Mellyna : Je trouve que les autres histoires sont aussi intéressantes que
celle du « Seigneur des Anneaux ». Pour ma part, j'ai bien aimé celle de
Turin Turambar (et toutes les autres à vrai dire).
Elysabeth : Comme je te disais, cette encyclopédie (si on a la même) est très pratique pour se renseigner sur tout et sur rien très rapidement, sans chercher éternellement, et ça donne des idées !!
10- Première retrouvaille
Legolas regardait, figé, la fine silhouette s'avancer, les yeux rivés au sol, vides, une expression d'horreur sur le visage, les bras inertes le longs du corps, le dos voûté. Il n'entendit pas Glinelceleb tomber de son cheval, il ne vit pas Aragorn se précipiter vers elle, pas plus qu'il ne s'aperçut que Gandalf s'élançait vers l'elfe prostré. Car il s'agissait bien d'un elfe, mais dans un état épouvantable. On pouvait sans peine deviner qu'il avait été torturé, par ce traître de Saroumane. Il sentit une colère sans nom se réveiller au fond de lui, tellement puissante qu'il en eu peur. Il ne connaissait pas cet elfe au physique étrange, mais il se sentait solidaire envers lui. N'était-il pas de la même race ?
Il remarqua soudain que Gandalf soutenait l'elfe hagard et l'amenait vers eux, en lui parlant doucement, comme pour le rassurer. Aragorn, quand à lui, était toujours agenouillé auprès de Glinelceleb, inquiet, tout comme Merry et Pippin qui l'avait rejoint. Le roi Théoden et ses Rohirrims ne savaient pas trop comment réagir et regardaient, attendant la suite.
« Ah, elle reprends conscience ! retentit la voix de Pippin. »
Aragorn n'avait presque pas fait attention à l'elfe quand il avait entendu son amie tombée de son cheval. Il s'était empressé de la secourir mais là découvrit inconsciente. Il la souleva délicatement en se disant que l'apparition de l'elfe y était pour quelque chose. Elle était pâle et elle avait vraiment l'air fragile, ce qui renforça ce sentiment protecteur qu'il avait envers elle. Il fut rejoint par Merry et Pippin qui semblaient inquiet pour leur nouvelle amie. Enfin, elle remua légèrement et ouvrit les yeux. Elle le regarda un moment comme pour se souvenir de quelque chose et soudain, il la vit agrandir les yeux d'horreur et se redresser, tremblante, pâle comme la mort, le regard dirigé vers Gandalf et l'elfe.
Gandalf, quand à lui, essaya de garder son sang-froid. Il connaissait cet elfe et se doutait bien que sa présence chez Saroumane l'avait fortement déstabilisé, vu son état accablant. Le magicien s'approcha de lui et fut inquiet par son manque de réaction. Il lui releva la tête et le regarda dans les yeux et ce qu'il vit, ou plutôt ce qu'il ne vit pas , ne fit qu'augmenter son inquiétude. Il lui prit le bras et l'entraîna à sa suite, l'elfe se laissa faire, n'opposait aucune résistance. En temps normal, cela ne l'aurait pas étonnée, mais ici, il ne disait rien, ni en le voyant lui ou Glinelceleb. Celle-ci, d'ailleurs, n'avait pas supporté la vision de l'elfe sortant d'Orthanc, dans un état lamentable. Il prononça quelques paroles réconfortantes, en espérant le faire sortir de sa torpeur.
« Aluabel ! »
Le cri que venait de pousser Glinelceleb sortit tout le monde de ses réflexions. Celle-ci se releva, soutenue par Aragorn et s'approcha, titubante, de l'elfe aux cheveux et aux yeux noirs comme la nuit, au teint blanc, qui n'avait pas réagit à son nom. Quand la semi-elfe fit en face de lui, elle s'immobilisa.
Glinelcelb ne savait plus trop comment réagir, l'elfe qu'elle connaissait avait toujours un air joyeux et le sourire aux lèvres. Mais là, elle ne voyait rien, rien du tout ! Le vide totale !! Elle murmura son nom, espérant une réaction, puis lentement, elle posa ses mains sur son visage.
« Aluabel ! C'est moi, Glinelceleb ! Aluabel !! Je t'en prie reprends tes esprits. Que fais-tu ici ? Tu devrais être chez Elrond. N'as-tu pas accomplis ta mission ? Mais enfin, dis-moi quelque chose ! Aurais-tu perdu ta langue ? »
A peine cette phrase fut-elle prononcé que tout le monde remarqua enfin un changement dans l'expression de l'elfe, mais pas dans le sens qu'ils espéraient. Ils virent avec stupeur celui-ci porter ses mains à sa gorge et ses yeux s'emplirent d'horreur. Il recula de quelques pas, comme pour s'éloigner de Glinelceleb qu'il regardait, surpris, s'apercevant enfin de sa présence.
