Bonjour tout le monde ! Ce que vous m'avez manqué ! Je suis désolée de tout ce retard mais j'ai dû m'absenter pendant plus d'un mois car ma mère a dû être hospitalisée. J'ai manqué deux mois de cours et j'ai le bac à la fin de l'année alors ne m'en voulez pas si j'écris un peu lentement s'il vous plaît ;).

Sinon, voilà le dixième chapitre ! Il est très court à lire malheureusement car il n'y a pratiquement que du dialogue mais je vous laisse juger !

Tous les personnages appartiennent à J.K Rowling hormis les Bentley, leur personnel et Adamantius ( oui un nouveau perso que je vous laisse découvrir et qui va sûrement avoir un rôle important dans la suite de l'histoire). Bonne lecture !

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Étape 6 : Vous connaître

Un mois de plus passa. Pendant ce laps de temps, Harry avait fait preuve d'une détermination à toute épreuve face à son entraînement hors du commun. Sa magie particulière était un atout, mais aussi une grande faiblesse. Avec une baguette, elle semblait perdre de sa force et de sa maîtrise, chose presque surréaliste pour un sorcier. Albus lui avait alors conseillé une magie bien spécifique que peu de personnes pouvaient pratiquer. La magie de l'esprit. Il fallait une grande force mentale et un sang froid inébranlable. Cela ressemblait fort à de la télékinésie. Grâce à la seule volonté de la pensée, la magie d'Harry se manifestait. Elle semblait bouillir à l'intérieur de lui avant de subitement exploser en un sort spectaculaire.

Au départ, Harry avait fait de nombreux dégâts dans le manoir, perdant souvent le contrôle de sa magie ou de son esprit. Lorsqu'un quelconque souvenir du passé lui revenait en mémoire, il arrivait même que sa magie s'attaque à lui, comme pour lui extraire des éléments de son passé, trop douloureux pour elle. Il fallut des jours et des jours pour qu'elle se laisse enfin dompter. Après cela, Harry semblait rayonner en permanence d'une aura de chaleur et de paix. Sa magie devint sa plus grande amie, sa sœur, une épaule sur laquelle s'appuyer, une béquille avec laquelle il marchait. Sans elle, Harry avait conscience qu'il n'était plus rien.

Par la suite, tout devint plus facile. L'occlumencie et la légilimencie devinrent un jeu d'enfant pour lui, de même que la métamorphose. Il lui suffisait de penser. Albus se rendit vite compte des capacités incroyables que le garçon possédait. Ses dons intellectuels et mentaux n'avaient aucunes limites. Un arbre se brisait, il le redressait. Un barre de fer était tordue, il la remettait droite. Un feu s'éteignait, il le rallumait. Sa magie pouvait agir sur toutes choses, qu'elles soient vivantes ou inertes. Seul le temps et les saisons étaient épargnées.

Il lui avait fallut aussi s'habituer à son nouveau nom. Tous l'appelaient Law ou Lawrence mais il lui arrivait encore parfois de ne pas se retourner lorsqu'on s'adressait à lui. Il apprenait, grâce à Lucius, à gérer sa fortune, à surveiller ses manières, ses gestes ou ses paroles. Il parlait toujours sur un ton lent, bas, qui vous hypnotisait, avec une grande douceur. Il utilisait peu de mots, mais il les employaient parfaitement. Malgré ses comptes débordants de pièces d'or, Lawrence donc, restait plutôt simple. Il s'habillait plus richement que les autres jeunes de son âge bien évidemment, mais il ne montrait pas à la face du monde toute sa richesse en se parant de bijoux et de diamants.

Et le moment vint où il dû annoncer à la population son nouveau statut. Comme il l'avait dit, il écrivit à la gazette en leur accordant une seule et unique interview. Et c'était d'ailleurs aujourd'hui même qu'un jeune reporter, que Lawrence avait tout spécialement choisit, devait venir le questionner.

Le jeune homme, simplement vêtu d'un jean et d'une chemise blanche, patientait dans le petit salon, Hedwige perchée sur son épaule. Un lourd grimoire était posé sur ses genoux et il lisait tranquillement, sa joue reposant sur l'une de ses mains, le coude appuyé sur un accoudoir. Ses longs cheveux noirs cascadaient sur ses épaules avec noblesse et une immense sérénité se dégageait de lui. Mais les apparences sont souvent trompeuses. En réalité, Lawrence était terrifié par ce qui l'attendait. La peur de savoir que la population sorcière allait connaître son histoire lui obstruait la gorge. Lui qui avait si honte de son passé, appréhendait la réaction de ses semblables. Ressentiraient-ils de la pitié ? De la rancœur ? Auraient-ils, eux aussi, honte de leur sauveur ?

