Je remercie Melior, Nelly Suglisse et Javelo77 pour leurs rewiews.

Et je vous souhaite une bonne lecture !


SAUVETAGE ACCIDENTEL

CHAPITRE 10


Notre vie est un voyage constant, de la naissance à la mort.

Le paysage change, les gens changent, les besoins se transforment, mais le train continue.

La vie, c'est le train, ce n'est pas la gare.

Paulo Coelho


Le soleil n'était pas encore levé, et pourtant jamais le bar n'avait paru aussi éveillé qu'en plein jour. Depuis cinq heures du matin, une faible agitation régnait dans l'établissement, bruissement discret résonnant la nuit. Portes qui claquent, bruits de pas résonnant sur les escaliers et odeur de café flottant dans l'air, l'atmosphère avait quelques chose d'inhabituelle. Celle de la précipitation.

Bouclant mon sac, je relevais la tête, mes yeux se posant au hasard sur un dessin récemment épinglé au mur. Un dessin qui m'arracha un soupir alors que d'un pas, je m'avançais vers lui et le décrochais doucement, contemplant avec une soudaine nostalgie le groupe trois de personnes, semblant se courir après, qu'une petite main enfantine avait dessiné.

Denzel.

Le petit garçon avait vraiment du talent. Mes yeux se plissèrent. Le dessin nous représentait lui Marlène et moi, illustrant notre course poursuite à travers le bar. Une réminiscence qui me fit un bref instant sourire, avant que je ne plie finalement le dessin afin de ranger ensuite dans l'une des poches transversale de mon sac à dos.

Voila qui me ferait un petit souvenir et qui rendrais mon séjour à Kalm sans doute, moins éprouvant. Un petit bout de passé, de chez soit. Car à présent que je quittais le 7Th Heaven, j'avais l'impression d'être arrachée pour la seconde fois de mon foyer. De ce semblant de famille, auquel je m'étais attachée malgré-tout.

« Elina ! Retentit soudainement la voix de Tifa. Tu es prête ? Cloud t'attend !

- Oui j'arrive ! » Répondis-je en me retournant vivement.

Sur ce, je me saisis vivement de ma veste et empoignant mon sac, je sortis de la chambre, descendant ensuite les escaliers à la vas-vite. Mes pas résonnèrent tel un roulement de tambour, et m'entendant arriver, Tifa qui m'attendait dans le salon, vint me rejoindre.

« C'est bon ? demanda-t-elle, le visage grave.

- Oui, répondis-je dans un hochement de tête. Les enfants sont là ? »

En dépit de l'heure excessivement matinale, Tifa avait tenu à ce que Marlène et Denzel soient présents lors de mon départ, prenant de cours son amie, chez qui il était normalement prévu qu'ils passent la nuit.

Suivant la jeune femme dans le salon, j'aperçus Marlène et Denzel qui étaient sagement assis sur le canapé. En m'apercevant les enfants se levèrent précipitamment, et je leur ouvris aussitôt les bras, les accueillant contre moi et les étreignant avec force.

« Tu es vraiment obligée de partir ? » murmura Denzel, la tête enfouis aux creux de mon épaule.

A sa question, je levais un bref instant les yeux vers Tifa mais cette dernière détourna le regard. Serrant la mâchoire, je déglutis faiblement et reportais mon attention sur Denzel, qui avait redressé la tête, dans l'attente d'une réponse. Et malgré la tristesse qui empreignait ses traits, son expression était néanmoins étrangement résignée.

« C'est juste temporaire, répondis-je. Le temps que je sois en sécurité… »

Inutile de leur mentir. Ils étaient suffisamment matures pour leurs âges pour comprendre la situation. Et puis de toute façon, lorsque Tifa était partie les chercher, les enfants avaient tout de suite deviné la cause de toute cette agitation. D'après la jeune femme, Denzel s'était empressé de lui demander de mes nouvelles, s'inquiétant de savoir si j'étais toujours au 7TH Heaven. Et Marlène de le soutenir, obligeant ainsi Tifa à leur relater les derniers événements.

« Ils ne te feront pas de mal, s'ils te trouvent, hein ? demanda Marlène, les yeux inquiets.

- Je l'ignore, avouais-je en esquissant l'ombre d'un sourire. Mais si c'est le cas, je saurais me défendre, ne t'inquiète pas… »

Une maigre tentative de me rassurer autant qu'elle, mais qui ne convainquit malheureusement personne, toutes deux, ne se souvenant que trop bien de la piètre tentative de sauvetage de Cloud à la Cité Perdue. D'autant plus que j'ignorais tout du combat. Face aux argentés, je ne tiendrais même pas une seule seconde.

« Et puis Vincent doit m'apprendre à maîtriser ma magie », ajoutais-je néanmoins.

J'ignorais comment, mais toute fois, ne doutais pas de son expérience. Contrôler Chaos devait être un sacré tour de force mental, même si pour cela Vincent disposait de la proto-matéria pour empêcher toutes transformations.

