Tony fut quelque peu surprit mais se laissa faire. Le baiser que venait de lui offrir son patron était l'un des plus tendre qu'il n'avait, alors, jamais connu jusqu'ici. Gibbs, ravi que Tony ne le repousse pas continua d'embrasser son homme, mais, cette fois ci, il décida d'explorer son cou. Il le parsema de plusieurs baiser aussi doux les uns que les autres, dévorant et mémorisant chaque parcelle de sa peau et de sa chair. Tony bascula sa tête en arrière . C'était des sentiments tout nouveau pour lui. La douceur dont faisait preuve l'ex marine lui était inconnu et il ne savait comment contrôler tout ce surplus d'émotions et de désirs qui ne cessait de monter en lui. Seulement, Gibbs ne voulait pas en rester là, il désirait aller plus loin mais alla doucement, afin de laisser a Tony le choix de le stopper ou non. C'est pourquoi, il passa une main sous la chemise de son agent et commença a effleurer son torse. Il le caressa lentement, prenant son temps et prenant soin de déguster les formes de son homme. Tony ne protestant pas, Gibbs continua en déboutonnant sa chemise afin de laisser le champs libre à ses lèvres. Quand, le chef d'équipe descendit le long du torse de son agent pour arriver au niveau du bas ventre, Tony se figea en un instant. Ses muscles se contractèrent et sa respiration se fit plus rapide. Remarquant le changement d'attitude du jeune italien, Gibbs se stoppa, et remonta pour capturer de nouveau ces magnifiques lèvres. Quelques minutes part, c'est Tony qui rompit le contact.

_ Gibbs, je ... je peux pas. Réussit il enfin a dire dans un léger murmure. Puis il se passa une main sur le visage et s'éloigna de l'emprise de Gibbs pour repartir en direction de la porte.

_ Ou vas tu, Tony ? demanda l'ex marine d'une voix douce.

_ Je te l'ai dis. Je rentre chez moi.

_ Ne raconte pas n'importe quoi. Tu es ici chez toi. Répondit l'ancien marine.

_ Je ne peux pas, Gibbs. Je ne peux pas t'offrir ce que tu veux. Marmonna l'italien avant de détourner le regard.

Gibbs se rapprocha alors de lui, un sourire attendrit sur le visage.

_ Tu m'offres beaucoup de choses au contraire, agent Dinozzo. Et je suis prêt a prendre ce que tu peux me donner. Tu n'as pas à te faire de souci pour ça, tu sais.

_ Je ne sais pas si un jour je pourrais de nouveau être opérationnel ... je ... il faut que tu saches. Finit par lâcher Tony, les yeux rouges.

_ Que je saches quoi ?

Tony respira un bon coup puis se colla, dos contre la porte d'entrée.

_ Il s'appelait Rick. C'était mon patron a Baltimore et ... je l'aimais. Enfin ... au début. Rick ne voyait pas les choses de la même façon ... quoiqu'il en soit, il m'a fait beaucoup de mal et je n'arrive pas a enlever ses images de ma tête. Ca me rend dingue ! il était violent et il m'a fallut beaucoup de temps pour me libérer de son emprise. ... Des larmes coulaient le long des joues de Tony au fur et a mesure de sa progression. Il m'a fait des trucs, des trucs, que tu ne peux même pas imaginer. ... C'est alors que Tony craqua et que Gibbs se précipita vers lui pour le prendre dans ses bras. Il le serra fort, très fort jusqu'à qu'il ne sente plus ses muscles. Il voulait lui montrer qu'il n'était pas seul, qu'il n'était plus seul. Il détestait le voir souffrir, le voir pleurer. Il voulait aussi lui faire comprendre que le sexe, n'avait pas d'importance pour lui. Qu'il attendrait le temps qu'il faudra et que même si leur relation n'allait pas plus loin, cela lui convenait parfaitement. Il ne voulait pas que Tony s'inquiète pour ça, il ne voulait pas que cela devienne une source d'angoisse. C'est pourquoi, il murmura a l'oreille de son agent d'une voix calme et douce.

_ Cela m'est égal, Tony. On fera ce que tu veux.

