Bien le bonjour ! Vous avez la pêche ? Contente de vous voir toujours suivre les aventures de ma petite Adèle... Merci à tous !

Aux « anonymes » :

Élodie Merci c'est vraiment super gentil... Je suis toute émue ! Moi aussi je préfère quand Adèle et Aragorn s'entendent, c'est quand même plus sympa =) C'est super que tu aimes cette musique, j'avais très envie de la faire partager ! Alors comme ça tu aimerais en savoir plus sur Adèle dans les prochains chapitres ? D'accord ! Je vais semer des petits indices... merci d'avoir réclamé ! A bientôt !

lisa Toujours aussi fidèle au poste dis-donc ! Ça fait plaisir ;) Ah je savais que cette réconciliation te soulagerait ! Boromir, sous le charme d'Adèle ? (T'es vraiment au taquet pour ses histoires de cœur toi XD) Haha... Ptet ben qu'oui, ptet ben qu'non. Je dirais rien ! En ce qui concerne la chanson, chacun la ressent un peu comme il veut... C'est vrai qu'elle peut peut-être paraître un peu triste à la première écoute... J'y suis tellement attachée qu'elle a une tout autre signification pour moi. Mais je comprends =) ( de toute façon, il ne faut pas oublier qu'à ce moment là, Adèle a la nostalgie de son monde et de ses proches... la tristesse a donc un petit peu sa place...)

Sinon, comme l'a dit Melior : Y'a de l'espoir ! Adèle se débrouille de mieux en mieux, elle s'adapte... Et voilà la suite ! Bonne lecture !

Chapitre 10, Les obstacles de Saroumane

Depuis le départ, Adèle s'interrogeait. Les membres de la Communauté ne parlaient pas beaucoup, hormis pour les questions d'itinéraire. Même Merry et Pippin restaient plutôt silencieux. Plusieurs jours étaient déjà passés, et Adèle n'avait échangé que quelques paroles avec le reste du groupe. Elle avait donc tout le temps pour se poser des questions existentielles et forcément, sans réponses...

Elle n'arrivait pas à comprendre ce qui l'avait amené ici : pour elle, les paroles d'Elrond et de Gandalf n'avaient aucun sens... Qui aurait bien pu se soucier d'elle ? Elle n'avait aucun intérêt pour cette guerre, aucun lien avec ce monde... Il y avait tant de choses qu'elle ne comprenait pas. D'abord, pourquoi parlait-elle la même langue que les autres, depuis quand connaissait-elle le westron ? Et pourquoi ne lui restait-il aucune de ses affaires à elle ? Elle était arrivée à Bree habillée à la façon de la Terre du Milieu, sans rien qui vienne de son monde... C'était un véritable casse-tête.

Mais pourquoi avait-elle accepté ? Elle n'avait rien à faire dans la Communauté. Elle faisait de son mieux pour ne pas être un fardeau, pour se faire oublier. Cependant, elle s'inquiétait de l'attitude de Legolas, Boromir et Gimli envers elle : il était évident que sa présence leur posait problème. Mais après tout comment leur en vouloir ? Elle-même trouvait cette situation complètement hallucinante.

Elle avait faim, elle était fatiguée, elle avait peur, son monde lui manquait. Tout allait de travers.

- Adèle ? Tout va bien ?

- Oui Frodon, merci... Je suis juste un peu préoccupée.

- Vous n'êtes pas un fardeau. En tout cas, pas à mes yeux.

Décidément, Frodon la comprenait mieux que personne, c'était à croire qu'il lisait dans ses pensées...

- Mais comment faites-vous ?

- Comment ça ?

- Pour toujours savoir ce que je pense. Les Hobbits seraient-ils voyants ?

- Je ne crois pas, non !, répondit-il en éclatant de rire. Mais nous nous ressemblons beaucoup vous et moi vous savez, je vous comprends. Nous ressentons la même chose... Moi aussi je me sens inutile, gênant et surtout, tous ces événements me dépassent. Comme la Comté me manque...

- Vous avez raison, nous nous comprenons. Cependant, vous, vous avez un réel fardeau à porter...

- Et il est bien lourd..., ajouta Frodon tristement.

