Note d'auteur : Bonjour ! Le soleil brille, les oiseaux chantent, l'école est finie (pour moi ^^) ! Lost Girl revient... bientôt ! Enfin bref TOUT va bien ! Bon c'est vrai que je suis un peu longue à poster mais il faut savoir se faire désirer chers lecteurs ! Sérieusement je suis désolée ! En tout cas, mon gros chapitre est terminé ! La partie 2 est en cour d'écriture. La première sera composée d'encore un chapitre après celui-ci ! Merci à tous et toute pour les commentaires et simplement les lectures de mon one-shotMoi, j'y crois : à ce propos je tenais à préciser (pour Ama) qu'il y a très peu de chance que j'écrive une suite. Même si c'est frustrant j'aime le principe du one-shot et l'idée que seul le lecteur peut s'il le veut imaginer la suite ! Sur ce bonne lecture !

Chapitre 9

« Rainer ! »

Le jeune homme s'arrêta mais garda le dos tourné à la voix qui l'avait appelé. Il l'avait reconnue tout de suite, son corps aussi traversé de frissons savait à qui appartenait la voix. Rainer inspira un grand coup, prêt à jouer son rôle. Il avait eu le temps de se perfectionner. Trois jours, qu'il n'avait aucune nouvelle d'Elle... Trois jours. Dire qu'il était en colère, frustré d'avoir été oublié, plein de haine envers Lauren Lewis serait un euphémisme. Enfin sauf pour la salope de blonde. Rainer avait trouvé des informations très intéressantes sur la professeure : ce qu'il considérait comme un problème à supprimer rapidement se transformait en une nouvelle pièce de son précieux puzzle. Oui, Lauren Lewis allait lui être utile, qu'elle le veuille ou non. Enfin il entendit le souffle court derrière lui, le jeu pouvait reprendre...

« Rainer ?

— Bonjour Bo. Reste retourné, aie l'air faible et triste mais courageux.

— Hum, tu vas bien ?

— Et toi ? Comment vont les cours ? Je te sens trépigner mon adorable créature, serais-tu déjà mal à l'aise ? Vas y ! Montre moi comme tu regrettes !

— Écoute euh... Je suis vraiment désolée d'avoir loupé notre rendez-vous. Beaucoup, beaucoup, beaucoup de choses se sont passées.

— Je comprends, t'inquiète, tu n'as pas à te justifier. Oui c'est ça mon succube, laisse ta frustration s'exprimer, c'est ton tour à présent.

— Rainer... Regarde moi s'il te plaît.

— Il faut que j'aille en cours.

— Maintenant ? Est-ce que je peux t'accompagner ?

— Bien sûr Bo, suis moi. Promenons-nous dans les bois, pendant que le loup...

— Je te dois une explication Rainer, ce n'était pas sympa de ma part de te laisser en plan comme ça. Bon honnêtement j'ai vraiment une bonne raison. Je te promets que c'est l'excuse du siècle, jamais je t'aurais juste posé un lapin par pur sadisme.

J'aurai préféré que se soit le cas mon petit monstre. Bo. Stop. On est arrivé... tu n'as pas à faire semblant tu sais ?

— Semblant ?

— Je veux dire... Je suis qu'un inconnu que tu as croisé une fois dans ta vie. Je SAIS que je n'ai, et c'est logique, aucune importance pour toi. Bon cela ne m'a pas vraiment empêché de t'attendre une ou deux heures mais j'avais tellement envie de te revoir ! Hum... parce que j'avais rien d'autre à faire tu vois ? Ou un truc comme ça... Enfin bref ! Quelques effets physiques pour manifester la gêne et la timidité devraient terminer proprement nos retrouvailles.

— Rainer, je...

— Mademoiselle Dennis ? »

Rainer regarda à la fois avec délectation et dégoût les couleurs quitter le visage de la brune, sa difficulté à avaler et la minuscule rougeur qui s'étendait sur ses pommettes. Le succube ne pouvait apparemment pas se contrôler en présence de la blonde. Lauren Lewis se tenait en effet derrière eux, sourcils froncés et documents sous le bras. Son regard ne quittait pas celui de la brune. Rainer s'écarta un peu, spectateur averti mais non moins impatient de voir le drame prendre forme sous ses yeux. Il avait fait exprès de conduire le monstre ici. Il voulait comprendre leur lien. Le jeune homme se prenait pour Dieu en cet instant. C'est lui qui tirait les ficelles et lui qui décidait quand les couper. Mais pas tout de suite.

