Hey ! Me voici de retour pour vous jouer un mauvais tour !
Je sais, je suis pas en avance pour cette mise à jour, mais l'inspiration ne venait vraiment pas. Et puis tadaaa ! Jme suis dit : pourquoi ne pas aller faire un tour à Londres ?
Ce texte était truffé de fautes d'orthographe à la base, donc je remercie mille fois ma correctrice Skiria, sans qui vous fronceriez le nez à chaque paragraphe.
Enjoy,
LDDW
Pour une lecture plus vivante, vous pouvez écouter ces musiques sur Youtube lorsque les chiffres (1) ;(2) ;(3) apparaitrons dans le récit :
(1) Chicken Quest : La quete des poulets du Ranger
(2) LE DONJON DE NAHEULBEUK - MON ANCETRE GURDIL (Cover)
(3) Lux: Binding Light | League Animation Workshop
Chapitre 10 – On ne meurt qu'une fois...
Hermione Weasley sirotait distraitement son Earl Grey devant une montagne de paperasse ennuyante. Elle passerait certainement la nuit à lire et signer les contrats qui avaient irrémédiablement atterri sur son bureau en son absence.
Le magemannot avait depuis des mois la fâcheuse tendance à trop se reposer sur elle pour les affaires pointilleuses. Une chance qu'elle ait été vacciné contre les profiteurs... Passer la majeure partie de sa scolarité à faire les devoirs de ce fainéant de Weasley semblait avoir finalement quelques aspects positifs...
La sorcière eut soudain un sursaut. Elle venait en effet de recevoir un coup de pied vengeur du petit Ronald Junior, fervent défenseur de son géniteur.
"Et en même temps", se dit Hermione, "entre roux, il faut bien se soutenir".
Un nouveau coup sur sa vessie la forçat à modérer ses pensées impies.
"On ne dit pas de mal de Papa Ron en son absence", semblait vouloir faire comprendre le petit être qui grandissait dans son ventre.
Hermione était à son cinquième mois de grossesse. Bien que nerveuse d'être tombée enceinte dès le début de son mandat, elle avait su gérer ses devoirs envers le ministère à la perfection.
Ron avait même promis de se mettre en congé paternité à la naissance du bébé.
Ils s'étaient mariés il y a déjà plus de cinq ans. Pourtant, le couple n'était pas parvenu à concevoir un enfant jusqu'à récemment.
Les guérisseurs avaient d'abord cru à un cas d'infertilité. Mais la raison de cette mystérieuse stérilité était bien plus évidente : le vide qu'avait laissé Harry Potter dans leur vie.
Ron et Hermione avaient tout juste commencé à dépasser le stade du deuil de leur meilleur ami.
La bataille finale à Poudlard avait brisé beaucoup de familles. La survie du monde sorcier s'était jouée en peu de chose cette nuit-là.
A la surprise générale, ce fut Neuville qui triomphât du seigneur des ténèbres. Comme quoi, même en tentant d'y échapper et de le contrer, le destin n'a de cesse de vous rattraper...Si Harry Potter, le Golden Boy, n'avait pu réaliser la prophétie, un autre garçon, dissimulé dans l'ombre, semblait avoir eu le dernier mot face au sorcier le plus dangereux d'Angleterre. Londubat avait su trouver en lui une âme de meneur insoupçonné et été devenu directeur de Poudlard trois ans après la guerre.
Ron, en revanche, n'était pas parvenu à obtenir une place au ministère de la magie. Il faut croire que sans son compagnon d'aventures, le rouquin était moins prompt à chercher les problèmes. Personne n'avait d'ailleurs été réellement surprit de le voir mener une vie d'homme au foyer. Il soutenait avec ferveur sa femme dans sa vie politique et en été très fier.
Un brusque battement d'ailes retira soudainement Hermione de ses pensées. La jeune femme s'attendait à voir apparaître encore un hibou apportant un énième dossier urgent à régler.
Il en fut cependant tout autre. A sa grande stupeur, un énorme corbeau atterrit sur le perchoir destiné aux missives américaines.
D'habitude, la MACUSA recourait à des condors pour envoyer des lettres...
Précautionneusement, Hermione vint prendre le message enroulé sur la patte de l'animal. Le sceau de la missive la fit frémir d'effrois.
Jamais encore...Du moins, pas depuis 700 ans, le ministère de la magie n'avait reçu l'honneur d'avoir un tel correspondant.
Hermione avait toujours été passionné par les mythes, fondateurs des croyances sorcières actuelles.
D'après la légende, Merlin, l'élève le plus doué que Poudlard eu connu en mille ans, était un jour entré en contact avec une puissance obscure.
L'une des caractéristiques les plus évidentes chez Merlin, comme l'évoquait bien son surnom d'« enchanteur », était sa capacité à se métamorphoser. On disait d'ailleurs que s'était ainsi qu'était née l'art de la métamorphose. Un dieu lui avait, en effet, proposé de le prendre pour apprenti afin de lui inculquer une magie étrangère. Merlin avait apparemment été choisi parmi tous ses semblables sorciers pour son goût du jeu, du déguisement et du canular. Rien de rassurant vous dirais-je. Et pour cause, c'était Loki, dieu du chaos qui était descendu des cieux pour partager son savoir avec le sorcier.
Hermione fixait d'un regard incrédule la cire rouge de la lettre dans ses mains. Imprimé dessus, on pouvait admirer un sceau gracieux représentant un serpent qui se mordait la queue.
