. Hermione attacha délicatement la lettre à sa patte, lui murmura qu'il s'agissait toujours de l'amener à Harry et la laissa s'envoler par la fenêtre restée entrouverte après l'avoir caressée. Elle l'observa s'éloigner dans le lointain, s'imaginant, un court instant à sa place, partant loin de cet endroit qu'elle avait tant aimé pour à présent tant détester. Rester cloîtrée dans cette maison ne lui convenait décidément pas.
La matinée passa lentement, très, très lentement, aux yeux d'Hermione. Bien qu'elle fut parvenue à dévorer un livre en quelques heures à peine, cela ne lui permit malheureusement pas d'oublier, même un court instant, l'état dans lequel elle se trouvait. Rapidement, elle eut extrêmement chaud et sa nuisette, qu'elle avait l'impression de ne pas avoir quitté depuis des mois, lui colla rapidement à la peau, d'une façon vraiment désagréable. N'en pouvant plus, Hermione se mit sur ses pieds, non sans difficulté, et se dirigea vers la salle de bain.
Au dessus du lavabo, elle observa attentivement le reflet d'horreur que lui renvoyait le miroir. Son visage était plus pâle encore que d'ordinaire, bien qu'il se soit arrondi il paraissait plutôt creusé, les cernes marquant cette curieuse impression. Ses yeux avaient perdus cet éclat légendaire d'assurance et de motivation qui la caractérisait si bien pourtant quelques mois plus tôt. Ses cheveux déjà rarement dressés comme il se devait, semblaient avoir décidé de battre des records, créant un nombre incalculable de nœuds, les emmêlant comme jamais.
Se détournant de son image, Hermione entreprit de retirer sa nuisette, la jetant dans un bac de linge sale, avant d'entrer sous la douche. Tout ça en des gestes particulièrement lents, trop lents à son goût mais elle s'efforçait malgré tout de ne pas se brusquer. Ouvrant les robinets, elle accueillit l'eau froide sur sa peau avec un soupir de soulagement et de bien-être. Profitant au maximum, elle n'aurait su dire depuis combien de temps elle y était, passant doucement du froid au chaud, se détendant entièrement. Elle finit, au bout de longues minutes par en sortir. La pièce était à présent humide et une chaleur étouffante y régnait. Attachant une serviette autour de son corps, Hermione s'empressa d'ouvrir la porte pour laisser entrer un air plus agréable.
Soudain, alors qu'elle revenait vers le lavabo et tendait la main vers sa brosse à dent, sa vue se brouilla. Clignant plusieurs fois des yeux, elle sentit un vaste tournis s'emparer d'elle, engloutissant son esprit violemment. Au même instant, un liquide désagréable s'échappa de son entre-jambe pour venir couler le long de ses jambes. Ne parvenant pas à se reprendre, elle s'effondra brusquement. Sa tête rencontra brutalement le bord du lavabo puis son corps entier s'affala durement sur le sol de la salle de bain. La panique l'envahissant, elle entreprit de se concentrer pour rassembler ses pensées. Respirant par à-coup, elle ferma les yeux et se faufila mentalement dans le labyrinthe de son esprit. Trouvant la porte recherchée, elle la fit subitement exploser. Elle fut instantanément connectée au cerveau de son époux, amant, âme sœur.
- Drago ? Drago ! hurla-t-elle.
- Hermione ? l'entendit-elle répondre un court instant plus tard, dans son ton elle perçut clairement l'étonnement et la crainte. Hermione, qu'est-ce qui se passe ? Pourquoi utilises-tu cette connexion ?
- Drago, il faut que tu viennes ! Maintenant ! J'ai besoin d'aide. Je t'en prie… viens…
Elle le sentit clairement hésiter. Pour autant elle comprit que son hésitation devait être due à la situation dans laquelle il se trouvait et dont il ne pouvait se dépêtrer aussi facilement. Elle perçut également de façon très nette son envie irrésistible de ne se concentrer que sur elle et de rentrer immédiatement pour lui venir en aide sans plus attendre. Il soupira intérieurement.
- Hermione, je ne peux vraiment pas du tout partir maintenant. C'est pourquoi je vais te demander de faire quelque chose, cela ne te plaira guère, ça ne m'enchante pas non plus, mais je t'ordonne de le faire. Fais appel à Potter et les autres !
- Mais…
- Il n'y a pas de mais qui tienne. FAIS-LE !
Sa colère était palpable. Mais elle saisit parfaitement qu'il était plus énervé contre lui que contre elle. Le lien fut brusquement coupé et elle comprit qu'il était réellement occupé. Le souffle court, elle commençait à se sentir de plus en plus faible. Elle avait pourtant un choix à faire. Une contraction la prit subitement par surprise. Elle savait que d'autres ne tarderaient pas. Alors à nouveau, elle pénétra dans ce labyrinthe muni de multiples portes, image distincte dans son cerveau et en fracassa une nouvelle. Cette fois c'est dans les pensées de son meilleur ami et frère de cœur qu'elle pénétra sans prévenir.
- Harry ? Harry, est-ce que tu m'entends ?
- Hermione ?
