Mon ange

Chapitre 10 :

PDV Hermione :

Déjà un quart d'heure que Draco et moi nous regardions dans les yeux, sans rien dire, sans bouger. Nous n'osions à peine respirer trop fort. Il faut dire, qu'il y avait de quoi.

En plus de ça, Harry est repartit se battre au ministère de la magie, avec Ginny et Blaise. Oh mon dieux ! Si jamais Ginny ou Blaise venaient à se faire toucher par un sort et blesser ? Ou même tuer ?! Je ne m'en remettrais jamais ! C'est horrible... Je dois arrêter de penser à ça. Mon dieu, mon dieu...

Je sentais mes yeux commencer à s'emplir de larmes peu à peu. À deux doigts de les laisser couler sur mon visage déjà trop salit par les larmes, je baissais la tête, coupant le contact visuel que j'avais avec Draco, dans une tentative pour qu'il ne me voit pas encore pleurer comme une madeleine. Et ce même si cette fois (encore) j'avais une bonne raison pour fondre en larme, je ne voulais déjà pas qu'il me voit pleurer une fois, alors deux... Vu que je ne le connais pas, en plus... Enfin, je m'embrouille là.

Donc, je baissais la tête et laissa une larme couler le long de ma joue alors que le blond s'était approché de moi. Je sentais bien qu'il étais bloqué, qu'il ne savais pas trop quoi ne rien cacher moi aussi je ne savais plus quoi faire alors je laissa mes larmes fondre sur mon visage, dans un tsunami affolant. Enfin, après quelques minutes d'hésitation, il m'éteignit en me tapotant le dos, sûrement dans un geste qui se voulait rassurant. Personnellement, ça me stressait plus qu'autre chose, ces petites tapes dans le dos à intervalle régulières... AArrg...

Enfin, nous étions toujours silencieux, mais cette fois, je me sentais plus protégée et le contact avec Draco m'avait complètement apaisée.

Je ne sais pas comment expliquer cela, mais lorsque sa peau est entrée en contact avec la mienne, ça m'a envoyé comme un électrochoc, une dose de morphine à haute dose... Je ne sais pas comment expliquer ça, mais à ce contact, le mal qui me rongeait les muscles, le dos, la tête, s'était apaisé. Je me sentais plus sereine, comme si je n'avais jamais eu de malaise en plein milieu de l'amphithéâtre il y a deux semaines de ça, comme si je n'avais jamais eu mal au dos comme jamais depuis deux semaines, comme si je n'avais jamais eu de convulsions ces derniers jours, comme si je ne venais pas d'apprendre il y a quelques heure à peine que j'appartenais à un monde magique, comme si mes amis n'étaient pas en train de se battre contre des fous furieux armés de baguette et comme si je n'étais pas seule chez moi, à prier silencieusement pour leur vie, avec un gars que je connaissais à peine.

Je me sentais tout simplement bien. Calme. Paisible.

Comme si c'était ma place, là, dans ces bras, les bras de Draco. C'était vraiment bizarre et incompréhensible, de se sentir si bien dans des bras que l'on connais à peine. Mais si normal à la fois. Cette position me rendait totalement paradoxale.

Déjà que j'ai toujours étais paradoxale, alors là, j'eus atteins le summum du paradoxe.

Complètement contradictoire.

« Draco ? Demandais-je doucement, encore dans cet étrange état de paix.

- Oui ? Répondit-il au bout d'un moment en se défaisant de l'étreinte que nous partagions.

- Je... Merci. » Fis-je, en plantant mes yeux dans les siens.

Il se leva et me fit un signe de tête, comme pour m'exprimer un « de rien ». Ne pouvait-il simplement pas le dire à voix haute ? À croire qu'il n'exprime jamais ce genre de mots, de rien, merci, excuse-moi... Enfin, je lui souris faiblement, et le regarda repasser son tee-shirt dorénavant muni d'une tache humide, créée par mes soins avec mes nombreux pleurs et d'une tache de couleur étrange, sûrement dût au moment où je lui ai éternué dessus. À ce moment là, il paraissait vraiment crade niveau hygiène, mais ça ne l'empêchait pas d'être super beau et sexy.

Attend ? Sexy ?! Pff. Mais n'importe quoi ! Non, mais genre. Moi, Hermione Granger. C'est le mal qui me ronge qui me fait penser n'importe quoi. Vraiment, je ne sais plus me tenir quand je suis malade ou souffrante. C'est vrais, je ne ment pas.