Son cerveau fonctionnait à mille à l'heure. Pourquoi un dieu scandinave tenterait-il de rentrer en contact avec elle ? Désirait-il prendre un nouvel apprenti parmi les sorciers d'Angleterre ? Si c'était le cas, les journaux du monde entier répandraient la nouvelle comme une traînée de poudre et ce, dès l'aurore.
Avalant avec difficulté sa salive, Hermione jeta un sortilège à la lettre pour vérifier qu'elle n'était pas piégée. Après tout, si le dieu de la malice en personne lui avait écrit, il n'y avait rien de honteux à prendre toute ses précautions. Mais la jeune femme fut presque déçue lorsqu'une note clair résonna dans l'air, preuve que ce qu'elle tenait dans les mains n'était qu'un simple morceau de papier.
Avant de mourir littéralement d'impatience, elle défit le sceau. A sa grande surprise, l'écriture de son correspondant lui sembla familière.
Madame la Ministre de la magie,
J'ai l'honneur de solliciter votre temps sur des faits concernant la situation mondiale qui, à mon sens, méritent un examen, sinon approfondi, du moins attentif.
Comme vous l'aurez sans doute deviné à mon sceau, je suis un sorcier réputé pour résoudre des affaires d'ordre chaotique.
Je sais avoir une certaine notoriété parmi vos gens pour avoir pris pour apprenti un jeune serpentard de Poudlard il y a déjà plus de 756 ans. Cependant, beaucoup de siècles ont passé depuis cette époque et je crains que mythe et réalité ne se confondent dans les mémoires.
Je fais à présent parti d'une Agence gouvernementale nommé SHIELD, s'occupant de la Logistique Défensive Américaine des Non-Mages. Avec l'accord du MACUSA, je viens directement vers vous pour convenir d'une collaboration entre nos forces armées.
Ces dernières années, la terre fait face à des attaques extra-terrestres nuisant fortement à la sécurité des non-mages, mais aussi à celle des sorciers.
Le gouvernement Américain m'a chargé d'établir un contact avec toute les communautés magiques existantes afin d'unir nos forces face à la menace croissante d'une prochaine attaque.
Trois communautés sorcières ont déjà signé un accord pour participer activement à la protection de la terre.
Des Aurores venant du Tibet, d'Afrique et du Japon ont ainsi été soumis à un programme d'entrainement aux côtés de non-mages afin que science et magie puissent s'unirent dans un but commun.
Mon souhait serait de pouvoir discuter avec vous d'une potentielle alliance.
Je vous remercie par avance pour le temps que vous consacrerez à la lecture de cette lettre et pour la réponse que vous y apporterez.
Je vous prie d'agréer, Madame la Ministre l'expression de...
Oh Et puis zut !
Salut Mione, c'est Harry. Tout va bien pour toi ? Comment va Ron ?
Je n'ai jamais douté que tu deviendrais la plus brillantes des sorcières d'Angleterre. J'ai lu toutes les nouvelles lois que tu as apporté pour la protection des elfes de maisons et je trouve ce projet fantastique. Dobby serait certainement aux anges. Sans mauvais jeu de mot...
Enfin bref, tu vas certainement penser que cette lettre n'est qu'une mauvaise farce, et en un sens, je peux t'assurer que s'en est une.
Je serais bien venu te rendre visite en personne, mais j'avais peur que tu ne fasses une rupture d'anévrisme si je débarquais comme le Christ dans ton bureau.
Tu dois probablement te demander comment Harry Potter, censé être enterré six pieds sous terre à Godric Hallow peut t'envoyer un de ces fameux parchemins ponctués de pattes de mouches et de ratures. Mais, hey ! Ne suis-je pas le « garçon qui survie toujours » ?
Ne sois pas en colère s'il te plait. Je n'ai pas pu t'envoyer de hiboux avant ce jour pour la seule et simple raison que je ne suis revenu sur terre qu'il y a trois mois à peine.
Bon, tu l'auras sans doute compris, même mort, je me retrouve encore au milieu d'un joyeux merdier.
Aurais-tu un peu de temps à consacrer à un vieil ami ?
Avec Amour,
Harry.
PS : Dieu du Chaos...Ce n'est pas classe comme distinction ? Tu crois que Fred et George seraient fiers de moi ?
Le séisme le plus violent mesuré possède une magnitude de 9.5 sur l'échelle de Richter. Celui qui suivit la lecture de cette lettre n'eut pas d'égale à l'intérieure même du ministère de la magie.
En cette fin Décembre, l'Angleterre était parée d'un manteau de neige tout neuf alors que notre héros s'engageait sur la passerelle qui le conduisait à terre.
Londres luisait dans les derniers feux du crépuscule. Les reflets de ces lueurs dansaient et bondissaient sur les eaux noires de l'océan Atlantique. Harry marchait avec une unique valise pour tout bagage. Comme muent d'une volonté propre, ses pieds le menèrent automatiquement vers Charing Cross Road, au cœur de la capitale.
Le Londres du XXIe siècle était grouillant de dangers inconnus et séduisant de mystères. Les dernières lueurs du couchant disparaissaient du ciel, mais des silhouettes sombres s'affairaient encore dans les grandes avenues bordées de boutiques. Noël était proche et quelques retardataires étaient encore en chasse de cadeaux.
Harry se sentait quelque peu dépassé par toute cette modernité. Le Londres de son enfance était en effet loin derrière lui.
Une rafale glaciale balaya la rue et s'insinua à travers les coutures de son épais manteau. Harry dut plaquer une main sur sa tête pour empêcher son capuchon de glisser. Le sorcier remonta son col pour se protéger de la neige et pressa le pas.
