Enfin le dixième chapitre ! Encore merci pour vos reviews, et bonne lecture !
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Chapitre 10 – Remise en question
Hermione se rongeait les sangs. Encore une fois, elle culpabilisait de la disparition du Serpentard. Et si les professeurs ne le retrouvaient pas ? Pire, et s'ils le retrouvaient mort ?
Elle n'osait même pas y penser. Pourtant, elle imaginait tous les scénarios possibles et imaginables : Lucius arrivait avec Voldemort, ils tuaient Drago et prenaient possession du château...Ou bien Drago se suicidait...La jeune fille se rendit compte qu'elle était en fait très inquiète pour le jeune homme qui avait pourtant été son ennemi juré durant près de 7 années. Cependant, depuis quelques jours, elle s'éait aperçu que sous sa carapace d'agressivité, le jeune homme avait l'air de souffrir énormémen, et de ne pas être si cruel que ça...L'idée qu'il ait pû ressentir des sentiments n'aurait même pas traversé l'esprit de la jeune Gryffondor quelques semaines auparavant, mais ces derniers jours, elle s'était rendu compte de tout le mal qui lui avait été fait. Peut-être qu'elle s'était trompée à son sujet ; peut-être qu'il la manipulait. Elle devait rester sur ses gardes.
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Harry était complètement perdu. Déjà, chose insensée, il avait aidé son ennemi de toujours, et avait exaucé son désir de rester loin de l'infirmerie. Il avait eu pitié de lui. Ce n'aurait pas été le cas dans l'autre sens. Il avai eu pitié de lui et pourtant, Harry le haïssait ; il le haïssait pour cette arrogance, pour son mépris envers ses « inférieurs », il le haïssait pour être de nouveau un lâche, voulant mourir pour ne pas affronter ses problèmes. Mais il avait semblé si effrayé l'idée de retourner à l'infirmerie...Qu'est-ce qui pouvait le terrifier à ce point ? Et pourquoi avait-il dit qu'il ne s'était pas blessé tout seul ? Qui donc l'avait blessé à ce point ? Il semblait sincère lorsqu'il disait son refus de suivre les traces de osn père. Il le comparait même à un monstre. Harry ne savait plus quoi penser. C'est étrange, le Serpentard lui avait demandé des nouvelles d'Hermione. Pourquoi ? Est-ce qu'Hermione était bien à l'infirmerie ?
Peut-être qu'il s'était trompé à son sujet ; peut-être qu'il le manipulait. Il devait rester sur ses gardes.
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Drago, lui, essayait de se remettre de ses émotions. Il tenta d'ordonner les événements dans son esprit. Harry l'avait aidé, mais il pouvait très bien tout cafter d'un instant à l'autre. Pourtant, au fond de sa tête, il savait qu'Harry tiendrait sa langue. En totu cas, il l'espérait du fond du coeur. Il avait réalisé à quel point les gens le voyaient comme son père, comme un monstre. Potter lui avait dit qu'il était lâche. D'un côté, c'état vrai, il ne voulait plus affronter les critiques de tout le monde. Que devait-il faire ? Il ne pouvait pas changer du jour au lendemain, c'était juste impossible ! Fallait-il qu'il se rende à l'infirmerie ? Qu'on le soigne, et qu'il reprenne sa vie d'avant ? Mais reprendre cette vie, c'était aussi reprendre les tortures de son père, les injures de ses camarades et les souffrances physiques et morales. Il ne savait pas. Il ne savait plus. « Il y a souvent d'autres solutions que la mort » avait dit le Gryffondor. Mais quelles solutions avaient-il ? Quelle alternative pouvait l'empêcher de se faire maltraiter ? Pourquoi Harry l'avait-il aidé ? Peut-être qu'il s'était trompé à son sujet ; peut-être qu'il le manipulait. Il devait rester sur ses gardes.
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Finalement, une heure après, la douleur s'étant un peu atténué, Drago prit une grave décision : il allait tenter une nouvelle fois. Il allait saisir sa dernière chance. Il allait retourner à l'infirmerie. Il savait ce qu'il risquait, mais il voulait comprendre pourquoi on le haïssait à ce point. C'était quitte ou double : soit il se remettait bien, et arrivait à faire face aux problèmes ; soit il se laissait mourir comme un lâche. Il n'était pas un lâche.