Devant la compréhension et la phrase de son patron, Tony fut si touché qu'une larme, en plus, coula le long de sa joue. Il ne parvenait pas a croire que cela lui arrivait a lui. Il ne parvenait pas a croire qu'il avait trouvé quelqu'un comme Gibbs. A ce moment très précis, il sut qu'il avait beaucoup de chance d'avoir croiser sa route et qu'il ne voulait plus être loin de lui. Il avait besoin de lui. Pour toute réponse, Tony posa un timide baiser sur les lèvres de son patron que celui ci lui rendit automatiquement.

Toute l'équipe du ncis assistait a une conférence sur la sécurité du territoire qui semblait passionné le jeune italien. Enfin, passionné était un bien grand mot. Tony se trouvait au fin fond de la pièce, debout contre le mur et ne cessait de jeter des regards furtifs a sa montre et a ... je vous le donne en mille, a un ancien marine, bien précis. Les deux hommes s'étaient mis d'accord sur le fait, de garder un comportement professionnel au bureau afin de ne pas ébruiter l'affaire. Après tout, cela ne concernait personne, et ils avaient bien l'intention de garder ce petit secret pour eux. 13h15. Il était 13h15 et cela faisait exactement plus d'une heure qu'ils étaient coincés ici. Si cette Réunion durait encore ne serait qu'une minute de plus, Tony se dit qu'il allait se mettre une balle en pleine tête. De plus, il commençait sérieusement a avoir faim, et il ne rêvait que d'une seule chose, un bon plat de pâtes. Et oui, il est italien et il ne pouvait pas changer cela. Le jeune agent leva les yeux au ciel, trouvant tout d'un coup, très intéressant d'observer le plafond blanc cassé de la salle. C'est alors, qu'il fut coupé dans ses pensées par le mode vibreur de son portable. Il le sortit discrètement de sa poche, et fut surprit de ne pas reconnaître l'identifiant. Il décrocha et se faufila tranquillement a l'extérieur, afin de trouver un minimum d'intimité. Il se retrouva sur la parcelle quand il indiqua son identité.

_ Anthony Dinozzo.

Mais encore une fois personne ne lui répondit. Il entendit une nouvelle fois une respiration forte puis il distingua un petit rire.

_ Les mômes c'est pas très malin de jouer au plus malin avec un agent fédéral. Rétorqua Tony avec un léger sourire, afin de faire peur aux gamins a l'autre bout du fil. Quelques minutes plus tard, Tony comprit que son interlocuteur avait raccroché. Apparemment ses paroles avaient eu l'effet escompté. Il sourit de nouveau en pensant aux blagues que se prêtaient a faire les gosses. Ce genre de blague, il en avait fait quelques unes dans le passé, mais avait vite finit par se lasser. C'est alors, que plusieurs personnes sortirent a leur tour et vu leur comportements et leurs expressions, Tony comprit qu'ils étaient plus que ravi d'avoir fini avec cette torture. Il fut rejoint par Gibbs qui ordonna au reste de son équipe de se remettre au travail. Ne voulant en aucun cas défier le grand boss, ceux ci s'exécutèrent sans rien ajouter.

_ Qui t'as donné l'autorisation de prendre congé de la réunion, agent Dinozzo ? demanda Gibbs faisant mine d'être en colère.

_ Hey, ne t'en prends pas a moi. Ce n'est pas faute. Je suis sujet a des blagues téléphoniques. Sourit il avant de repartir en direction de son bureau.

A la fin de la journée, Tony et Gibbs partirent les derniers du bureau. Les deux hommes étaient a mi chemin pour prendre la voiture de Gibbs quand le jeune agent changea de direction.

_ Ou vas tu ?

_ chez moi. Répondit tranquillement Tony. Voyant le visage inquiet de son patron, celui ci, enchaîna aussitôt pour clarifier les choses. Gibbs, ... cela fait plus de deux mois que je loge chez toi, il me faut des fringues !

Gibbs se rapprocha de l'italien avec un sourire aux lèvres.

_ Te voir sans vêtement me pose aucun problème.

Tony leva les yeux au ciel. Je me doute bien. Sourit il, mais j'ai besoin de m'habiller pour aller bosser et même si j'ai déjà emprunter quelques unes de tes chemises, je ne peux pas continuer ainsi pendant encore longtemps. Je ne voudrais pas que les autres ai des soupçons.