Regarde, une fois, alors que j'étais en dernière année de maternelle, une épidémie de grippe courrait et chanceuse comme je suis, je l'avais attrapé. À cette époque de ma vie, j'étais déjà une folle du travail, comme aime le dire Ginny, donc j'avais dit à ma mère que je me sentais bien et surtout, capable d'aller à l'école. Mon œil oui ?

J'aurais dû rester chez moi, allongée dans mon lit à boire les tisanes que ma mère m'aurait préparée, comme chaque fois que je suis malade. Évidement, j'avais eu une poussée de fièvre et en entrant dans une folie maladive (et c'est le cas de le dire), j'étais montée sur un banc, en plein milieu de la cours de récréation, afin de hurler à qui voulait entendre que j'étais folle amoureuse du premier garçon qui passait devant moi à ce moment là. Évidement, il à fallut que ça tombe sur fils de la maîtresse, un garçon du style appareil dentaire, lunettes, cheveux brossés en arrière tout les jours, qui fait des blagues à deux francs (et à cet age, si on trouvait une blague nulle c'est qu'elle était vraiment, mais vraiment merdique), qui crachait en parlant… Et par dessus tout ça, qui me tournait autour depuis notre première année scolaire.

À cet age, nous étions tous des enfants encore naïfs, croyant tantôt au père noël, tantôt au lapin de pâque en passant par le marchant de sable et tout le toutai. Résultat : cette histoire m'a suivie jusqu'au collège, mes « camarades » ayant crus que c'était totalement vrai et l'autre me courant après à chaque moments de la journée pendant plus de deux ans.

Donc, oui, tout ce que je dis ou ose penser en étant malade ne compte pas.

« Ou, ou ! Hermione ! Fit Draco, le visage à une trentaine de centimètres du mien.

- Quoi ? Répondis-je de mauvaise grâce,mais tout de même déstabilisée par notre proximité si minime.

- Ben, je ne sais pas, mais tu ne bougeais plus, ça m'a fait un peu peur quand même. » Il se rassoit à mes cotés sur le lit, en lâchant cette phrase sur un ton monotone.

Au moins, s'il ne dit pas merci, la preuve qu'il a un cœur est là. Il peut avoir « un peu peur », mais c'est déjà ça non ?

Enfin... (*)

« Je suis crevé... Lâche t-il tout à coup, brisant le silence.

- Ouais... Moi aussi. Ajoutais-je alors que nous ne bougions pas plus.

- Bon…

- … (Dieux,c'est embarrassant que de ne plus savoir quoi faire dans ce genre de situation.)

- Il y aurait… Un endroit où je pourrais dormir ? Demanda t-il enfin.

- Heu… Et bien, à part le canapé… Commençais-je, désolée de n'avoir qu'un canapé à disposition, avant d'avoir un semblant de lucidité : Où sinon, encore mieux, tu peux essayé de le transformer en un lit, Blaise avait réussit une fois, je m'en souviens !

- Ouais, je vais « essayer » parce-que mes pouvoirs son rétreint à ceux d'un sorcier de première année. » Fit-il en faisant des guillemets pour entourer le mot essayer.

Je n'avais pas compris ce qu'était son délire de sorcier de première année, mais je ne demanda pas plus d'explication, redoutant leurs longueurs et leur complexités. Surtout venant de lui, parce que, même après seulement une ou deux heures en sa compagnie, aussi charmante soit-elle (je suis malade, prenez moi en pitié!), on comprend vite qu'il est compliqué et que s'exprimer n'est pas quelque chose de facile, littéralement parlant, pour lui. Il... comment dire ? S'embrouille tout le temps dans ses explications ou ses récits et passe d'un sujet à un autres sans prévenir. Du genre :

« Oui, ma grand-mère avait un chihuahua à poils longs et frisés ! Elle l'avait teint en bleu, le pauvre quand même. Enfin bon, après on l'a fait réparé, il marche nickel maintenant !

- De quoi tu parles ? Vous avez fait réparer le chien ? Comment ça ?!

- Hein ? De quel chien tu parles ? Je parle de mon balais nimbus 2000, rien à voir avec Kiki. D'ailleurs, je me suis toujours demandé pourquoi ma grand-mère avait un animal moldus... » Et il repartait dans des délires plus fous les uns que les autres. Enfin, ça donnait n'importe quoi, en fait. ( Oui, cette conversation à vraiment eu lieu... C'est affligeant.)

Je me demande comment les choses se passent dans sa tête... En, fait, je ne veux même pas savoir.

