Chapitre 10
Quatre ans auparavant
- Marinette, je crois que j'ai le droit à quelque explication là !
- Alya !?
La jeune journaliste en herbe venait de rentrer en trombe dans la chambre de sa meilleure amie.
- Qu'est-ce que tu fais là ?
- A toi de me le dire la miss ça fait une semaine que tu ne viens pas en cours et tu ne réponds même pas aux messages. Tu sais à quel point je me suis inquiété moi !
Marinette détourna les yeux, elle avait honte. Honte d'elle, de s'être laissée tromper ainsi. Elle voulait revenir en arrière, effacer cette soirée pourtant fantastique de sa vie. Sa poitrine lui faisait un mal de chien, elle avait l'impression que son cœur saignait à n'en plus finir.
- Marinette qu'est-ce qui se passe ? repris Alya plus douce en voyant l'état de son amie.
- Alya je … J'ai fais une erreur.
La jeune fille jaugea son amie d'un air stupéfait, qu'avait-elle pu bien faire pour se mettre dans cet état.
Mais lorsque celle-ci fondit en larme soudainement, elle ne posa pas plus de questions et l'enlaça dans ses bras.
Quatre jours plus tard, Marinette démangeait chez sa tante. Adrien était passé à la boutique et s'en était trop pour la jeune fille qui avait décidé de partir. S'il tenait vraiment à elle ou si tout ça n'était vraiment qu'un canular, il la retrouverait. Ce n'était pas comme si elle se trouvait à l'autre bout du monde.
Enfaite, elle ne pouvait pas se résoudre à quitter Paris. Tous ceux qu'elle aimait était là et elle était Ladybug, elle avait un devoir envers cette ville et ses occupants. Elle devait les protéger et ne pouvait certainement pas les abandonner.
Alya venait souvent la voir et Marinette finit par tout lui avouer. Lorsqu'elle sut la vérité au sujet de ce qui c'était passer avec Adrien, Alya ne pouvait pas s'empêcher de se sentir coupable. Elle n'avait pas pu protéger son amie et elle ne le supporter pas. Elle était furieuse contre elle et contre le garçon. Depuis ce elle n'avait plus jamais adressé la parole à Adrien.
Deux mois après Marinette était tombé malade, Tikki l'obligea à aller consulter un médecin et c'est donc avec Alya qu'elle s'y rendit pour s'entendre dire qu'elle était enceinte, félicitation. Comment allait-elle annoncer ça à se propre mère. Pourquoi ? Pour un simple petit moment de perdition. Pour un simple péché d'un soir.
Lentement, les jours passèrent et Marinette se laisser tomber petit à petit dans la dépression. Seulement, elle ne voulait pas le montrer, elle ne voulait inquiéter personne. Mais un soir suite à un combat, Chat Noir fut blesser et ce par sa faute, parce qu'elle n'était pas assez concentrée.
Il s'était violement cogner le crâne contre le bitume et le Lucky Charm ne répare que ce qui est matériel.
- Chat, je t'en prie ouvre les yeux.
Elle était paniquée, elle ne savait pas quoi faire. Le plus logique aurait était d'appeler les secoures, seulement elle était incapable de raison convenablement. Elle le serrait dans ses bras, des larmes coulaient le long de ses joues. Que devait-elle faire ? Elle ne voulait pas le perdre, pas lui ! Pas ce garçon imprudent qui n'avait de cesse de la faire rire, pas cet homme téméraire qui était toujours là pour elle, quoi qu'elle fasse.
C'est là qu'elle prit conscience de ce qu'elle ressentait pour lui. Elle l'aimait, elle l'aimait au point d'en oublier Adrien, au point de mourir elle-même si jamais il ne se réveillait pas. Il fallait qu'il se réveille, elle avait tellement besoin de lui. Guidé par une simple pulsion ses lèvres se retrouvèrent sur celle de blond. C'était la deuxième fois qu'elle l'embrasser, la premier pour le délivrer d'un maléfice et cette fois pour qu'il ouvre les yeux. Elle voulait lui transmettre son amour, son énergie, elle voulait qu'il vive et elle voulait vivre pour lui.
Soudain imperceptiblement il bougea, et lorsqu'elle se détacha de lui, il revient parmi les hommes. Elle en était tant soulagée qu'elle ne se rendis pas toute suite compte qu'elle l'étouffait.
Cependant après qu'il se soient quitté sans qu'elle puisse lui avouer ses sentiments, la réalité la frappa. Elle ne pourrait jamais être avec lui, c'était beaucoup trop dangereux pour eux deux et pour Paris. Alors ça ne fera qu'un secret de plus qu'elle devra porter seule.
De nos jours,
Marinette s'éveillait dans sa chambre plongée dans une pénombre forcer, elle avait froid et mal à la tête. Tout sembler calme mais pourtant son cœur battait à tout rompre. Avait-elle rêvé ?
Soudain sa porte s'ouvrit dans un grincement de bois, laissant passer un faisceau de lumière qui éclairait le nouvel arrivant.
- Je crois qu'il faut qu'on parle, dit-il avec un air bouleversé.