Adèle posa une main sur son épaule. Pauvre Frodon, qui se retrouvait investi d'une mission mille fois plus grande que lui ! Tant d'épreuves et de souffrance l'attendaient...

- Courage Frodon... Peu importe ce qui arrivera, vous avez vos amis auprès de vous.

- Sans doute... Quant à vous, vous ne devriez pas vous inquiéter pour nos compagnons, je ne crois pas qu'ils aient quelque chose contre vous.

- Peut-être... En tout cas, je suis ravie de discuter avec vous. L'ambiance devenait lourde... Et si vous me parliez un peu de la Comté ?, dit Adèle avec enthousiasme.

- Alors ça, on en serait tous ravis !, s'écria Pippin.

Les trois autres Hobbits avaient instantanément accouru avec un grand sourire aux lèvres.

- Vous nous espionniez ?, demanda Frodon, faussement outré.

- Tout à fait, répondit Merry.

- Sam, je suis très déçue, dit Adèle au Hobbit rougissant.

- D'ailleurs Adèle, nous donnons raison à Frodon. Ne vous inquiétez pas pour les autres, ils sont juste un peu... perplexes ? Après tout, Legolas est un Elfe, et c'est bien connu, ils ne sont pas très démonstratifs... Gimli est juste un peu bougon, il vous suffit de le charmer... En insultant Legolas peut-être ?, dit Merry en riant.

- Le pire, c'est que ça fonctionnerait sûrement... Et Boromir ?, demanda la jeune fille.

- Je crois que le seul problème de Boromir, c'est qu'il n'a pas l'habitude des jeunes femmes, assura Pippin.

- Et depuis quand tu l'as, toi ?

- Ne sois pas stupide Merry ! Ce que je veux dire c'est que Boromir a l'air d'un homme très fier... Je ne crois pas que le fils de l'Intendant du Gondor ait l'habitude de partir en mission avec des femmes ! En tant que Capitaine de Gondor, il doit plutôt avoir l'habitude des soldats. C'est une question d'habitude, c'est tout... Ben quoi ? Pourquoi vous me regardez comme ça ?

Le petit groupe s'était immobilisé et tous regardaient Pippin avec un air surpris.

- Rien Pippin, c'est juste que c'est très juste ce que vous dites..., dit Adèle.

- Et ?, demanda le Hobbit.

- Désolé mon vieux, mais on s'attendait pas à un tel éclair de lucidité de ta part..., le nargua Merry.

- Alors ça, c'est petit.

- Dites, on devait pas vous parler de la Comté, Adèle ?, dit Frodon pour changer de sujet.

- Oh oui c'est vrai !, s'écria joyeusement Pippin.

- Mais qu'est-ce que vous fabriquez ? Pourquoi vous n'avancez plus ?

- Gimli, vous tombez bien. Nous allions raconter quelques anecdotes typiquement hobbites à Adèle, et je suis qu'elles vous plairaient, dit Frodon au Nain.

- Et bien oui, j'ai bien envie d'entendre tout ça ! Mais en marchant ! Ne restez pas plantés là !

Adèle en apprit beaucoup sur les histoires de Hobbits. Bien sûr on lui parla de la fête d'anniversaire de Bilbon et des feux d'artifice de Gandalf, des aventures de Bilbon, des champignons... La jeune fille rit beaucoup. Quant à Gimli, il ne regretta pas d'avoir rejoint le petit groupe de marcheurs. Aragorn et Boromir n'étaient pas très loquaces, marchant derrière en ruminant leurs inquiétudes, Gandalf était en tête et restait perdu dans ses pensées, et l'Elfe... Cet Elfe... Gimli secoua la tête.

- Et vous Gimli, n'avez vous rien à m'apprendre sur les Nains ?, dit malicieusement Adèle.

A peine avait-elle dit ces mots que les yeux de Gimli s'illuminèrent comme des lampions. Elle avait touché le point sensible... Adèle désirait s'attirer les bonnes grâces du Nain, et elle savait que rien ne le touchait plus que de parler de son peuple qu'on dénigrait trop facilement et de ses cavernes.

- Mais avec plaisir, Demoiselle Adèle !, s'écria Gimli, touché.

A partir de ce moment-là, Gimli devint pour Adèle un allié aussi fidèle que les Hobbits. Elle espérait réussir à séduire Boromir et Legolas également...