Quelques gallions s'entrechoquaient au fond de sa poche, reliquats de son travail pour le MACUSA. Officiellement mort pour le monde sorcier, la fortune des Potter avait été distribué à des œuvres de charités.
Ses pieds s'enfoncèrent en craquant dans la neige poudreuse tandis qu'il s'approchait du chaudron Baveur. Tous les propriétaires des magasins alentours tiraient les volets de leurs boutiques, ou pour le moins, presque tous. Avec plus d'attention, on pouvait en effet distinguer entre une librairie et une boutique de disques la lumière chaleureuse d'un pub. Une délicieuse odeur de soupe aux pois et de bière émanait du lieu. Harry s'engouffra dans l'entrée comme si sa vie en dépendait.
A sa grande surprise, se fut un homme vêtu d'une longue robe sombre qui lui tint la porte. Harry aurait pu croire à un comportement tout à fait gentleman s'il n'avait pas reconnu le visage de son ancien professeur de potion derrière ses longs cheveux gras. Harry avala avec difficulté sa salive. Il savait que Hermione jouerait la carte de la sécurité pour leur premier entretient, mais n'avait jamais pensé qu'elle emploierait Snape à cette fin.
- Heureux de vous voir toujours vivant, Severus...Salua Harry d'une voix qui se voulait posée.
Intérieurement, le jeune dieu était saisi d'effroi. Ses yeux émeraudes rencontrèrent un instant ceux de l'homme. Snap avait certainement dû croire à un canular car il arbora un regard tout à fait ahurit avant de se reprendre.
-Le plaisir est partagé, Monsieur Potter. Répondit sarcastiquement son ancien professeur en lui faisant signe de s'avancer à l'intérieur du pub.
Harry ne se fit pas prier. La chaleur du feu qui crépitait redonna couleur et vie à ses joues. Une demi-douzaine de clients étaient installés autour de quelques tables rondes et grossières.
« Il faut croire que certaine chose ne change jamais » pensa Harry avec un sourire satisfait sur le visage. Dans un coin de la salle, on apercevait un petit piano, mais il n'y avait personne sur le tabouret pour en jouer.
Le dieu alla s'asseoir dans un coin reculé du pub, à l'abris des regards indiscrets. Le maître des potions ne tarda pas à le rejoindre, les mains chargées de deux bièrauboeurs.
Harry dissimula sa surprise derrière un sourire reconnaissant. Il jeta un coup d'œil aux autres clients
Deux d'entre eux étaient plongés dans une partie d'échecs sorciers, au fond de la salle. Une tablée de six nains semblant tout droit sorti d'une œuvre de Tolkien buvaient et riaient bruyamment en s'échangeant des blagues crues. Il était rare de voir cette race magique dans un lieu publique. Généralement, les nains préféraient la sécurité de leurs souterrains, et fuyaient comme la peste les sorciers. Certainement avaient-ils été attiré par l'alcool local. Ils étaient après tout réputé pour leurs joyeuses beuveries et le chaudron Baveur connu pour produire les meilleurs bièrauboeurs du Royaume-Unis.
Harry posa son regard sur sa propre boisson. Cela lui faisait bizarre de tenir une pinte dans la main. Même après mille ans d'âge, il ne tenait toujours pas à l'alcool. Il se retint de regarder nerveusement par-dessus son épaule afin de guetter l'arrivée de ses deux meilleurs amis. Snape le scrutait d'un œil calculateur.
Harry se demanda un instant s'il avait une moustache de mousse pour être observé ainsi et chercha son reflet dans une fenêtre au verre givré. Cela faisait à peine cinq ans qu'il avait été promu Dieu du Chaos, mais il reconnut à peine l'homme qui lui renvoya son regard. Ses missions à New-York avaient dérobé un peu de blancheur à son teint. Il avait l'air plus mature, plus dangereux aussi sous ses traits anguleux. Natasha lui disait souvent qu'il était beau, mais il n'en croyait rien.
Après six mois de collaboration en laboratoire, Tony avait fini par lui confier quelques affaires de Stark industries. Afin de mener à bien leurs recherches pour fusionner science et magie, Harry était entré en contact avec la communauté magique américaine, le MACUSA.
Il n'avait pas été aisé de convaincre le Ministre Américain de collaborer avec des moldus.
Harry s'était fait passer pour un chaman originaire de la nation étoile auprès des sorciers du nouveaux mondes. Ces derniers étaient en effet bien plus friands de mythologie amérindienne que nordique. Dans tous les cas, les dieux que vénéraient les peuples de la terre avaient tous la même origine : l'espace.
La magie avait tout d'abord été enseigné au peuple Égyptien il y a 3000 ans par le Dieu Heka. Ce dernier, souvent illustré sous une forme humanoïde, voyageait dans le ciel grâce à une barque de lumière.
Rien que cette référence permettrait à un scientifique moderne de remettre en question l'histoire de l'humanité. Se résoudrait alors la question de : sommes-nous seul dans l'univers ?
Harry était d'ailleurs la preuve vivante que les dieux existaient bel et bien. Mais contrairement à la croyance populaire, ils étaient simplement des êtres venus d'ailleurs pour répandre leurs sciences.
Tony avait semblé très intéressé par ce nouveau point de vue. Harry dut même passer plus d'une semaine à lui expliquer la construction de pyramides d'Égypte. Le sorcier s'était peu à peu confié au génie durant leurs longues nuits de travaux. Même si Tony était humain, Harry ne cessait de s'étonner par toutes les similitudes existantes entre lui et l'homme de métal.