Quelques heures plus tôt,
Adrien tenait sa tête entre ses mains, ses pensées ne faisaient que de se bousculer et lui donnait mal au crâne. Il se sentais coupable de ses actes, il avait agi par colère et le regretter amèrement. Il était perdu, décontenancé et incertain. La vie lui avait concrètement tourné le dos et claqué la porte. Il avait mal, on lui avait fait du mal et il avait fait du mal. Pourquoi tout était aussi injuste ? Qu'avait-il fait pour mériter ça ?
Il s'allongea mollement sur son lit, les yeux rivés sur son plafond. Qu'allait-il faire maintenant ?
Il avait un fils, son fils, qu'il ne connaissait même pas. Ses sentiments oscillaient entre la colère, la tristesse et en même temps, indéniablement la joie. Il se sentait tellement pathétique et idiot. Il pensa à appeler Nino pour se confier, cependant en y réfléchissant Nino devait déjà être au courant. Pire, il savait certainement pour Milo mais n'avait rien dit.
Adrien se sentait tomber, il avait l'impression de s'enfoncer petit à petit dans l'obscurité et il étouffait. Il avait besoin d'air maintenant, tout de suite !
- Plagg ! Transforme-moi !
Debout sur un toit quelconque, Chat Noir regardait le ciel orageux. La pluie ruisselait lentement sur son habit de cuir. Personne ne pouvait alors remarquer les fines larmes salées qui s'échappait de ses yeux et qui se mêlaient à l'eau qui chutait des nuages.
Il prit on longue inspiration, étira son bâton et couru. Il sautait agilement et avec vélocité de toit en toit puis il commença à apercevoir la tour Eiffel qui malgré les intempéries, restait immobile, imposante et fière, faisant face à Paris.
Il fut surprit de distinguer sa coéquipière dans son costume rouge vif qui jurait avec le tableau qu'offrait cette soirée sombre et glacial. En se rapprochant, il remarqua qu'elle se tenait le ventre, un papier détrempé à la main.
- Ladybug ?
La jeune femme sursauta, et se retourna mais ne le regarda pas, elle ne le voyait pas.
- Ça ne va pas ? Que se passe-t-il.
L'héroïne semblait absente, ses yeux fixaient le vide. Il y avait un mélange de panique, de désespoir et de regret qui assombrissait ses grandes prunelles bleu azur.
- Ladybug ?
Mais elle ne répondait toujours pas. Soudain son regard se posa sur le papier qu'elle serrait dans sa main. Son cœur en rata un battement, c'était une lettre mais pas n'importe laquelle. Il avait reconnu sa propre écriture. Il avait écrit cette lettre, sauf que la seule personne à qui il n'a jamais écrit c'était Marinette et non Ladybug.
- Ou as-tu trouvé ça ? Demanda-t-il abasourdi.
Soudain sa partenaire réagit.
- Je… Je dois y aller, finit-elle par dire.
C'était comme si elle ne pouvait pas le voir et ne l'entendait pas non plus. Elle était dans sa bulle, choqué pour ce qu'elle venait d'apprendre. Elle avait l'impression que le vent lui hurlait dans les oreilles. Il fallait qu'elle bouge, mais pour quoi faire. Comment arranger les choses quand c'est vous la coupable finalement. Son esprit n'arrivait à formuler une seule pensée cohérente. Toujours dans son brouillard, elle sauta dans le vide s'élançant avec son yoyo et atterri lourdement sur le sol. Elle était totalement désarçonnée, elle se détransforma sans s'en apercevoir. Puis elle contempla ses paumes nues, et comprit dans un coin reculé de sa tête qu'elle était redevenue Marinette et que plus rien ne la protéger de la pluie à présent. Cependant elle resta au sol, ne cherchant pas à se relever. Elle craqua et se mit à hurler son chagrin.
Adrien, ou plutôt Chat Noir, assista à la scène et même si il venait de le comprendre quelques minutes plus tôt, il n'y avait plus de doute possible lorsqu'il son indépendante et forte partenaire laisser place à la fille qui faisait battre son cœur depuis trop d'années déjà. Il se rendit subit compte qu'il était tombé amoureux des deux facettes de la jeune fille et que finalement, elle avait toujours été à ses côtés. Son cœur se serra, en repensent à toutes ces fois où il l'avait retrouvée triste à pleurer à cause de ce garçon qui était en fait lui.
Il la vit s'apitoyer sur le sol, sa lettre à la main. Il ne pouvait pas la laisser comme ça. Il sauta et vient se poser près d'elle.
- Marinette, dit-il doucement pour ne pas la brusquer.
Mais elle ne réagit pas alors il secoua un peu en l'appelant à nouveau. Elle tourna la tête vers lui et papillonna des yeux.
- Chat je… commença-t-elle, avant d'éclater en sanglots.
- Chut, je te ramène chez toi. Appuie-toi sur moi.