« Tu nous feras une démonstration quand tu sauras t'en servir ? demanda Denzel, me tirant de mes pensées.

- Pourquoi pas ? » Répondis-je dans un faible sourire.

Sourire auquel Denzel répondit de même intensité, avant de s'écarter finalement. Marlène fit de même, son regard soucieux ne cessant de me scruter avec inquiétude. Puis Tifa, qui avait jusqu'alors garder le silence, s'avança.

« Elina, murmura-t-elle. Il est temps…

- Je sais », soupirais-je en levant un court instant les yeux vers elle.

Puis reportant mon attention sur les enfants, je les regardais tour à tour.

« Je reviendrais, leur déclarais-je. C'est promis, vous m'entendez ? »

Ils hochèrent la tête. Puis alors je me détournais définitivement, Marlène m'interpella :

« Oh, Elina ! Attends ! »

La fillette baissa la tête et fouilla l'une des poches de son pantalon, avant d'en ressortir un ruban de couleur rose.

« Tiens, déclara-t-elle en me tendant. C'est un porte-bonheur, il te protégera… »

Le saisissant, je l'observais et sentis le trouble m'envahit soudainement. Chaque membre d'Avalanche en portait un, en souvenir d'Aerith.

« Merci Marlène », murmurais-je toutefois.

La fillette sourit, les lèvres tremblantes et les yeux soudainement humides. Néanmoins aucune larmes ne coulèrent sur ses joues pouponnes. Emue, je lui passer alors une main apaisante sur les cheveux avant de me tourner une dernière fois vers Denzel. Ce dernier faisait tout son possible, à l'instar de Marlène pour ne pas laisser voir sa peine. Je m'avançais d'un pas, et avant même que je ne puisse faire un geste de plus, Denzel m'enlaça.

Il n'y eut pas de mot pour décrire ce que je ressentis à cet instant précis. Seulement la tristesse. Les séparations n'étaient jamais évidentes. Et contrairement aux autres, ainsi qu'à ce que j'avais promis plus-tôt, celle-ci ne comportait aucune promesse de retour. Ne faisant que plus assombrir cet avenir déjà voilé qui nous inquiétait tous. Je ne reviendrais pas.

« Au revoir Denzel », murmurais-je à l'oreille du petit garçon.

Celui-ci tressaillit, mais ne dit cependant rien. Le visage fermé, Denzel s'écarta alors et c'est le ventre noué, que je me détournais subitement. Et quittait le salon sans un mot de plus, ni un regard en arrière. Prenant la fuite, pour ne pas me confronter à cette vérité douloureuse que j'imposais malgré moi, aux enfants.

« Restez-ici », murmura Tifa en me suivant.

Sur mes talons, la jeune femme me guida vers la cours arrière de l'établissement, où se trouvait Cloud.

Ce dernier s'affairait autour de Fenrir, dont la vue m'immobilisa aussitôt.

Waw !

Encore une fois, j'étais frappée par la réalité. Car il n'y a pas dire, Fenrir était beaucoup plus impressionnante en vrai.

De taille imposante et d'un design futuriste, Fenrir était un véhicule parfaitement équilibré pour la vitesse et le combat, composée d'une harmonieuse combinaison colorée de noir et d'or, et d'un savamment mélange de métal ; poli pour le carénage, lui donnant l'aspect réfléchissant d'un miroir, et brossé pour toute la mécanique.

Le siège du conducteur semblait d'autant plus parfaitement confortable, permettant une conduite autant sportive que relâchée, tandis que de chaque coté des roues, se trouvaient les grands compartiments extensibles, dans lesquelles Cloud était entrain de ranger les diverses lames qui s'assemblaient à la Buster Sword.

Bref, rien à voir avec les images de synthèses, ou même simplement les motos de mon monde. Ne serait-ce celle qu'avait eut, il y a quelques années, mon père.

Car bien avant que ma mère ne décède, ce dernier était l'heureux propriétaire d'une petite Harley Davidson, sur laquelle, mes parents aimaient flâner pendant les beaux jours, en compagnie d'autres motards lors des rassemblements.

J'étais trop petite à l'époque m'en souvenir et même pour les accompagner, mais je souvenais néanmoins des quelques fois où mon père m'emmenait au collège. De la sensation du casque enfoncé jusqu'aux épaules ainsi que de la lourdeur de la veste en cuir. De cette incroyable impression de vitesse sur les longues lignes droite et du grondement palpitant du moteur.

Et je me souvenais également de l'accident, qui avait ensuite obligé mon père à la revendre.

Un bref instant où la passion s'était transformée en cauchemar. Une route glissante sous une pluie torrentielle était impardonnable. Et malgré notre allure respectable, rien n'avait empêché la perte de contrôle.