Les jours de marche continuaient de s'enchaîner et l'ambiance était plus joyeuse au sein de la Communauté, même Gandalf et Aragorn se montraient plus détendus. Si l'Elfe et le Gondorien restaient toujours un peu à l'écart, plus réservés, ils ne s'en montraient pas moins polis avec Adèle. La jeune fille, habituée à être toujours avec sa bande d'amis sur Terre, avait cependant du mal à se faire à cette distance.

- Aaaaaah je n'en peux pluuus..., dit Adèle en se laissant tomber sur un rocher.

Ils venaient de s'arrêter pour se reposer et manger un peu, avant de reprendre la route. Elle était épuisée et elle avait affreusement mal aux pieds.

- Je vous ai connue plus résistante... la taquina Aragorn en s'asseyant à ses côtés.

- Haha...

Ils étaient réellement réconciliés désormais. Adèle ne se voyait pas faire le voyage sans le Dunedain, sa présence la rassurait. Elle savait qu'elle pouvait lui faire confiance.

Plus tard, Merry et Pippin décidèrent de s'entraîner à l'épée avec Boromir, qui appréciait beaucoup les deux jeunes et facétieux Hobbits. Aragorn et Adèle regardaient le spectacle.

- Adèle, soutenez vos champions s'il vous plaît !, dit Merry.

- Des champions, tu parles, si on arrivait à garder nos épées dans les mains ce serait déjà formidable !, grogna Pippin.

- Bougez vos pieds ! Vous voyez Pippin ?, dit Aragorn tout en fumant sa pipe.

- Merci !

- Vous vous débrouillez très bien mes... champions !, assura Adèle.

Le « combat » reprit, mais Pippin fit croire à Boromir qu'il l'avait blessé. L'homme, désolé, se précipita mais avant qu'il ne puisse comprendre quoique ce soit, les deux Hobbits étaient déjà sur lui.

- Pour la Comté !

Tous riaient, et le pauvre Boromir le premier... Aragorn tenta de secourir le Gondorien mais les Hobbits ne se laissèrent pas faire et firent tomber le Rôdeur aussi, qui atterrit sur le dos.

Adèle se décida à relever ses amis en riant. Soudain, tous remarquèrent une drôle de forme noire dans le ciel.

- Qu'est ce que c'est ?, demanda Sam.

- Ce n'est rien, ce n'est qu'un petit nuage, répondit Gimli.

- Qui avance vite, et contre le vent..., fit remarquer Boromir, qui ne riait plus.

- Des Crébains du Pays de Dun !, s'exclama Legolas.

- Cachez-vous ! A couvert !

Très vite, ils ramassèrent leurs affaires et se cachèrent. Boromir entraîna Adèle avec lui sous des buissons juste à temps. Une multitude d'oiseaux volèrent au-dessus d'eux dans un bruit assourdissant, pour partir aussi vite qu'ils étaient venus.

- Les espions de Saroumane... Le passage vers le Sud est surveillé. Il faut passer par le Col de Caradhras, déclara Gandalf.

En regardant le Col de Caradhras en question, Adèle se sentit très mal.

- Tellement de neige... Oh nooooooooon..., râla-t-elle.

- Oh si ! A moins que vous ne comptiez rester là et rentrer à Fondcombe tout seule, il va falloir affronter la neige, lui répondit sèchement Gandalf.

Elle regarda Aragorn avec un air désespéré. Ce dernier se contenta de lui sourire et de la tirer par le bras pour qu'elle avance.

Adèle ne voulait pas affronter ce col. Elle ne savait que trop bien ce qui allait s'y passer et ce qui s'en suivrait. Elle avait peur. Pourtant, comme pour les oiseaux, elle était incapable de réagir, de dire quoique ce soit. Quelque chose en elle endormait toute réaction.


Le lendemain, ils se mirent à l'assaut de la montagne enneigée. Et plus la neige était importante, plus Adèle maudissait Gandalf. Elle avait froid, horriblement froid... La jeune fille avait de plus en plus de mal à avancer. Elle était à la traîne, derrière Aragorn, qui faisait de son mieux pour l'encourager.

- J'en ai MARRE-EUUUH !

