Coucou, voici enfin le dixième chapitre. Alors je vous préviens, je ne suis pas du tout douée pour écrire les scènes de combat donc je ne sais pas trop ce que vous allez penser de ce chapitre, personnellement ce n'est pas mon préféré, pour bien des raisons, mais je le travaille depuis un moment et je ne pense pas pour le moment pouvoir faire mieux. Alors je croise les doigts et j'espère que ça vous plaira. Deuxième point, mon cerveau n'arrête pas de me donner des nouvelles idées en ce moment, et l'une d'entre elle consiste en une histoire liée à la Dame du Gondor, dans le sens où il y a le personnage d'Aurore, mais sinon elle sera très différente. C'est Les Enfants de l'Intendant et si jamais vous prévoyez de la lire, j'espère que vous aimerez. Mais bon, retournons à cette histoire là, donc merci à vous de lire, suivre, mettre en favori et surtout merci de commenter. Merci vraiment, j'adore votre support et je suis hyper touchée. Sur ce en croisant les doigts pour que vous aimiez, bonne lecture.

Pims10 : Merci beaucoup, c'était dans cet optique que je l'avais écrit mais j'angoissais un peu, j'étais pas sûre s'il était bien ou non. Heureuse que ça t'ait plu en tout cas.

Auriane07 : J'en suis heureuse ;).

Miss MPREG : Merci, ça me fait très plaisir que tu aimes autant le personnage d'Aurore, et je partage ton opinion au sujet de Denethor. Je suis heureuse qu'il brûle comme mort, le genre bien douloureux, c'est bien fait pour lui. Ça me touche en tout cas que tu apprécies autant Aurore. J'aime bien l'idée qu'ils aient une petite sœur aussi, et je suis heureuse que tu trouve que ça rende bien, qu'elle ait en effet sa place dans ce monde sublime qu'est le Seigneur des Anneaux.

Eowyn et elle se ressemblent un peu c'est vrai, le même tempérament, la même détermination, mais Aurore a plus conscience de ce qu'elle peut faire en tant que femme pour son peuple, tandis qu'Eowyn ne semble pas s'en apercevoir. Après c'est aussi parce que les deux royaumes sont différents. Aurore est aussi plus diplomate qu'Eowyn qui aurait attaqué de manière plus frontale à des endroits je pense.

Oui, Boromir et Faramir auraient haï Denethor en effet, ils n'auraient jamais toléré qu'il touche à leur petite sœur, et je suis d'accord, Denethor est fou et cruel, preuve que je ne l'ai pas du tout aimé dans les livres et dans les films.

Merci de m'avoir signalé qu'il manquait quelques phrases, ou un peu plus, dans le chapitre 9, je n'avais pas fait attention, c'est corrigé maintenant.

Enfin bonne lecture, en espérant que tu aimes :). Merci pour le commentaire et les encouragements.

Morgane451 : Je suis heureuse que tu aimes mes fics, mais oui je le confirme, j'aime beaucoup écrire cette fic, j'ai plein d'idées en plus à son sujet, j'espère que je réussirai à les écrire comme je les imagine, que ça rendra bien... Enfin bon, voici la bataille de Minas Tirith, en espérant que ça te plaise. C'est avec plaisir que j'écris, mais merci beaucoup pour tout.

Essaidel : Salut.

Tu as retrouvé ton mot de passe alors :D. Mois difficile ? Enfin, heureuse de savoir que tu es toujours en vie ;).

Je suis heureuse que le discours t'ai plu, je l'avais en tête depuis presque le début de la fic, mais je faisais que le changer, ça ne rendait jamais assez bien dans ma tête ou sur le papier, mais c'est un soulagement de savoir qu'il passe bien. Oui, je voulais que le peuple de Minas Tirith voit une Reine lorsqu'il la regarde. Que tout le monde voit clairement qu'elle est bien plus que la fille de l'Intendant, ou la sœur de Boromir et Faramir.

Oh My, tu me fais vraiment rire, calife à la place du calife, pas mal. Il le ferait bien je pense XD.

Oui, dans les livres Imrahil est quand même impressionnant et respectable, mais dans les films, il est pas grand chose franchement. Alors là il y a un peu de changement. Un tout petit peu en tout cas.

Tu oublies, il ne reconnait que ses fils parce qu'ils sont ceux capable de poursuivre la lignée, son nom à lui, tandis que si Aurore se mariait, elle poursuivrait la lignée de son mari. Après oui, Denethor est con.

Prochain chapitre pour le point de vue d'Aragorn, ou son arrivée, je ne sais pas encore comment je vais tourner ça, mais j'ai des idées. En tout cas bonne lecture et bisous.