Un père trop exigent, une intelligence peu commune, un talent non reconnu à sa juste valeur, une volonté de faire ses preuves...
Le milliardaire l'avait comme qui dirait prit sous son aile après cette séance d'aveux. Il avait enseigné à Harry à se comporter en parfait homme d'affaires. A avoir confiance en lui et à croire au pouvoir de l'argent. Harry était toujours dubitative concernant le dernier point. Cependant, d'après Tony, c'était la clé pour s'acheter la faveur des gens, peu importe ce qu'on leur vendait...
Il s'arracha à ses pensées pour reporter mon attention sur Snape. Harry inspira profondément avant de prendre la parole.
-Alors ? Que faites-vous de vos journées depuis que vous n'êtes plus ma Baby-sitter ? Vous travaillez pour le ministère ?
- C'est moi qui pose les questions ici Potter ! Se renfrogna l'homme aux cheveux graisseux.
- Harry s'il vous plait. Commenta le jeune dieu. Pardonnez ma curiosité, Monsieur, mais je suis juste surpris de vous voir toujours vivant. Vous n'étiez pas très en forme à notre dernière rencontre si je me souviens bien...
- Garçon idiot...Grogna Snape. Si vous voulez parler de cette maudite morsure de serpent, je puis vous assurer qu'il n'était pas difficile en tant que maître des potions de posséder sur moi un antidote. Et pour répondre à votre première question, Granger m'a envoyé ici en éclaireur afin de pouvoir déduire si oui ou non, vous êtes réellement Harry Potter.
- C'est malin de sa part. Nota Harry. S'il y a bien une personne sur cette planète capable de ne pas me faire de faveur en raison de mon nom, c'est bien vous. Puis-je savoir si pour le moment, je réponds à vos attentes ? J'avoue avoir un peu mentit avec ma photo de profile. Je ne porte plus de lunettes depuis au moins cinq ans. J'ai longtemps hésité d'ailleurs entre adopte un mec et meetic, mais je trouvais que le premier site de rencontre était quelques peu dégradant pour le genre masculin. Qu'en pensez-vous ?
Snape sembla quelques peu déstabilisé par son débit de paroles incohérentes. Mais que voulez-vous ? Quand Harry était nerveux, il ne pouvait pas s'empêcher de dire des âneries. A moins que...Harry jeta un regard soupçonneux sur sa bièrauboeurs et eut soudain un éclair de lucidité.
- Vous avez mis du Véritaserum dans cette bière n'est-ce pas ? Se renfrogna le dieu sorcier.
- En effet. Avoua facilement le Maître des potions. J'ai toutefois pris quelques libertés concernant le dosage. Après tout, si vous êtes réellement une sorte de réincarnation du dieu des mensonges, c'est un mal nécessaire...
Harry ricana nerveusement et bu une autre gorgée de sa bière pour prouver à Snape qu'il n'avait rien à cacher.
-Très Serpentard de votre part. Répliqua le jeune dieu d'une voix enjouée. Hermione à bien fait de vous prendre à son service. Vous êtes un homme intelligent et un atout pour le ministère de la magie.
-Trêve de compliment Potter. Donnez-moi une preuve attestant de votre identité, et je vous laisserais avoir une discussion avec vos amis. Mais si jamais je vois que vous tentez de me berner, je promets de vous découper en petit morceau et d'utiliser chaque membre de votre anatomie pour mes po...
Une musique stridente coupa soudain l'homme avant que ce dernier ait pu terminer sa menace :
Robin avec Petit Jean filent à toutes jambes
Écartant, tout en courant, les branches et les haies
Puis au tournant d'une allée disparaissent par enchantement
O dilali, o dilali, quel beau jour vraiment !
Harry chercha frénétiquement où il avait bien pu ranger ce stupide téléphone portable. Normalement, aucun appareil technologique n'aurait pu survivre dans un lieu bondé d'énergie magique, mais Tony avait vraiment fait du bon boulot.
O dilali, o dilali, quel beau jour vraiment !
A la musique qui résonnait dans le pub, il n'y avait pas de doute que Clint Barton essayait de le contacter, certainement pour s'assurer qu'il était arrivé à bon port. Les Avengers avaient une fâcheuse tendance à se comporter en mères poules avec lui ces derniers temps. Soupirant de soulagement, Harry brandit triomphalement son cellulaire avant de le mettre sous son oreille.
-Salut Robin Hood. Salua le jeune homme, un sourire d'excuse se dessinant sur ses lèvres à l'attention de Snape.
- Harry ? Tout va bien ? Demanda d'un ton inquiet l'espion du Shield. Fury vient de m'avertir que tu étais partit en mission pour l'Angleterre. Tu aurais pu laisser un post-it sur le frigo sale gosse !
- Eh bien...Désolé, j'y penserais la prochaine fois. Au fait, j'ai caché le biberon de Tony sous le canapé, fait en sorte qu'il ne la trouva pas s'il te plait. Je suis dans un pub avec une vieille connaissance, puis-je te rappeler plus tard ?
- Très bien, mais envoie un texto de temps en temps, que personne ne s'inquiète pour toi, ok ?
- Ouiii maman...Soupira le jeune homme d'un air las avant de raccrocher.
Un petit sourire s'était toutefois fiché aux coins de ses lèvres. Harry ne l'avouerait sans doute jamais, mais il était plaisant de se faire materner par une bande de super héros.
- Un de vos nouveaux amis je présume ? Demanda Snape d'un ton agacé.