- Courage Adèle ! Et arrêtez de crier, vous allez finir par déclencher une avalanche... Frodon !

Le Hobbit avait perdu l'équilibre et était tombé dans la neige. Aragorn l'aida à se relever, et Frodon remarqua avec panique que l'Anneau n'était plus à son cou. Boromir le ramassa, fasciné. Si Adèle était trop loin pour entendre, elle savait ce qu'ils se disaient... Pourquoi fallait-il que Boromir soit tellement tenté par l'Anneau ? Le Gondorien finit cependant par le rendre au Porteur.

Ils allaient tous se remettre en route quand Aragorn se rendit compte en soupirant qu'Adèle était restée une bonne dizaine de mètres plus bas, à genoux dans la neige.

- Adèle... Mais qu'est-ce que vous faites ?

- Je me lamente ! Continuez, je vous ralentis, vous avancerez mieux sans moi... Abandonnez-moi ici...

- Vous êtes impossible ! Allez, debout !, râla son ami en riant.

Seulement très vite, plus personne n'eut envie de rire. Une véritable tempête s'était abattue sur eux, au point que les Hobbits ne pouvaient plus avancer seuls. Aragorn et Boromir les portaient, et tout le monde semblait avoir oublié la pauvre Adèle qui n'arrivait presque plus à avancer. Frigorifiée, elle avait l'impression de geler de l'intérieur.

On entendit comme une voix sinistre dans les airs, qui glaça encore plus Adèle. La tempête s'intensifia encore, on n'y voyait plus rien.

- C'est Saroumane !, s'écria Gandalf.

- Il essaie de provoquer une avalanche! Il faut faire demi-tour !, dit Aragorn.

- NON !

Alors, Gandalf chercha à contrer les attaques de Saroumane, sans succès. Une avalanche recouvrit les membres de la Communauté... Adèle se sentit assommée par la neige, un peu comme si le ciel lui était tombé sur la tête.

Peu à peu, ils réussirent à s'extraire de la neige. Elle était complètement sonné, gelée, épuisée. Elle n'arrivait pas à se relever. Elle était à moitié évanouie, mais personne ne semblait s'en rendre compte... Tous se disputaient pour savoir par où ils devaient passer.

- On ne peut pas passer par-dessus la montagne alors passons par-dessous, dit Gimli. Passons par les mines de la Moria.

Adèle voulut hurler, mais aucun son ne sortit de sa bouche. Elle entendit des voix, comme des consciences qui résonnaient dans sa tête...

Ne dites rien... Tout a une raison d'être...

Parlez, parlez... Vous pouvez tout changer...

Elle eut l'impression que sa tête allait exploser. Elle hurla avant de perdre connaissance.

- Adèle ! Adèle ! Revenez ! … Elle revient à elle ! Comment vous sentez-vous mon enfant, lui demanda Gandalf avec inquiétude.

- Froid...

- Ma pauvre petite, vous êtes toute bleue... Tenez, buvez un peu de cela, c'est du miruvor, une liqueur elfique. Vous vous sentirez bien mieux... Voilà.

Effectivement, elle se sentit instantanément mieux, comme si la liqueur la réchauffait de l'intérieur et lui donnait une nouvelle énergie.

- Si vous vous sentez mieux, nous repartons tout de suite. Nous passerons par la Moria. Le Porteur de l'Anneau en a décidé ainsi, ajouta Gandalf devant le regard horrifié de la jeune fille.

- Non...

Pourtant, elle ne réussit pas à en dire plus.

Ne dites rien... Ne dites rien... Il ne faut pas...

- Je n'ai pas plus envie que vous de passer par ces cavernes maudites... Mais ne craignez rien, je vous protègerais. Et n'oubliez pas que vous avez vos deux champions de Hobbits pour vous secourir !, lui dit Boromir en la sortant de sa torpeur. Vous êtes toujours aussi bleue, venez je vais vous aider...

Adèle ne dit rien. Le pire était à venir, et elle ne pouvait rien faire. Tout lui semblait confus, et ces voix dans sa tête... Elle était fatiguée... Elle aviserait plus tard. Elle se contenta de se blottir contre Boromir. Ce dernier, surpris, passa un bras autour d'elle avec gêne, mais avec un léger sourire aux lèvres.