Au totale, mon père avait passé huit semaines à l'hôpital. Traumatisme crânien et deux fractures, l'une au niveau de la hanche, l'autre au fémur. Il avait faillit passer le restant de ses jours dans un fauteuil roulant. Quant à moi, j'avais eu le reflexe incroyable de tout lâcher afin de ne pas me faire entrainer comme mon père l'avait fait. Je n'avais récolté que quelques côtes cassées ainsi que de gros hématomes. Et une bonne frayeur. Ma mère avait été folle en apprenant l'accident. Et peu de temps après la sortie de père de l'hôpital, elle n'avait pas tardé à le convaincre de se séparer de la Harley.

« Elina ? ça ne va pas ? »

Surprise, je me tournais vers Tifa. Cette dernière me dévisageait attentivement.

« Quoi ? Demandais-je surprise.

- Tu semble tendue », expliqua la jeune femme.

Avisant mes poings que j'avais serrés sans même m'en rendre compte, je me relâchais aussitôt, esquissant une moue d'excuse.

« Désolée. »

Puis expliquant ce à quoi je pensais, j'haussais les épaules :

« C'est juste qu'il y a quelques années, j'ai eu un accident de moto avec mon père. Et j'y ai gardé quelques mauvais souvenirs… »

A ma déclaration Cloud fronça légèrement les sourcils, comme contrarié, mais ne dit cependant rien.

« ça ira, ne t'inquiète pas, me rassura néanmoins Tifa. Cloud est un excellent conducteur, tu n'as pas à t'en faire…

- Je sais », répondis-je dans un léger sourire.

Inutile de lui dire que je savais parfaitement comment Cloud conduisait. Et d'autant plus comment le jeune se battait tout en conduisant Fenrir. J'osais juste espérer ne pas avoir vivre à mon tour une de ces scènes à couper le souffle. Où sinon, je risquais d'être sacrément secouée.

Tifa me sourit. Puis me serra contre elle, me prenant un bref instant de court.

« Fais attention à toi, tu veux bien ? » murmura-t-elle.

J'hochais la tête.

« Ne t'inquiète pas, répondis-je doucement. Tout se passera bien… »


Désert de Midgar

En début de matinée, le soleil était haut dans le ciel. Le sol sableux réfléchissant ses rayons, j'étais obligée de plisser les yeux. Je comprenais désormais pourquoi Cloud portait des lunettes. La lumière était vive, presque agressante. Et la chaleur aussi pesante qu'une chape de plomb. Toutefois, la vitesse à laquelle nous roulions nous permettait d'être légèrement ventilés, car Cloud roulait vite.

Beaucoup trop vite à mon goût. Du moins au début, alors que nous étions encore en ville. La chaussée humide due aux récentes pluies et la circulation abondante ne m'avait guère rassurée, sursautant à chaque écarts que Cloud effectuait afin de doubler ou d'éviter un véhicule, sa conduite étant nerveuse, même en même temps fluide et précise. Resserrant ma prise autour de sa taille à chaque virage, manquant par moment de lui écraser quelques côtes dés que nos corps basculaient le coté.

Puis les vieilles habitudes avaient refaits surface, et lorsque nous étions finalement sortis d'Edge, je m'étais surprise à réapprécier ces sensations de vitesse. A jouer avec les mouvements de la moto lors des virages.

« Dans combien de temps on arrivera à Kalm ? Demandais-je par-dessus son épaule.

- Si je maintiens cette allure, dans un quart d'heure », répondit le jeune homme.

L'aiguille affichant 250km/h au compteur, sa réponse me fit un bref instant sourire.

« Ça va, sinon ? Me questionna Cloud.

- Oui. J'étais un peu inquiète en ville, mais ça va…

- Parfait ! »

L'instant d'après, Cloud n'hésita à prendre plus de vitesse, me faisant un bref instant blêmir lorsque j'eu jeté un nouveau coup d'œil en direction du compteur, avant de me reprendre aussitôt Mais qu'importe la vitesse, c'était lui qui conduisait. Et puis même si j'étais réticente à l'admettre, je lui faisais entièrement confiance.

La moto soulevant un nuage de poussière dans son sillage, Edge et Midgar s'éloignèrent alors peu à peu, et ne devenant bientôt plus que des silhouettes massives à l'horizon. Devant nous, le désert jusqu'alors vierge de tout élément se métamorphosa peu à peu.

Barrières rocheuses et rocs apparurent, et nous entrâmes quelques minutes plus tard, dans un semblant de canyon. L'endroit parfait pour une embuscade, ne pus-je m'empêcher de penser en me remémorant l'attaque des argentés au début du film.

Avant de finalement froncer les sourcils, lorsque machinalement je jetais un coup d'œil par-dessus mon épaule.

Car au loin, perchés sur un surplomb rocheux, deux silhouettes se dessinèrent peu à peu. A leurs vue, je pressais alors vivement l'épaule de Cloud.

« Je crois qu'on a de la compagnie ! » lui-signalais-je.

A ma déclaration, Cloud ralentit un bref instant et jeta un regard à la dérobée dans la direction indiquée. Les deux silhouettes aperçues quelques secondes plutôt avaient disparues.

« Tu es sûre ?