- Juste un espion américain veillant à ma sécurité. Révéla le sorcier sans tenter de résister au véritasérum. Depuis que j'ai failli détruire New-York il y a cinq ans, ce faucon me tient à l'œil pour ainsi dire.
- Faillit détruire New-York ? S'étrangla Snape en postillonnant sur la table.
Une longue conversation s'en suivi. Harry du se faire violence pour expliquer toute sa folle aventure après être mort de la main de Voldemort.
Snape posa peu de question et l'écouta d'une oreille curieusement attentive. Finalement, après plus d'une heure de réflexion, le maître de potion se leva de son siège, et dans une démarche solennelle, quitta la pub avec pour toute autre instruction qu'un :
-Attendez-moi là.
Au début, Harry obéit à l'ordre, trop tendu pour esquisser le moindre geste. Mais après un temps relativement long d'attente, le jeune dieu commença à trépigner.
Peut-être que Snape tentait à présent de tester sa patience ? Lâchant un long soupire, il se décida enfin à se lever de son siège pour rejoindre le piano solitaire. Les touches de l'instrument étaient poussiéreuses mais d'un simple sort informulé, Harry en balaya la saleté.
Le temps où il vivait à l'Auberge de Freelys lui manquait terriblement. Le jeune dieu n'avait pas vraiment le cœur à chanter une chanson d'Asgard. Néanmoins, peut-être pourrait-il en improvisait une pour chasser l'ennui ? Se raclant la gorge, il débuta une mélopée sans queue ni tête.
Le mot "chaotique" aurait très bien pu résumer ce que les clients du Chaudron Baveur entendirent ce soir-là :
(1)
Oyez oyez, damoiselles, damoiseaux,
Laissez-vous conter la quête des poulets !
Voici l'histoire d'un valeureux héros,
Frais comme l'aube, aussi preux qu'un navet...
Né à loubet, non loin de valtordu,
Fameux pour ses chaises et son fromage cru
Au lait de furet, affiné sous les pieds,
On sait qu'il est bon quand poussent les champignons...
Avec un pain aux airelles, j'vous dit pas...
Le munster à côté c'est fade comme du nougat !
Harry était pour le moins étonné que personne ne le fasse taire d'une baffe. Mais peut-être que les gens autour de lui se contentaient de se boucher avec application les oreilles...
Par un matin, un drame est survenu :
Dans la basse-cour les poulets n'étaient plus...
L'enfant perçut un signe du destin
Au fond de son cœur et de ses intestins...
Voici le ranger du chaos !
Le pourfendeur des sept poulets,
S'en allant par monts et par vaux,
Par-delà les granges à fumier !
la la la...
Je suis le ranger du chaos !
Je fus pris pour une poulette ;
Et mon grand-père qu'était miro,
M'embrocha d'un coup d'arbalète !
Des flocons blancs virevoltaient dans la lumière des lampadaires. Alors qu'il s'était un instant arrêté de jouer pour savourer la mousse sucrée de sa bièreauboeurre, il prit peu à peu conscience d'une présence dans son dos. Il se retourna lentement et faillit renverser sa pinte. Un nain s'était placé à côté de son piano, lui tendant une pièce d'or.
- Paix et richesse à toi, ami barde ! Le salua le petit être d'une voix gaillarde.
- Moi et mes compagnons on est comme qui dirait amateurs de ta musique. C'est rare de nos jours de croiser de vrais artistes dans les pubs sorciers. Généralement, on est obligé de provoquer deux trois bastons pour mettre un peu l'ambiance dans ce genre d'endroit. Tu connaîtrais pas un chant nain par hasard ? J'ai de quoi payer. Termina-t-il en agitant sa pièce devant les yeux du musicien, forçant ce dernier à loucher.
Harry tournait dans tous les sens son cerveau pour se souvenir d'une chanson apprise des siècles plus tôt lors d'une visite à Svartalfheim. Souriant alors de toute ses dents, le garçon empocha la pièce et fit courir ses doigts sur les touches du piano.
L'antidote avait mis plus longtemps que prévu à faire effet. Severus avait sans doute été trop distrait par sa nouvelle fonction de directeur de Poudlard pour s'appliquer dans sa préparation.
A son arrivé sur le champ de bataille, de nombreux corps reposaient déjà sans vie dans l'enceinte du château. Albus lui avait fait promettre de protéger ses étudiants, il avait échoué. De nombreuses vies avaient été gâché par son manque d'attention.
Mais il restait encore un espoir dans le cœur de l'homme à la robe sombre. Severus courait frénétiquement vers la grande salle, priant pour que le garçon ait survécu.
Ce fut toutefois un spectacle tout autre qui accueillit sa vue lorsqu'il pénétra dans la pièce.
Neville Londubas, dans toute sa candeur naturelle, traînait derrière lui l'épée de Griffondor. Son regard était hagard, comme celui d'un somnambule.
Des pleurs retentissaient dans tout Poudlard. Une masse de personne s'étaient formé au centre de la salle. Tremblant, Severus écarta la foule, sachant déjà ce qu'il allait trouver en son centre.
Il était bel et bien là, le héros du monde sorcier, accaparant l'attention de tous. Mais pour une fois, la boule dans la gorge du Maître des potions n'avait rien à voir avec celle de l'amertume.
Severus Snape avait en l'impression de voir Harry Potter pour la première fois. Le teint du garçon était pale. Sur sa joue, on pouvait voir se dessiner la trace boueuse d'un pied. Son corps semblait petit, décharné, sanglant...
Il n'avait en rien l'apparence d'un jeune homme de 17 ans. Severus lui en aurait donné 14 au plus.