Aurore avait toujours écouté avec intérêt les récits de Boromir lorsqu'elle était enfant, récits de ses missions, de ses exploits même, mais il ne lui avait pas fallu longtemps pour comprendre qu'il n'y avait pas de valeur dans un combat. Bien sûr elle avait continué à écouter son frère aîné, puis ses frères, lorsqu'ils avaient souhaité parler mais elle s'était plus concentré sur les gens qui les entouraient, les paysages qu'ils voyaient plutôt que sur les combats eux même. C'était simplement un danger où on risquait sa vie à tout moment. Il n'y avait aucune beauté dans la guerre, bien sûr il fallait du courage, de la valeur, mais c'était surtout quelque chose de dangereux, de mortel même et qui causait bien trop de dégâts et de souffrances.

Au fil des années son opinion n'avait pas changé, elle avait réconforté trop de veuves, de mères endeuillées ou autre pour voir une beauté dans la guerre, et alors qu'elle se battait contre les orques, son opinion restait la même. Quelle noblesse y avait-il dans la guerre ? Dans ces combats à mort ? S'ils échouaient des innocents vont mourir, c'était la principale pensée qu'elle avait à l'esprit, une autre consistait à un énorme sentiment de culpabilité. Elle s'en voulait tellement de ne pas avoir agi plus tôt, de s'être laissé dominer par le chagrin plutôt que d'agir pour protéger la cité, cependant le moment n'était pas venu de se blâmer, de s'en vouloir d'avantage encore. Non elle devait agir, elle devait protéger la ville et elle n'était pas seule. Son oncle s'était posté à un autre côté des remparts avec des hommes de Dol Amroth qui résidaient dans la cité blanche avec leur Prince, Mithrandir était aussi présent de même que plusieurs Capitaines du Gondor, des gens en qui elle avait confiance, des gens en qui ses frères avaient confiance. Boromir et Faramir ne pouvaient certes plus ou pas protéger la Cité Blanche, et le peuple du Gondor, mais ils avaient parlé en bien de chaque capitaine et ils avaient prouvé leur valeur. Elle devait avoir confiance en ça. Mais surtout, elle n'avait pas besoin de se retourner pour savoir qu'Ohtar et Varon étaient avec elle, ils ne la quitteraient pas, elle le savait d'instinct, mais elle craignait quand même de les mener à leur perte. Cependant une bataille n'était pas un endroit où les doutes avaient leur place, Boromir l'avait dit et elle n'allait pas le décevoir maintenant.

Elle devait protéger la Cité Blanche, c'était ainsi, c'était son rôle, elle n'avait jamais rêvé de gloire ou de récits à son sujet, aujourd'hui encore elle n'y voyait pas d'intérêt, c'était ses frères les héros, elle était simplement la Dame du Gondor. Celle qui veillait sur la Cité Blanche de son mieux, elle avait souvent échoué au fil des années, à ses yeux en tout cas, mais là, là elle n'échouerait pas. C'était hors de question. Elle n'avait certes pas une aussi grande expérience quand au combat contre les orques ou les autres serviteurs de Sauron que ses frères, cependant elle allait tenir. Elle manquait peut-être d'expérience mais les dernières années et surtout les derniers mois, où elle avait du réfléchir aux meilleures actions à prendre selon les rapports qui venaient des différentes garnisons, tout cela l'avait formé au moins sur les décisions à prendre. Et puis Boromir et Faramir l'avaient entraîné bien souvent, elle avait même du se défendre quelque fois, et alors qu'elle affrontait orque après orque, ceux qui osaient souiller la Cité Blanche, elle les combattait sans la moindre trace de peur sur le visage.

Elle n'avait pas conscience de ça, concentrée comme elle l'était sur le combat, mais les soldats qui se battaient près d'elle, tous la respectaient et l'admiraient. Tous les soldats n'étaient pas forcément de Minas Tirith, certains venaient d'autres cités du Gondor, mais au fil des années tous les soldats avaient vu que comme Boromir et Faramir, Aurore se souciait d'eux. De leur sort, tout comme du sort de leurs familles. Ceux qui avaient résidé, au moins un peu, à la Cité Blanche avait pu voir les actions de la fille de l'Intendant pour aider le peuple du Gondor, les moments passés avec les habitants de la Cité, quelque soit leur rang. Ils avaient pu aussi voir un peu des actions étranges de l'Intendant Souverain, qui était extrêmement distant et qui s'il avait eu leur respect, n'avait certainement pas eu leur affection, contrairement à ses enfants. Et au niveau du respect après qu'ils l'aient vu frapper la Lumière du Gondor, et bien c'était discutable. Mais là n'était pas le sujet, les soldats avaient entendu parler, ils avaient pu observer Aurore, ainsi que ses frères, au moins un peu et là, tous voyaient la ressemblance avec ses frères, la même détermination.

Au premier abord, Aurore ne ressemblait pas énormément à ses frères, tenant plus de sa mère, mais elle avait beaucoup en commun avec eux et ça se voyait surtout quand elle était sur la défensive, ou en train d'attaquer des gens. Elle avait le même désir de protéger les siens, c'était ce désir, la colère qu'elle éprouvait envers Denethor, envers Boromir pour être mort, envers ceux responsable de la mort de son frère, envers Sauron, envers les orques qui avaient massacré les soldats du Gondor, ceux qui avaient même osé trancher les têtes de ces soldats. Aurore était déterminée, mais elle était aussi furieuse et chaque orque qui osait s'approcher d'elle, le payait cher.