On ne dirait pas, mais c'est une pipelette ce mec ! Presque pire que Ginny.

Bref, je me leva donc de mon lit et le voyant me regarder bizarrement, je me souvins que j'étais en pyjama. La honte, j'avais rougi comme une collégienne en tournant la tête sur le coté quelques secondes.

Mais passons, je le suivais donc dans le salon, pour faire face à mon canapé noir en cuir, un des derniers sur le marché. Pas que j'ai toujours eu énormément d'argent ou truc dans le genre, mais « 'Luche » était le dernier de son modèle dans le magasin et je l'entendais me crier : « Achète moi ! Emmène moi ! Achète moi ! », comme je suis, je n'avais pas pu le laisser là bas. Vous comprenez ?

« Bon, j'essaye mais rien n'est sûr. Commença le blond à coté de moi.

- Oui, oui... »

Il sortit de sa poche une baguette qui, si vous voulez mon avis, était vraiment laide et commença à la remuer vers mon précieux 'Luche, mon canapé, en énumérant des sortilèges longs et incompréhensible.

Nous n'avions aucuns résultats pendant cinq bonne minutes, jusqu'à ce que...

BOUUUMMMMM !

J'ouvre grand les yeux sous l'horreur.

PDV DRACO :

« NOONNNNN ! 'Luche ! Oh noonn ! Mon canapé ! » S'écria Hermione, au milieu d'un tas de cendre mêlé à du rembourrage, je dirais, en coton…

Ou peut être en plume d'oie, je ne sais pas. Les rembourrage moldus, ce n'est pas ce que j'ai étudié toute ma vie. Je l'avais prévenue... Ce n'est pas de ma faute si elle m'a fait confiance.

« Malfoy, commence t-elle en se tournant vers moi, lâchant les débris de sa vue. Tu vas mourir pour avoir fait ça ! Continua t-elle en hurlant. (C'est difficile de croire que quelques heures au par-avant, cette même jeune femme était prise de convulsions et qu'elle menaçait de se transformer en une créature mythique d'un instant à l'autre. D'ailleurs, je ne devrais peut être pas trop l'énerver, si la créature mythique qui somme en elle est un dragon et qu'il se réveille d'un coup, ça ne pourrait qu'être mauvais pour moi.)

- Mais non, ce n'est rien, un petit reparo et tout est de nouveau dans l'ordre ! » Essayais-je de relativiser, en voyant son air plus que destructeur.

Elle se décala, sortant de dans les décombres de son canapé et je tenta vainement plusieurs reparo. La poisse. Je risque de me faire tuer par un dragon ! Au, non ! C'est un dragon ! Elle commence à rougir de colère, là, si elle crache du feu, je n'en serais presque pas surpris. Le tableau me faisait déjà assez flipper pour que je l'imagine cracher du feu sur ma personne. Tient, ça me rappelle en quatrième année, quand Potter devait passer l'épreuve de l'œuf d'or avec le magyar à pointes...

La flippe, elle plisse les yeux !

« Heu...Visiblement, ce n'est pas mon jour.. Tentais-je, pour détendre les troupes.

- Je crois, oui. » Fit Hermione, le ton grave.

Je passais mon regard de son visage furibond au canapé complètement estropié, pour finalement le poser Hermione qui fessait tout à coup une grimace étrange. J'eus à peine le temps de tendre mon bras vers elle qu'elle se plia en deux, la tête en arrière, le souffle coupé, la bouche ouverte et les yeux prêts à sortir de leur orbite. La voyant pâlir à une vitesse affolante et se dresser droite comme une baguette en un mouvement brusque, je lui attrapa le bras en déclenchant des frissons de par et d'autre chez elle, ainsi que dans ton mon corps.

Je la rattrapais par la taille, alors que ses genoux se plièrent, la faisant perdre l'équilibre. Dorénavant dans mes bras, elle leva un regard gêné vers moi, qui moi-même, n'en menais pas large.

« M-merci... dit-elle tout bas.

- De rien. » Répondis-je en levant un regard vide vers les rideaux du salon, encore sous le choc de ce qui venais de ce passer.

Parce qu'en plus d'être étrange, c'était carrément flippant. Surtout pour moi (enfin, elle aussi, mais bon.). Et même si je ne l'ai pas relevé sur le moment, cette histoire de frison me perturbe. Ça m'avais déjà fait bizarre lorsque je l'avais prise dans mes bras pour la consolé plus tôt, mais là, c'était vraiment étrange.