_ Parce que tu crois qu'ils font la différence entre nos chemises ? demanda Gibbs amusé.

_ Abby, oui. Écoutes, j'en ai pas pour longtemps. Le temps de passer chez moi, de prendre deux trois petits truc et de revenir.

_ Ok. Capitula finalement Gibbs. Puis celui ci franchit les quelques centimètres qui les séparait pour déposer un fougueux baiser a l'homme qu'il aimait. Devant ce geste, Tony eu un léger effet de surprise mais savoura immédiatement les douces lèvres de son patron sur les siennes. Le baiser dura plusieurs minutes avant que Tony mit fin au contact. Il fallait bien qu'un des deux soit raisonnable et bizarrement dans leur relation, c'était Tony qui calmait le jeu. Gibbs était toujours en demande mais avait accepter ce que Tony voulait bien lui donner, et il s'en contentait sans rien dire. Cela faisait une semaine seulement, que Tony avait répondu aux sentiments de son patron et cela lui était encore difficile, mais Gibbs comprenait pourquoi. Tony avait eu l'honnêteté de lui parler de son passé douloureux et il l'accepta également. Après tout, cela faisait partit de Tony et il n'avait pas de problème avec ça.

Tony fit un dernier signe à Gibbs puis démarra pour se diriger chez lui. Gibbs quand à lui regarda la voiture de son bien aimé avant de prendre lui aussi la route.

Il ne fallut pas plus de vingts minutes a l'italien pour aller chez lui, il faut dire qu'a cette heure ci, les rues étaient complètement déserte. Il se gara de l'autre coté de la rue, traversa et franchit la porte du hall d'entrée. Après avoir monté les escaliers 4 a 4, il longea le long couloir pour enfin atteindre son appartement. Il tourna les clés dans la serrure, ouvrit la porte et alluma la lumière du salon. Il se dirigea a toute hâte dans sa chambre et commença d'un geste rapide a remplir un vieux sac de sport qui traînait dans le coin. Il faut dire, que depuis qu'il vivait chez Gibbs, il aimait de moins en moins se retrouver ici, c'est pourquoi il voulait sortir d'ici au plus vite. Il prit 3,4 jeans, quelques chemises, fit sa réserve de boxer et prit un ou deux pull au cas ou. Une fois cela fait, il jeta un dernier coup d'oeil a son appartement puis repartit sans le moindre remord.

Quelques jours plus tard, après une enquête de routine, Tony fit en sorte de partir plus tôt. Il tapa son rapport, le donna a son patron puis disparu des locaux aux alentours des 17h. Gibbs le regarda partir en silence, mais son esprit était en ébullition. Il ne savait pas où Tony allait, ni ce qu'il allait faire. Il tenta en vain de se concentrer sur le rapport que venait de lui rendre son agent senior, et attendit, la réception des deux autres rapports du reste de son équipe. Quand a l'italien, il se rendit directement au parking et récupéra sa voiture. Il avait décidé d'aller rendre une petite visite a Sasha et avant cela, il désirait passer chez le fleuriste afin de lui offrir de jolie fleurs. Il mit le contact, fit ronronner le moteur puis appuya sur la pédale de l'accélérateur. Il prit la route silencieusement, roula a une vitesse raisonnable et réussit enfin a se rendre chez son fleuriste. Il faut dire, qu'il se trouvait juste a coté, et qu'il venait régulièrement donc il n'était pas étonnant que le fleuriste, Dan, et lui se connaissait. Des que Tony fit son entrée, Dan lui lança un franc sourire et le salua d'une voix enjouée.

_ Hey, Tony !

_ Comment vas tu, Dan ? demanda gentiment,l'agent spécial.

_ Très bien et toi ?

_ la routine.

_ Je suppose que si tu es la, c'est pour donner un petit coucou a Sasha. Le sourire de Dan s'effaça en quelques secondes devant la mention du nom de la jeune femme.

_ Oui. Lui répondit il tout simplement, puis enchaîna d'une voix plus triste. Tu as mes fleurs ?

_ Bien sur. Ne bouge pas, je vais te les chercher.