Elle n'avait pas commencé à se battre avec l'idée de trancher les têtes des orques, même là l'idée n'était pas particulièrement attrayante, néanmoins elle n'allait pas s'en priver non plus. Surtout vu qu'un simple coup dans la poitrine n'était pas toujours assez, ils étaient résistants et puis ils étaient aussi protégés, au moins un peu. Le cou restait un de leurs points faibles. En plus, c'était justice, après ce qu'ils avaient fait subir aux soldats. Ces orques méritaient de ressentir toute la rage du Gondor. Cela faisait des mois, des années même, que leur peuple souffrait à cause de Sauron et d'une manière ou d'une autre, ils étaient tous déterminés à finir les choses maintenant. En gagnant de préférence mais ils étaient prêts à l'autre éventualité également. Cependant en attendant, ils allaient leur faire payer dans le sang, certes des soldats tombaient, mais ils tenaient néanmoins bon et grâce à l'alliance entre archer et épéiste, le nombre de mort était bien plus lourd du côté de l'armée de Sauron.

Aurore allait tout faire pour que la Cité Blanche tienne, qu'importe si elle n'avait plus de voix à la fin, elle avait l'impression d'hurler sans s'arrêter depuis le début des combats, dirigeant les actions des hommes. Observant les actions des orques, qui étaient des ennemis redoutables, surtout lorsqu'ils avaient les Nazgûls derrière, les cris de ces créatures étaient stridents, douloureux, et surtout effrayant. Cela donnait envie de tout arrêter, à quoi bon se battre ? Mais Aurore n'avait jamais été du genre à abandonner facilement, encore moins après avoir donné sa parole de tout faire pour protéger la Cité. Elle aimait Minas Tirith et il fallait préserver la Cité, il n'y avait pas le choix. Si Minas Tirith tombait, les conséquences seraient dramatiques pour le Gondor, voire même la Terre du Milieu. Minas Ithil était tombée il y a longtemps de cela, elle n'avait jamais eu l'occasion de voir Minas Morgul, un fait qui ne la dérangeait pas vraiment, mais elle avait entendu des descriptions et elle refusait de voir ça se reproduire avec cette Cité. Comme elle l'avait dit, le Gondor avait perdu trop de cité au Mordor. Elle allait tout faire pour empêcher Sauron de réussir à atteindre son but, c'était son rôle et ce qu'elle voulait faire en plus.

Elle avait dit aux habitants de la Cité de se concentrer sur leur colère, leur rage quand à la perte d'être cher, et là elle se concentrait sur ça, sur son sentiment de désespoir et d'impuissance depuis qu'elle avait senti la mort de Boromir. Ces mêmes sentiments concernant Faramir et sa rage envers Denethor. Elle n'était visiblement pas la seule vu qu'elle pu constater dans un rare moment de pause, que certains des vieux soldats guidaient les femmes, et d'autres non combattants entraînés, dans des techniques de combat efficace et de loin. Comme par exemple de l'eau bouillante qui était jeté sur leurs ennemis, ou de l'huile parfois, elle n'était pas sûre et n'avait pas vraiment le temps de s'attarder sur cette idée. Ils étaient visiblement prêts à se battre au cas où les soldats faiblissaient et elle était fière. Inquiète aussi mais elle y penserait avec un peu de chance plus tard.

Aurore évita de justesse l'attaque d'un orque qui avait cherché à la surprendre avec un coup d'épée dans le dos, ripostant en lui coupant le bras avant de le transpercer via l'aisselle, atteignant ainsi son cœur, une faiblesse que Boromir lui avait montré il y a bien des années. Voyant un homme qui était sur le point de basculer du mauvais côté des remparts, elle le tira, le ramenant en arrière, et continua sa route après s'être assurée qu'il n'avait pas été gravement blessé. Elle savait que sa décision d'avoir des guérisseurs aussi proche des combats pouvait être discutable, c'était risqué pour eux, tous n'étaient pas capable de se défendre après tout mais ça pouvait sauver des vies. En plus les guérisseurs près des remparts étaient des soldats entraînés, elle n'était pas totalement irresponsable. S'étant assurée rapidement que le soldat allait bien, si ce n'est secoué par ce qu'il venait de vivre, elle continua à courir pour rejoindre les soldats qui étaient en charge des catapultes.

Elle avait voulu leur demander pourquoi ils ne tiraient pas, mais en avançant, c'était compréhensible, une des tours ennemis était à leur niveau et des orques les attaquaient. Ils étaient donc plus préoccupés par les orques qui les attaquaient, ce qui était très normal, suivie par Varon et Ohtar, elle ne perdit pas de temps à passer à l'attaque. La surprise, tout comme l'efficacité de leur trio, ils s'étaient entraînés ensemble au fil des années, Aurore avait insisté et les deux hommes avaient été d'accord, trouvant que c'était une bonne idée. En cas d'attaque c'était quand même plus facile de se battre avec quelqu'un dont on connaissait le style et les capacités. L'arrivée surprise des trois permit aux soldats en charge des catapultes de ce côté de la Cité, de se reprendre et de repousser les orques, en tout cas pour le moment.