C'est ainsi qu'il se leva, incertain, qu'il sortit discrètement de la salle sur demande après une gorgée de potion guérissante, et qu'il se faufila silencieusement dans les couloirs. Ils étaient déserts. Il en profita et arriva enfin devant la porte de l'infirmerie. Il prit une grande inspiration, et ouvrit la porte, tentant d'avoir l'air le plus assuré possible. Il fut ravi de voir que Mme Pomfresh était partie. Mais le regard inquiet que Granger lui lança en voyant son état l'énerva. Comme elle l'avait dit, elle n'était pas son amie, elle n'avait pas de raison de le regarder comme ça. Qu'il crève ou non, ça ne changeait rien pour elle. Il ne dit rien, et s'assit dans un siège, en face de la fenêtre. Sentant le regard insistant de la jeune Gryffondor sur lui, il finit par dire :
- Vas-y, je sais que tu meurs d'envie de me harceler de questions.
Un peu vexée,la jeune fille dut s'admettre que c'était le cas.
- Où es-tu allé ?
- Suffisamment loin pour que les profs ne me trouvent pas.
- Ne recommence pas avec ton petit jeu d'énigmes. Où étais-tu ?
Son ton s'était durci et Malefoy soupira.
- Au seul endroit où j'espérais être un peu tranquille. La salle sur demande. Mais St Potter m'a trouvé alors je me suis barré.
Il était bien conscient d'avoir menti mais cela lui importait peu, au stade où il en était.
- Maintenant explique-moi, Malefoy.
- T'expliquer quoi ?
- M'expliquer pourquoi tu renonces à affronter le monde et tous tes problèmes.
- L'infirmerie est mon plus gros problème, et pourtant j'y suis.
Hermione ne savait pas quoi dire. Elle pensait à plein de choses, quand une phrase sortit toute seule :
- J'ai eu peur qu'il te soit arrivé quelque chose.
Elle rougit instantanément, elle ne voulait surtout pas lui dire.
Drago, de son côté, toujours tourné vers la fenêtre, fut franchement étonné. Lorsqu'il se retourna pour voir Hermione, celle-ci baissait les yeux. Quand elle se décida à le regarder en face, ce fut un regard à la fois surpris et reconnaissant qu'elle croisa. Drago semblait vraiment mal à l'aise.
- Tu n'avais pas besoin.
Tu pourrais simplement me remercier, répondit-elle. Encore une fois, la réponse était sortie un peu trop vite de sa bouche.
- Je...je n'ai pas l'habitude qu'on s'inquiète pour moi.
- Ta mère s'inquiètait pour toi.
- Elle est morte à cause de ça.
Un pesant silence s'installa dans la pièce, puis Hermione, sans réfléchir, dit :
- Tu ne devrais pas avoir si peur de ta vie.
- Je n'ai pas le courage d'un Gryffondor.
- Tu es égoïste finalement. Moi j'ai failli mourir pour mes amis. Mais mourir pour soi-même, je trouve ça pathétique.
- Et bien je suis pathétique alors, s'énerva Drago. Mais tout n'est pas aussi simple que tu sembles le croire.
- Excuse-moi
Drago crut qu'il n'avait pas bien entendu.
- Pardon ?
- Excuse-moi de t'avoir dit tout ça. Je sais que ta vie n'est pas un long fleuve tranquille, et je t'enfonce dedans. Mais je veux juste que tu comprennes à quelp point elle a de la valeur. Tu sais, je trouve que tu as changé. Il est encore temps de te reprendre en main.
Drago se tut, et les pas précipités de l'infirmière dans le couloir le fit sourire d'amusement.
- Adieu monde cruel...
- MONSIEUR MALEFOY !! COUCHEZ-VOUS IMMEDIATEMENT DANS CE LIT !! MERLIN, QUELLE FOLIE D'ETRE SORTI DANS CET ETAT !!
- Je vais bien, Mme Pomfresh. Regardez, je tiens debout ! Ironisa-t-il.
- Aaaaah pas d'humour avec moi, petit impudent ! Va dans ce lit tout de suite ou je te fais boire de l'huile de foie de Bulbobub !
Drago grimaça mais ses regards suppliants n'attendrirent pas la vieille femme. Il s'allongea à regrets dans le lit sous le rire d'Hermione.
- Content d'avoir pû égayer ta journée, Granger.