Tony acquiesça et jeta un coup d'oeil autour de lui. Dan était un très bon fleuriste. Toutes les plantes présente dans sa boutique tenait une forme olympique et l'on pouvait ressentir toute la passion que celui ci possédait envers ces petites merveilles. C'est alors, qu'il fut coupé de son observation par la sonnerie de son portable. Quand il découvrit le nom de l'identifiant, Tony laissa échapper un petit soupir. La personne à l'autre bout du fil n'était autre que Gibbs, et il n'avait pas réellement envie de lui parler maintenant. Il regarda son portable vibrer et attendit que la sonnerie cesse. Cependant, il savait très bien que Gibbs tenterait de nouveau de le joindre, et comme il ne voulait pas que celui ci s'inquiète, il décida de lui envoyer un message.

Le téléphone contre son oreille, Gibbs attendait nerveusement que l'italien réponde. Il laissa sonner plusieurs fois mais personne ne répondit et tomba nez a nez avec le répondeur. Il raccrocha puis laissa échapper un soupir de frustration et d'inquiétude. Mais il devait se faire des idées, non ? après tout, Tony n'avait peut être pas entendu sa sonnerie. ça ne serait pas la première fois. C'est pourquoi, il prit une grande respiration et tenta de nouveau l'expérience mais il n'eut aucun résultat. C'est alors qu'il sentit son portable vibrer. Il regarda l'identifiant et un sentiment de soulagement l'envahit. Celui ci venait de lui envoyer un message.

" Je vais bien. Ne t'inquiètes pas. J'ai une petite chose à faire. A ce soir.

Emiliano. "

Gibbs sourit devant la signature de son message.

Flash Back

Les deux hommes étaient de retour de la maison de retraite, et Gibbs avait très bien vu que Tony était mal. Celui ci n'avait pas dit un seul mot durant tout le trajet, ce qui, inquiétait encore plus le chef d'équipe. En arrivant chez l'ex marine, Tony se dirigea immédiatement dans sa chambre où il se laissa tomber comme une masse sur son lit. Cette visite avait été terriblement éprouvante pour lui, comme toujours. Seulement, cette fois ci, Tony n'était pas seul pour affronter ça. Gibbs laissa quelques minutes au jeune italien puis se décida a le rejoindre dans sa chambre. La porte était entre ouverte et il put facilement voir Tony, étalé de tout son long sur les draps blanc, le regard vide et lointain. Il ne s'aperçut pas tout de suite de la présence de son patron près de lui. Ce n'est que lorsque Gibbs coupa ce silence pesant, qu'il tourna la tête vers sa direction.

_ Est ce que ça va ? demanda t'il, en ouvrant la porte de quelques centimètres.

Tony ferma les yeux, peut être, pour s'empêcher de craquer, ou peut être pour éviter le regard de l'homme en face de lui, il ne savait pas trop. Sentant sa gorge se serrée devant la question de Gibbs et de cette image de son grand père malade, Tony n'osa pas répondre. Il se contenta de laisser échapper un petit soupir.

Devant les muscles tendu et le comportement du jeune homme, Gibbs se rapprocha.

_ Tu n'as pas a faire, ça.

_ Faire quoi ? réussit a demander Tony d'une voix un peu près convenable.

_ Te cacher.

Il eut un grand silence puis Tony ouvrit de nouveau les yeux pour laisser couler une larme le long de sa joue.

_ On croit que l'on peut s'y habituer mais c'est faux. Commença t'il dans un murmure. Je ... je ne supporte pas de le voir comme ça.

_ Ton grand père ? demanda Gibbs, mais cela ressemblait plus a une affirmation.

Tony parût surprit que Gibbs ai deviné de qui il parlait. Devant la tête de l'italien, Gibbs sourit.

_ Je t'accompagnes à une maison de retraite, Tony. Il ne faut pas être devin pour en déduire, qu'il s'agissait d'un de tes grands parents. Répondit il d'une voix douce.

_ Ouai.

_ Tu étais proche de lui ? demanda t'il d'un air intéressé.

Un sourire attendri s'afficha sur son visage, Très. C'est lui qui m'a élevé. Emiliano s'est occupé de moi après la mort de ma mère.

Gibbs parut réfléchir quelques instants devant cette révélation. Emiliano, était un prénom qui ne lui était pas inconnu. Il avait déjà entendu et vu ce prénom quelque part, c'est alors que tout lui revint en mémoire.

_ Anthony Emiliano Dinozzo.