- Oui, affirmais-je. Il y avait quelque chose là haut…

- Certainement des monstres, fit Cloud en accélérant légèrement. Il y en a toujours qui traînent dans les parages… »

J'acquiesçais pour la forme. Mais dans le doute, jetais un nouveau regard en arrière. Rien. Cloud avait certainement raison. Ou pas.

Car quelques minutes plus tard, alors que je fixais les parois rocheuses qui nous surplombaient, je perçus pendant un bref instant un mouvement. Tache sombre apparaissant l'espace d'une seconde entre deux rochers.

Et cette fois-ci, Cloud le remarqua également ; quelque chose ou quelqu'un se déplaçait à même vitesse que nous, et nous suivait depuis les hauteurs. Et voyant le canyon dans lequel nous roulions se rétrécir en entonnoir, j'eu soudain un mauvais pressentiment.

« Cloud, fis-je d'une voix inquiète.

- Oui, je sais », répondit aussitôt ce dernier.

En réponse, il accéléra, arrachant un vrombissement puissant à la moto. Mais nos « poursuivants » ne semblèrent pas décider à vouloir se faire distancer et très vite, les formes floues que nous percevions entre les rochers se précisèrent.

Et les voyant finalement apparaître, roulant à toute vitesse en haut des falaises, je sentis mon cœur s'emballer. C'étaient eux. La chevelure au vent, Yazoo nous darda d'un regard que je devinais être impassible, tandis que Loz, roulant juste derrière son frère, sourit d'un air qui me fit brusquement frémir.

Et avant je ne puisse réaliser ce que cela impliquait, Yazoo dégaina Velvet Nightmare et tira. Brusquement sans prévenir, Cloud fit un écart et un impact de balle vint se figer dans l'aile de la moto juste à coté de mon genou.

« Oh Merde ! M'exclamais-je blêmissant brusquement. Il nous tire dessus !

- Quel don étonnant d'observation, grimaça Cloud.

- Ce n'est pas le moment de te foutre de moi ! » Répliquais-je en lançant un regard effrayé en direction des argentés.

Il n'y a pas à dire, l'instant était vraiment mal choisit. Le moment que j'avais tant redouté étant entrain de se produire. Pour la toute première fois de ma vie, j'allais être confrontée à un véritable combat. Et lorsque l'aile de moto s'ouvrit, dévoilant les multiples lames de la Buster Sword, je sentis mon sang se glacer.

« Tu sais t'en servir ? demanda Cloud.

- Non ! » Répondis-je d'une voix étranglée.

Au même instant, Yazoo tira une nouvelle fois. Plusieurs coups qui ricochèrent sur le sol et sur la carrosserie de Fenirr, en dépit du brusque écart que fit Cloud. Mon ventre se rétracta brusquement.

« Il faut qu'on se mette à couvert ! » Criais-je, le cœur battant.

En réponse, Cloud fit un violent écart et se mit à slalomer entre les rochers. Au bout du troisième virage, je me sentis brusquement nauséeuse, mais réprimais un haut le cœur lorsque je vis la moto de Loz bondir en hauteur pour et retomber en contre bas de la falaise. Quelques secondes plus tard, l'incarné nous talonnais à présent, tandis que Yazoo toujours en hauteur, recommença à nous tirer dessus.

Les balles ricochèrent de nouveau.

Et Loz arriva à notre hauteur. Sa moto butant contre la notre, l'incarné activa Dual Hound et tenta aussitôt de frapper Cloud. Ce dernier freina brusquement, ce qui eut pour effet que Loz frappa dans le vide, et n'ayant pas anticipé le coup, je me sentis violemment projetée contre l'ancien Soldier.

« Désolée ! M'excusais-je aussitôt, le visage blême.

- Essaye d'anticiper ! » M'ordonna Cloud en se saisissant de son arme.

J'hochais la tête, mais la seconde d'après, Cloud fit de nouveau un violent écart qui manqua cette fois de me désarçonner. Le jeune homme me rattrapa in extrémiste, avant de me repousser en arrière.

« Accroche-toi. »

Plus facile à dire qu'à faire. Complètement tétanisée, je ne savais absolument pas à quoi m'accrocher. Fenrir ne m'offrant aucunes prises visibles, et de plus, je ne pouvais me maintenir à Cloud, étant donné que ce dernier venait de se saisir de son arme. Je risquais soit de le gêner, soit d'être blessée. D'autant plus que la vitesse à laquelle nous roulions rendait la situation plus dangereuse encore. Le moindre mouvement faisait vaciller dangereusement la moto, la rendant instable et multipliant le pourcentage de chute.

Mais je n'eu pas le temps d'y réfléchir plus, Loz revenant soudainement à la charge. De même que Yazoo qui, apparemment lassé de ne point nous atteindre, bondit à son tour dans les aires. Son véhicule atterrit lourdement à quelques mètre du notre, et une fois à notre hauteur, l'argenté tira une nouvelle slave de balles.