"Armez les catapultes et détruisez moi ces maudites tours." elle ordonna aux soldats qui lui obéirent immédiatement. "Tirez avec les décombres des maisons si nécessaire, que la Cité entière participe. On pourra reconstruire les bâtiments, pour le moment ce qui compte ce sont les vies."

Aidés de Varon, qui était extrêmement fort, sa musculature le prouvait bien, ils obéirent à la Dame du Gondor tandis qu'elle retournait se battre avec Ohtar à ses côtés. Elle n'avait pas à aller loin pour agir, il y avait tant d'ennemis prêt à déferler sur leur Cité, néanmoins le peuple du Gondor tenait bon. Elle n'était pas naïve, elle savait que de nombreux soldats étaient déjà tombés et d'ici la fin de la bataille, s'ils réussissaient à survivre, les listes des morts seraient longues, sans aucun doute. Mais s'ils pouvaient protéger au moins un peu, s'ils pouvaient protéger le peuple de Minas Tirith, au pire pour leur fuite, ce serait déjà ça, elle allait se battre pour ça. Ses frères avaient été particulièrement attachés à la Cité même et si elle ne les blâmait pas, Minas Tirith était une ville magnifique mais elle se souciait bien plus de ses habitants que de l'architecture.

Une tour tomba et les hommes poussèrent des hurlements de joie, Aurore souriait également, c'était une bonne nouvelle, une très bonne même mais l'heure n'était pas aux réjouissances, ils en étaient même loin.

"Bon travail. Continuez à tirer." demanda Aurore, les félicitant quand même au passage. "Détruisez moi toutes ces tours."

"Oui Milady." répondirent les hommes, se remettant à l'ouvrage tandis que Varon rejoignait Ohtar et elle, les aidant à repousser les orques.

Accompagnée des deux hommes, Aurore se déplaçait sur les remparts, pour la plus grande horreur des soldats qui souhaitaient la protéger, elle se rapprocha des remparts au niveau des grandes portes de la Cité. Celles marquant le premier cercle. Les archers avaient fait du bon travail, tuant de leur mieux les orques qui tentaient de forcer les portes, cependant les cris des orques la faisait craindre la suite. Les grandes portes de Minas Tirith étaient solides, il n'y avait pas de doute à ce sujet, elles tenaient depuis longtemps même mais ça ne voulait pas forcément dire grand chose. Si Saroumane pouvait créer un moyen de percer le mur d'enceinte d'Helm Deep, de le faire voler en éclat, alors Sauron et les Nazgûls avaient sans aucun doute prévu quelque chose pour ça.

Ce n'était pas une attaque surprise et irréfléchie, loin de là même. C'était calculé, Sauron n'avait pas envoyé toutes les forces du Mordor mais simplement parce qu'il savait que ce n'était pas nécessaire, il savait qu'ils n'avaient pas les forces de s'opposer à lui avec une aussi vaste armée.

"Mithrandir, dis moi que je vois mal." implora presqu'Aurore lorsqu'elle se trouva au côté du magicien blanc, observant l'approche de la construction métallique en forme de loup, il semblait y avoir une flamme à l'intérieur, des trolls poussaient la construction et des bêtes la tiraient.

"J'aimerai mais ce serait un mensonge." répondit Gandalf, l'expression sombre.

"L'axe n'est pas bon, les catapultes ne pourront pas la briser." constata Aurore. "Je ne crois pas que la porte tiendra."

"Moi non plus, mais c'est à nous de la faire tenir." affirma Gandalf "Aurais-tu changé d'avis ?"

"Non." répondit fermement Aurore, le ton même un peu sec. "Je compte bien me battre jusqu'à la fin si nécessaire mais ça ne veut pas dire que je n'appréhende pas la situation. Je ne vais pas m'enfuir parce que je ne supporte pas la guerre Mithrandir, j'ai certes peu d'expérience directe des combats mais ça ne veut pas dire que je n'en ai pas. Que je n'ai jamais été attaqué par les orques ou que je ne me suis jamais défendu contre eux."

"Mes excuses." dit Gandalf après un moment de silence. "Quels sont vos ordres Milady ?"

"Va à la porte, organise la défense, qu'ils se préparent à une retraite éventuelle. Je veux sauver le plus de vie possible Mithrandir. Même si ce n'est qu'en gagnant du temps, je sais que tu as une autre carte dans tes manches, une carte dont tu nous as pas parlé. Je ne te demanderai pas quoi, parce que je te connais assez pour savoir que ce serait en vain, mais juste dis moi cela, penses-tu réellement que ton plan fonctionnera et à temps ?" demanda Aurore, son regard bleu croisant sans hésitation celui de Gandalf, cherchant la vérité dans ses yeux, avec une telle intensité qu'il avait l'impression d'être transparent, qu'elle pouvait lire en lui.

