Les personnages appartiennent à Stephenie Meyer.
Je vous ai manqué? =) Je suis vraiment désolée de l'attente, j'ai pas vraiment d'excuse, mais les études passent avant =/ Ouais c'est moche.
Bon j'ai enfin fini par terminer ce chapitre que j'ai eu plutôt du mal à écrire, j'ai jamais eu autant de mal à me décider sur le déroulement d'une histoire.
Enfin voilà, Bonne lecture =)
Chapitre 10: Please don't leave Me
Je me réveillai le lendemain et cette fois-ci je n'avais pas rêvé. Elle était là dans mes bras dormant paisiblement. Son souffle régulier résonnait dans la pièce. Mes bras enroulés autour d'elle, mes mains accrochées désespérément à son corps, tout cela était vrai. Je plongeai ma tête dans ses cheveux pour respirai la fragrance de son parfum. Je me collai davantage à elle, avide de plus de contact. Mais je l'entendis gémir de mécontentement et je sus immédiatement que ce moment touchait à sa fin.
Elle s'étira et son corps se colla au mien, créant une décharge électrique qui alla directement à mon bas ventre. Puis elle se figea et se retourna vivement de moi. Elle avait ses pieds emmêlés aux miens alors elle perdit son équilibre et se retrouva à terre avec juste ses pieds sur le lit. Je me soulevais alors pour la regarder perplexe.
Elle était vraiment surprise, l'incompréhension ne quittait pas son visage.
Elle fronça les sourcils tout en fixant mon… pénis.
OK, là je me demandais pourquoi elle fixait cet endroit sans même cligner des yeux.
« Bella, ça va? »
Pour toute réponse elle retira ses pieds du lit, les fis glisser sous ses fesses et releva uniquement son buste. Sa main glissa sur les draps et elle les souleva.
Elle regarda alors de nouveau la partie de mon anatomie dressée pour elle.
Elle ouvrit la bouche plusieurs fois et la referma aussitôt.
Je dois avouer qu'avant mon accident, les femmes aimaient particulièrement cette partie de moi. Mais voir Bella bloquer autant devant mon érection, cela me laissait pantois.
Je ne sais combien de temps nous restâmes ainsi, elle bloquée et moi incapable de faire quoi que ce soit.
Elle finit par se ressaisir et se releva doucement, tel un automate. Elle fit un pas en avant, cette fois ci en me regardant dans les yeux, mais alors que je lui faisais un sourire encourageant, elle recula et quitta la chambre.
Sur le moment, je n'ai vraiment pas su quoi faire. J'attendais tel un idiot. Je me rallongeais et croisais mes bras sous ma tête, attendant.
Elle revint dans la chambre, telle une furie, alors que je ne comprenais toujours rien. Elle arpentait la pièce, tournant en rond, comme un lion dans sa cage. Elle me lançait des regards noirs.
Je fronçais les sourcils d'incompréhension. Elle commençait à se calmer peu à peu, pour mon plus grand bonheur.
« Pourquoi tu ne m'as rien dit? Cria-t-elle.
Dis quoi, demandai-je confus.
Ça, répondit-elle en pointant mon entre jambe du doigt.
Je ne comprends pas, dis-je.
Tu ne comprends pas, tu ne comprends pas, s'énerva-t-elle.
Non, répondis-je en sentant la colère montait doucement face à son ton.
Même ton père ne m'a rien dit, même lui il ne m'a rien dit, je croyais que je devais m'occuper de toi, pour qui vous me prenez.
Mais merde tu va finir par me dire ce qui ne va pas, et ne parle pas de mon père ainsi!
Paraplégique, tu m'as dit que tu étais paraplégique, ton père m'a répété la même chose. Tout le monde dans l'hôpital croit que tu es paraplégique.
Et alors?
Tu t'es foutu de ma gueule Edward, tu as une chance de remarcher et tu ne me l'as même pas dit.
Qu'est-ce que tu racontes?
Tu sais très bien de quoi je parle, un paraplégique ne peut pas… enfin tu vois.
Quoi?
Un paraplégique n'a pas d'érection, cria-t-elle. »
Et merde, je restai à la fixer un moment, essayant de trouver une échappatoire, mais elle prit mon silence comme une affirmation à ce qu'elle disait et sortit de la chambre en claquant la porte.