Il la souleva avec douceur. Il la faisait avancer doucement pas à pas. Il ne savait plus trop ou il en était non plus, mais sa seule certitude maintenant c'est qu'il voulait prendre soin d'elle. Ils arrivèrent devant la boutique et il la fit monter. Elle n'avait pas prononcé le moindre mot depuis qu'il l'avait relevé. Le justicier l'assit sur la banquette et alla chercher une serviette. Il la lui passa et elle relava la tête vers lui, le regardant de ses yeux bleu profond. Il ne pu résister, il caressa sa joue de son pouce ganter et l'embrassa précautionneusement. Cependant elle le repoussa.
- Je ne peux pas ! Pardon !
- Marinette…
- Chat je suis désolé…
- Dit moi.
- C'est son père…
- Pardon ?
Elle détourna les yeux, honteuse.
- Je t'ai menti, il n'est pas mort. Il est toujours vivant, mais je croyais… je croyais que… Oh je ne suis qu'une abrutie.
Des larmes recommencèrent à tomber le long de ses joues. Chat Noir, lui, la regarder impassible.
- Je suis un monstre, se lamenta-t-elle.
- Mais non.
- Tu ne comprends pas ! Il n'avait rien fait et moi je… je suis horrible, j'ai dû tellement le blesser.
Il voulut la prendre dans ses bras mais elle se releva et il se leva à son tour se tenant face à elle.
- Chat je… je t'aime mais… mais tu vois, je crois que je n'ai jamais pu cesser de l'aimer aussi. Je sais plus ce que je dois faire…
- Il n'y a rien faire, répondit-il en emprisonnant de nouveau ses lèvres.
Elle l'aimait lui et personne d'autre et cela réchauffait son cœur meurtrit. Le héros commencé à apercevoir des rayons d'espoir dans le ciel terni de leur histoire. Se pourrait-il qu'en fin de compte il arrivera à être heureux ?
Marinette qui au début se débattait de cette étreinte finis par se faire emporter par le flot de ses sentiments envers le sauveur de Paris. A quoi bon lutter ? Cependant après un moment, l'image d'Adrien fit son apparition dans son esprit et elle repoussa une nouvelle fois le Chat malchanceux
Là, il sut qu'il devait lui avouer et arrête de se jeter sur elle comme ça.
- Chat, pardon, dit-elle les larmes aux yeux.
- Marinette je dois t'avouer quelque chose.
- Chat…
Soudain un bruit étrange se fit entendre, il semblait venir de la pièce voisine.
- Attends-je reviens, je vais voir ce que c'est, fit le héros inquiet.
Cependant quand il si rendis, la chambre était vide. Le vent avait ouvert l'une des fenêtres qu'il ferma aussitôt avant de rejoindre sa belle qui avait vraisemblablement foutu le camp.
Elle n'était plus là et la porte était ouverte. Mais pourquoi ?
Il sortit en trombe de l'appartement et la chercha dans la rue. En plissant ses yeux de chat, il distingua une silhouette bravant la tempête. Ça ne pouvait être qu'elle. Il courut pour la rattraper et il lui saisit le poignet.
- Marinette !
- Chat…, dit-elle d'une voix brisée.
- Qu'est-ce que tu fais ?
- Il faut que je le vois ! Je suis désolé Chat, je dois le voir.
Son visage était nimbé de larmes mêler à la pluie qui s'abattait sur eux.
- Arête ça ne sert à rien !
- Non tu ne comprends pas ! Je dois y aller ! Laisse-moi partir !
- Jamais, dit-il en la prenant dans ses bras.
- Chat, pourquoi c'est si compliquer, gémit-elle avant que ses jambes ne la trahissent une nouvelle fois.
Elle avait du mal à respirer et une seule certitude l'accablé, elle devait le voir, maintenant tout de suite.
- Laisse-moi partir ! Laisse-moi partir ! il faut que je le voiS, se débattait-elle d'une voix malade.
- Chut, je suis la regarde-moi.
Elle ne comprenait pas, elle ne voulait juste pas l'écouter.
- Chat, je t'en supplie.
- Mari, ma lady, regarde-moi s'il te plait.
Elle se força à lever la tête, croisant son regard et dans une lueur verte, Adrien pris la place de chat noir.
- Je suis là Marinette, dit-il en la serrant plus fort contre lui.
- Qu… Quoi ?!
S'en était trop pour la pauvre héroïne, plus rien ne tournée rond dans sa tête. Sa vue se troubla, son corps lâcha et elle sombra dans les bras du héro…
Marinette s'éveilla dans sa chambre plongée dans une pénombre forcer. Elle avait froid, ses vêtements était encore humide sur elle. Mais elle avait surtout mal à la tête. Tout sembler calme mais pourtant son cœur battait à tout rompre. Avait-elle rêvé ? Etait-ce possible ?
Soudain sa porte couleur nacre s'ouvrit dans un grincement de bois, laissant passer un faisceau de lumière qui éclairait le nouvel arrivant.
- Je crois qu'il faut qu'on parle, dit-il avec un air bouleversé.
- Nino …, l'appela la jeune fille perdue.
Voilà voilà j'espère que vous aurez plus, n'hésitez pas à me laisser des avis :)
