Pour ce Chapitre encore une fois je remercie ma superbe correctrice...
Parce que sérieusement je lui donne de la misère haha! Il faut dire que mes chapitres sont plus que brouillons, mais je la remercie pour le bon travaille quelle fait et surtout parce qu'elle est encore la xD
Petite question... Y a-t-il encore des gens qui lise ma fiction?
Parce que je ne recois plus aucun Review...
Chapitre 4 : Répond-moi
POV Edward
Seul; j'étais seul plus que jamais. La maison était vide comme tous les jours cette semaine, c'était calme, peut-être un peu trop même. J'aurais voulu avoir le pouvoir de remonter le temps, seulement une petite minute avant son départ afin d'avoir l'occasion de la retenir. Pouvoir la tenir dans mes bras, lui dire à quel point je l'aime; je donnerais n'importe quoi pour caresser ses lèvres à nouveau, sentir sa présence, sa chaleur, son odeur. Je voudrais pour retourner dans cette bulle si tranquille que nous nous étions créé, revivre notre premier rendez-vous, notre premier baiser, notre première fois, tout ça sans avoir mal.
Mais je sais que c'est impossible et douloureusement, perpétuellement, nos souvenirs me hantaient jours et nuits. Ils m'empêchaient de faire la seule chose qui aurait pu me calmer, les notes tournaient sans cesse dans ma tête, pourtant aucune ne semblaient s'accorder avec le reste de ma vie. J'appuyais maintenant sur les touches depuis plus d'une heure, j'essayais et essayais encore de jouer, échouant à chaque fois, enchainant les fausses notes, aucun son, qu'il soit sous forme de mot ou de note ne voulait sortir de ma tête. Ton visage restait figé dans mon esprit, ton nom gravé dans mon cœur où une mélodie triste à mourir s'y répétait, me brisant un peu plus jour après jour.
Pour l'instant mon cœur n'est qu'une partie sèche et morte en moi, affaiblie pas la douleur de son souvenir. Je fermais les yeux et comme chaque jours depuis son départ, son visage m'apparut, ma Bella souriante et heureuse, celle que je rêvais de revoir. Mes mains se placèrent d'elles-mêmes sur le clavier, jouant ces notes plus que familières et la mélodie commença à résonner autour de moi. Elle semblait si heureuse pourtant ce bonheur qui se trouvait au fond de ses yeux s'effaçait tranquillement jusqu'à laisser place à la colère détournant les yeux, se fermant à moi et s'éloignant à grand pas. J'essayais de la rattraper, n'ayant pas eu cette chance dans la réalité, mais n'y arrivait pas.
Finalement elle disparut totalement sous mes yeux. Mes points serrés faisaient maintenant raisonner le son grave des notes maltraitées, je frappais sans ménagement sur le clavier, essayant de me rappeler la Bella de notre rencontre, celle qui ne se serait pas enfuit, qui m'aurait parlé, mais la réalité reprenait ses droits. Les larmes envahissaient mon visage, je ne pouvais m'en empêcher. J'essayais de me concentrer sur cette mélodie, celle qui expliquait ma vie, pourtant ce n'était pour l'instant qu'un amas de notes, mes doigts refusaient de m'obéir, ne jouant que des mélodies sans aucun sens, ne ressemblant à rien. A ce moment n'importe qui s'y connaissant un tant soit peu en musique aurais pu dire que je ne m'y connaissais pas, avec mes mains qui jouaient n'importe quoi alors que j'appuyais de plus en plus fort sur les touches d'ivoire. Enragé de ne rien pouvoir jouer. Les larmes sur mes joues, embrouillaient ma vue, m'agaçant toujours plus, n'étaient que le signe de mon impuissance.
J'étais fatigué, le sommeil se faisait plutôt rare ces derniers temps, je cherchais trop le «pourquoi» de son départ et manger était un vrai défi, la faim m'avait complètement quitté, en faite je ne mangeais que lorsque ma mère m'y obligeait. Ce qui arrivait beaucoup trop souvent à mon goût, mais voir le regard triste que ma mère me jetait à chaque fois, m'obligeant à faire un effort. J'avais vite perdu la notion du temps, ne faisant pratiquement plus rien de mes journées, je restais enfermé dans ma chambre et ne parlais qu'à mes parents.
