Callie ne se soucia guère des regards curieux et étonnés de quelques collègues présents. Elle resserra au contraire son étreinte autour d'Arizona et ne la brisa que lorsque ses larmes se tarirent pour ancrer son regard au sien.

Callie : Je vous promets de retrouver le type qui a fait ça mais en attendant, vous devez vous reprendre car vous avez un juge à affronter. Je ne vous cache pas que le procureur Avery est plutôt coriace. Il va tout faire pour que le juge refuse votre demande de mise en liberté.

Arizona : J'aimerais vous demander quelque chose... Si jamais il refuse de me libérer, j'aimerais que vous veilliez sur Sofia.

Callie : Ne vous en faites pas, je l'ai déjà fait placer sous protection depuis ce matin. Deux de mes collègues veillent en permanence à distance sur elle.

Arizona : J'aimerais que vous vous en chargiez personnellement...

Cette demande était une véritable marque de confiance à laquelle Callie ne s'attendait pas et qu'elle ne pouvait décemment pas refuser.

Callie : Je vous le promets.

Rassurée sur le sort de sa fille, la jeune femme essuya ses larmes et suivit l'officier chargé de l'emmener au tribunal. Son arrivée fut accueillie par une série de flashs et de questions. Parmi la foule, Arizona reconnut certains de ces concurrents qui devaient se réjouir qu'elle soit sur la touche durant quelques temps. Ils avaient ainsi enfin une chance de décrocher une exclusivité avant elle. Les officiers se frayèrent un chemin à travers les journalistes et entraînèrent Arizona à l'intérieur du tribunal. Elle échangea quelques mots avec son avocate puis elles entrèrent dans la salle d'audience où elles s'assirent aux places qui leur étaient destinées. La nervosité d'Arizona était à son comble. Elle chercha un regard particulier derrière elle et le trouva. Callie était assise dans le camp adverse mais elle lui apporta son soutien d'un léger signe de tête. Arizona écouta le juge Webber lui lire l'acte d'accusation puis le procureur Avery avancer ses arguments. Callie n'avait pas menti, cet homme était redoutable. Son ton était convaincant, son talent oratoire indéniable et nul doute que son charisme était un atout supplémentaire. Son avocate ne se déclara pas vaincue pour autant et déploya toute son énergie à contrer les arguments de son adversaire. Après cette joute verbale, Arizona attendit le verdict du juge avec anxiété. Au bout de longues minutes qui lui parurent interminables, il livra sa décision : Sa libération sous caution était acceptée. Cette issue défavorable déplut fortement à Avery qui n'appréciait pas d'avoir essuyé une première défaite dans cette affaire. A la fin de l'audience, il se dirigea d'un pas furieux vers Callie.

Avery : Vous avez intérêt à me trouver des preuves de sa culpabilité et vite !, lui ordonna-t-il sèchement avant de s'éloigner.

Callie jubila intérieurement : sa colère la comblait. C'est le sourire aux lèvres qu'elle répondit à l'appel de Cristina. Son lieutenant l'informa qu'elle se trouvait au domicile d'Alex Karev. L'appartement avait été cambriolé et il semblait qu'il soit le lieu du crime. Callie lui donna ses directives en ajoutant qu'elle se rendrait sur les lieux plus tard. Lorsqu'elle raccrocha, Arizona passa près d'elle. Elles échangèrent un sourire qu'elles pensèrent discret mais Maître Altman le surprit. Elle attendit de se retrouver hors de la salle avec sa cliente pour la mettre en garde.

Teddy : Je ne sais pas ce qui ce passe entre le Détective Torres et vous, ça ne me regarde pas, mais n'oubliez pas qu'elle est dans l'autre camp. Non seulement votre proximité avec elle pourrait vous nuire mais sachez que dans ce genre d'affaire, vous ne pouvez faire confiance à personne, Arizona.

La caution versée, Arizona retrouva sa liberté. Elle remercia son avocate puis elles se séparèrent après avoir convenu d'un rendez-vous. Callie se permit alors de retrouver Arizona.

Arizona : Mon avocate n'apprécie pas trop que je traîne avec vous.