"Je l'espère oui. Aragorn fera de son mieux pour arriver à temps, en ça je crois." répondit Gandalf.

"Alors espérons que le roi arrive enfin et à l'heure." répondit Aurore après un moment de silence. "Vas y, on te rejoindras après, j'ai des ordres à donner."

"Aurore, tu céderas la place au Roi ?" demanda Gandalf alors qu'elle lui tournait le dos.

"Tu l'as dit toi même, la maison de l'Intendant n'a pas le pouvoir de refuser le retour du roi." elle répondit.

"Officiellement non, mais on sait tout les deux que si le peuple respecte à peine Denethor, il te respecte et t'admire. Le peuple et les soldats te suivront, surtout en l'absence de tes frères." pointa Gandalf, retenant un juron en voyant la tension dans les épaules de la femme devant lui. Aurore était douée pour dissimuler ses émotions, même lui avait du mal à savoir ce qu'elle ressentait et il avait de l'expérience dans la lecture des émotions humaines, il la connaissait aussi depuis longtemps. Pourtant il ne savait pas en général ce qu'elle ressentait, pour qu'il voit sa tension, elle était bien plus affectée ce qui arrivait à sa famille qu'elle ne le montrait et ça il aurait du le savoir. Il avait vu à bien des occasions à quel point le lien entre les frères et la sœur était fort.

"Je n'ai jamais eu d'intérêt pour le pouvoir, mais je suppose qu'on verra quel genre d'homme il est." répondit Aurore, son ton neutre malgré la tension de son corps et les émotions dans ses yeux, émotions que seuls Ohtar et Varon pouvaient voir. "Maintenant j'ai à faire pour m'assurer qu'il y ait toujours une Cité à la fin de la nuit. Et toi aussi Mithrandir."

"Où va t'on ?" demanda Varon en suivant aisément la femme à qui il avait juré sa loyauté.

"Ohtar, tu vas voir les soldats en charge des catapultes. Je veux qu'ils concentrent les tirs sur les tours, les armes de guerre des ennemis, en priorité. S'ils le peuvent, qu'ils tirent sur les rangs ennemis aussi, écrasés ils ne nous poseront plus de problème." dit Aurore, le ton sombre. Varon et moi allons parler aux Capitaines Bergeon et Rudril avant d'aller voir les guérisseurs qui sont au premier cercle. Si la porte est brisée, alors les orques attaqueront, mieux vaut que ceux qui ne savent pas ou peu se battre se soient repliés." expliqua Aurore, marchant d'un pas rapide.

"Bien Milady." acquiesça Ohtar en partant.

Aurore aurait bien demandé à Varon d'aller prévenir les guérisseurs lui même ou d'aller parler à Bergeon, il était le plus proche des deux, cependant elle connaissait assez les deux hommes pour savoir qu'il faudrait une crise monstrueuse pour qu'ils la laissent seule. Surtout avec le nombre d'orques qui avait déjà réussi à rentrer dans la Cité, rien que pour se déplacer sur les remparts c'était difficile.

"Vous ne voulez pas aller voir les autres capitaines ?" demanda Varon tout en la suivant.

"Ils sont sous le commandement de mon oncle, il doit voir ce qui se passe j'en suis certaine et puis même si nous retirons des forces des remparts pour défendre les portes, cela ne veut pas dire qu'on doit délaisser les remparts." répondit Aurore.

Trouver Bergeon était plutôt facile, l'homme était reconnaissable, même en portant la même armure que tout les soldats autour de lui, il avait juste une vrai présence qui attirait l'attention, même une mauvaise attention vu le nombre d'orque qui l'entourait. Aurore alla l'aider, elle voulait lui parler bien sûr mais surtout il avait été en position risqué, il perdait peu à peu du terrain et elle ne voulait vraiment pas le perdre. Elle ne le considérait pas comme un frère ou un ami, mais il avait été un mentor pour elle et il était quelqu'un pour qui elle avait beaucoup de respect. Ainsi qu'un réel soutien au fil des années, à sa manière bien sûr, un peu distante et bourrue, mais présent néanmoins.

Une fois les orques repoussés, au moins pour un temps, Aurore lui expliqua le problème, qu'il n'avait pas vu étant donné que sa position sur les remparts était un peu plus reculé et qu'il y avait eu deux tours d'orques ouvertes à cet endroit là, néanmoins il accepta aisément d'envoyer un nombre de ses hommes à la porte, disant même qu'il allait envoyer un des jeunes obligés de se battre, prévenir Rudril afin de lui faire gagner du temps. Inquiète pour l'entrée de la Cité, Aurore accepta volontiers, en plus c'était une très bonne idée. Ayant fait ce qu'elle avait à faire, elle descendit dans la Cité, prévenant les guérisseurs qu'un repli pour ceux n'étant pas à même de se battre de manière efficace contre les orques. Ils avaient besoin de tout les gens disponibles, c'était pour ça qu'elle avait dit cela, qu'elle avait encouragé les femmes, les plus âgés, qu'elle avait encouragé tout le monde à se battre. Néanmoins les guérisseurs étaient précieux, ils allaient avoir besoin d'eux pendant le combat mais aussi après.

