Cruel rêverie
Stiles n'arrivait pas à se rendre compte à quel point dernièrement il était chanceux, ce qui rendait pas mal de gens jaloux. Il s'était pris très tard de passion pour la photographie et avait décidé d'essayer d'en faire son métier et pourquoi pas si on lui donne l'occasion de rêver, d'y faire carrière.
A vrai dire ça commençait plutôt bien, il avait décroché un stage auprès de Peter Hale un des photographes les plus en vogues de la ville même si il était dernièrement devancé sur le podium de la célébrité par son illustre model qui n'était nul autre que son unique neveu, Derek Hale. Ce dernier avait évincé toute la concurrence en un claquement de doigt et était aussi devenue en l'espace de quelques mois le fantasme de million de jeune fille et de jeune femme mais aussi de garçons ayant un penchant pour la gente masculine. Groupe de garçons dont faisait partie le jeune Stiles Stilinsky.
Alors dans ses conditions, il avouait volontiers qu'il était béni des dieux, parce que travailler avec le grand Peter Hale sur une séance de photos de Derek simplement vêtu d'absolument rien du tout, il ne l'avait jamais espéré ni même rêvé. Et la suite des évènements ne changea pas cette impression.
Dès cette première séance qui faisait aussi office de rencontre entre les deux jeunes hommes, ils avaient sympathisé au point où le beau Derek l'avait invité en fin de journée à boire un verre. Et comment pouvait refuser telle invitation de la part d'un homme comme Derek n'ayant qu'une serviette autours des hanches, surtout quand on a essayé tout la journée d'apercevoir discrètement la virilité du jeune homme.
Cette virilité, il la vit dans tout sa splendeur et en action, quelques jours plus tard, mais ce ne l'avait pas empêché d'être embrassé le soir même de cette rencontre par le phantasme sur patte qui l'avait galantement raccompagné jusqu'à chez lui.
Derek l'aimait, alors là il était chanceux parmi les chanceux. Bon, ce dernier ne faisait pas étalage de ses sentiments en public et le jeune homme devait composer avec la jalousie que lui inspirait les foules de femme en pamoison sur cet idéal masculin, mais c'était le bonheur. Et puis un beau jour tout changea, c'était lors d'un shooting où un Derek en boxer était entouré d'une flopé de mannequin plus belle les unes que les autres avec très peu de tissus sur le dos.
Quelle fut sa surprise, comme pour toutes les autres personnes présentes d'ailleurs, quand Derek se déshabilla et présenta aux yeux de tous, son torse parfaitement musclé où il était écrit au marqueur rouge « propriété de Stiles Stilinsky ». La photo de se torse fit le tour du monde, permettant à Derek d'entrer dans le panthéon de la mode. Cette inscription fut sa marque de fabrique pendant des années jusqu'à qu'un simple anneau d'or fin autour de son annulaire suffise à proclamer son appartenance à un certain photographe devenue tendance et étant celui attitré de son mari. Oui, Stiles était tout simplement chanceux.
Puis un jour se fut la consécration, l'impossible consécration même, la célèbre maison de couture De Vil voulait faire de Derek son égérie. La maison De Vil, c'était à dire la mode pour les femmes, faites par une femme et présenté par des femmes changeait tout sa politique pour avoir Derek comme porte-parole. On pouvait dire que la chance devenait contagieuse.
Enfin se fut le soir de la grande première, Stiles au premier range trépignait d'impatience de voir sa moitié défilé pour présenter la nouvelle collection de la couturière. Les mannequins défilèrent avec grâce, il l'avait bien entendue garder pour le final. Final qui arriva en temps et en heure, la grande prêtresse de la mode la styliste en chef de maison De Vil, qui d'ailleurs porte son nom, la seul et unique Cruella défila vêtue dans un manteau de fourrure noir que Stiles reconnue immédiatement comme ayant appartenue à son désormais défunt mari.
Cette vision des plus choquantes, fit réveiller d'un sursaut le jeune homme. Il tenta de se calmer et vérifia qu'il n'avait rien de normal dans sa chambre, avec ses pouvoirs on sait jamais. Les rêves devant facilement la réalité, et c'est jamais les plus plaisants se plaignait souvent Rory. Puis décida de se rendormir la tête sur le torse de son loup-garou de petit ami. Il prit la résolution de ne jamais lui parler de ce rêve, c'est risqué de se faire interdire de dessin animé. Ce n'est pas sa faute si les films d'horreur le font dormir comme un bébé mais pas les classique Disney
Stiles, murmura ce dernier.
Oui, sourwolf ? demanda le fils du sheriff.
Je peux savoir pourquoi, Glenn Close tout droit sorti des 101 dalmatiens est en train de nous regarder dormir, dit le loup toujours à moitié endormie.
Ce n'est qu'un rêve, réagit vivement le jeune magicien en faisant disparaitre cette représentation de son précédent songe. Est l'obligeance d'arrêter de poser des questions idiotes ou du moins de basculer en mode rêve érotique.