Callie : Elle a raison, nous ne sommes pas dans le même camp.

Arizona : Mais vous devez bien être une des seuls à croire en mon innocence. Merci pour tout ce que vous avez fait.

Callie : Je n'ai rien fait. Au contraire, je me suis vraiment tuée à la tâche mais apparemment les preuves que j'ai trouvées n'étaient pas suffisantes..., déclara-t-elle avec amusement.

Arizona : Vous avez jusqu'à la prochaine audience pour vous rattraper dans ce cas.

Callie : Vous en faites pas, je vous remettrai derrière les barreaux.

Toutes deux étaient adeptes de ces échanges complices, ponctués de piques, qui selon elles pimentaient une relation et à en croire leurs sourires, elles venaient de trouver la partenaire idéale. Cependant, ces moments de légèretés n'occultaient que temporairement la réalité.

Callie : Je suis désolée mais si je suis venue vous voir en premier lieu, c'est parce que j'aurais besoin que vous veniez identifier le corps d'Alex Karev.

Arizona : D'accord...

Elle suivit la Détective mais s'arrêta lorsqu'elle tomba sur une personne qui était sortie de sa vie huit mois plus tôt.

Arizona : Addison ? Qu'est-ce que tu fais ici ?

Ce prénom ne présageait rien de bon pour Callie. Ce retour constituait un sérieux obstacle à son rapprochement avec Arizona. Non seulement il retardait l'entretient crucial qu'elle comptait avoir avec la jeune femme mais sur un plan personnel, il attisait sa jalousie. Cette rousse était visiblement une femme de goût. Ses vêtements dessinés par les plus grands créateurs contribuaient à son élégance et mettaient en valeur sa féminité. Son visage était soigneusement maquillé et ses cheveux noués en une queue de cheval qui ne présentait aucun défaut. Cette femme respirait la superficialité et c'était bien ce qui inquiétait Callie qui était aux antipodes de ce type de femmes. Avait-elle une chance de plaire à Arizona ?

Callie : Je vous attends dehors.

Addison : Archer m'a appris que tu avais été arrêtée, répondit-elle à Arizona une fois que Callie fut partie. Je voulais simplement voir comment tu allais et te dire que tu pouvais compter sur moi si tu avais besoin. Sache qu'Archer ne te croit pas coupable, il est prêt à t'aider lui aussi.

Arizona retint un rire.

Arizona : S'il pouvait me faire condamner, il le ferait.

Addison : Ne dis pas ça. Vos relations ont toujours été tendues mais il n'est pas comme ça.

Arizona : Je te rappelle que c'est à cause de lui que tu m'as quittée et qu'aujourd'hui, c'est ce qui sert de mobile à la police pour m'accuser !

Addison : Arizona...

Arizona : Non Addison ! Je t'ai tout donné. Je t'ai aimée, je t'ai laissé entrer dans la vie de Sofia parce que tu voulais en faire partie et dès que ton frère t'a ordonné de me quitter, tu l'as fait ! Tu sais combien ça l'a affectée ?

Addison : Je suis sincèrement désolée et je regrette ce que je vous ai fait endurer mais tu sais très bien que j'ai aimé Sofia comme ma propre fille et si elle souhaite toujours me revoir...

Arizona : Il en est hors de question !, l'interrompit vigoureusement Arizona. Elle a assez souffert avec toute cette histoire. Tu sais ce que ça m'a coûtée de révéler à Sofia que j'aimais les femmes ? Le bouleversement que ça a été pour elle ? Je ne voulais pas lui dire, j'aurais préféré attendre qu'elle soit plus grande mais toi tu m'y as poussé !

Addison : Parce que ça t'empêchait de vivre, Arizona ! On était constamment obligées de se cacher quand on se voyait ! Tu vois c'est exactement ça ton problème, toute ta vie tourne autour de ta fille et tu te prives d'être heureuse en agissant ainsi !

Arizona : Ca tu n'en sais rien ! Je gère ma vie comme je l'entends et tu n'as plus ton mot à dire !