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Harry, Ron et Ginny entrèrent dans la pièce dans la soirée. Sous l'oeil sévère de l'infirmière, ils s'assirent autour du lit de son ami. Ron lançait des regards noirs à drago qui y répondait très facilement, Ginny ne cessait pas de parler à son amie en lui racontant les derniers potions du château et Harry adressa un bref sourire au serpentard : il avait enfin affronté ses peurs. Mais bon, il restait son ennemi quand même, et Harry s'occupa de son amie avec beaucoup d'attention. Celle-ci était heureuse de revoir ses amis, mais elle ne savait plus comment réagir avec Ron. Elle commençait à comprendre qui était vraiment Drago et savoir que Ron avait failli le tuer lui faisait un horrible pincement au coeur. Quand les trois visiteurs furent aimablement (comme toujours) congédiés par l'infirmière, Hermione se tourna vers le serpentard, qui semblait ailleurs.
- Je pars demain matin.
- Comment ?
- Je sors de l'infirmerie deman matin. Tu sais pour combien de temps tu en as toi ?
- Pompom (il prit un ton ironique en utilisant ce surnom) m'a laissé entendre qu'elle pourrait me libérer dans deux jours.
- Seulement ? Je m'attendais à ce qu'elle te garde un mois !
- Nan, j'ai pas mal guéri ces jours -ci.
« Grâce à la potion de Potter » pensa-t-il.
- Ah, bah c'est bien alors ! dit Hermione en souriant.
- Si tu le dis...mais je t'avouerais que la perspective de subir toutes les rumeurs des autres ne me réjouit pas franchement.
- T'en fais pas pour ça, je suis sûre que tu sauras les faire taire.
- Pour ça, pas de problème ! dit-il d'un ton un peu arrogant qui déplut à Hermione.
- Ouais bah tâche de ne pas trop te faire remarquer quand même ! souris-t-elle.
- J'ai déjà toutes les filles à mes pieds, ça va être dur de les éloigner un peu..dit-il avec un sourire en coin.
- Toutes sauf Ginny et moi ! ajouta-t-elle avec amusement.
- Ce n'est qu'une question de temps, dit-il en souriant.
- Compte pas trop là-dessus, espèce de fouine baveuse !
Il prit un air faussement outragé et changea de sujet :
- Qu'est-ce qu'on fait pour les cours de soutien ?
- On les reprend à ta sortie, Dumbledore n'a pas levé l'ordre.
- OK.
Un blanc s'ensuivit.
- Bon, bonne nuit, conclut Hermione.
- Fais surtout pas de beaux rêves, dit Drago.
Et ils s'endormirent.
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Deux jours qu'Hermione était partie, deux jours que Drago ne recevait que la charmante compagnie de l'infirmière. Normalement, il pouvait partir à midi, donc il faisait tout pour que Mme Pomfresh ne change pas d'avis. Finalement, à midi pile, celle-ci lui dit avec une moue mécontente qu'il pouvait sortir. Il ne se le fit pas dire deux fois. Il se leva, attrapa sa robe de sorcier qu'il enfila par-dessus son jean et son pull et sortit. Il angoissait à l'idée de retrouver tout le monde, et leur remarques désobligeantes. Mais il se raisonna : cette fois-ci, il ne serait pas un lâche. Il se rendit directement à la Grande Salle qui commençait à se remplir. Tous les regards se tournaient vers lui et il y répondait par un haussement de sourcil et un regard glacial, qui faisait vit détourner la tête de celui qui l'observait. Il s'assit donc à sa table, et vit Granger lui adresser un sourire discret. Il ne l'encouragea pas spécialement mais Drago se surprit à penser qu'il trouvait la jeune fille de plus en plus sympa.
Le repas se passa bien, et il alla ensuite en cours en ne pensant qu'à une chose : bientôt le cours de rattrapage avec elle.
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Voilà ! J'espère que vous me trouvez pas trop sadique !
Lâchez vos reviews !
Je résume pour ceux qui ont du mal à piger :D
Drago se rend compte qu' Harry n'est peut-être pas si méchant que ça. Et il découvre qu'Hermione s'inquiétait pour lui. Il comprend aussi qu'il doit faire face à ses problèmes, et il applique cette règle en se rendant dans la grande salle., à la fin.
Hermione s'aperçoit que Drago voulait vraiment mourir, elle ne sait plus trop quoi penser de lui parce qu'il a l'air sincère dans sa souffrance.
Harry se demande qui a blessé Drago. Il se rend compte qu'il souffre beaucoup, sous les apparences. Il ne sait pas quoi penser de lui, s'il doit le croire ou non.
Bref, Drago commence à sortir du côté obscur de la force
