Je suis désolée pour l'attente, mais ce chapitre est très long (8 pages…et, non je ne ferais pas la blague). Le chapitre suivant risque d'arriver dans très longtemps, car JE SUIS ALLÉE À ART TO PLAY !

Bref, après toutes ces nouvelles je vous laisse avec le chapitre.

Réponse à la review anonyme

: Désolée de t'avoir fait pleuré (en faite pas du tout, j'adore fait pleurer mes lecteurs).

Ton Alice me plaît bien.

Giga : rien que pour toi j'ai envie de rajouter une scène de torture (je ne le ferais pas dans cette fics)

Luan : elle adore tes cookies

Nyan : Michi beaucoup, ce chapitre vas te plaire.

Les jumeaux : merci pour l'empalement. Je vous écharpe.

Alice : si tu me donne ton épaule, je te la mange. ^^

Chapitres 9 : Flash-Backs

Flash-back

Pour tout le monde, c'était un simple hall de collège remplit d'élèves ayant terminé de manger, se reposant quelques minutes avant de reprendre les cours. Pour lui, c'était une foule d'immondes enfoirés prêt à lui sauter à la gorge à la moindre faiblesse... ou même sans elle d'ailleurs.

Les élèves étaient à peine une petite cinquantaine, occupant l'estrade et les bancs. Il les regarda avec envie. Ça faisait des années qu'il rêvait d'être à leur place, bavardant entre deux cours, bossant à plusieurs ou même rigoler avec eux, sans même parler. Cependant, il ne le pouvait pas, il ne le devait pas !

Il était assit à l'opposé de l'estrade, sur un bout de bois lui lacérant le dos, près de la porte d'entrée, qui lui donnait des frissons à chaque ouvertures. Ses yeux bleus azures plongés dans un livre de fantasy, il sentait son corps lui faire mal. Il ignora la douleur. Cet endroit valait tout de même mieux que son autre choix : la cour. Il n'y allait jamais, trop risqué. Près de la porte patrouillait de temps en temps un surveillant lui permettant ainsi, d'être à l'abri de ses camarades. Il jeta un regard vers la porte et remarqua que celui-ci n'y était pas. Et merde !

Il vit un petit groupe d'adolescents s'approcher. Il plongea son regard dans son livre et feignit de ne pas les voir.

- Salut Mathieu. C'est quoi ton livre ?

Il ne le quitta pas des yeux.

- Dégagez. Dit-il calmement. Comme s'il parlait du temps qu'il faisait.

Tous le regardèrent avec une haine non dissimulée. Ils ressemblaient à une bande de charognards s'apprêtant à sauter à la gorge du premier herbivore venu. Cependant, Mathieu n'était pas ainsi et cela, ça les emmerdait ! C'était leur but : être les premiers à faire craquer Mathieu Sommet, le geek asocial.

- On t'a rien fait. On veut juste savoir ce que tu lis. On ne te fait pas chier.

Ils avaient vraiment l'air de penser qu'il les croirait ! Il n'avait pas le choix. Ils auraient pu se contenter de partir maintenant, mais non, ils avaient décidé de continuer. Mathieu ferma son livre, sur la quatrième de couverture pour éviter qu'ils ne voient le titre, le rangea dans son sac, ferma celui-ci et fixa ses yeux turquoises sur la bande de rapace.

- J'ai fini les cours à 11h30, commencé à manger à 11h35, fini à 11h45, sorti du self à 11h47, je me suis assis ici à 11h49. Et depuis que j'y suis arrivé, vous êtes le troisième groupe qui vient me faire chier. Chaque fois, vous me sortez une excuse de merde avec pour seul but de tester mes limites. Donc, ce que vous faîtes est inutile, vous n'allez pas tarder à dégager pour laisser la place au groupe là-bas il montra des troisièmes en train de rigoler sur l'estrade. Arrêtez de perdre votre temps et barrez-vous, ce sera plus simple pour tout le monde !

Les charognards avaient déjà perdu. Ils le savaient, mais comme tous les cons, ils commencèrent à l'insulter.

- Connard.

- Bouffon.

- Gros Porc.

- Nain.

- Intello.

- Sale con !

Il était con ou intelligent ? Fallait choisir à la fin.

- Boulet.

- Parasite.

- Tu ne mérites pas de vivre !

- Camé.

Elle était nouvelle celle-là !

Ils continuèrent encore quelques minutes, puis se lassèrent et partirent sans manquer de lui dire.

- T'as de la chance que l'on n'es (faute voulue) au collège. On te prend à la sortie !