Arizona la quitta sans lui laisser le temps d'ajouter quoique ce soit. Lorsqu'elle fit ses premiers pas hors du tribunal, les flashs crépitèrent de nouveau et elle fut assaillie par ses confrères. Elle connaissait parfaitement le sentiment de frustration qu'engendrait l'absence de commentaires aussi consentit-elle à répondre à quelques questions avant de rejoindre Callie jusqu'à sa voiture. Le trajet jusqu'au commissariat fut silencieux. Le retour d'Addison ébranlait encore un peu plus la vie chaotique d'Arizona. A ses côtés, Callie était curieuse de connaître le contenu de leur conversation. Malgré tous ses efforts, elle ne parvenait pas à refouler ces sentiments que son métier lui interdisait de ressentir, du moins jusqu'à ce qu'Arizona soit complètement innocentée. Aurait-elle la force d'attendre la fin du procès et de prendre le risque de la voir partir avec une autre ? Rien n'était moins sûr. Quand il s'agissait d'Arizona, elle perdait toutes ses certitudes.

Elle gara son véhicule de fonction à sa place habituelle puis elles descendirent à la morgue. Callie plaça une main bienveillante dans le dos d'Arizona et la conduisit dans la salle où reposait le corps d'Alex Karev.

Callie : Vous êtes prête ?

Arizona hocha la tête. C'était le deuxième cadavre d'un de ses amis qu'elle s'apprêtait à voir en deux jours, elle espérait que ça serait le dernier. Lexie découvrit le visage sans vie de la victime et Arizona eut un haut le cœur. Elle combattit ses larmes et prononça les mots que la Détective attendait.

Arizona : C'est bien lui...

Callie fit signe à Lexie de couvrir le corps. Les deux femmes ne s'attardèrent pas plus longtemps et Callie prit la peine de raccompagner Arizona chez elle. Elle se gara en bas de son immeuble et nota sur un bout de papier son numéro de portable.

Callie : N'hésitez pas à m'appeler à toute heure en cas de besoin.

Arizona : Merci...

Encore marquée par sa visite à la morgue, Arizona ne s'éternisa pas et descendit du véhicule. Callie prit alors la direction du domicile d'Alex Karev où l'attendait ses coéquipiers. Quand elle arriva sur place, elle put se rendre compte par elle-même des dégâts occasionnés par les hommes qu'elle supposait à la solde de Shake. Certains objets étaient simplement renversés, d'autres brisés. Les portes des placards étaient ouvertes, les tiroirs avaient été vidés de leur contenu. Du sang s'était répandu et incrusté dans la moquette du salon. Callie gagna la chambre de la victime. Celle-ci n'avait pas été épargnée. Elle ramassa un portefeuille au sol et l'ouvrit. A sa grande stupéfaction, il n'appartenait pas à Alex Karev mais à Timothy Robbins. Des larmes piquèrent ses yeux alors qu'elle contemplait une photo. Elle l'extirpa et la rangea dans la poche intérieure de sa veste. Arizona ne devait pas tomber dessus.

Dans son appartement, Arizona tentait de reprendre le cours de sa vie. Elle jeta un coup d'œil à la pendule qui lui indiqua qu'il lui restait près de deux heures avant la sortie d'école de sa fille. Elle appela ses amies afin de leur annoncer sa libération puis se posa sur le canapé. Son regard se porta sur une photo d'elle en compagnie de son frère et d'Alex. A cette époque, ces deux hommes veillaient sur elle. Maintenant qu'ils n'étaient plus là, elle se sentait vulnérable et menacée. Nul doute qu'elle était la prochaine sur la liste, du moins, elle le supposait. Il fallait qu'elle fasse tomber cet homme avant qu'il ne l'élimine mais surtout, qu'il s'en prenne à sa fille.

Le ciel s'était assombri. Arizona déambulait dans les allées du cimetière et s'arrêta devant une sépulture qui recevait régulièrement sa visite. Elle s'agenouilla devant celle-ci.