Et merde, et merde, je n'arrivais pas à penser autre chose, a si, je suis un con.
Je ne sais pas combien de temps je restai ainsi dans le lit avant de me décider à quitter la pièce. Je grimpai sur mon fauteuil et rejoignais le salon. Elle était là, dans le canapé, les genoux fortement maintenus contre sa poitrine par ses bras qui les entouraient durement. J'hésitai à m'approcher. Elle semblait si vulnérable, j'eux l'impression qu'on avait plongé une main dans mon thorax afin d'y retirer mon cœur et de prendre un malin plaisir à le compresser.
Elle ne semblait pas pleurer, non elle balançais son corps d'avant en arrière au rythme de la musique qui habitait la pièce, Mozart Requiem.
Personnellement j'avais toujours préféré Chopin car sa musique me semblait plus romantique. J'aurai aimé parlé de cela avec elle, de pouvoir discuter de tout et de rien librement sans complexe.
Mais j'avais désormais un sérieux doute sur la possibilité que ça puisse de nouveau se produire.
Je la fixais alors que mon cœur devenait plus douloureux au fur et à mesure que le temps s'écoulait.
J'aurai aimé l'aider, être celui qui la réconfortait, et non celui qui lui causait ce mal.
D'ailleurs j'avais du mal à comprendre sa réaction, pourquoi une telle nouvelle la mettait dans cette état, elle devrait être heureuse que mon accident ne m'ait pas rendu paraplégique ou pire tétraplégique. Personnellement ça ne changeait rien, j'avais tout perdu dans cet accident, alors un peu ou moins, cela m'était égal.
Elle releva la tête croisant mon regard.
Moi qui avait pensé avoir connu la pire souffrance qu'il était possible de connaître, je m'étais bien trompé et de loin. Mon souffle se coupa à la seconde où son regard me transperça. Ses yeux, ses yeux d'un chocolat habituel était maintenant devenu terne, aucune expression ne perçait. Seul ses traits montraient la douleur qui l'atteignait. Je me rendis alors compte que la plus grande souffrance était celle des gens que l'on aimait.
Je fis rouler mon fauteuil vers elle, doucement comme m'approchant d'un animal sauvage, près à vous attaquer ou à fuir, ne connaissant pas sa réaction, ne sachant pas ce qu'il pense.
Mais elle se leva, essayant de se recomposer un visage. Attrapant le téléphone posé sur le comptoir, elle quitta l'appartement sans mot. Me laissant seul, me laissant vide et désespéré.
J'avais du mal à percevoir ce qui s'était passé. Pour moi, tout cela n'était qu'anodin. Je ne comprenais pas l'ampleur qu'avaient prise les choses. La seule chose que je comprenais était qu'elle me manquait et que j'avais besoin d'elle à mes côtés.
Il me sembla qu'une heure s'était écoulée depuis son départ. Peut-être juste soixante minutes sur la pendule, mais dans mon esprit, j'aurai cru avoir vu défiler le reste de ma vie. Une vie terne, plongée dans la solitude, une existence que je ne désirais pas et que j'aurai approuvé il y a quelques temps, avant que je ne la rencontre.
Elle posa son portable à l'endroit même où il était posé avant son départ. Un soupire lui échappa, je ne sus dire ce qu'il exprimait.
De toute façon à quoi bon, mon esprit n'était fait que de brume.
Elle se tourna vers moi, je n'arrivais pas percevoir aucune expression de par ses yeux, son visage ou son maintient. Elle ne laissait rien paraître et ça me désarçonna.
Elle plongea ses yeux dans les miens.
« J'ai appelé ta famille, annonça-t-elle sur un ton calme et posé.
Pourquoi? Demandai-je sans comprendre.
Ils arrivent, tu rentres chez toi pour la fin de weekend.
Mais…, commençai à me plaindre tel un môme de cinq ans avant d'être coupé.
Je sais que je ne respecte pas le pari, mais je préfère que tu partes.
Mais…
Ils seront là dans quelques minutes, je vais préparer tes affaires avant ton départ, habille toi. »
Elle m'avait montré la salle de bain avant de quitter le salon pour rejoindre la chambre d'ami. Je n'avais pas remarqué mais elle était toujours en pyjama. Elle était allée dehors, par ce froid avec un simple survêtement et un débardeur.