"Tenez bon." pressa Gandalf monté sur son cheval blanc. "Tenez bon."

"Ne vous laissez pas envahir par la peur." pressa Aurore tandis que certains soldats reculaient en voyant les portes sur le point de céder. "Car si vous le faites, alors tout est perdu. Restez droit et fort. Restez concentré sur pourquoi vous vous battez. Pour qui. Vos femmes, vos enfants, vos mères, vos pères, vos frères ou vos sœurs, ou encore vos aïeuls. Tenez vos position."

"Vous êtes des soldats du Gondor, peu importe ce qui arrivera par cette porte, vous maintiendrez vos positions." continua Gandalf.

Il avait à peine finit sa phrase que la tête de loup tomba à nouveau, ouvrant en grand les portes du premier cercle de Minas Tirith et laissant passer des énormes créatures, tel des trolls mais plus terrifiants et mieux armés.

"N'allez pas au combat direct." ordonna Aurore. "Archers préparez vos flèches. Soldats préparez vos lances. Que ceux avec des épées s'occupent des orques."

Tandis qu'elle parlait une de ces créatures fonça sur elle, heureusement Aurore l'entendit venir et alors qu'il abaissait sa massue elle l'intercepta avec son épée, pas de front, mais de biais, afin de dévier le coup plutôt que de le parer directement. Ce qui aurait été impossible, comme l'avait prouvé bien des fois Boromir lors de ces leçons, elle n'avait pas la musculature ou la force pour une telle chose, cependant son frère sachant cela lui avait appris justement ce coup. Lui permettant de surprendre la créature, elle réussit même à lui trancher l'avant bras, avant de ramener son épée dans le ventre de son adversaire qui tomba et elle l'acheva en lui tranchant la gorge. Elle ne voulait pas prendre le risque qu'il se relève par la suite et fasse souffrir d'autres soldats du Gondor.

"Je ne vous laisserai pas prendre cette Cité. Moi vivante cette Cité tiendra." hurla Aurore avant de s'attaquer aux orques, formant un point de lance derrière lequel les soldats se rassemblèrent sans mal, Gandalf ayant lui aussi réussi à vaincre une de ces énormes créatures, un peu d'espoir ou de courage était revenu dans les cœurs des défenseurs de la Cité Blanche. Ils attaquaient de nouveau avec force les serviteurs de l'ennemi, qu'ils soient orques ou les autres créatures à son service et aussi présent.

Aurore ne pouvait faire attention à rien d'autre que les combats qui avaient lieu autour d'elle, ainsi que les ennemis qui accouraient vers elle. Cependant même cela était suffisant pour lui dire qu'ils perdaient du terrain et que rester ici ne serait que de la folie. Ils perdraient plus de vie dans un endroit qui était perdu, s'ils voulaient une chance pour survivre à cette nuit sanglante, ils devaient se replier, défendre les autres cercles dans l'espoir de reprendre le premier plus tard.

"Repliez vous." elle ordonna. "Prenez les blessés, nous ne laisserons personne derrière nous c'est clair ? Que ceux qui ont encore de la force couvrent la retraite."

"Milady, vous devriez y aller." dit un soldat qui se battait près d'elle, un membre de la garnison de Dol Amroth, un des hommes de son oncle.

"Non, je resterai autant que possible. Je ne fuirai pas devant ces créatures, pas tant que les autres ne seront pas repliés." répondit fermement Aurore, elle ne pouvait pas les abandonner, pas encore. Même si elle était déjà blessé, ce n'était rien de grave, rien qui lui serait fatal.

"Aurore, replie toi. Il n'y a plus que ton groupe, les autres sont presque arrivés au second niveau ou ils y sont déjà." appela Gandalf un moment après, revenant vers le groupe qui était en effet resté avec la Dame du Gondor, même si certains étaient épuisés ou blessés, ils refusaient de la laisser. Ceux qui s'étaient repliés, étaient eux aussi plus que près à revenir sur leur pas s'il le fallait, comme l'avait dit Gandalf, elle avait le respect, l'amour et la loyauté du peuple de Minas Tirith et ils le prouvaient bien.

"Repli." ordonna Aurore en faisant marche arrière, continuant à observer les orques, elle refusait d'être tué pour le moment, encore moins dans le dos.

A son ordre son groupe, bien plus nombreux que prévu, obéit, suivant la femme aux cheveux châtains, dans son repli. Au début marchant à reculons et ensuite en courant vers la porte du second niveau, juste à temps d'ailleurs, le premier niveau était perdu.

"Renforcez cette porte, barricadez là. Ils ne pourront pas amener leur tête de loup jusque là alors ne leur facilitons pas la tâche." ordonna Aurore en reprenant son souffle. Elle refusait de laisser le désespoir la gagner, même si le premier niveau était perdu ce n'était pas la fin, elle devait y croire, s'y raccrocher, c'était ce qui la faisait tenir. Heureusement grâce aux ordres qu'elle avait donné un peu plus tôt, et le fait que les civils de la Cité étaient aussi prêts à se battre, personne n'était resté coincé au premier niveau, cependant ils étaient loin d'être sauf et malheureusement des orques avaient réussi à pénétrer dans le deuxième cercle de la Cité.