Arizona : Je suis désolée... J'aurais du chercher ton meurtrier... continuer ton enquête. Si je l'avais fait, j'aurais peut-être pu éviter tous ces meurtres car je suis certaine qu'ils sont tous liés au tien. Je regrette d'avoir été aussi lâche mais j'avais tellement peur qu'il puisse s'en prendre à Sofia..., se justifia-t-elle, les larmes aux yeux. Mais cette fois-ci, je te promets de te venger. Je terminerai ce reportage pour lequel tu as laissé ta vie et cet homme paiera pour tous ses crimes, je te le promets.

Elle posa sa main sur la pierre tombale alors que la pluie se mit à tomber.

Arizona : Je t'aime...

Au même moment, dans une autre partie du cimetière, Callie se recueillait. Cela faisait maintenant deux mois jour pour jour qu'elle avait perdu une personne chère à son cœur, deux mois qu'elle ne vivait plus que dans l'espoir qu'un jour, elle puisse retrouver le coupable qui lui avait enlevé celle qu'elle aimait tant. La mexicaine déposa un bouquet de fleurs tandis qu'elle s'agenouillait près de la pierre tombale, laissant ses larmes couler abondamment le long de ses joues. Elle prit en mains la photo d'elle et de la défunte qui reposait aux côtés des fleurs, prise seulement une semaine avant qu'elle ne se fasse assassiner. Calliope la regarda fixement, caressant du bout des doigts la joue de la jeune femme et se perdit dans ses pensées, oubliant complètement la pluie qui s'abattait de plus en plus fort sur elle.

Callie : Tu me manques..., murmura-t-elle sans quitter le cadre photo du regard. Tu me manques tellement...Il n'y a pas un jour sans que je ne pense à toi. Tu vas trouver ça dingue mais je n'arrive toujours pas à me dire que tu nous as quittés. Ton numéro est toujours inscrit dans mon téléphone, je n'arrive pas à l'effacer, c'est au dessus de mes forces. Je ne peux pas me résigner à supprimer le dernier lien qui me reste de toi vivante... Je te promets de retrouver le salaud qui t'a fait ça, je passerai le restant de ma vie à le chercher s'il le faut mais cette pourriture ne vivra pas une vie tranquille alors qu'il a volé la tienne et que tu reposes maintenant dans ce putain de cercueil !, s'exclama-t-elle en commençant à s'énerver. Crois-moi, ta mort ne restera pas impunie !

Elle fixa la tombe durant ce qui semblait être une éternité. Elle ne bougeait pas et laissait la pluie lui glacer le sang. Elle n'avait que faire d'avoir froid tout ce qu'elle pouvait ressentir en cet instant précis était de la tristesse, de la peine et de la haine.

Callie : Je t'aime..., marmonna-t-elle en déposant un doux baiser sur la photo avant de la reposer et se lever. Je reviendrai te voir le mois prochain.

Elle s'éloigna de la tombe et s'apprêtait à quitter le cimetière lorsqu'elle croisa le regard perçant d'Arizona. La journaliste était intriguée par la présence de la policière en ce lieu mais comprit bien rapidement par les yeux rougis de la mexicaine qu'elle aussi y était venue pour se recueillir. Elle découvrait un nouveau côté de sa personnalité qui la touchait et l'attendrissait. En effet, jamais elle n'aurait imaginé que la jeune femme qui lui paraissait si forte et si sûre d'elle la veille pouvait être aussi fragile et brisée. Elle s'avança doucement vers Calliope, concernée. Elle semblait si bouleversée qu'elle en ressentit un pincement au cœur même s'il lui était difficile de ne pas s'attarder sur sa beauté qu'elle qualifiait presque de surnaturelle. Elle se sentait d'autant plus heureuse de ne pas s'être trompée sur son jugement lorsqu'elle la découvrit pour la première fois depuis leur rencontre les cheveux détachés. A ses yeux, sa chevelure mouillée par la pluie la rendait encore plus sexy qu'à l'accoutumé.

Arizona : Détective Torres ?

Surprise qu'elle s'adresse à elle, Callie releva les yeux vers Arizona en s'empressant d'essuyer les larmes qu'elle continuait de déverser. Arizona qui tenait fermement son parapluie en main, se mit à côté d'elle en le lui présentant au dessus de sa tête afin de la protéger de la pluie.