« Aluabel ? appela doucement la jeune semi-elfe. »
Elle s'approcha de lui, hésitante. Décidément, elle comprenait de moins en moins. Pourquoi se comportait-il ainsi ? Il était pourtant un ami de longue date. Pourquoi, maintenant qu'il semblait enfin sortit de sa torpeur, la fuyait-il ? Elle sentit les larmes couler sur ses joues. Pourquoi ne disait- il rien ?
« Aluable ?! répéta-t-elle, un nœud à l'estomac. »
Il la voyait, clairement, trop clairement. Mais il ne rêvait pas, la douleur qu'il endurait encore était trop tenace pour lui permettre le moindre doute. Comment cela était-il possible ? Elle était vivante ! Vivante ! Quand il avait appris la chute d'Almaren, il pensait qu'elle était tombée également, tout comme son père. Il la voyait maintenant verser des larmes, mais il ne voulait pas qu'elle pleure pour lui ! Il ne méritait pas cette faveur. C'est alors qu'il vit un vieillard étincelant de lumière qui s'avança vers lui. Il mit un certain temps à reconnaître Gandalf. Celui- ci lui prit délicatement les mains et les écarta de sa gorge encore douloureuse. Mais lui n'y fit pas attention et fixait le jeune semi-elfe aux longs cheveux argentés.
« J'ai bien peur que ta dernière phrase, Glinel, soit lourde de sens. »
Legolas crut ne pas bien entendre. En effet, Gandalf venait d'insinuer que l'elfe était devenu muet. Sur la gorge de celui-ci , il vit de fines cicatrices et fut éberlué.
« Comment ? déglutit Glinelceleb.
-Je suis désolé, mais je crains qu'il ne chantera plus jamais, murmura le mage blanc, tenant toujours Aluabel, qui le regardait, semblant appuyé la vérité de son propos.
-C'est impossible, vous le savez bien ! s'exclama Glinel. Chanter est une seconde nature chez lui. Oubliez-vous qui il est ? Cela le tuerais !
-Calmez-vous, ma jeune amie. Ceci m'affecte également, mais il faudra l'accepter, comme Aluabel semble l'avoir fait. »
En effet, celui-ci ne semblait pas offusquer par cette déclaration. Contre toute attente, celui-ci ouvrit les bras et sourit tristement à Glinelceleb qui se jeta dans ceux-ci en sanglotant.
« Oh, Aluabel ! Ne t'inquiètes pas, je m'occuperais de toi. Ce n'est pas tellement grave que tu ne puisses plus chanter, Tu est encore en vie, et nous avons quand même Lomelindë. Et puis, c'est moi qui chanterais pour toi maintenant, toute les chansons que tu voudras, en commençant par celle de Luthien, bien sûr. »
Glinelceleb ne pouvait imaginer le bien immense que procuraient ses paroles sur l'elfe. Celui-ci la serrait contre lui comme s'il avait peur qu'on lui prenne son bien le plus précieux. IL était encore traumatisé par ce que Saroumane lui avait fait, bien évidemment, mais la présence de la jeune semi-elfe avait un effet apaisant sur lui. Il avait entendu sa voix, lointaine, tout d'abord, puis de plu en plus forte. Mais il avait cru rêver. Et lorsqu'elle avait demandé s'il avait perdu sa langue, il avait ouvert les yeux, l'avait vu et avait prit peur, peur d'elle, peur qu'elle le rejette lorsqu'elle aurait appris que la voix qu'elle affectionnait tant ne retentirait plus jamais. Il avait alors ouvert les bras, espérant que leur amitié ne s'était pas brisé, et il faillit pleurer de joie lorsque sa 'petite fleur' s'était précipitée sur lui.
Aragorn accusait le choc. Ainsi, cet elfe avait été torturé, mais il s'agissait également d'un des messagers d'Almaren, envoyés chez Elrond d'après les dires de son amie. Il ne savait s'il devait être heureux ou triste pour la semi-elfe, qui réconfortait Aluabel, d'ailleurs, celui semblait ainsi indécis que lui, il souriait, mais il semblait sur le point de pleurer. Le rôdeur s'approcha de Legolas et mis une main sur son épaule. Celui-ci se retourna.
« Saroumane avait prévu son coup, dit l'elfe.
-Malheureusement, il a atteint psychologiquement Glinelceleb et ce messager.
-J'imagine assez la douleur de celui-ci, s'il aimait bien chanté, cela doit être terrible.