- Oui, Harry, c'est bien moi. J'ai besoin d'aide. Il faut que tu viennes. Maintenant. Je t'en prie… Avec Ginny. Et Molly. Pas besoin d'une escouade, il ne s'agit pas d'une attaque. Ginny, Molly et Mme Pomfresh si elle est dans les parages…
Au fur et à mesure qu'elle parlait, sa voix s'éteignait de plus en plus. Ses forces faiblissaient, elle ne tiendrait plus longtemps, ça paraissait évident.
- Hermione, mais où est-ce que tu es bon sang ?
- Cherche, Harry… C'est… inscrit… en toi… Maintenant… libéré…
Elle ne put en dire plus. A bout de force, elle lâcha prise et revint complètement à la dure réalité, allongée à même le sol dans sa salle de bain, tremblante de la tête aux pieds. Elle espérait vraiment que le sort ait fonctionné et qu'en atteignant ainsi son cerveau elle avait bien réussi à libérer l'emplacement inscrit dans sa tête depuis des années déjà.
Elle fut heureuse de voir apparaître au-dessus d'elle, à peine quelques minutes plus tard, alors qu'elle se laissait envahir par le flou, glissant dans les vapes, le regard vert lumineux d'Harry. Elle ne put s'empêcher de sourire alors qu'il la regardait d'un air affolé.
- Hermione ! s'exclama-t-il avec brutalité. Hermione, on est là, ça va aller, tout va bien maintenant.
- Harry, lança une voix qu'elle reconnut comme appartenant à Mme Pomfresh, il ne faut surtout pas qu'elle s'endorme. Molly, occupez-vous de sa tête. Hermione, il faut rester avec nous et il va falloir pousser. Nous devons mettre votre enfant au monde ! Maintenant !
- Harry… souffla la jeune femme concernée. Harry, je ne peux pas… Je suis…trop… fatiguée…
- Allez Hermione, courage, tu n'es plus seule. Pense à ton enfant, il faut que tu le mettes au monde…
Elle sentit alors qu'on lui attrapait la main et la tête de Ginny rejoignit celle d'Harry au dessus d'elle. Ni l'une, ni l'autre n'eut le temps de dire quoique ce soit car une autre personne, certainement Molly Weasley, souleva la tête d'Hermione pour y glisser quelques coussins en dessous. La mère de la rouquine enchaîna juste après en appliquant une pommade sur l'endroit où elle s'était cognée et où le sang avait déjà commencé à coaguler.
- Hermione, murmura Ginny, ramenant la concentration de son amie sur elle.
- Ginny… Tu es venue…
- Je n'allais certainement pas manquer ton accouchement, sourit la rouquine, les larmes aux yeux pour une raison qu'Hermione ignorait. Est-ce que tu es prête ?... Il faut vraiment que tu fasses un effort. Tiens… avale ça, ça devrait te donner un peu de force pour tenir…
Hermione se laissa faire, engloutissant la potion que Ginny lui versa dans la bouche. Un court instant après, elle ressentit en effet une nouvelle vigueur investir son corps. Si cela ne comblait guère les douleurs et la fatigue, ça suffirait sans aucun doute pour lui permettre d'accoucher.
- Miss Granger, nous allons y aller, vous êtes suffisamment dilatée et nous ne pouvons plus attendre.
Sous les encouragements d'Harry et Ginny et les commandements de Mme Pomfresh, Hermione entama le travail, poussant quand il le fallait, respirant dans les intervalles possibles. N'en pouvant plus, elle aurait aimé en finir rapidement mais l'enfant semblait encore vouloir la contredire, n'arrivant pas comme il aurait dû.
Finalement, alors qu'Hermione sentait de nouveau les forces l'abandonner, ce fut fini. Du moins, elle le crut. Car à l'instant même où l'enfant sortait d'elle –confié à Ginny, une violente douleur vint lui brutaliser la tête. Les vertiges la reprirent et elle dut rapidement se tourner sur le côté pour vomir.
- Que se passe-t-il ? s'écria Harry s'adressant plus à Mme Pomfresh, voire même Molly, qu'à Hermione.
- Je crois bien qu'elle nous fait une hémorragie. Ce que j'ignore c'est pourquoi elle vomit. Nous n'avons pas le choix il faut la transporter à Sainte Mangouste. Ginny tu y vas avec l'enfant, nous, on va s'y mettre à trois pour transplaner, cela devrait permettre de ne pas trop la secouer !
Aussitôt les ordres donnés, Ginny disparut, partant en avant pour prévenir les médecins à l'hôpital. Un court instant plus tard, Harry, Mme Pomfresh et Molly Weasley transplanaient à leur tour, emmenant Hermione avec eux qui, trop faible, s'était évanouie.
Voili Voiloù !
J'espère que ce nouveau chapitre vous a plu :)
En c'qui m'concerne je l'aim'euh biien. Ca m'a fait du bien d'écrire un aussi long passage sur Drago & Hermione :) Et vOuiii ils semblent avoir compris qu'ils aimaient l'autre mais il ne l'avoueront jamais clairement dans les yeux de l'autre x)_ Mais bon hein, on n'change pas les habitudes et les têtues-tête-de-mule restent des têtue-tête-de-mule :p
Et pis valà l'accouchement enfin arrivé... Je vous dis à dans deux jours pour savoir ce qu'il se passe ensuite... hihi
Pensez donc à la p'tite review qui fait toujours plaisir ;)
Bisous Bisous
!bloody-dirk!