Nous restâmes un instant dans cette position (elle dans mes bras), puis je la relâcha finalement alors qu'elle commençais :

« Heu... Bon, il est déjà (elle tourne la tête vers une horloge) trois heures dix-huit du matin et je suis crevée. Je n'ai qu'un seul lit, et tu viens de détruire mon canapé et il parait impossible de le réparer. Je commence sincèrement à croire qu'un type se cache derrière une caméra et attend que je craque complètement pour m'avouer que ces histoires de créature mythique et tout, sont simplement de grosses blagues et qu'il va diffuser des images de moi hystérique et souffrante en passant par certaines où je pleurerais comme une madeleine. Alors si tu veux dormir, tu n'as qu'à ramener ta fraise dans mon lit, qui grâce à moi est un deux places, si tu te mets au bord. Sinon, occupe toi comme tu veux, mais ne détruit plus rien. » Finit-elle en appuyant sur ses derniers mots.

Alors qu'elle partait dans sa chambre, le temps d'une réflexion rapide, je la suivie, moi aussi assez fatigué.

J'entrais dans la chambre et regardais Hermione se coucher dans son lit, interdit. Elle me regarde, allongée et soupira en tirant la couverture de l'autre coté du lit. Je m'installa donc et après une demie heure finit par m'endormir alors qu'Hermione, elle, dormait depuis un moment déjà.

Dans la nuit, je me réveilla en sursaut, me retrouvant au sol. Quelques instant je chercha la raison de mon réveil et où j'étais. Après une rapide analyse de la pièce et de la situation, je me leva précipitamment pour voir Hermione qui venait de me réveiller en criant, comme un loup hurle la mort un soir de pleine lune.

Elle tremblait, avait les yeux vitreux et un teint plus pâle que celui d'un mort. C'était effrayant à voir. Mais peut être pas autant qu'à entendre. Je m'approcha lentement, ne voulant pas la brusquer et posa ma main sur son front. Encore une fois, comme si s'était normal, le contact avec sa peau déclencha une multitude de frissons, et de picotement dans mon corps, plus particulièrement centrés dans les doigts de la main que j'avais posé sur son front. À ce contact, en plus de la faire frissonner un court instant, elle cessa tout mouvements, cessa de crier et ses yeux reprirent subitement une couleur naturelle, ce magnifique marron ambré.

Je me retrouvais donc à quatre pattes sur le lit, la tête penché vers Hermione, la main droite sur son front blanc, qui commençait à peine à reprendre une couleur chaire, rosée-beige.

Après avoir passés un instant yeux dans les yeux, ses joue s'était teinte d'une charmante couleur rose pale, pour finalement les perdre d'un coup, pour laisser de nouveaux place à un blanc cadavérique. Surpris par ce changement soudain, je m'étais reculé, visiblement à temps car elle sauta du lit et courue dans le couloir, j'entendis une porte s'ouvrir à la volée juste avant de l'entendre vomir.

La nuit promettait d'être longue.

_._._._

(*) Mon « enfin » n'a rien de spécial, je tenais juste à dire qu'au moment même où j'écris, je suis chez le kiné ( j'écris sur le téléphone, pas folle la guêpe!) en train de souffrir, via des électrodes, qui me font penser à un endoloris, car « miracle ! » ma jambe bouge toute seule ! Merci, Mr. ! J'avais vue et surtout sentie, ma rotule part d'un coté où je ne l'aurais jamais soupçonné d'aller. Et ça me tue ! * AVADA KEDAVRA* (vive le monde médicinal! Youpi !)

Ce chapitre rime à rien –'... Mais prenez moi en pitié, je suis en dépression depuis peu, alors que je sortais d'une autre il y a pas longtemps. Les temps sont durs. Enfin, merci pour les reviews. Pour répondre à , moi même je ne sais pas pourquoi Harry à ramené sa fraise. ^^ , je crois qu'il fallait surtout qu'il vienne pour faire comprendre que c'était vraiment une situation critique au ministère. Mais, je pense qu'on ne le verra plus avant longtemps. Enfin, j'espère réussir à faire ce que j'ai dans la tête. HIHI

Passons, merci à HermioneBis pour lire mes chapitres. (au passage désolé, j'ai changée la fin au dernier moment, du coup... Ah, ben tu l'as pas lue ^^) (Oui, les dépressifs comme moi, on beaucoup de délire incompréhensible. Encore, que je ne me mette pas à changer de sujet comme Draco. Quoi, que, c'est déjà le cas...) On s'en remettra, moi et mes amis imaginaires.

Bisous, bonne semaine

Rosinettedu26