Mathieu ne pu s'empêcher de leur décrocher un petit sourire ironique. Quatre ans qu'il était dans ce collège. Quatre ans qu'il supportait ces idiots. Quatre ans qu'il entendait ces menaces et quatre ans qu'elles n'étaient pas mises à exécution.

Les élèves étaient des bourges qui essayaient de faire leurs caïras. Pour paraître fort, ils choisissaient une personne solitaire (pour ne pas avoir d'emmerdes avec les autres groupes), forte (pour qu'elle ne se brise pas trop vite) et ne manquant pas de réparties (pour pouvoir lui faire croire que tout était de sa faute). Bref, sa vie était un enfer où il ne risquait pas d'être attaqué physiquement. (ce serait dommage qu'ils aient des preuves pour en faire virer !)

Les heures de cours continuèrent à passer les unes après les autres sans qu'il n'y ait d'accidents notables (quelques insultes, un ou deux coups de compas dans le dos... rien d'alarmant). Il sortit du collège avec un sourire et commença à rentrer chez lui. Il remarqua assez vite que quelque chose clochait. Il se sentait suivit. Un léger regard en arrière confirma son impression. Un des idiots du midi le suivait. Il ne l'avait jusqu'alors jamais rencontré. Le nouveau était plutôt grand, les cheveux d'un noir de jais, ses yeux verts jade fixaient intensément le dos de l'adolescent. Celui-ci sentit son sang se figer, il n'était pas comme ses potes, il semblait avoir envie d'en découdre avec le châtain.

Mathieu pressa le pas. Il prit de petites rues pour le semer. Peine perdue, l'autre ne le lâchait pas d'une semelle. Il arriva près de son appartement. Il courut vers lui. Il n'avait jamais été sportif et fut rattrapé en quelques foulées. L'adolescent fut bloqué contre le mur. Et...merde ! Il n'avait plus le choix ! Il allait falloir négocier.

- Tu veux me parler ? Demanda t-il sur le ton de la conversation.

- Non. Je préfère faire autre chose.

Le coup de poing lui défonça le nez. Mathieu s'évanouit.

Il se réveilla quelques mètres plus loin, coincé derrière les poubelles. Devant lui, des yeux injectés de sang le fixait. Il fut d'abord étonné que celui-ci ait eu la force de le déplacer seul jusque là. Il n'était pas seul ? Après vérification, il dut se rendre à l'évidence qu'il n'était pas avec ses potes.

- Pourquoi ? Demanda t-il

- Car j'en ai envie. Et puis, comme tu l'as dis ce midi, on veut te briser. Les autres sont une bande de peureux. Pas moi ! Dès demain, je serai le plus populaire du collège.

Il était sérieux ? Il était au courant que Mathieu pourrai le faire renvoyer s'il avait des preuves ?

- Je sais que tu me dénonceras pas ! Tu sais que si tu le fait, ta vie sera encore pire !

Malheureusement, il avait raison. Pour l'instant, il avait la pitié des autres élèves. S'il balançait, il ne l'aurai plus. Mathieu sentit la colère monter en lui. Ce mec espérait le faire craquer. Il ne lui donnerai pas ce plaisir.

Il n'avait plus qu'une seul chose à faire : se défendre. L'autre était seul. Même avec sa petite taille, il avait une chance. Il se jeta sur lui poing en avant. Avant même d'atteindre sa poitrine, ses jambes se firent faucher. Il tomba lourdement sur le béton. Le rire cruel de son bourreau résonna dans son esprit. La colère gonfla dans sa poitrine. Il était tellement faible par rapport à ce connard. Il réessaya d'attaquer. Son bras fut dévié. Il fut emporté par son coup, la vitesse accentua la douleur quand le poing de son assaillant rencontra son ventre. Le souffle coupé, il s'effondra sur le sol. La colère, rouge enfla jusqu'à prendre toute la place dans son esprit. Hargneusement il lui cracha à la figure :

- Crève connard !

Un homme étrange apparu. Il était vêtu de noir, de sa chemise à son pantalon de toile en passant par ses lunettes teintés cachant deux orbites démoniaques. Il sortit un revolver et tira dans l'épaule du collégien (pas Mathieu l'autre).

L'adolescent s'écarta du criminel tout en poussant un petit gémissement apeuré. Le tueur leva son flingue, visa la tête du garçon, abaissa la sécurité et...

- Ne le tue pas ! Cria Mathieu

L'homme s'arrêta et le regarda étonné.

- Tu ne voulais pas sa mort ?