Les sentant siffler, je lâchais un cri, me ratatinant sur mon siège, tandis que Fenrir pencha brusquement sur le coté, évitant de justesse autant les balles qu'un pilier rocheux surgit de nulle part et contre lequel Loz avait tenté de nous pousser.

Et les quelques secondes qui suivirent furent identiques. Chaotique. Infernale. Une succession de brusques écarts, de coups de feu et d'assauts, m'obligeant sans cesse à me pencher et à jouer avec les mouvements du véhicule. A éviter tant bien que mal les mouvements de Cloud, qui faisait danser à bout de bras la Buster Swords. A sentir, la peur me ronger littéralement les entailles. Je n'étais pas faite pour ça. La respiration saccadée, je me sentais presque suffoquer. A deux doigts de sentir les larmes envahir ma vision, ma raison et le bon sens hurlant et suppliant que tout s'arrête. Un cri muet qui retentissait à chaque secondes.

Et dire que j'avais aimé ce genre de scène au tout début du film. Un comble.

Et pour donner une touche finale à cette situation infernale, Yazoo leva la main et fit apparaître ses chimères, ces dernières apparaissant dans des nuages de fumée opaques, leurs corps squelettique se mouvant avec rapidité, bondissant avec puissance derrière la moto dans le but de nous attaquer. L'une d'elles, parvenant à notre hauteur, tourna son horrible tête vers moi, son regard blanc et sans expression m'arrachant une grimace de répulsion. Ignorant la peur et saisissant alors mon courage à deux mains, je me penchais en avant pour attraper une des nombreuses lames de Cloud. Ce dernier repoussait au même moment un énième assaut de Loz, et j'en profitais alors pour abattre dans un grand cris, l'épée sur la créature.

Par chance, la moto vira sur le bon coté et le poids de la lame ne fit qu'ajouter au bonus ; j'entendis aussitôt un craquement lorsque le tranchant rencontra la boite crinière de la chimère, cette dernière disparaissant instantanément dans un nuage de fumée noire.

Manque de pot, surprise que la créature s'évanouisse ainsi, je lâchais la lame qui rebondit violemment sur le sol tout en s'éloignant.

« Oups…

- Je la récupérerais plus tard ! » me rassura néanmoins Cloud, non sans avoir pu s'empêcher de jurer.

Débouchant finalement du canyon, le terrain se mua en vaste plateaux rocheux de plusieurs kilomètres de circonférences.

« Kalm se trouve au Nord-est à seulement quelques kilomètres, signala Cloud. Nous sommes presque arrivés… »

Et comme espérant mettre de la distance entre nous et nos poursuivants à cette annonce, le jeune homme accéléra de nouveau.

En vain, car Yazoo arriva à notre hauteur. Une fois de plus. Ses cheveux d'argent miroitaient sous le soleil et ses lèvres pâles étaient scindées d'un sourire froid. Lorsqu'il brandit son revolver, son regard s'illumina d'une intensité dangereuse. Celle du prédateur s'apprêtant à bondir sur sa proie. Un geste dont je saisis aussitôt l'ampleur, apercevant avec effrois Loz qui s'apprêtait à attaquer de concert. Cloud n'aurait jamais assez de temps pour éviter, ou même contrer le tir de Yazoo.

Alors chose sans doute très stupide, et surtout très dangereuse, je levais de mon siège. Et la seconde d'après, me jetais soudainement sur l'argenté, déviant le tir et manquant de nous renverser. Par chance, et sans doute grâce à ses réflexes surhumains, Yazoo parvint à rééquilibrer la moto de justesse, tandis qu'en travers du véhicule, le haut du corps pendant dans le vide, les bras battant l'air, je luttais pour ne pas définitivement tomber.

« Non ! Non ! Non ! » Gémis-je en écarquillant les yeux de frayeur, voyant les rochers me frôler de peu la tête.

Sans prévenir, Yazoo amorça un brusque virage et je me sentis tirer en arrière dans un grand cri. Me rattrapant de justesse au siège de la moto, cette fois c'était le bas de mon corps à être suspendu dans le vide.

« Elina ! cria Cloud apparaissant soudainement face à moi.

- Cloud ! Criais-je le visage blême. Aides-moi ! »

Mais il ne put rien faire, de nouveau harcelé par Loz, ce dernier apparaissant et disparaissant dans un éclair bleuté et le forçant à s'éloigner, tandis que je glissais soudainement.

Mes jambes heurtèrent le sol dans un nuage de poussière et de sable. Un frottement violent qui manqua de m'entraîner et de me faire lâcher prise dans un grand cri, si ce n'est qu'une main me rattrapa in extrémiste par l'une des brettelles de mon sac à dos

Yazoo.

Le visage impassible, ce dernier me tenait à bout de bras. Et l'espace d'une seconde plus tard, durant lequel je lui lançais un bref regard surpris, il me tira à lui, me permettant de me remettre en selle. L'instant d'après, alors que je tentais de rependre mes esprits, Cloud revint soudainement à la charge, venant brusquement buter Fenrir contre la moto de l'argenté.