« Mademoiselle Denis ? Que faites-vous ici ?

— Je... euh... je... j'étais avec... parce que, quand...

— Vous n'êtes pas dans ma classe.

— …

— Vous n'avez pas de problème avec l'horaire de notre rendez-vous.

— …

— Bien ! Je vous verrai samedi dans ce cas ! Passez une bonne journée. »

La professeure partit à l'intérieur de sa salle avant que le succube ne puisse répondre quoi que ce soit. Rainer doutait de toute façon que la jeune femme soit capable de former une phrase cohérente. Bo se tenait figée face à la porte, à présent fermée, toujours rouge et muette. Le jeune élève quant à lui, était satisfait. Il avait voulu observer qui de Lauren ou Bo était en situation de force dans leur situation et la réponse était d'une évidence à pleurer. Ce qui s'était produit il y a trois jours n'avait pas évolué en une relation sexuelle. Cela signifiait deux choses selon lui. D'abord il avait plus affaire à une histoire d'amour interdite qu'un coup d'un soir dans un couloir. Ensuite Bo devait être désespérée de cette situation. Rainer pensait, à partir des informations qu'il avait récoltées de la blonde, qu'elle n'autoriserait plus son élève à franchir la ligne. Du moins, il l'espérait car il comptait dessus pour pousser le succube à bout, la manipuler à volonté. Il était presque attristé de constater à quel point cela semblait facile. Il pouvait toujours y avoir des imprévus en cours de route mais Rainer était persuadé qu'au final il aurait ce qu'il voulait. Maintenant, il devait décider du moment où il jouerait ses cartes. Son prochain sacrifice serait épique. Il le savait. Pour lui, deux scénarios seulement étaient possibles. Soit le succube serait son accomplissement, soit il serait son partenaire. Sa reine de la nuit. Si la deuxième option se réalisait, Rainer ne doutait pas un instant de l'identité de sa future offrande...

« Rainer ? Ah tu en as mis du temps ma créature.

— Oups ! Désolé Bo ! J'étais dans mes pensées, j'aurais dû voir que je ne me dirigeais pas dans la bonne direction !

— Oh. Pas grave. Du coup, tu as cours où ?

— C'est trop tard maintenant. Je comptais me poser tranquillement sur un banc.

— Est ce qu'un peu de compagnie te ferait plaisir ?

— Bo... j'étais sincère quand je t'ai dit que...

— J'insiste.

— Ok. Voilà asseyons nous là ma belle brune, avec le soleil dans tes cheveux et la brise qui soulève ta robe, tu es un vrai pêché de l'enfer.

— Bo ?

— Oui ?

— Tu as déjà eu la professeure Lewis avant ?

— Qu.. Pourquoi tu me demandes ça ?!

— C'est juste que, elle semblait te connaître... bien.

— Hum, oui, enfin on se « connaît » vite fait, elle, euh, m'aide.

— Oh ! Genre cours particuliers ? Wah ! Tu dois faire des jaloux vu la réputation qu'elle... enfin c'est pas que j'écoute spécialement les rumeurs tu vois ? Mais c'est connu que c'est une sacré tête, plusieurs diplômes tout ça... Moi je serai trop intimidé je pense ! Je crois qu'elle est chercheuse à la base ou un truc comme ça. Je sais pas trop dans quoi d'ailleurs et je me demande au final ce qu'elle peut bien faire là... Tu ne sembles pas très attentive Bo, tu ne me regardes même pas. Alors il faut juste prononcer son nom pour te perdre complètement ? Reviens donc un peu à moi. Enfin bref ! Je parle, je parle ! Tu dois me prendre pour un idiot.

— Hein ? Pourquoi tu dis ça ?!

— Bah je suis un peu chiant quand même... Dans le fond, je comprends même pas pourquoi tu es là.

— Rainer. Je te l'ai expliqué, ce n'était pas dans mon intention de te blesser. Je t'aime bien tu sais, je suis pas du tout le genre de fille qui met sa popularité au dessus de tout, qui a peur qu'on la voit avec untel ou untel... Il faut que tu me crois. Je voulais vraiment te revoir ! D'ailleurs tu ne m'as pas dit quelle note tu avais eu !