Cet adulte était sur le point de le tuer car il l'avait demandé ! Mathieu n'en croyait ses oreilles Cependant, il ne pouvait pas laisser ce mec commettre un meurtre. L'adrénaline boosta son cerveau. Il trouva une excuse crédible en quelques secondes.

- Si tu le tue, on risquera des emmerdes.

Le tueur réfléchit, puis baissa son arme.

- S'il recommence, tu ne m'arrêteras pas, gamin.

L'homme disparut, ne laissant rien derrière lui. Mathieu rentra chez lui sans un mot, une voix avait prit place dans son esprit.

1 ans plus tard

La sonnerie stridente retentit dans tout le lycée. Tous se bouchèrent immédiatement les oreilles. Le son leur vrilla les tympans pendant quelques, trop longues, secondes, avant de cesser. Le professeur abandonna bien vite l'idée de reprendre son cour et laissa les adolescent sortir prendre l'air entre les deux heures de cour.

Mathieu se précipita hors de la salle de classe et s'enferma dans les toilettes. Il resta sans rien faire, debout droit se prenant la tête dans les mains pendant quelques minutes. Ses mains cessèrent de trembler, puis sa respiration s'apaisa, il se redressa et commença à ce concentrer sur son souffle. Chaque respiration le calmait un peu plus. Son corps, analysa ce qui l'avait déclenché. Le cour ce passait bien. La matière était intéressante et il suivait bien le cour. Rien n'aurait du le mettre dans cet état. La classe était très hétéroclite, il avait réussi à éviter le lycée où tous ses ex-camarades allaient et personnes n'était au courant de son passé. Seulement, il n'arrivait pas à se faire d'amis. Pas que ça lui manquait, il avait toujours vécu seul. Cependant, les rires et les discussion des autres lui rappelaient à quel point il était seul.

Ça avait été le déclencheur de la... crise d'angoisse. Il sentit sa gorge se serrer à l'évocation du mot. Il s'était pourtant empêché jusqu'à là d'y penser. Merde ! Il n'avait plus beaucoup de temps pour essayer de se calmer avant de rentrer en cour.

- Laisse moi sortir, gamin ! Tu te sentiras mieux après ! Résonna la voix rauque du Patron dans son crâne.

- Vas te faire foutre Patron !

- Et moi, tu peux me faire sortir, s'il te plaît ? Demanda une voix geignard.

- Ta gueule, sale gosse ! Ordonna t-il

Des reniflements étouffés retentirent en lui. Il sentit un joie malsaine l'envahir. Engueuler le gamin lui procurait un sentiment de toute puissance qui réussissait toujours à le calmer. Quel salaud il faisait !

Lors de son arrivé au lycée, il s'était sentit bien pendant quelques mois. Il s'était vite acclimaté à cet endroit lui apparaissant comme un paradis après ce qu'il avait vécu. Cependant, en écoutant les autres, il avait compris qu'en plus de lui avoir pourrit son collège, ces connards l'avaient empêché d'apprendre une chose de primordiale : Comment avoir des amis. Au moment même où il s'était rendu compte de cette évidence, une petit voix agaçante et pleurnicharde avait éclos dans son esprit, lui rappelant à longueur de journée son incapacité à comprendre les mécanisme complexe et quasiment innés formants les relations amicales entre les gens (Elle est super longue cette phrase pour dire un truc aussi banal !)

Il déverrouilla la porte et rejoignit sa place. Le cour reprit, il se concentra sur les mots du professeur. Néanmoins, ces yeux furent attirés par une silhouette affable à côté de lui. Un jeune drogué, ses dreads bruns emmêlés, ses habits dégageant une odeur...inédite, ses yeux rouges, explosés par sa came, le fixaient étrangement. Le schizophrène se détourna de lui. A quoi bon s'intéresser à quelqu'un qui ne voyait de vous qu'un reflet de licornes enneigées ?

- Salut bro. L'appela le camé

Mathieu au un mouvement de surprise, il lui répondit :

- Salut. Tu me connais ?

L'autre eut un sourire tendre.

- Avec les autres, on t'as remarqué, tu as l'air toujours triste. Et c'est normal que ton aura soit si noire car personne ne te parle et tu ne parles à personne. Mais tu es gentil, bro.

- On sait tous que les personnes gentilles n'ont personne à qui parler ! Ironisa t-il.

- Pas tous, bro. Il sembla réfléchir intensément pendants quelques secondes, puis il trouva sa réponse. T'as qu'a venir avec les potes comme ça tu auras à qui parler, bro.

Le jeune homme sentit une douce chaleur réchauffer son cœur (je sais, c'est niais...désolée). Sans un mot il hocha la tête. Une nouvelle voix naquit dans son esprit.