« Elina, sautes ! » m'ordonna-t-il dans un cri.

Mais je n'eu pas le temps d'esquisser le moindre mouvement, Yazoo amorça un brusque virage, me forçant à m'accrocher à lui pour ne pas basculer de nouveau, et tendit le bras, s'apprêtant à tirer de nouveau du Cloud.

« Non ! » Criais-je en abaissant brusquement son bras.

Trop tard, le coup partit mais mon intervention avait dévié le tir. Yazoo me fusilla du regard et me repoussa violemment en arrière, tentant de me faire lâcher prise pour pouvoir retirer. Mais je m'accrochais furieusement. Sous nos mouvements de lutte, la moto vacilla dangereusement, devenant de plus en plus instable. Et semblant se rendre compte que j'étais prête à tomber s'il le fallait, le peu de d'expression sur son visage que je parvenais à voir au travers de ses longues mèches d'argent, se durcit.

« Lâche-moi !

- Dans tes rêves ! » Criais-je en réponse.

La moto vacilla, me faisant brusquement perdre l'équilibre. Hors alors que j'allais cette fois définitivement tomber, Cloud apparu de nulle part, sa main capturant mon bras.

« Je te tiens ! »

Je levais la tête. Le jeune homme était de nouveau acculé à nous. Sans hésitation, je sautais alors, mais à peine eu-je atteins la moto de Cloud, que Yazoo me saisit au vol l'autre bras, nous empêchant de prendre le large.

« N'y compte pas ! répliqua-t-il en direction de Cloud. Elle appartient à Sephiroth !

- Lâche-moi ! Criais-je en me débattant. Non ! »

Tirée de part en d'autre, je percevais l'écart entre les motos s'agrandir de centimètres en centimètre et je me sentais peu à peu basculée en faveur du vide. Il allait bien falloir que l'un d'eux se décide à me lâcher.

« Qu'est ce que Sephiroth lui veut ? cria-Cloud me tirant une nouvelle fois à lui.

- Cloud ce n'est pas le moment ! Criais-je le visage blême. Rocher ! »

Yazoo me lâcha brusquement. Une seconde plus tard, alors que j'atterrissais définitivement sur la moto de Cloud, un bloc de granite passa entre les deux motos, leurs rayant à chacune les flancs dans une myriade d'étincelles.

Pffiou ! Je l'ai échappée belle celui là !

« Ca va ? demanda Cloud.

- Oui ! » Répondis-je en me ressaisissant.

Puis voyant que Yazoo revenait à la charge, je rajoutais :

« Fonce ! »

Une chose à laquelle Cloud ne se le fit pas redemander deux fois, car donnant un brusque coup d'accélérateur, la distance entre nous et les argentés s'étira alors. Puis quelques secondes plus tard, la ville de Kalm se dessina en contre bas du plateau. A cette vision, un mince sourire se dessina sur mes lèvres, empreint de soulagement, mais qui s'évanouit tout aussitôt lorsqu'une nouvelle rafale de balles ricocha sur l'aile de la moto.

« Mais c'est qu'ils sont collants ! » M'exclamais-je en jetant un coup d'œil par-dessus de mon épaule, en direction des argentés.

Ces derniers se trouvaient à une cinquantaine de mètres derrière nous, et alors que j'allais reporter mon attention sur la route, Cloud changea soudainement de cap.

« Mais qu'est ce que tu fais ? M'écriais-je en blêmissant brusquement, voyant qu'il fonçait à présent sur eux.

- Fais-moi confiance ! répliqua l'ancien Soldier.

- Mais….

- Accroche-toi ! » m'ordonna Cloud.

Ne trouvant pas le temps de répondre, je l'enserrais aussitôt, et à ce geste, Cloud vira une nouvelle fois de bord, envoyant un nuage de poussière au nez et à la barbe des deux incarnés qui pillèrent brusquement, soudainement aveuglés, et avant qu'ils ne puissent se rependre, Cloud fonça en direction d'un promontoire. Voyant que ce dernier donnait sur une dangereuse pente menant à la ville, je sentis aussitôt mon sang se glacer, comprenant ce que Cloud s'apprêtait à faire.

« Oh non, oh non, oh non, murmurais-je horrifiée. Cloud ne fait pas ça ! »

Trop tard ! La moto passa à toute vitesse sur la rampe de lancement improvisée. Ma voix se mua en cris et une myriade de secondes plus tard, Fenrir décolla dans les airs dans un superbe vol plané, nous offrant au passage un superbe panorama de la ville et de ses alentours. Toutefois, lorsque la moto commença à chuter, il fut tout autrement. L'air sifflant violemment à mon oreille, je vis le sol se rapprocher dangereusement. Pire, sous l'effet de l'attraction terrestre, la moto piqua du nez, et je sentis alors mes fesses se décoller brusquement du siège. Tentant de me rattraper, je serrais de toute force mes jambes pour ne pas être désarçonnée, et anticiper notre rencontre avec le sol. Une piètre tentative, car atterrissant sur le pneu avant, l'arrière de la moto rua et je me sentis lâcher violemment prise, pour ne pas dire être arrachée. Pendant un instant, le ciel et la terre se succédèrent, puis plus rien.