— Le prof a dit qu'il nous donnerait les résultats la semaine prochaine.

— Je suis sûre que tu vas avoir une bonne note !

— C'est juste un dessin. Honnêtement je vois pas trop l'intérêt, ce n'est pas comme un cours de Potion ou de Défense contre les Forces du Mal. Je me vois mal utiliser plus tard le dessin comme arme contre le chômage.

— Tu as une idée de ce que tu veux faire plus tard ?

— Non et toi ?

— Et bien... j'essaye de me focaliser sur les problèmes de mon présent et non de mon futur... pour l'instant.

— Quel genre de problèmes ? Tu n'es pas obligée de m'en parler ! Mais euh, je suis là pour toi. Quel jolie sourire mon succube, triste mais sincère ! Ouvre toi !

— La professeure Lewis... elle m'aide à... Tout est encore très nouveau pour moi Rainer. Ce que je suis, ce dont je suis capable. Parfois, j'ai l'impression que des mains sur mes épaules passent leur temps à me balader de part en part pendant que moi je reste là à subir. J'essaye de rester en équilibre tu vois ? Parfois je m'en sors... parfois j'échoue. Quand c'est le cas, je, je suis dangereuse Rainer.

— Dangereuse comment ?

— Je perds le contrôle. Plus ou moins complètement. C'est là qu'intervient Professeur Lewis. Elle a accepté d'utilisé ses formations et son expérience de médecin et de scientifique pour m'aider.

— Mais... est-ce que c'est normal ? Tout les Faes sont comme toi ? Tu ris mon petit monstre ! Un rire jaune on dirait...

— Oh mon Dieu ! Non ! Et heureusement ! Je suis du genre spéciale ! C'est ce que mon grand-père m'a toujours dit. Tu sais qu'il existe bien sûr d'autres hybrides, comme on nous appelle, mais on est une minorité encore. En vérité, il reste aujourd'hui très peu de succubes ou incubes.

— Je l'ignorais. Je suis désolé Bo. Pourquoi tes parents ne peuvent pas t'aider ?

— Ma mère. J'ignore qui est mon père. Elle m'aide d'une certaine manière. Elle voudrait que je me complaise uniquement en tant que Fae. La seule raison pour laquelle elle a accepté que je vienne ici est mon grand-père. Pour elle, les sorciers ne valent rien ou pas grand chose.

— Donc ta mère est un succube et ton père un sorcier ?

— Oui, en fait c'est tout ce que je sais de lui à part qu'il était très puissant aussi. Oh ! Et qu'il a brisé ma mère.

— Bo... on peut reparler de dessin si tu veux ?

— Merci. C'est juste que la seule personne avec qui je parle de ma famille est Kenzi. Mais elle peut être dure parfois. Dès qu'elle sent que je suis blessée, elle mord à pleines dents. Seulement...

— Ce n'est pas ce que tu veux. Je peux jouer le rôle du grand sage, après tout il faut que je garde près de moi la plus jolie fille de Poudlard. Rougis Rainer, restes dans ton jeu.

— Ah ! Ah ! Ah ! Je savais que tu avais un plan secret ! Essayerais-tu de me charmer Rainer ?

— EUH !

— Respire, je plaisante ! Mais merci. Tu n'es pas mal non plus tu sais ?

— Pas. Je sais pas.

— ... Je t'apprendrai.

Rainer avait chaud à présent, il tenait difficilement le regard de la brune.

— Mais donc, tu disais à propos de ta mère ?

— Esquive, esquive Rainer ! Enfin tout ça pour te dire que si j'annonçais à ma mère que mes pouvoirs sont légèrement plus puissants qu'ils ne le devraient, elle me prendrait sûrement dans ses bras en criant « Félicitations ! ». Le fait que moi je ne maîtrise rien, que je suis effrayée la moitié du temps... Elle s'en fout un peu. C'est pour ça que la professeure va prendre contact avec mon grand-père et lui expliquer la situation. Techniquement, je suis majeure donc je n'ai pas besoin de l'accord d'un adulte mais bon, pour le principe blablabla... En plus Laur... la prof a décrété que j'avais besoin de soutien. Je veux pas inquiéter mes amis.

— Oh.

— Quoi ?

— Rien, rien.

— Rainer ?

— C'est juste que... tu ne me considères pas comme un ami. Normal je suppose vu qu'on se connaît à peine.