Elle venait de me mettre à la porte et la seule chose à laquelle je pensais était la façon dont elle était habillée. Je soufflais, me trouvant stupide.
Mes bras se mirent en marche afin de faire tourner les roues de mon fauteuil et de me diriger vers la salle d'eau.
Je me lavai dans un état second, la seule émotion qui m'habitait était la peine. J'étais blessé.
Quand je sortis de la pièce, Alice était là avec Jasper, le visage grave.
J'avançais jusqu'à eux pour les saluer. Personne ne parlait, ils devaient déjà s'être tout dit au téléphone, mais voilà quoi? Que s'étaient-ils dit?
Mon esprit était toujours ailleurs, et sans comprendre je me retrouvais dans l'Audi a8 grise métallisé de Jasper. Bella était en bas de son immeuble, nous regardant partir toujours sans émotion.
Le voyage se fit en silence. Nous rejoignîmes l'appartement de mon frère en très peu de temps, ils habitaient Seattle.
Arrivés à l'appartement, personne ne parla, et ce fut ainsi tout le reste du weekend jusqu'à ce que je regagne l'hôpital encore plus maussade qu'à l'accoutumé.
Charles fut heureux de me revoir, et j'essayais d'en paraître de même, mais c'était difficile.
J'avais hâte, hâte qu'elle revienne, qu'elle vienne nous voir et surtout qu'elle m'explique.
Mais elle ne vint pas, ni ce jour-ci, ni le lendemain. Charles n'en parla pas, mais je voyais qu'il ne comprenais pas non plus la raison de son absence.
Alors j'avais fini par demander.
Mon père venait de rentrer dans ma chambre pour les examens habituels et j'avais tout de suite attaqué de front.
« Où est Bella? Demandai-je.
Je ne sais pas, me répondit-il.
Comment ça, tu as du la voir aujourd'hui dans les couloirs?
Non, elle n'est pas revenue depuis vendredi. Elle a appelé pour dire qu'elle ne savait pas si elle continuerait le bénévolat.
Quoi? Non, non, non, mais… je… non, paniquai-je. »
Qu'avais-je fait? Pourquoi est-elle parti?
Je ne comprenais plus rien, la seule chose que je savais s'était qu'elle avait creusé un trou béant dans ma poitrine et que sans elle, il restait vide.
J'avais mal.
Au début j'avais compté les minutes, puis les heures, enfin les jours et maintenant j'en venais aux semaines. Deux semaines, quatorze jours, trois cents trente six heures, vingt mille cent soixante minutes.
Ah vingt mille cent soixante et UNE minutes!
Le temps n'était pas mon allié contrairement à ce que je pensais, plus il s'écoulait plus mon manque s'intensifiait. J'avais besoin de ma dose, de ce bien être qu'on ressent lorsque l'on a cette addiction comblée.
Une cigarette, un verre d'alcool, un joint ou une ligne de cocaïne, tout cela ne m'était que superflu, elle était ma bouteille de scotch pur malt de quarante ans d'âge, ma nicotine en barre, mon herbe placé dans ma feuille roulée ou encore la petite poudre blanche qui me mettait dans un était de bonheur absolu.
Mon addiction était telle que mon caractère hautain qui était ma signature auparavant faisait pâle figure face à l'homme que j'étais devenu. Plus personne ne m'approchais. Les soignants m'ont donc trouvé une nouvelle infirmière en espérant qu'elle dure plus longtemps que les précédentes.
Je voulais qu'on me la rende, pas qu'on la remplace.
Maintenant il ne restait plus qu'à attendre.
Vingt mille centre soixante-douze minutes… soit un million deux cents dix mille trois cents vingt secondes…
Avis??
Bon je sais, ce n'est surement pas ce à quoi vous vous attendiez mais mais mais … la prochain chapitre est un point de vue de Bella ce qui veut dire « explications » .
A très bientôt j'espère.
Bisous =)
PS: Je ne sais pas si tout ce que je raconte ou raconterai sur le cas d'Edward est médicalement correct, j'ai fait quelques recherches mais c'est un peu confus, je ne suis pas encore médecin =/ mais bon c'est une fiction c'est ça qu'est bon.
Allez je vous laisse.