Ma respiration était saccadée.

Une douleur sourde me remontait le long de la jambe, et une autre me vrillait les flancs. Sous la douleur, les larmes embuaient mes yeux, et glissaient le long de mes joues. Des larmes brûlantes, en contraste avec le froid humide et glaciale qui s'insinuait dans ma chaire, à travers mes vêtements.

Allongée sur le dos, la pluie s'écrasait sur la visière de mon casque.

Je ne voyais rien du tout. Si ce n'est les éclairs qui traversaient la nuit. Un grondement menaçant retentit quelques secondes plus tard masquant le bruit de ma respiration erratique, puis dans un gémissement de douleur, je levais difficilement un bras et tentais de défaire la sangle de mon casque qui était entrain de m'étrangler.

Quelques secondes plus tard, le casque roula sur la chaussée.

« Elina ? Tu m'entends ? »

Le ciel. Un bleu limpide, profond et sans nuage. Un semblant d'éternité. Tellement paisible. Un mouvement de paupières et mon champ de vision sembla s'éclaircir, prenant soudainement en compte une silhouette penchée au dessus de moi. Pas assez néanmoins pour éveillée mon intérêt. Le ciel semblait beaucoup plus intéressant, me donnant l'impression de flotter, d'être dans du coton.

Je rampais. Mes flancs et ma jambe me faisaient tellement mal que j'en pleurais presque. Mes tremblements du au froid, à la peur de l'orage et de ce cauchemar n'arrangeaient rien.

La pluie était un vrai rideau, inondant la route d'un bon centimètre. A quelques mètres, la moto était couchée sur le flanc. L'air était imprégné d'essence. Une odeur acre, qui me faisait tourner la tête.

Et prés de la Harley, il était là. Allongé sur le ventre. Immobile.

« Papa ! » criais-je d'une voix suppliante pour la énième fois.

Autour de nous, il n'y avait personne. Il n'y avait que moi, au milieu de cette route. Et je ne pouvais rien faire.

« Elina ! »

L'appel semblait lointain. La silhouette s'agita de nouveau, et fronçant les sourcils, je tentais alors de m'accrocher visuellement à son visage, dont les traits me semblèrent familiers. Et alors que je croisais son regard, une pensée furtive me traversa l'esprit. Qu'est ce qui s'était passé ?

« Elina…tu m'entends ? »

J'hochais faiblement la tête. Cloud paru soulagé, ses yeux s'attardant un bref instant sur le haut de mon front. J'essayais alors de remuer mais mon corps me sembla aussi lourd que du plomb, m'arrachant une brusque grimace.

Mais soudain, alors que tout espoir semblait perdu, une lumière apparue au lointain. Et bientôt le bruit d'une voiture. J'essayais alors de me redressais, levant un bras et hurlant pour que le conducteur s'arrête, folle de désespoir. La voiture me fit soudainement des appelles de phares et ralentit…Nous étions sauvés !

- Doucement ! fit Cloud, remarquant que je commençais à m'agiter. Tu as été éjecté de Fenrir…

Je grimaçais. Voila qui expliquait donc le fait que le ciel et la terre se soient pendant un court instant inversés. Puis prenant conscience d'une douleur sourde à ma cheville, me donnant l'impression que cette dernière était coincée dans un étau, je signalais ma gêne à Cloud ;

« Je sais. Tu as certainement du heurter un rochet, m'expliqua ce dernier. Ta tête ne te fait pas mal, sinon ?

- Non… pourquoi ? » Grognais-je

Cloud esquissa un léger sourire.

« Disons que tu as une sacrée belle entaille au front… »

Portant aussitôt une main à mon visage, je sentis une boursouflure sur le coté droit du front, s'étirant en diagonale sur la tempe. Si celle-ci n'était pas douloureuse, elle m'arracha malgré tout une grimace, lorsque je vis mes doigts couvert de sang.

« Et merde ! Soupirais-je.

- ne t'en fais pas, me rassura Cloud. Tu as la tête dure. En revanche… »

Il fronça les sourcils et son regard s'abaissa sur ma cheville. Lorsque je suivis son regard, je notais que mon pied droit formait un angle bizarre.

« Ça, fit Cloud. C'est beaucoup plus préoccupant. »

J'essayais alors de lui faire reprendre une position normale, mais une douleur me foudroya la cheville, m'arrachant un brusque sursaut.

« Aaaah ! Gémis-je en me raidissant malgré moi.

- Ne bouge pas ! » M'ordonna Cloud.

Avec soin, le jeune homme me remonta le bas du pantalon, puis défaisant mes lacets, il me retira lentement ma chaussure. Le geste m'arracha de nouvelles plaintes, que j'étouffais malgré-tout en me mordant violemment la lèvre inférieure.

« Une entorse, constata Cloud d'un ton soulagé. Tu n'as rien de cassé.