Plus fort encore, toujours plus fort.
Je ne m'arrêtais pas malgré la douleur dans mes doigts, je continuais m'accrochant à tout ce qui pouvait m'apporter un peu d'espoir. Après tout c'est tout ce dont j'étais capable pour l'instant, tout ce qui me faisait vivre dans ce monde cruel et sans fin. Ma vie n'était plus rien mais je m'y accrochais pourtant. M'accrochant au rêve de la revoir, de la serrer contre moi je savais que ce moment n'arriverait pas tout de suite, peut être même qu'il n'arriverait jamais mais je m'étais promis que je finirais par la retrouver. Au moins pour donner un sens à ma vie, pour comprendre pourquoi elle est partie sans me donner d'explications, de raisons, parce que depuis ma vie n'est plus qu'un trou noir sans fin.
Soudain j'en eu assez. Assez de jouer, d'attendre, de souffrir, d'espérer. J'avais tout donné, et à ce moment-là je ne me sentais plus capable de donner quoique ce soit à qui que ce soit. La vie m'avait poussée à bout et aujourd'hui je ressentais cette atroce douleur dans mon torse, plus précisément au niveau du cœur. Il battait à une vitesse folle, mais me faisait souffrir tout autant. Jusqu'à maintenant j'avais réussis à l'oublier, à passer au-dessus de mon mal-être et vivre un peu mieux chaque jour j'avais quelques fois fais des rechute, des jours où la douleur était plus grande. Mais aujourd'hui elle était comme jamais elle ne l'avait été et ce parce que j'avais réalisé qu'espérer n'était pas le bon moyen, que je n'étais pas sûr de la revoir…
Je me levais rapidement, mon banc tombant dans un bruit sourd derrière moi; mais je n'y portais pas attention, je refermais soudainement le couvercle, recouvrant les touches, et dans un grand mouvement de bras, j'envoyais balader la pile de partitions qui s'envolèrent dans la pièce. Essoufflé et fou de rage, je m'accroupis au sol alors qu'autour de moi les feuilles tombaient doucement. Je laissais alors mes pleurs l'emporter. Tout était terminé. J'en étais arrivé à un point dans ma vie où tout allais mal, où la vie se retournait contre moi. Je n'avais plus la force d'attendre, de souffrir encore, de tout garder pour moi.
On dit que la souffrance finie par passer, qu'il y a toujours quelque chose ou quelqu'un qui nous aidera à remonter la pente. Moi pour l'instant je n'y croyais guère. Parce que je me morfondais tout seul, toujours tout seul. Mais j'avais fais un choix, ne plus voir personne. En même temps faut dire qu'entendre toutes les dix minutes « Est-ce que ça va ? » ne m'aidais pas à oublier. Au contraire, quand je voyais le visage de mon frère ça me rappelais notre léger accrochage à l'hôpital, quand je voyais celui de ma sœur je voyais sa douleur, ma colère et à quel point elle me manquait. Je voyais aussi mes parents qui faisaient du mieux qu'ils pouvaient, ils essayaient d'être présent pour nous tous et c'était difficile. Surtout parce que je ne faisais pas d'efforts. Je ne voulais ni ne pouvais en faire.
Couché au sol, je réalisais que ma vie n'était plus qu'un grand vide et que peut-être j'avais mérité ce qui s'était passé. Que je ferais n'importe quoi pour revenir au moins un an en arrière pas seulement pour retenir Bella, non, mais pour retrouver la famille unie que nous étions, un frère célibataire avec qui je m'entendais super bien et pour qui sa famille comptait avant ses conquêtes, retrouver ma sœur joyeuse, qui était notre rayon de soleil, qui faisait de notre vie quelque chose de meilleur. De retrouver notre ancienne maison, même si celle-ci me plaisait, de retrouver tous mes anciens amis.