Nous les aiderons, parce que ce sont nos amis, même si nous ne connaissons pas encore Aluabel, et même si les temps actuels ne sont pas propices à la joie. »
Elysabeth : Comme je te disais, cette encyclopédie (si on a la même) est très pratique pour se renseigner sur tout et sur rien très rapidement, sans chercher éternellement, et ça donne des idées !!
10- Première retrouvaille
Legolas regardait, figé, la fine silhouette s'avancer, les yeux rivés au sol, vides, une expression d'horreur sur le visage, les bras inertes le longs du corps, le dos voûté. Il n'entendit pas Glinelceleb tomber de son cheval, il ne vit pas Aragorn se précipiter vers elle, pas plus qu'il ne s'aperçut que Gandalf s'élançait vers l'elfe prostré. Car il s'agissait bien d'un elfe, mais dans un état épouvantable. On pouvait sans peine deviner qu'il avait été torturé, par ce traître de Saroumane. Il sentit une colère sans nom se réveiller au fond de lui, tellement puissante qu'il en eu peur. Il ne connaissait pas cet elfe au physique étrange, mais il se sentait solidaire envers lui. N'était-il pas de la même race ?
Il remarqua soudain que Gandalf soutenait l'elfe hagard et l'amenait vers eux, en lui parlant doucement, comme pour le rassurer. Aragorn, quand à lui, était toujours agenouillé auprès de Glinelceleb, inquiet, tout comme Merry et Pippin qui l'avait rejoint. Le roi Théoden et ses Rohirrims ne savaient pas trop comment réagir et regardaient, attendant la suite.
« Ah, elle reprends conscience ! retentit la voix de Pippin. »
Aragorn n'avait presque pas fait attention à l'elfe quand il avait entendu son amie tombée de son cheval. Il s'était empressé de la secourir mais là découvrit inconsciente. Il la souleva délicatement en se disant que l'apparition de l'elfe y était pour quelque chose. Elle était pâle et elle avait vraiment l'air fragile, ce qui renforça ce sentiment protecteur qu'il avait envers elle. Il fut rejoint par Merry et Pippin qui semblaient inquiet pour leur nouvelle amie. Enfin, elle remua légèrement et ouvrit les yeux. Elle le regarda un moment comme pour se souvenir de quelque chose et soudain, il la vit agrandir les yeux d'horreur et se redresser, tremblante, pâle comme la mort, le regard dirigé vers Gandalf et l'elfe.
Gandalf, quand à lui, essaya de garder son sang-froid. Il connaissait cet elfe et se doutait bien que sa présence chez Saroumane l'avait fortement déstabilisé, vu son état accablant. Le magicien s'approcha de lui et fut inquiet par son manque de réaction. Il lui releva la tête et le regarda dans les yeux et ce qu'il vit, ou plutôt ce qu'il ne vit pas , ne fit qu'augmenter son inquiétude. Il lui prit le bras et l'entraîna à sa suite, l'elfe se laissa faire, n'opposait aucune résistance. En temps normal, cela ne l'aurait pas étonnée, mais ici, il ne disait rien, ni en le voyant lui ou Glinelceleb. Celle-ci, d'ailleurs, n'avait pas supporté la vision de l'elfe sortant d'Orthanc, dans un état lamentable. Il prononça quelques paroles réconfortantes, en espérant le faire sortir de sa torpeur.
« Aluabel ! »
Le cri que venait de pousser Glinelceleb sortit tout le monde de ses réflexions. Celle-ci se releva, soutenue par Aragorn et s'approcha, titubante, de l'elfe aux cheveux et aux yeux noirs comme la nuit, au teint blanc, qui n'avait pas réagit à son nom. Quand la semi-elfe fit en face de lui, elle s'immobilisa.
Glinelcelb ne savait plus trop comment réagir, l'elfe qu'elle connaissait avait toujours un air joyeux et le sourire aux lèvres. Mais là, elle ne voyait rien, rien du tout ! Le vide totale !! Elle murmura son nom, espérant une réaction, puis lentement, elle posa ses mains sur son visage.
« Aluabel ! C'est moi, Glinelceleb ! Aluabel !! Je t'en prie reprends tes esprits. Que fais-tu ici ? Tu devrais être chez Elrond. N'as-tu pas accomplis ta mission ? Mais enfin, dis-moi quelque chose ! Aurais-tu perdu ta langue ? »
A peine cette phrase fut-elle prononcé que tout le monde remarqua enfin un changement dans l'expression de l'elfe, mais pas dans le sens qu'ils espéraient. Ils virent avec stupeur celui-ci porter ses mains à sa gorge et ses yeux s'emplirent d'horreur. Il recula de quelques pas, comme pour s'éloigner de Glinelceleb qu'il regardait, surpris, s'apercevant enfin de sa présence.