C'est ainsi que le trouva Adamantius Gaves, récemment devenu reporter à la Gazette du sorcier, méconnu de tous. C'était un jeune homme discret, de catégorie sociale assez médiocre, qui avait vécu dans les bas fonds de Londres avec sa très nombreuse famille. Très ambitieux, il avait travaillé très dur pour obtenir ce poste mais ne se trouvait aucun talent particulier pour ce métier. Mais cela était avant de recevoir cette missive mystérieuse de Harry Potter lui-même. Ses collègues avaient été verts de jalousie, lui pâle d'émotion et de stupeur. Pourquoi une personne aussi importante que le Survivant voulait que lui, simple journaliste sans qualités, vienne l'interviewer ?

Le manoir arborait un luxe auquel il n'était pas habitué. Dans son costume rapiécé et vieillot, il ne se sentait pas du tout dans son élément. Son malaise s'accentua lorsque le majordome lui ouvrit la porte et s'empara de son manteau, comme s'il était un invité privilégié. Celui-ci le mena ensuite dans un petit salon d'aspect plus simple et chaleureux qui le détendit quelque peu. Assis sur un divan, se trouvait un garçon qu'il trouva si magnifique et si paisible qu'il n'osa plus faire un geste. Il dévisagea sans vergogne le visage sculpté à la grecque, androgyne, la peau ivoirine et satinée, les longs cils charbonneux, la bouche délicate et la chevelure étonnamment noire.

Quand l'adonis leva la tête, Adamantius faillit s'étouffer lorsqu'il vit la cicatrice en forme d'éclair sur le front pâle, à peine visible, mais bien présente. Une autre balafre retint son attention qui barrait tout le côté droit de la figure de l'homme. Loin de l'enlaidir, elle lui donnait une certaine maturité. Le jeune reporter sut de suite que le garçon face à lui n'était plus, depuis longtemps, un enfant. Et cette impression se confirma lorsqu'il rencontra les yeux, incroyablement lumineux et d'une couleur peu commune du fils Potter. Il y avait tant de tristesse, mais aussi tant de sagesse et d'espoir dans ce regard ! Ce n'était pas les yeux d'un enfant, mais ceux d'une personne brisée, grandit trop vite, semblables à ceux d'un vieillard qui avait tout vu, tout vécu.

Un sourire doux naquit sur les lèvres du jeune Potter qui se leva souplement, avec une lenteur féline. Adamantius remarqua alors qu'il marchait avec une canne.

_ Bienvenu, Mr Gaves, dit Lawrence de sa voix de velours. Je suis heureux de vous voir. On m'a dit beaucoup de bien de vous.

_ Bonjour Mr Potter, répondit Adamantius. Je dois avouer que je ne comprends pas très bien pourquoi vous avez fait appel à moi, plutôt qu'à un reporter qualifié.

_ C'est très simple. Je hais Rita Skeeter. Il me fallait donc trouver un autre journaliste, un dont j'étais sûr qu'il dirait la vérité et seulement la vérité. J'ai donc épluché tous les dossiers de tous les employés de la Gazette. Et le vôtre m'a semblé parfait.

_ Mais pourquoi ?

_ Asseyez vous, l'invita le jeune homme en se réinstallant lui-même.

Adamantius obéit et Lawrence lui servit une tasse de thé chaud dans de la porcelaine finement ouvragée.

_ Pardonnez moi mon impertinence, et sachez que ma réponse n'a pas été formulée pour vous blesser, mais vous êtes une personne insignifiante. Un homme simple, ordinaire, qui ne connaît ni la manipulation, ni la malhonnêteté ou le goût du profit. Vous n'êtes influencé par rien d'autre que votre conscience et c'est une chose plutôt rare de nos jours.

_ En êtes-vous si certain ?

Harry eut un sourire indulgent et détailla sans honte le jeune reporter. Les cheveux bruns tirés en arrière, les yeux sombres et le teint mat. Un physique pas déplaisant, mais assez passe-partout.

_ Mr Gaves, je viens peut être seulement d'acquérir ma majorité, mais je ne suis pas stupide. Je sais à quel point va ma célébrité. Pensez vous que je n'allais pas me renseigner sur vous avant de vous accueillir ? Je sais tout de vous, de votre famille. Rien ne m'a échappé. Ne froncez pas les sourcils ainsi, rit légèrement Lawrence. Ce n'est pas de l'arrogance ou de la prétention. Simplement de la prudence.

_ Bien, dans ce cas je pense que cela est excusable...Mais si vous détestez à ce point la célébrité, pourquoi donner une interview ?