Je ne sais pas depuis combien de temps j'étais coucher sur le sol mais mes larmes ne s'étaient pas calmées. Mon corps ne réagissait plus, secoué par de nombreux sanglots, pourtant j'arrivais à sentir un petit corps collé contre mon dos, un petit corps frêle. Je relevais doucement la tête ne sachant qui pas m'avait déranger, qui m'avait vue au plus bas. C'est à ce moment que je vis ma petite sœur couchée en position fœtale près de moi, ses yeux étaient rougis par ses pleurs, sa gorge se secouait légèrement à chaque sanglot. Lorsqu'elle me vit me retourner, elle parla, d'une voix faible, mais je réussis tout de même à l'entendre.
-Ne me repousse pas, je t'en pris Edward.
J'en avais pas l'intention, si quelqu'un pouvait encore m'aidé c'était bien elle. À cet instant tout était oublié, je lui avais pardonné, du moins une partie de moi l'avait fait.
Je la regardais encore quelques secondes, essuyant les quelques larmes qui coulaient sur ses joues alors qu'elle me regardait terrifiée, probablement parce que j'avais repoussé tout le monde dans ma famille, et elle attendait probablement que je fasse de même avec elle.
Je finis pas lui ouvrir mes bras.
-Viens là. Lui dis-je calmement.
Elle esquissa ce qui ressemblait à un sourire et vint se blottir contre moi. Cette situation, nous deux en larme serrés l'un contre l'autre, me rappela notre enfance. À cette époque nous étions inséparables. Alice était une petite fille timide et sans défense, qui maintenant était devenue notre joie de vivre, plus du tout timide et complètement capable de se défendre. Ces moments de tendresse entre nous m'avaient manqués, il faut dire que durant l'année qui venait de passée, notre vie avait été plutôt mouvementée et que nous avions vécu notre vie chacun de notre coté.
-Tu m'as manqué, me dit-elle.
-A moi aussi.
Je la serrais plus fort dans mes bras, réalisant à quel point j'avais été égoïste, je n'avais pensé qu'à moi, encore une fois. Pourtant, la situation avait été difficile pour tout le monde, ils avaient tous autant souffert que moi du départ de Bella parce qu'ils l'aimaient beaucoup. Ils avaient essayés de me soutenir, mais je m'étais moi-même enfermé dans cette bulle de colère et de tristesse.
-Je suis… je suis désolé Edward, souffla-t-elle après un moment.
Je me relevais un peu, Alice toujours dans mes bras, afin de croiser son regard, elle était plus que sincère. Je resserrais ma prise autour d'elle et respirais pleinement l'odeur de ses cheveux.
Mes pleures étaient toujours aussi visibles et forts. Alice passa doucement sa main sur mon visage.
-Pleur grand frère, tout ira mieux après.
Et là, je me laissais aller, pleurant comme jamais je n'avais pleuré. Elle était là pour moi, quelqu'un se souciait vraiment de moi. J'étais lamentable, mais j'étais bien, j'étais mieux. Alice qui me serrait toujours contre elle avait cessé de pleurer, elle passait maintenant sa main dans mes cheveux, me chuchotant des paroles réconfortante à l'oreille.
-Alice, dis-je après m'être un peu calmer.
-Oui ? Me demanda-t-elle
-Tu sais, ce que tu as fait m'a vraiment blessé, mais je sais aussi que j'ai réagis excessivement, on aurait pu éviter tout ça, mais, je vais avoir du mal à te refaire confiance. Bella est l'amour de ma vie et tu m'as caché tellement de choses…
-Je sais Edward, je sais, dit-elle tout bas. Je comprends et je ne te cacherais plus rien, je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour regagner ta confiance. J'ai aussi conscience que tout est de ma faute, que si j'avais réagis avant j'aurais pu la retenir, la laisser t'expliquer tout ce qui se passait, mais elle m'a convaincue, elle m'a dit que tu vivrais mieux sans elle, que tu n'avais pas à savoir, et moi je l'ai cru, mais elle paraissait si sûr d'elle et tout était tellement claire lorsqu'elle le disait. J'ai cru que tu irais bien, mais j'ai eu tort, tu ne vas pas bien Edward, et c'est maintenant que je réalise que tu ne peux pas vivre sans elle. Tout est de ma faute, encore une fois, tout est toujours de ma faute, si tu savais comme je m'en veux, comme j'en souffre, aussi de savoir que tout ça c'est moi qui l'ai créé, de savoir que vous souffrez tous les deux, de savoir les conséquences de tout ça. Edward je te promets, que je vais faire tout ce pour la faire revenir.