Les genoux de Severus cédèrent finalement sous le poids des remords. Le garçon s'était sacrifié pour tous les sauver, comme l'avait prédit Albus. Pourquoi avait-il laissé cette infernale prophétie se jouer ? Pourquoi Potter ressemblait tant à un enfant abusé pas la vie ?
Le vieil homme pleura sans retenu sur le corps du garçon, ignorant les regards troublés que les sorciers lui lançaient.
Lorsque les Aurors vinrent le chercher, il n'opposa aucune résistance. Lorsqu'il se fit juger pour être un mangeur de la mort, il ne se défendit nullement. Lorsqu'il se fit conduire à Azkaban, il accueillit avec joie la présence tortueuse des détraqueurs.
Une année passa, puis deux, avant de recevoir son premier visiteur. Sa première visiteuse en réalité. Elle semblait plus âgée, plus mature, mais il n'eut aucun souci à la reconnaître. Hermione Granger avait mené une longue enquête pour prouver son innocence. La future Ministre de la Magie lui avait alors proposé un marché. Sa libération contre ses services d'espion.
Tout comme les missions que lui assignait Dumbledore Severus n'avait eu aucun mal à les accomplir. Même s'il avait du mal à le reconnaître, Granger était une femme juste et incroyablement intelligente.
Si Severus s'était comporté comme un vampire reclus après la mort de Lily, il ne semblait rester à présent de l'homme qu'un mort-vivant.
Et puis, cette lettre, comme une lueur d'espoir, était parvenue entre les mains de Granger.
Harry Potter, ce garçon idiot, réincarné en dieu du Chaos ? La curiosité avait été trop forte. Il n'avait pas un seul instant hésité à se proposer comme espion pour déterminer l'identité de leur étrange correspondant.
Ce furent ses yeux qui l'étonnèrent le plus. Grands et rivés sur lui, ils le scrutaient avec une intensité bien commune. Sa chevelure était noire et semblait abandonnée à elle-même, ayant tout juste la politesse de se rabattre en arrière, à l'exception de mèches éparses qui dansaient autour de ses tempes. Ses pommettes étaient saillantes, et ses yeux d'un vert indescriptible. Ils donnaient l'impression qu'il avait vécu une centaine de vies différentes, mais, à part cela, son allure était jeune et il vibrait d'énergie.
Severus recula maladroitement pour l'observer plus en détail. Il n'était plus émacié et osseux comme dans son dernier souvenir. Non. Bien que de toujours aussi petite taille, Potter semblait avoir acquis une santé olympique.
-Heureux de vous voir toujours vivant, Severus...
Le salua la voix du garçon, non, de l'homme qui lui faisait face.
Il savait à présent. Oui. Il savait que le fils de Lily était de retour.
Severus marchait à présent d'un pas décidé sur le chemin de traverse. Dans un coin de la rue, deux formes sombres l'attendaient de pieds fermes.
- C'est lui. Révéla le Maître de Potion au couple.
Même avec la confirmation de Snape, Hermione ne savait toujours pas quoi penser de cette rencontre.
Ron et elle tremblaient d'appréhensions, chacun avec une boule d'angoisse à la gorge. Le couple était déguisé afin de ne pas être reconnu des autres sorciers. Main dans la main, ils s'avancèrent d'un pas incertain dans l'antre chaleureuse du pub.
Hermione eut alors l'impression de voir se dérouler sous ses yeux une mauvaise parodie de Blanche neige et les sept nains.
Une pinte de bière à la main, un homme brun chantait à tut tête une chanson ridicule. Autour de lui, trop de nains pour en connaître précisément le nombres dansaient en ronde.
(2)
Un jour, mon ancêtre Gurdil fut envoyé creuser dans la forêt !
Y'avait soi-disant du mithril,
Si y'en avait on ne sait pas où il s'trouvait
Il fit sa cabane en bordure,
D'un bois touffu, peuplé d'elfes sylvains,
Des gens qui bouffent de la verdure,
Évidemment ça n'fait pas de bons voisins.
En cœur, tous les clients du pub se mirent à chanter en tapant sur leurs tables avec leurs pintes :
Nous sommes les nains sous la montagne,
On creuse le jour, on boit la nuit,
Et on n'aime pas ceux d'la surfaceeeuh !
Puis le jeune barde continua d'amuser la galerie avec un second couplet :
Arrière tu n'es pas bienvenu
Lui dirent les elfes, en lui jetant des pierres,
Voyant que tout était foutu,
Il prit la fuite, en suivant la rivière,
Il fut recueilli par les fées,
Ondines bleues, bullant sur le rivage,
De l'eau de pluie lui fut donnée,
Il recracha pfoua !
Tout dans leurs visages
Hermione croisa le regard de son mari. Est-ce que ce garçon loufoque était vraiment Harry ? Et si oui, comment Severus avait-il pu le reconnaître. La jeune ministre pouvait à peine s'entendre penser lorsqu'à nouveau, le refrain résonna dans le pub :
Nous sommes les nains sous la montagne,
On creuse le jour, on boit la nuit,
Et on n'aime pas ceux d'la surfaceeuh !
A en croire l'attitude du brun, ce dernier était complètement ivre. Il semblait par ailleurs être l'auteur de tout se raffut. Hermione ne put empêcher un sourire de franchir ses lèvres.
Courant à travers les fougères,
Il arriva, près d'un village humain,
Bien sûr qu'on y vendait d'la bière,
Mais aucun homme ne voulait servir un nain !
Gurdil, massacra le patron
D'une taverne, à coups de tabouret
Puis il rentra a la maison,
Et de la mine il ne repartit jamais !