_ C'est une excellente question ! Tout simplement car j'y suis contraint. Les circonstances me l'impose et je ne souhaite pas mentir. Je me suis fais passé pour quelqu'un que je n'étais pas pendant dix huit ans. Je veux que cela cesse, révéla le Survivant avec gravité.

_ Que voulez-vous dire par là ?, demanda Adamantius en sortant un calepin et une plume à papote d'un pourpre flamboyant.

_ Pour vous répondre, il me faut vous raconter toute ma vie jusqu'à aujourd'hui. Les révélations que je vais vous faire vont sûrement vous choquer, et vous changerez certainement d'opinion sur moi après cela. Comme tout le monde le sait, je vivais heureux avec mes parents, James et Lily Potter, à Godric's Hollow, jusqu'à cette terrible nuit où Voldemort pénétra dans notre petite maison. Il croyait que j'étais l'Élu, annoncé dans une prophétie, le seul capable de le battre et de rétablir au camp de la lumière toute sa puissance. Il tua mon père, et voulut m'assassiner à mon tour afin que je ne sois plus une menace à son pouvoir. Mais il n'avait pas prévu que ma mère se sacrifierait pour me sauver. En faisant cela, elle m'a donné une protection infiniment forte et précieuse.

_ Quelle est cette protection ?

_ Un sort très ancien, une protection de sang, dont on ne parle plus depuis longtemps. Mais ce qui m'a réellement sauvé, c'est l'amour que m'a porté ma mère. Malheureusement, cette protection avait un prix. Je devais, pour ma sécurité, vivre auprès de personnes de ma famille. N'ayant plus de grands-parents,mon père étant fils unique et mon parrain en prison, Albus Dumbeldore avait choisit de me déposer sur le porche de la maison de ma tante et de mon oncle. Pétunia détestait ma mère, sa propre sœur, et ne me l'a jamais caché. Mon oncle était un homme foncièrement mauvais, au gabarit imposant et leur fils, Dudley, était son portrait craché.

_ Vous n'avez pas l'air d'aimer votre famille..., observa Adamantius.

_ En effet. Et vous allez très vite comprendre pourquoi. Mon enfance fut très différente des autres. J'étais le « monstre ». Oui, c'est bien comme cela qu'ils m'appelaient. Je grandis dans la violence, la haine, et surtout, la peur.

_ Insinuez vous que...que votre famille vous battait ?, bafouilla le journaliste avec stupéfaction.

_ Je ne l'insinue pas. Je l'affirme. Jusqu'à mes sept ans, les jours se succédaient entre insultes, coups, et douleur. Je ne pouvais pas me laver autant que je le pouvais. Mes vêtements étaient des guenilles héritées de mon cousin qui était énorme. J'avais des lunettes qui ne me servaient à rien, hormis à m'enlaidir. Les autres enfants, à l'école, me fuyaient comme la peste. Et je n'avais pas le droit d'avoir de bonnes notes. Pour un petit garçon, l'indifférence est la pire chose qu'il puisse exister.

_ Alors...à vos sept ans, votre famille à arrêter de vous faire du mal ? C'est bien cela ?

_ Non. Cela fut bien pire. Car c'est à mes sept ans que mon oncle me viola pour la première fois, lâcha Lawrence avec peine.

_ P-Pardon ? Ais-je...ais-je bien entendu ?

_ Oui. Je me suis fait violé, le jour de mes sept ans, par mon oncle. Les années se sont succédées, accompagnées de viols perpétuels et de passages à tabac.

_ C'est inimaginable..., souffla Adamantius en se passant une main sur le front d'un air interloqué.

_ Mais...lorsque j'eus onze ans, j'ai découvert que j'étais un sorcier et Hagrid est venu me chercher. Quelle délivrance, quelle joie cela a été ! Je n'étais pas un monstre, il existait d'autres personnes comme moi. Tout un peuple. Le monde magique m'a parut si merveilleux avec toutes ses couleurs, ses enchantements et ses commerces ! Hedwige, ma chouette bien-aimée que vous voyez sur mon épaule, fut mon premier cadeau. Et l'on ne me demandait rien en échange. Cependant, la vérité sur la mort de mes parents me fit vite déchanté. Les sorciers me saluaient, s'inclinaient presque devant moi, et je n'avais pas comprit pourquoi. Quand je sus qu'ils ne voyaient en moi que le Survivant, ce fut une grande déception.

_ N'êtes-vous pas fier de ce que vous avez accompli ? Vous avez arrêté Voldemort alors que vous n'aviez qu'un an !