« Aluabel ? appela doucement la jeune semi-elfe. »
Elle s'approcha de lui, hésitante. Décidément, elle comprenait de moins en moins. Pourquoi se comportait-il ainsi ? Il était pourtant un ami de longue date. Pourquoi, maintenant qu'il semblait enfin sortit de sa torpeur, la fuyait-il ? Elle sentit les larmes couler sur ses joues. Pourquoi ne disait- il rien ?
« Aluable ?! répéta-t-elle, un nœud à l'estomac. »
Il la voyait, clairement, trop clairement. Mais il ne rêvait pas, la douleur qu'il endurait encore était trop tenace pour lui permettre le moindre doute. Comment cela était-il possible ? Elle était vivante ! Vivante ! Quand il avait appris la chute d'Almaren, il pensait qu'elle était tombée également, tout comme son père. Il la voyait maintenant verser des larmes, mais il ne voulait pas qu'elle pleure pour lui ! Il ne méritait pas cette faveur. C'est alors qu'il vit un vieillard étincelant de lumière qui s'avança vers lui. Il mit un certain temps à reconnaître Gandalf. Celui- ci lui prit délicatement les mains et les écarta de sa gorge encore douloureuse. Mais lui n'y fit pas attention et fixait le jeune semi-elfe aux longs cheveux argentés.
« J'ai bien peur que ta dernière phrase, Glinel, soit lourde de sens. »
Legolas crut ne pas bien entendre. En effet, Gandalf venait d'insinuer que l'elfe était devenu muet. Sur la gorge de celui-ci , il vit de fines cicatrices et fut éberlué.
« Comment ? déglutit Glinelceleb.
-Je suis désolé, mais je crains qu'il ne chantera plus jamais, murmura le mage blanc, tenant toujours Aluabel, qui le regardait, semblant appuyé la vérité de son propos.
-C'est impossible, vous le savez bien ! s'exclama Glinel. Chanter est une seconde nature chez lui. Oubliez-vous qui il est ? Cela le tuerais !
-Calmez-vous, ma jeune amie. Ceci m'affecte également, mais il faudra l'accepter, comme Aluabel semble l'avoir fait. »
En effet, celui-ci ne semblait pas offusquer par cette déclaration. Contre toute attente, celui-ci ouvrit les bras et sourit tristement à Glinelceleb qui se jeta dans ceux-ci en sanglotant.
« Oh, Aluabel ! Ne t'inquiètes pas, je m'occuperais de toi. Ce n'est pas tellement grave que tu ne puisses plus chanter, Tu est encore en vie, et nous avons quand même Lomelindë. Et puis, c'est moi qui chanterais pour toi maintenant, toute les chansons que tu voudras, en commençant par celle de Luthien, bien sûr. »
Glinelceleb ne pouvait imaginer le bien immense que procuraient ses paroles sur l'elfe. Celui-ci la serrait contre lui comme s'il avait peur qu'on lui prenne son bien le plus précieux. IL était encore traumatisé par ce que Saroumane lui avait fait, bien évidemment, mais la présence de la jeune semi-elfe avait un effet apaisant sur lui. Il avait entendu sa voix, lointaine, tout d'abord, puis de plu en plus forte. Mais il avait cru rêver. Et lorsqu'elle avait demandé s'il avait perdu sa langue, il avait ouvert les yeux, l'avait vu et avait prit peur, peur d'elle, peur qu'elle le rejette lorsqu'elle aurait appris que la voix qu'elle affectionnait tant ne retentirait plus jamais. Il avait alors ouvert les bras, espérant que leur amitié ne s'était pas brisé, et il faillit pleurer de joie lorsque sa 'petite fleur' s'était précipitée sur lui.
Aragorn accusait le choc. Ainsi, cet elfe avait été torturé, mais il s'agissait également d'un des messagers d'Almaren, envoyés chez Elrond d'après les dires de son amie. Il ne savait s'il devait être heureux ou triste pour la semi-elfe, qui réconfortait Aluabel, d'ailleurs, celui semblait ainsi indécis que lui, il souriait, mais il semblait sur le point de pleurer. Le rôdeur s'approcha de Legolas et mis une main sur son épaule. Celui-ci se retourna.
« Saroumane avait prévu son coup, dit l'elfe.
-Malheureusement, il a atteint psychologiquement Glinelceleb et ce messager.
-J'imagine assez la douleur de celui-ci, s'il aimait bien chanté, cela doit être terrible.
Nous les aiderons, parce que ce sont nos amis, même si nous ne connaissons pas encore Aluabel, et même si les temps actuels ne sont pas propices à la joie. »