Nous sommes les nains sous la montagne
On creuse le jour, on boit la nuit
Et on n'aime pas ceux d'la surface
Harry prit finalement un air gave afin de clore son histoire :
Amis restons bien à l'abri,
Mangeons buvons, dans nos maisons de pierres
Là-haut, c'est peuplé d'abrutis
Allez patron, ressers donc une bière !
La bière fusa encore un bon quart d'heure avant que Ron et Hermione ne parviennent à atteindre l'étrange garçon au milieu de la foule. Malgré leurs déguisements, Harry sembla tout de suite les reconnaître. Il se jeta littéralement dans leurs bras.
- Mon Ronron ! S'écria le dieu sorcier, une sourire enfantin imprimé sur le visage. Mione ! Je pensais que Sevy avait finalement décidé de me transformer en ingrédient pour potions !
- C'est...C'est vraiment toi ? Parvint à articuler Ron, la voix vacillante d'émotions.
- Et qu'un peu que c'est moi frangin ! Tu ne pensais pas que j'allais manquer l'occasion de devenir tonton !
Harry se tourna vers la ministre pour embrasser cette dernière sur la joue.
- Félicitation d'ailleurs...Susurra-t-il à l'oreille de la jeune femme.
Malgré le fait qu'il sentait l'alcool, Hermione en eut un étourdissement de bonheur et se jeta à son tour dans les bras de son meilleur ami. Elle agrémenta toutefois sa démonstration d'affections de plusieurs coups de poings dans l'épaule du brun.
- Je te hais tellement...Pleura-t-elle en se mouchant bruyamment sur la robe du dieu.
- Vous m'avez manqué aussi, crois-moi...Répondit simplement Harry, le nez collé dans les cheveux de la jeune femme.
Un raclement de gorge refroidit cependant quelques peu leurs retrouvailles.
L'air grave, Snape leur indiquait la sortie du pub. Le vieil homme avait raison. Il valait mieux ne pas trop se faire remarquer...
Arrivé dans la rue enneigée du chemin de traverse, Harry glissa maladroitement et atterrit sur ses fesses. Snape et Ron ricanèrent à ses dépens. Quant à Hermione, elle avait l'air grandement préoccupé par son état d'ébriété.
- Harry...Le réprimanda-t-elle. Tu sais bien que tu ne tiens pas l'alcool !
- Hic ! Je sais ! S'énerva le sorcier en tentant lamentablement de se redresser. Mais figure-toi que, Hic ! Que je n'ai bu qu'une pinte !
-Je crains d'être en partie responsable de l'incompétence de Monsieur Potter à marcher droit. Avoua avec un soupons d'amusement Snape. J'ai en effet peut-être trop dosé sa boisson...
- Tu es finalement arrivé à mettre ta menace à Hic ! A exécution Sevy ! Ria l'élu en acceptant l'aide de Ron pour se relever.
- Franchement mec, tu as l'air d'être un autre homme ! Commenta Ron en regardant le brun avec émerveillement.
- Ci parci qui maintenant je suis Lokiki! Le dieu des ennuis ! Chantonna le dieu sorcier.
- On devrait peut-être le mettre au lit avant qu'il ne provoque un désastre...Proposa Hermione en prenant déjà dans son sac son porte au loin.
Le quatuor arriva à la résidence Weasley dans un grand fracas.
- Mais vous savez...Tonton Tony est plutôt chouette comme gars une fois qu'il est sevré ! Il a bien essayé une fois de m'initier à l'art de la boisson, mais j'ai fini dans les chiottes à vomir le mexicain du midi... Au début il croyait que c'était moi qui lui mijotait tous ces ptits plats, mais dès qu'il a découvert que je commandais tout directement chez le traiteur, il a recommencé à manger de la malbouffe. J'y peux rien moi si je suis nul en cuisine ! C'est comme une malédiction ! Du jour au lendemain, j'étais bon en potion, et nul en cuisine...
- Qui est Tony ? Demanda distraitement Ron en déchaussant son meilleur ami qui n'avait cessé de blablater depuis leur arrivé.
- Tu ne sais pas qui est Tony ? S'écria Harry comme si Ron avait commis un terrible parjure. Mais par la barbe de Merlin mec ! C'est l'homme le plus influant des États-Unis ! Le super héros génie milliardaire ! L'homme de fer, ça ne te dit vraiment rien ?
- Tu veux parler de l'étrange gugusse moldu obligé de porter une armure rouge et or pour voler ? Demanda Ron en levant un sourcil dubitatif.
- Lui-même ! S'exclama Harry en s'enfonçant dans un matelas moelleux. C'est lui ma Baby-sitter en attendant que l'autre abruti vienne me chercher …
- Vienne te chercher ? Grinça soudain Hermione d'un ton angoissé. Pour aller où ?
- A Asgard bien sûr...Répondit Harry en baillant.
- Tu veux dire que tu ne vas pas rester avec nous ? Murmura Ron qui manquait soudain de voix.
- Vous viendrez nous rendre visite...Tenta de les rassurer Harry, les yeux clignotant de sommeil. Vous allez l'adorer...Même s'il est débile, c'est un chic type...
- Adorer qui ? S'impatienta Snape qui tout comme ses deux meilleurs amis, était resté pour border le dieu sorcier.
- Mon namoureux...Roucoula le brun dans un soupir bienheureux.
- Ton quoi ? S'étranglèrent en cœur le trio de sorciers.