_ Non. C'est le sacrifice de ma mère qui a permit que Voldemort ne puisse me toucher. C'est grâce à elle si le sort a ricoché. Tous mes soi-disant exploits ne sont dû qu'à la chance et à l'aide que j'ai reçue.

_ Alors pour vous, vous n'avez rien accompli d'héroïque ?

_ Je n'aurais pas pu réussir sans mes professeurs et mes amis. A la fin de ma première année, je serais mort si Hermione et Ron n'avaient pas été là. Si Albus Dumbeldore ne m'avait pas envoyé son phénix dans la chambre des secrets, je serais mort. Si Cédric Diggory, et si mes parents ne m'étaient pas apparus, je serais mort dans le cimetière . Si mon parrain, Sirius Black, et les membres de l'A.D n'avaient pas été là au département des Mystères, je serais mort. C'est une vérité.

_ Mais vous êtes l'Élu !, protesta le journaliste.

_ Et à quel prix ? J'ai perdu tout ce qui comptait le plus pour moi. Mr Gaves, croyez bien que malgré tout l'amour que je porte à notre peuple, je préférerais milles fois que Voldemort est accompli ses sombres desseins, si cela avait permis à mes parents, à mon parrain et à Cédric de sans amour est une horreur absolue.

_ Si vous êtiez battu et violé...comment cela se fait-il que personne ne s'en soit rendu compte ?

_ Tout simplement parce que je le cachais. Vernon, mon oncle, évitait toujours de me frapper au visage. Et les vêtements de Dudley suffisaient amplement à dissimuler mes bleus et mes plaies.

_ Mais vous avez fait de nombreux passages à l'infirmerie ?

_ En effet. Mais mes blessures ne nécessitaient pas un déshabillage complet ou un examen approfondie. Et quand cela était le cas, on mettait mes blessures sur le coup des combats ou des chutes que j'avais effectués.

_ Comment se passait votre vie à l'école si vous deviez cacher ce terrible secret ?

_ Je me faisais passer tout simplement pour ce que je n'étais pas. Un adolescent courageux, sociable, rieur...En vérité, pas un jour ne s'est passé sans que je ne tremble de peur. Le Harry Potter que tout le monde connaît n'a jamais existé. Je ne suis pas fort, je ne suis pas brave et je suis loin d'être un héros. La seule chose que m'a appris ma famille, c'est la résistance à la douleur.

_ Si cela n'est pas indiscret...Pourquoi ne pas être retourné à Poudlard ? Et pourquoi marchez-vous avec une canne ?

_ La mort de mon parrain m'a profondément ébranlé. Tant et si bien que tout m'indifférait que j'étais entré dans une grave dépression pendant plus d'un an. Pour Vernon, c'était une aubaine. Le jour de mon dix septième anniversaire, il redoubla de brutalité à mon égard. Je crû que ma dernière était arrivée. Et je voulais mourir. J'étais épuisé, physiquement et moralement et la souffrance était...intolérable. Mais une dernière chose m'a raccroché à la vie : sauver notre monde, mes amis, et venger la mort de ma famille. J'ai combattu l'inconscience autant que j'ai pu mais j'ai finis par perdre connaissance.

_ Votre propre oncle vous a battu à mort ?

_ Pas que battu, admit Lawrence en se levant et en traînant sa jambe sur le sol pour se placer devant la fenêtre. Et puis...deux sorciers, dont je tairais le nom pour leur propre sécurité, m'ont ramené à Poudlard. Là-bas, un homme, avec l'aide de Madame Pomfresh, me sauva la vie. Vous êtes ici dans sa demeure.

_ Eammon Bentley, le célèbre médicomage ?, devina Adamantius.

_ Exactement. Les séquelles de mes blessures étaient très graves. Je suis à présent sourd d'une oreille et ma jambe droite ne me répond plus. D'où la canne. Il m'a fallut rester longtemps alité, étant très affaibli. Ma magie a été très perturbée et il m'a fallut des mois pour la maîtriser. C'est ici, auprès d'Eammon et Georgina Bentley, que je suis venue m'installer pour me rétablir.

_ Êtes-vous proches d'eux ?

_ Oui, murmura le jeune homme avec une immense tendresse dans la voix. En fait, nous sommes devenus si proches qu'ils ont fait de moi leur fils adoptif.

_ Leur fils ?, s'écria Adamantius. Mais ils sont l'une des plus riches familles du Royaume Uni !

_ C'est exact. Et j'ai également hérité de la fortune des Potter et une partie de celle des Black.

_ Mais alors vous êtes...Par Merlin !, bondit le journaliste.