-Ne t'en fais pas Alice, ça va mieux, du moins un peu.
J'embrassais doucement sa joue, la remerciant.
-Je t'aime petite sœur.
-Moi aussi Eddy.
-Ne m'appelle pas comme ça ! M'exclamais-je alors qu'elle rigolait.
J'avais toujours détesté ce surnom, surtout quand mon frère l'utilisait.
Je retrouvais automatiquement notre complicité, un sourire naquis soudainement sur les lèvres de ma sœur.
-Edward, tu souris, dit-elle visiblement heureuse.
Oui, je souriais. D'un vrai sourire cette fois, parce qu'Alice pouvais remonter le morale à n'importe qui, à n'importe quel moment.
-Et c'est grâce à toi Alice.
Elle me regardait, pour ensuite glisser son regard au travers de la pièce.
-On va devoir ramasser tout ça, dit-elle en prenant l'une de mes feuilles près d'elle.
-Non Alice, c'est à moi de le faire.
-Laisse moi au moins t'aider Edward, plus vite ce sera fait, plus vite on fera autre chose. Je ne pu résister et lui dit oui.
J'étais plutôt déçu de moi-même pour tout le bazar que j'avais mis.
Je commençais à classer mes partitions alors que ma sœur me les ramenait au piano, tout fut rangé en un rien de temps.
Alors que je m'apprêtais à les mettre dans un tiroir, ma main me fit affreusement mal, je relevais mon poignet, faisant quelques mouvements, mais la douleur ne partait pas. Je me souvenais avoir frappé plusieurs fois le sol avec cette main, mais sur le coup ça n'avait fait que me faire du bien.
-Tu manges avec nous ce soir, me demanda-t-elle, me sortant de mes pensées.
-Oui, je mange avec vous.
Elle me sourit.
Vers la fin de l'après-midi nous sommes descendus au rez-de-chaussée, trouvant Jasper assis au salon.
-Oh! S'écria Alice, je t'avais complètement oublié chéri.
Nous nous assise avec lui.
- Aucun problème, les programmes à la télé étaient plutôt bien ma belle, dit-il en l'embrassant.
-Tu veux dire que tu as attendu tout ce temps au salon ?
-Oui Ed, rit-il.
Jasper était quelqu'un qui comprenait tellement bien les autres, il aurait pu monter, mais il savait qu'Alice et moi avions besoin de parler alors il était resté là, a attendre.
Nous passions donc du temps au salon. Un peu plus tard, ma mère arriva à la maison, elle fut surprise de me voir au salon, mais elle sourit.
Nous mangeâmes et pour une fois, depuis longtemps, je pris part à la conversation.
-Alors Emmett, tu sais quand Rosalie doit sortir ?
-Je ne sais pas trop, les médecins ont dit environ deux mois. Mais papa m'a dit qu'il pourrait la faire sortir en septembre.
-Emmett, j'imagine qu'elle va rester ici? Demanda ma mère.
-Heu, bien j'allais le demander. Comme son père est souvent occupé avec son travail et que c'est avec moi qu'elle va faire les exercices de rééducation, j'ai pensé que ça serait mieux pour elle.
- Ne t'inquiète pas Emmett, on est bien content qu'elle vienne chez nous.
Ma mère sourit.
Simple, plus il y a de review, plus les chapitres seront meilleur...
Parce que la seule paye que nous recevons en écrivant ici ce son vos commentaires, Et que moins il y en a moins, le gout d'écrire est présent...
Alors dites-moi au moins ce que vous en avez pensé, ce que vous immaginer par la suite! Ou encore faites moi des proposition.
Parce que si je n'ai plus rien, cette histoire pourrais se terminer beaucoup plus vite que prévue...
xoxo
TOune