La jeune femme prit son temps pour réfléchir.

— Tu es plus comme un confident. Si tu le veux bien sûr.

— Hum. Ok. Un confident. Cool. Alors je peux aussi me confier à toi ?

— Non.

— ...Mais tu viens de dire...

— Je déconne Rainer ! Ha ha ! J'adore te faire rougir !

— Bref ! Je peux te dire un secret ?

— Oui, oui.

Première étape du plan.

— Je connais la femme du professeur Lewis. Mais tu dois rien dire !

Lentement, la brune pâlit, son teint virait au blanc dans un dégradé sans fin.

— La... quoi ?

— Enfin non. Attends. Je ne sais pas si c'est sa femme exactement tu vois ? Mais ma cousine, connait ce mec qui travaille au ministère et qui connaît la secrétaire qui elle-même... Euh, bref je me mélange, il aurait en fait croisé plusieurs fois la professeure.

— Et alors ?!

— Alors ! Ce mec a raconté à ma cousine qu'au moins une fois par semaine elle passait quelques heures dans le bureau de cette femme !

— Mais c'est qui cette garc...fille ?!

— Bah c'est là que ça se complique : j'en ai aucune idée. Le fameux mec fait une fixette sur elle mais il a refusé d'en dire plus à ma cousine sous prétexte de confidentialité où je sais pas quoi ! Du coup, il espérait que ma cousine sache qui était l'inconnue qui bouffait sur ces plates bandes. Quand ma cousine l'a décrite j'ai tout de suite reconnu Professeure Lewis ! »

De manière assez impressionnante, le succube passa du blanc au rouge en un quart de seconde, Rainer recula même surpris de ce changement.

« Ca ne veut rien dire du tout ! Lauren n'est pas la seule bonde du monde magique !

— Pourquoi tu t'énerves ?

— Je.. rah ! Ne lance pas des rumeurs Rainer, elles peuvent blesser les gens ! Si tu n'es pas certain...

— Je suis sûr. Le mec a entendu son nom plusieurs fois par la secrétaire avec le titre de « professeur » ! Sachant que ma cousine étudiait ici, il pensait qu'elle aurait su de qui il s'agissait. Mais elle n'est pas vraiment le genre d'élève qui assiste aux cours c'est pour ça qu'elle m'a demandé à moi si le nom me disait quelque chose !

— PUTAIN !

— Bo ?

— ELLE EST BRUNE ?!

— Qui ?

— La femme du ministère !

— Je sais pas. Apparemment elle est haut placée mais à part ça... Je peux demander à ma cousine de se renseigner si tu veux... »

La jeune femme fulminait ! Elle tenait même sa baguette à la main ! Rainer saisit discrètement la sienne.

« NON ! OUI ! NON ! NON !

— Bo... ? »

Le jeune homme faisait semblant d'avoir peur mais en réalité il était fasciné. Certaines personnes commençaient à les regarder bizarrement. Bo sembla sans rendre compte.

« Je... je suis désolée Rainer. Excuse moi. Tout va bien. Je vais marcher un peu. On se voit bientôt, ok ?

— Attend tu es sûre ? Je peux rester avec toi ! C'est pas...

— J'ai besoin d'être seule ! S'il-te-plaît Rainer. Merci de m'avoir écoutée et garde tout ça pour toi.

— Évidemment.

— Salut.

— Au revoir Bo. »

Puis elle partit. Loin dans le parc. Rainer la suivit du regard pendant longtemps se demandant s'il était judicieux de la suivre. Mais assez pour aujourd'hui. La graine était plantée. Tout allait s'enchaîner. Il fallait maintenant trouver la fameuse cousine. Il avait une petite idée en tête. Quand il y repensait toutes ses recherches portaient peu à peu leurs fruits. Il avait menti au succube. Il savait qui était la mystérieuse femme. Du moins son identité, sa relation avec Lewis restait encore à éclaircir. Mais peu importe car ce qu'il avait récupéré d'informations étaient suffisant pour déclencher le pire chez son petit monstre. Il devait se préparer à la deuxième étape. Cela allait lui prendre un peu de temps. Deux semaines, peut-être moins selon la motivation de sa future complice. Rainer se leva et se dirigea vers la bibliothèque, de nouveau il prenait son rôle d'intello, avec un peu de chance, il croiserait encore Lauren Lewis au détour d'une étagère...