- Quelle chance ! » Répliquais-je acide, levant les yeux au ciel.

Cloud me lança une œillade impénétrable, puis d'un accord commun, m'aida à me lever. Prenant appui sur lui, nous rejoignîmes ensuite Fenrir en boitillant, et une fois à proximité, il m'aida à m'appuyer sur le véhicule. Toutefois lorsque je lui fis signe de me redonner ma chaussure, il secoua négativement la tête.

« Pas tout de suite. Je n'ai pas de matérias soins. Et puis il vaut mieux avoir avant un médecin.

- Tu as dis que c'était une entorse…

- Oui, mais je ne suis pas médecin ! » Répliqua-t-il dans un soupir.

Je soupirais à mon tour et baissais les yeux sur mon pied. Ma cheville avait non seulement pris une teinte violacée, mais avait en plus doublé de volume. Et ça faisait mal.

« On est encore loin de Kalm ? Demandais-je en relevant la tête.

- Non, on est juste à coté, répondit le blondinet. Même pas un kilomètre…

- A la vitesse où tu roules, on y arrivera en même pas dix seconde alors ? » le taquinais-je.

Un mince sourire se dessina sur son visage.

« Oui, répondit-il. En attendant, on va par contre te bander la cheville…Au moins pour te la maintenir… »

Déglutissant, j'hochais néanmoins la tête. Puis déchirant un pan de sa manche, Cloud s'agenouilla et entreprit de l'enrouler consciencieusement autour de mon pied. Ces gestes m'arrachèrent une nouvelle fois de brusques sursauts, mais je parvins toute fois à ne pas gémir.

Tentant d'oublier la douleur, je me pris alors de contemplation le paysage.

« On les a semés ? Demandais-je en me souvenant soudainement de Loz et Yazoo.

- Pour l'instant oui… »

Je soupirais. Puis reportais mon attention sur Cloud.

Les sourcils légèrement froncés, les lèvres pleines et légèrement boudeuses, le visage de Cloud était le masque parfait de la concentration. Puis alors que je le dévisageais plus attentivement, je pris soudainement conscience d'une chose : avec ses traits fins, son nez droit et ses grands yeux bleus en amande, Cloud était plutôt bel homme. Il était d'une beauté différente de celles de Rufus ou Reno, à la fois orgueilleuses et viriles. La sienne était plus contrastée, plus douce, presque androgyne. Presque fragile. Pas étonnant que déguisé en femme, il ait été convainquant.

« Tu as de beaux yeux, tu le savais ? » Fis-je soudainement.

A ma déclaration, Cloud leva la tête, surpris. Avec sa peau aussi pâle que l'ivoire et sa chevelure bonde comme les blés, caractéristique des gens du nord, il aurait très bien pu être d'origine finlandaise ou norvégienne, pensais-je songeusement.

« Tu trouves ? demanda-t-il

- Oui, répondis-je en acquiesçant d'un hochement de tête. Je sais que c'est en partie à cause de la mako, mais je les aime bien. Ils ont une belle teinte… »

Cloud sourit, apparemment flatté.

« Les tiens sont jolis aussi » nota-t-il.

J'esquissais un mince sourire.

« Merci. Tu as finis ? Demandais-je ensuite en reportant mon attention sur son bandage.

- Oui, répondit-il en se redressant. Nous pouvons nous remettre en route… »


En haut de la colline, deux silhouettes solitaires se dessinèrent face au soleil de midi. De leurs yeux de chat vert, ils fixèrent la moto qui s'éloignait en contre bas, se dirigeant à toute vitesse vers la petite ville érigée quelques kilomètres plus loin.

« Il ne va pas être content s'il apprends qu'on a échoués, déclara Loz

- Nous n'avons pas échoués, fit Yazoo d'un ton rassurant. C'est juste un contretemps… »

Ses yeux se plissèrent.

« Grand frère peut toujours cacher la fille où que ce soit, mais nous finirons bien par la retrouver, continua-t-il. Et qu'importe le temps que cela mettra…

- Pas trop longtemps ! fit Loz. Sinon Mère risque de s'impatienter…Et tu sais ce qui arrive quand elle est énervée… »

Yazoo hocha la tête. Il comprenait parfaitement ce qu'insinuait Loz. Comment ne pas oublier le traitement que leur faisait subir mère lorsqu'ils la décevaient ? Cette douleur inimaginable qui les envahissait aussi bien sur le plan physique que mentale ? Non, il ne fallait pas la décevoir. Ils devaient lui faire honneur. Et se montrer digne de Sephiroth…

« En tout cas, nous savons désormais où elle se trouve, fit-il doucement. Grand frère la confie sous la garde de cet ancien Turks…Vincent Valentine. »

Loz cracha le mépris.

« Les Turks…Tsss… »

Yazoo sourit et leva la tête, observant la ville et ses horizons.

« Ce n'est qu'une question de temps avant qu'elle nous rejoigne définitivement… »


A SUIVRE