Mais leurs interrogations ne pourraient trouver de réponse qu'au petit matin. Harry Potter, hashtag Loki, dieu du chaos, avait rejoint le pays de Morphée et ronflait à présent à amygdales déployés.
Héla n'avait jamais était de très grande taille.
Son corps semblait s'être figé dans une position défensive, mais son esprit vif suivait le feu de l'action avec la plus grande attention.
Odin parlait, sa voix résonnant même sur le champ de bataille. L'heure des règlements de compte avait sonné.
-La voyante avait prévue qu'un de mes enfants provoquerait la fin des temps. Annonça le père de toutes choses d'un air sombre. Ouranos, Chronos, Zeus...Ils se sont tous vu trahirent par leur propre progéniture...Même en bannissant Loki, je savais qu'il reviendrait se venger. J'ai toujours voulu une fin digne, respectable... Un chaos absolu ou le bien et le mal s'affronterait dans une bataille destructrice. Une fin dont on se souviendra des générations plus tard, comme on compte encore aujourd'hui celles des dieux grecques et romains. Cette légende de mon règne, j'ai commencé très tôt à la forger en adoptant ce fils de personne. J'ai fait en sorte qu'il me craigne, qu'il me hait. Qu'il soit assez intelligent pour être un ennemi à ma mesure. Quant à toi petit monstre, tu n'auras jamais cette chance de me vaincre. Il est vrai que tu as été une fille exemplaire et obéissante. La plus dévoué des valkyries. Mais c'est là toutes les distinctions que peut t'attribuer ton sexe. Entends-moi bien : Jamais, au combien jamais, je ne laisserais une femme me prendre la vie.
- Et c'est pourtant à moi qu'incombe la tâche d'éteindre ta flamme, Odin. Répondit la sorcière d'un calme olympien. N'oublie pas. Tu as fait de moi ton exécutrice. Au sens propre comme figuré, ton âme m'appartient à présent...
La petite déesse n'avait jamais combattu avec temps de hargne. Ainsi se termina le temps des dieux nordiques.
(3)
Une odeur de fer se répandit dans la salle du trône. Depuis le temps que Héla, reine des enfers, attendait ce moment. Être l'exécutrice d'Odin avait toujours eu son lot de déceptions et de chagrins. La déesse de la Mort savait que s'était en tuant pour son père qu'elle avait peu à peu perdu l'esprit.
Ironiquement, c'était son emprisonnement qu'il lui avait permis de revenir à elle. De retrouver son identité. Lorsque ce sorcier, Harry, était finalement venu la délivrer, elle avait d'abord cru à une chance de tout recommencer à zéro. Mais le passé nous rattrape toujours. Après avoir sauvé Asgard de Thanos, l'occasion avait été trop tentante pour ne pas être saisie.
Bien entendu, son frère, Thor, s'était dressé sur son chemin. Toutefois, avec l'aide de Fenrir, de Jor et de son armé de sorcier, il lui avait été aisé de vaincre le Dieu du tonnerre.
La morte-vivante s'avança dans une démarche royale devant tous ses nouveaux sujets. Une fois arrivé devant le trône, elle déboucla sa ceinture et laissa rouler la tête d'Odin des escaliers. Un sourire maniaque se rependit sur les visages de l'assistance.
A présent qu'elle était reine d'Asgard, Yggdrasil pouvait retrouver de son énergie vitale pour alimenter la magie des neufs royaumes.
Il lui manquait toutefois un maillon vital pour asseoir son autorité.
Thor n'avait rien voulu lui révéler sur son emplacement. Cependant, son idiot de frère n'était pas difficile à cerner. Il avait probablement envoyé Harry sur Midgard pour le protéger.
Pour le moment, elle avait enchaîné Thor dans la même prison qui l'avait elle-même retenue pendant mille ans. Elle n'avait pu se résoudre à le tuer. Sa clémence n'avait été toutefois pas la même pour les compagnons du dieu au marteau. Héla n'avait eu aucune pitié pour ceux qu'on nommait le trio Palatin. Elle les avait embrochés avec Gungnir puis s'était plu à suspendre leurs têtes à la muraille du palais comme de vulgaires reliques.
Héla ferma un instant les yeux enfin de pouvoir détecter la magie du maître de la mort. L'aura du garçon était à la fois enivrante et terriblement angoissante. Un tel pouvoir ne pouvait sévir que à Asgard. Harry était un bel homme et la déesse savait qu'il ferait un roi idéal. Le dieu de la mort et la déesse des enfers. N'y avait-il plus harmonieux pour former une paire ?
Inspirant à plein poumon, Héla invoqua la puissance des mages dans sa main. Une nouvelle armure, toute scintillante remplaça la précédente, couverte de sang. La jeune reine mit alors la cape d'Odin sur ses épaules et marcha vers la sortie. Elle entendait le cliquetis des épées de son armé derrière elle.
Où qu'elle irait, on la suivrait à présent en tant que femme la plus puissante des neufs royaumes. Celle qui avait vaincu Odin, le tyrannique. Elle rétablirait l'équilibre. Les sorciers ne seraient plus traités en vermines. Un nouvel ordre était sur le point de voir le jour.
Les pas de la déesse la conduire dans la cour où l'attendait Sleipnir. Elle empoigna sa crinière et sauta sur sa croupe, a cru.
Au galop, elle et son armée partirent alors en direction du Bifrost.
Donc au prochain chapitre, on retourne du côté de Thor où vous aurez droit à un bon mixe des différents univers.
J'espère que vous avez apprécié la lecture et remercie les gentilles lapinous qui me suivent depuis le début de cette petite aventure.
With love,
LDDW