_ Oui. Je suis, à ce jour, l'homme le plus riche d'Angleterre. Mais je ne m'en vante pas. L'argent n'est que superficiel. Et je compte bien gagner ma vie par moi-même. Il faut que la communauté sorcière sache qu'à présent je ne suis plus Harry Potter mais Lord Lawrence Eammon George Bentley Potter Black. Un long nom, je vous l'accorde, mais avec lequel se joint de lourdes responsabilités.

_ Et...pour Vous-savez-qui ?

_ Il ne sait rien pour le moment.

_ Vous comptez donc toujours le détruire ?

_ Bien que cela me révulse, je fais tout en ce sens, oui.

_ Vous ne désirez pas le tuer ? Après tout ce qu'il vous a fait ?, l'interrogea Adamantius, les sourcils froncés.

_ Qui pourrait désirer une telle chose ? Oui, il m'a fait beaucoup de mal. Mais s'il en est arrivé au point de se maudire lui-même, c'est de notre faute.

_ Que voulez-vous dire ?

_ Que Voldemort est une création de l'homme. Il était comme vous et moi autrefois, et ça, beaucoup ont tendance à l'oublier. C'est l'intolérance des moldus et l'incompréhension des sorciers qui ont façonnées le Seigneur Noir que nous connaissons aujourd'hui.

_ Pardonnez mon insolence mais...lorsque vous en parlez, on croirait presque que vous le défendez.

_ Je ne défends pas ses actes meurtriers et ses crimes. Je défends le petit garçon incompris et mal aimé qu'il a été. Car, Mr Gaves, je pense que si certaines personnes n'avaient pas été là pour me garder dans le droit chemin grâce à leur amour et leur affection, je serais sans doute devenu le plus fidèle mangemort de Voldemort à ce jour. Nous possédons beaucoup de similitudes, que cela soient physiquement ou de part notre passé. Je ferais mon devoir, c'est à dire accomplir la prophétie en le tuant. Mais je regrette que personne n'est vu la souffrance et la rancœur qui animait l'adolescent qu'il a été, alors que d'autres l'ont fait pour moi, dit tout bas Lawrence en caressant Hedwige d'un doigt, le regard mélancolique.

_ Vous êtes vraiment un personnage à part, Mr Bentley, constata Adamantius en secouant la tête.

_ On me l'a déjà dit, rit le petit brun.

_ Bien je crois que j'ai tous les éléments qu'il me faut pour écrire mon article...Dites-moi, avez-vous un message pour la population sorcière ?

_ En effet. Dans un mois, je donnerais une grande réception, ici même, afin de parfaire mon nouveau rôle de Lord. Je tiens à inviter tous ceux qui souhaitent s'y rendre, qu'ils soient riches, modestes ou pauvres.

_ Cela va faire beaucoup de monde !

_ Ne vous en faites pas, le parc est suffisamment vaste, s'exclama Lawrence en riant de bon cœur devant l'air ébahi du journaliste. Vous et votre famille y êtes conviés également, bien entendu .

_ C'est très attentionné de votre part, je vous remercie, balbutia Adamantius.

_ Et bien, au revoir Mr Gaves, salua Law en serrant la main du reporter. A bientôt. J'ai hâte de lire votre article. Henry va vous reconduire jusqu'à la porte, ajouta-t-il en tirant un lourd cordon de soir accroché près de l'entrée du salon.

Aussitôt, le majordome apparut et remit son manteau à Adamantius qui repartit donc, ses notes biens rangées dans la poche intérieure de son costume. Avant de franchir les grilles, il se retourna une dernière fois et contempla, le regard songeur, l'immense manoir qui se dressait de toute sa splendeur.

Voilà donc le refuge du célèbre Harry Potter. Voilà donc son histoire. Voilà donc sa véritable identité. Mais ce garçon avait beau dire tout ce qu'il voulait, il était bien plus qu'un héros. Vivre de telles choses et en ressortir ainsi était un miracle. Être si modeste, si noble et si bon après tous ces événements était impensable pour la plupart du commun des mortels. Et pourtant, Lawrence Eammon George Bentley Potter Black l'avait fait.

_ Que celui qui vous a donné le titre de Survivant soit heureux, chuchota Adamantius, vous seul étiez digne de le porter...

L'homme savait qu'il ne rencontrerait pas de plus merveilleux et de plus charismatique garçon que Lawrence. Une rencontre telle que celle-ci ne pouvait s'oublier. Et il se jura de tout faire pour aider de quelque façon que se soit le jeune Lord. Quitte à y sacrifier sa vie.

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J'attends vos commentaires avec impatience ! Je vous embrasse et vous dis à bientôt !