"Gandalf, Aurore." une voix appela soudain, peu habituée à ce que quelqu'un crie ainsi son prénom, seul sa famille le faisait, et avec Faramir aux maisons de guérison, son oncle à un des remparts et ses cousins en sécurité à Dol Amroth, il n'y avait plus personne sur la liste.

"Pippin, mais que fais tu ici ?" demanda horrifiée Aurore, elle avait pensé qu'il était dans les niveaux supérieurs, elle ne voulait pas de lui aux premières lignes.

"Denethor a perdu l'esprit. Il va brûler vif Faramir." dit Pippin en arrivant à leur hauteur, heureusement ils avaient été proche l'un de l'autre.

"Montez, Aurore toi aussi." dit sèchement Gandalf, la situation était grave.

"Varon tu es en charge des remparts, Ohtar reste au sol et organise les troupes." dit Aurore en suivant la demande de Gandalf et en montant à son tour sur Gripoil, plaçant Pippin entre elle et le magicien blanc. Ce n'était pas particulièrement confortable mais là elle se moquait bien de son confort, son frère était en grand danger.

Gripoil ne se plaignit pas de la charge de trois cavaliers, surtout avec un en armure, il se mit simplement à galoper, sentant probablement l'urgence, malheureusement ils avaient à peine atteint le quatrième cercle qu'un obstacle se présentait sur leur chemin. Le Roi-Sorcier d'Angmar, le chef des Nazgûls et le bras droit de Sauron.

"Retournez à l'abîme. Tombez dans le néant qui vous attend, vous et votre maître." dit Gandalf en brandissant son bâton. D'eux tous, dans la Cité, Gandalf avait le plus de chance contre cet adversaire mais il lui avait confié la veille qu'il ne pensait pas avoir la puissance de vraiment affronter les nazgûls, les pousser à la fuite, oui éventuellement mais plus non.

"Ne reconnais-tu pas la mort quand tu la vois vieil homme ?" demanda le Roi-Sorcier. "Ton heure est venue." il déclara en dégainant son épée, cette dernière se recouvrant de flamme et semblait aspirer l'énergie autour d'elle. Brisant le bâton de Gandalf et les faisant tomber à terre par la même occasion.

Aurore avait été projeté contre le mur par le choc et elle avait du mal à se relever, lui et son monstre volant la terrifiait, comme elle l'avait rarement été auparavant. Que pouvait-elle faire contre eux ? Pippin semblait être également paralyser vu qu'il stoppa sa charge au cri de la créature volante.

"Tu as échoué. Le monde des hommes va s'effondrer." proclama le Roi-Sorcier en levant un peu plus sa lame. Cependant avant qu'il ne puisse l'abattre une corne se fit entendre. Une corne qui redonna un peu de courage à Aurore, si ce n'est de l'espoir au moins de la foi dans le fait que tout n'était pas perdu.

"Saroumane n'a pas brisé le Rohan, toi et ton maître vous ne briserez pas le Gondor." elle proclama en se relevant.

"Ah la Lumière du Gondor." commenta le Roi-Sorcier "Dis moi où vois tu de la lumière dans cette destruction ?" il se moqua tandis que lui et sa créature prenaient leur envol.

"Hey, l'esclave de Sauron et de sa maudite bague." appela Aurore en montant sur un des remparts, elle avait sorti son arc et était en train d'ajuster son tir. "Le monde des hommes n'est pas fini, loin de là. Ta fin en revanche, ne vient que de commencer."

Elle laissa ensuite sa flèche s'envoler, elle n'avait pas visé le Roi-Sorcier, elle ne pensait pas être capable de le vaincre non mais elle pouvait le ralentir dans l'espoir que quelqu'un en soit capable. Sa flèche toucha sa cible, la tête de la créature ailée qui fut tuée sur le coup et tomba comme une pierre, son cavalier avec elle, au milieu des orques. Elle avait été bien formée, Faramir était le meilleur archer du Gondor et tandis que Boromir lui avait appris l'art de l'épée son second frère lui avait enseigné celui de l'arc.

Le Nazgûl tomba alors que la charge des Rohirrim commençait, elle ignorait si ça leur donnerait un avantage, de la force ou quoique ce soit d'autre mais c'était déjà un début.

"Joli tir." reconnut Gandalf, une lueur d'admiration dans le regard.

"Merci, où Denethor compte-t'il bruler Faramir ?" demanda Aurore en se tournant vers Pippin.

"Ils ont emprunter un pont à l'ouest de la Citadelle." répondit Pippin.

"Les maisons des morts." souffla Aurore. "Pressons."