_ Tu comprends vite. Ria Tony. C'est ma mère qui a choisit mon deuxième prénom et elle voulait me donner le prénom de quelqu'un qui lui était cher. C'est comme ça que j'ai hérité de ce prénom, et je me souviens qu'avant qu'elle ne meurt, je n'arrêtais pas de lui demander, mais pourquoi tu ne m'as pas appelé Emiliano ? ... le sourire de Tony s'effaça peu a peu pour laisser apparaître un visage triste. Déjà, a cette époque, je vouais un culte a mon grand père maternelle.

Gibbs s'était avancé et assis au coté de Tony. Il caressa son dos de manière rassurante afin de l'encourager a continuer et surtout pour lui montrer qu'il était la.

_ C'était une personne bien. Continua Gibbs avec un petit sourire.

_ Ouai. C'était le meilleur. Il m'a tant donné, Gibbs. Déclara t'il dans un léger sanglot.

Devant le changement de voix, Gibbs resserra son étreinte et laissa Tony évacuer toute sa tristesse. Il ne le lâcha pas jusqu'à ce que, Tony se recule de quelques centimètres pour le regarder dans les yeux.

_ Merci.

_ Quand tu veux. Il se leva et avant de franchir la porte, celui ci déclara. Allez viens manger un peu, Emiliano.

A cet instant, Tony eu un rire sincère. Il était particulièrement ému de l'attention de son patron et l'en remercia intérieurement.

Fin du flash back.

Depuis ce jour, Gibbs appelait Tony, Emiliano dans l'intimité. C'etait en quelque sorte, leur petit secret. Enfin, il représentait un des nombreux petits secrets qu'ils étaient sur le point de vivre ensemble.

Dan, revint quelques minutes plus tard avec un joli bouquet de roses blanches. Il les donna a Tony en l'échange d'un billet. L'agent le remercia puis quitta la boutique, traversa la rue et franchit les portes du cimetière. Il avança d'un pas tranquille dans les nombreuses allées, jetant de vague coup d'oeil aux alentours. Il n'y avait presque personne aujourd'hui. Il marcha avec le même rythme pendant encore dix petites minutes puis arriva en bas d'un sol pleureur, ou reposait une pierre en marbre. Sur celle ci, on pouvait lire :

Sasha Finley

1975 - 2002

A ma petite soeur, bien aimée.

Tony regarda longuement le nom inscrit puis se baissa afin de poser délicatement les roses.

_ Je suis désolé. ça fait un petit moment que je ne suis pas venu te voir. Commença doucement l'agent. Mais tu sais, je ne voulais pas prendre de risque. Tony sourit. Je sais que tu n'es pas rancunière, alors tu ne m'en veux pas, mais ... je suis quand même desole. Tu sais, il s'est passé beaucoup de chose depuis que je suis venu te voir la dernière fois. Je suis un agent du Ncis, maintenant, et c'est pas mal. J'ai déménagé aussi. Je ne vis plus a Baltimore. C'était trop dur ... le sourire de Tony s'effaça. Je vis à Washington, tu sais, la maison blanche et tout ... j'ai aussi rencontré quelqu'un de bien. Je suis sur que tu l'adorais ... et que tu lui en ferais voir des vertes et des pas mures, murmura t'il doucement, avec un sourire en coin. Mais, tu sais, il est plutôt coriace alors je ne sais pas lequel d'entre vous aurait le dessus, Ria pleinement le jeune homme. Quelques secondes plus tard, Tony s'arrêta de rire et se plongea de nouveau dans le silence. ... Tu me manques, mon petit ange ... Finit il par dire, les yeux rouges.

A quelques mètres de là, on pouvait distinguer un allô de fumée se former derrière un érable. Depuis qu'il était arrivé a Washington, Rick n'avait cessé de suivre sa petite chose, son jouet, ce petit être qui lui appartenait et attendait patiemment le jour J. Il tira de nouveau sur sa cigarette puis déclina la tête de quelques centimètres afin de prendre une nouvelle photo. Le jour J, se rapprochait et il savait parfaitement comment agir, afin qu' Anthonio lui appartienne de nouveau. Il le connaissait ... devant cette scène, Rick laissa échapper un petit rire. Avoir Anthonio dans sa possession était jouissif mais le faire souffrir était encore mieux.