Arizona : Vous savez que vous allez attraper froid en restant sous la pluie comme ça ?

Callie : C'est gentil mais ne vous en faites pas, je vais bien.

Arizona : Ecoutez, je sais que ça ne me regarde pas mais vous allez tout sauf bien et ne me dîtes pas le contraire car cela se voit sur votre visage. Je ne prétends pas savoir ce que vous traversez mais je comprends votre douleur. Je sais ce que c'est que de perdre une personne qui vous est chère et ça fait tellement mal qu'on en veut au monde entier, on a l'impression que la vie sans elle ne vaut pas la peine d'être vécue mais c'est faux. Je ne connais pas la personne que vous pleurez mais la seule chose dont je suis sûre c'est qu'elle n'aimerait pas vous voir ainsi.

Callie la regarda perplexe. Elle avait réussi à décrire exactement ce qu'elle ressentait. Depuis qu'elle avait appris son assassinat, son cœur s'était brisé et elle n'arrivait plus à concevoir de vivre dans un monde où celle qui lui était si importante ne serait plus qu'un souvenir. Cependant, le discours d'Arizona venait de la frapper et pour la première fois en deux mois elle se sentait comprise. Ce n'était pas de la pitié qu'elle pouvait lire dans son regard mais de la sensibilité et de la sincérité.

Callie : Merci..., réussit-elle à murmurer presque inaudiblement.

Arizona se contenta de lui sourire en posant sa main sur son épaule.

Arizona : Je vous raccompagne ?

La belle hispanique hocha simplement la tête et elles quittèrent ensemble le cimetière en silence. Arizona reconduisit Callie jusqu'à son véhicule et fut agréablement surprise de découvrir que celle-ci avait en sa possession une moto.

Arizona : Une moto ? Je suis impressionnée Détective Torres !

Callie : Je suis pleine de surprises Mademoiselle Robbins, répliqua-t-elle en mettant son casque après s'être installée sur sa moto. Encore merci pour le conseil... et le parapluie.

La brune démarra son véhicule à deux roues puis s'éloigna sur un léger sourire amusé. Arizona contempla la jeune femme avec un sourire aux lèvres puis consulta sa montre. L'heure des retrouvailles avec Sofia avait sonné. Sur le chemin qui la menait à l'école, Arizona éprouva une légère appréhension. Elle craignait que son arrestation n'ait détérioré sa relation avec sa fille. Sofia discutait avec ses petits camarades lorsque son enseignante lui annonça que sa mère était là. La petite fille chercha aussitôt du regard celle qui lui avait manqué et exprima toute sa joie en constatant que sa maîtresse disait vrai. Elle se leva d'un bond et courut se jeter dans les bras de sa mère.

Sofia : Maman !

Arizona fut soulagée par cet accueil chaleureux et s'accroupit pour la serrer dans ses bras.

Arizona : Ce que tu m'as manqué ma chérie.

Sofia serra son cou de toutes ses forces en blottissant sa tête contre son épaule avant de se reculer et de manifester sa peur.

Sofia : Tu vas plus partir, hein ?

Arizona : Non, c'est fini. On va rentrer à la maison toutes les deux.

Sofia : Moi je savais que t'étais pas une méchante !

Sofia la gratifia d'une dernière étreinte puis elles quittèrent l'école. La petite fille saisit la main de sa mère et ne cacha pas son bonheur de l'avoir retrouvée. Elle sautilla joyeusement à ses côtés tout au long du chemin et se montra encore plus bavarde qu'à son habitude. Cette joie permit à Arizona d'oublier le cauchemar dans lequel elle était plongée depuis la veille mais sa quiétude prit fin lorsqu'elle ouvrit la porte de leur appartement. Une photo semblait avoir été glissée sous sa porte.

Sofia : C'est quoi Maman ?

Arizona se baissa et ramassa ce qui s'avéra être un cliché de Callie au cimetière. En arrière plan, un détail intrigua la jeune femme. C'était près de la tombe de son frère qu'elle se trouvait. Elle retourna la photo et lut le mot qui y était inscrit : Méfiez vous...