"Oui ne perdons pas une minute de plus." acquiesça Gandalf en remontant à cheval, Pippin et Aurore suivant son exemple, le hobbit avec un peu d'aide de la part de la femme aux yeux bleus.

Cavalant jusqu'aux Maisons des Morts, ils ne prononcèrent pas un mot, l'expression d'Aurore était néanmoins sombre, elle était très inquiète, la vie de Faramir avait déjà été en danger, quelles seraient les conséquences des actions de Denethor sur l'état de son frère ? Ils ne pouvaient pas arriver trop vite à ses yeux, chaque seconde elle craignait d'arriver trop tard, d'arriver alors que le corps de son frère se consumait par les flammes.

"Cessez cette folie." ordonna Gandalf après que Gripoil ait ouvert les portes de la maison des morts des Intendants.

Denethor était au centre de la pièce, les bras écartés, sur un bûcher et Aurore pouvait voir que Faramir s'y trouvait également, quatre gardes de la citadelle entourait le bûcher, chacun avec une torche à la main, prêt à y mettre le feu. Agacé, Denethor se retourna, saisisant une torche au passage, son expression sombre concentrée sur Gandalf.

"Vous pouvez triompher sur un champ de bataille pendant une journée. Mais contre le pouvoir qui s'est élevé à l'Ouest, il n'y a nulle victoire." proclama Denethor avant de jeter la torche sur le bûcher.

"Faramir non. Si vous voulez mourir à ce point alors mourrez seul, comme le lâche que vous êtes. N'emportez pas Faramir avec vous." cria Aurore tandis que Gandalf faisait à nouveau avancer Gripoil, elle avait été sur le point de descendre pour courir auprès de son frère.

Armé d'une lance qu'il venait de prendre à un des soldats qui gardait la porte, Gandalf frappa Denethor avec le manche, le faisant tomber hors du bûcher. Sans hésiter une seconde Aurore sauta dans les flammes, suivi par Pippin, à eux deux, ils réussirent à sortir Faramir du bûcher, même si la réception n'avait pas été des plus agréable. Ils tapèrent ensuite sur les vêtements du capitaine du Gondor, essayant d'arrêter les flammes, bien que concentré sur sa tâche, Aurore était aussi très consciente du danger que représentait Denethor. Particulièrement lorsqu'il faisait une crise de rage ou qu'il était contrarié par quelque chose, elle put donc s'interposer avant que l'homme qu'elle haïssait le plus au monde, ne puisse toucher Pippin.

"Vous ne me prendrez pas mon fils." hurla Denethor, ses mains entourant la gorge d'Aurore qui essayait vainement de lui faire lâcher prise. "Finduilas." il murmura ensuite, observant avec des yeux fous Aurore. Tout en lui serrant la nuque, lui coupant la respiration et donc l'étranglant, il s'abaissa vers elle et l'embrassa. Aurore se débattit encore plus mais ses actions la propulsèrent vers les flammes et elle se retrouva coincée entre le bûcher et Denethor. Paralyser, elle était impuissante face à lui, prise dans ses souvenirs d'il y a plusieurs années mais qui étaient toujours extrêmement vifs dans son esprit. Elle avait cependant oublié que contrairement à avant, elle n'était pas seule, en effet Denethor la relâcha après que Pippin lui ait planté son épée, ou plutôt sa dague, dans le bras. Gandalf ayant également vu ce qui se passait, donna un nouveau coup de lance à Denethor, le poussant sur le bûcher mais loin d'Aurore au moins. Tirée par Pippin, Aurore était aux premières loges pour voir les yeux de son frère s'ouvrir.

"Faramir." elle entendit Denethor dire mais elle s'en moquait, son frère la regardait, il avait les yeux flous, pris par la fièvre, mais il était vivant.

"Ainsi disparaît Denethor, fils d'Ecthelion." dit Gandalf tandis que Denethor ayant pris feu, courrait hors de la pièce, pour où, Aurore n'en avait rien à faire.

"Conduisez mon frère aux Maisons de Guérison. Immédiatement. Et faites en sorte que si nous survivons à cette bataille, que je n'ai plus jamais à me souvenir de vos actions. Suis-je claire ?" demanda Aurore en se relevant, se tournant vers les gardes de Denethor, les hommes qui étaient restés sans rien faire, aidant même, le fou à se tuer, lui ainsi que Faramir.

"Oui Milady." dirent les six hommes en emportant Faramir.

"Les cornes des Haradrims." souffla Aurore en entendant sonner à nouveau des cornes, mais celles là n'étaient pas les bienvenues.

"Aurore, ça va ?" demanda Gandalf, la regardant avec attention.

"Non. Mais ce n'est pas le moment, nous devons retourner avec les soldats. J'ignore quel espoir il y a encore pour cette Cité, mais ce n'est pas en restant ici que ça aidera quiconque, autre que Sauron." déclara Aurore en se tenant la gorge, mais en se relevant néanmoins, marchant avec détermination vers la sortie et vers la guerre. "Je ne plierai pas devant les orques, devant les trolls, devant les Nazgûls et certainement pas devant les Haradrims et leurs Oliphants."