2014

- C'est comme ça qu'ils ont commencé à être créé. Le Prof est né quand je bossais chez McDo où on me considérait comme de la merde. La Fille, c'est lors de mes première rencontre avec vous et Maître Panda au moment où j'ai pu vivre de ma passion. (J'aurais pu faire un flash-back pour tous, mais ça aurai retardé la sortie du chapitre.)

Antoine le regarda hébété. Chacune de ses personnalités représentaient une part de sa vie.

- Je ne peux pas tuer Le Patron. Il m'a protégé pendant des années. La seule fois où on s'est engueulé c'est lorsque je l'ai envoyé en taule. Il m'a vraiment tiré dessus quand il est revenu, mais la balle ne m'a pas tué. Elle s'est contentée de faire disparaître les créations de mon cerveau.

- Tu es insensible aux balles ? L'interrompit Antoine

- Seulement celles qui viennent de mon esprit.

- Heu... ?

- Quand j'ai créé mes personnalités je leur ai donné aussi leurs accessoires. Notamment le flingue du Patron. En me tirant dessus, il détruit tous ce que j'ai créé y compris la balle. Or, si la balle disparaît, je ne peux pas être mort. Si je ne suis pas mort alors la balle est toujours existante dans mon cerveau. Donc, elle me tue. Bref, le cerveau n'aime pas les contradictions (petit coucou à E-penser) il annule toutes mes créations.

- T'es sérieux ? C'est super bizarre ton truc !

Mathieu poussa un long soupir.

- Je sais. Il n'y a que ça et mes médocs pour les faire disparaître. Bref, les photos et les vidéos du Patron sont effacés. Il n'y a plus la moindre trace de ce qu'il a trouvé. Tu es libre.

Le chevelu ne comprit pas tout de suite le sens de ces mots. Il ne les espéraient plus. Lorsque les phrases prirent sens dans son esprit, un sentiment de joie envahit sa poitrine. Plus jamais il n'aurait besoin d'obéir au criminel.

Mathieu regarda son ami avec un sourire heureux, puis il vit son visage se décomposer.

- Et toi, tu m'en veux ?

- De quoi ?

- T'avoir plagié.

Mathieu prit un air sérieux. Antoine frissonna devant ce visage semblable à celui du monstre.

Ce chapitre n'était pas très joyeux.

Comme le sujet me tient à cœur, je vais désactiver mon mode psychopathe pour cette fois.

*mode psychopathe off*

Première partie du chapitre : Le harcèlement est grave ! (c'est très démago dit comme ça.) Les personnes en étant victime en souffrent réellement. Si vous en êtes la victime, cela ne sert à rien d'essayer de demander de l'aide à des adultes (là, je suis plus démago), au maximum ils pourront faire cesser celui-ci pendant quelques semaines (quelques semaines de repos ne sont pas à refuser ^^). Fuyez cette situation, car il n'y a que ça à faire.

Si vous le voyer de l'extérieur, essayer de devenir amis avec cette personne. Ne vous étonnez pas si elle vous envoie chier. Les amis de ce genre de personnes sont souvent aussi harcelés que la personne en étant victime. (Rien de mieux pour culpabilisez la victime que de savoir que ces potes risque de finir comme vous !)

Désolée pour ces conseils qui ne sont pas forcement vrai pour tout le monde.

*mode psychopathe on*

Je vous congèle

Déponia

PS : pensez à laisser une review ça fait toujours plaisir ^^

RA : j'ai pas corrigé un paragraphe dans ce texte, cherchez le ! (gyahahahaha) et je t'en prie, arrête de confondre "voix" avec "voie" (pleure) ! Et je me permet une remarque, ma chère amie : je suis totalement en désaccord avec le fait de ne rien dire aux adultes : certes, beaucoup n'agissent pas et ne font que te parler, mais cela ne vaut pas le coup d'en faire une généralité, et c'est encore plus stupide de fuir cette situation. Si tu fais ça, ça ne changera absolument rien. Si tu n'y fais pas face, c'est à ce moment là que tu t'en prendras plein la gueule. C'est mon avis, et c'est du vécu. Si après, tu dis fuir dans le sens "ignorer", d'accord. mais si tu dis dans le sens "partir en courant" ou "allez s'enfermer quelque part", là je suis contre, car c'est carrément endosser le rôle de victime et du même coup donner raison à ceux qui te harcèles. Voila voila. Cherchez le paragraphe non corrigé !

Réponse car je n'ai pas été très clair : Par « fuir » je veux dire : casse toi de cet enfer.